MADAGASKAR: WAHLEN, LANG ERWARTET UND BIZARR, ERGEBNIS: 2. RUNDE im DEZ – Madagascar: une élection présidentielle sous influences, résultats: 2éme tour en décembre

=> 2. RUNDE – TOUR 2 MADAGASKAR: WAHLEN FRIEDLICH – Madagascar: élections dans le calme

1. Madagaskars langer Weg zur Wahl
Deutsche Welle Redaktion Afrika 23.08.2013
Madagaskar will raus aus der politischen Krise: Am 25. Oktober soll ein neuer Staatschef gewählt werden. Der umstrittene Übergangspräsident Rajoelina darf nicht mehr kandidieren – das hatte zuvor ein Gericht entschieden.
2 . Madagaskar : Europäische Beobachter bei den Präsidentschaftswahlen
Diego Suarez (Madagaskar) (AFP) – 23.10.2013 10.28 Uhr – von Jean Liou
Verantwortlich für die Überwachung der Durchführung der Präsidentschaftswahlen in Madagaskar am Freitag, haben Beobachter der Europäischen Union bereits eine Reihe von Problemen identifiziert, darunter Probleme im Zusammenhang mit der Vorbereitung der Wahlen in den entlegenen Gebieten.
3. Madagaskar : Richtung zweitem Wahlgang mit den Kandidaten von Ravalomanana und Rajoelina
Antananarivo (AFP) – 26.10.2013 16.51 Uhr
Die zwei Kandidaten, die jeweils vom ehemaligen Präsidenten Marc Ravalomanana und seinem Rivalen , der 2009 gestürzt wurde , Andry Rajoelina , unterstützt werden, sollten in der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen in Madagaskar im Dezember antreten , nach den vorläufigen Ergebnissen der ersten Runde , die Freitag langsam ankommen.
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1. Madagascar: une élection présidentielle sous influences
Antananarivo (AFP) – 22.10.2013 15:53 – Par Tsiresena MANJAKAHERY
Grands absents de l’élection présidentielle de vendredi à Madagascar, l’actuel homme fort du pays Andry Rajoelina et l’ancien président Marc Ravalomanana surveillent de près un scrutin intéressant également de mystérieux mais généreux donateurs, soucieux de défendre leurs positions économiques locales.

Les locaux de la permanence de campagne du candidat Robinson Jean Louis, soutenu par l'ex-président
Wahlkampfbüro von Robinson Jean Louis, Marionette von Ex-Präsident Ravalomanana
Les locaux de la permanence de campagne du candidat Robinson Jean Louis, soutenu par l’ex-président Ravalomanana, à Antananarivo, le 21 octobre 2013
afp.com –

Grands absents de l’élection présidentielle de vendredi à Madagascar, l’actuel homme fort du pays Andry Rajoelina et l’ancien président Marc Ravalomanana surveillent de près un scrutin intéressant également de mystérieux mais généreux donateurs, soucieux de défendre leurs positions économiques locales.
Privés de scrutin, les deux principaux protagonistes de la crise malgache ont leurs favoris parmi les 33 candidats en lice. Faute de pouvoir présenter son épouse Lalao à sa place, Marc Ravalomanana a adoubé le médecin Robinson Jean Louis, tandis que trois candidats sont directement issus du TGV, le parti d’Andry Rajoelina.
Parmi eux, Hery Rajaonarimampianona semble avoir la faveur du président sortant.
S’ils gagnent, M. (ou Mme) Ravalomanana d’un côté, M. Rajoelina de l’autre pourraient être le Premier ministre de leur champion.
Plus généralement, “on a l’impression que ceux qu’on voit ne sont que des pions”, note Sophie Moreau, spécialiste de Madagascar à l’université de Paris-Marne la Vallée. “Après, la question est: qui est le cavalier de qui?”
“Il est difficile de dire qui tire les ficelles”, mais des multinationales “peuvent être à l’origine de certains fonds des campagnes: on suppose que des compagnies minières financent certains candidats. L’un des enjeux – et certains candidats l’ont déjà évoqué -, c’est la demande de renégociation des contrats miniers”, estime le politologue Jean Eric Rakotoarisoa.
“Selon moi, bien sûr, il y a des gens qui tirent les ficelles”, renchérit l’analyste Ketakandriana Rafitoson. “Ce sont les opérateurs économiques qui financent dans l’ombre une partie des candidats”, dit-elle, tout en rappelant qu'”il y a beaucoup de soupçons envers des opérateurs économiques français, chinois et +karana+ (terme pour désigner les Indo-Pakistanais à Madagascar) qui sont toujours présents quel que soit le scrutin”. On parle aussi sur place de capitaux mauriciens, de l’argent du trafic du bois de rose…
Ces soupçons semblent être confirmés par les candidats eux-mêmes. Lors d’un débat télévisé vendredi, Hery Rajaonarimampianona a affirmé que des dons lui sont parvenus dès qu’il a annoncé qu’il se présentait. “Ce sont des aides en provenance de partout dans le monde”, a-t-il précisé.
10 milliards si les élections sont reportées
L’ancien général Camille Vital, lui aussi candidat issu du camp Rajoelina, affirme qu'”un ami” lui a fait don de 350 voitures tout-terrain. “Que vous le croyiez ou pas, c’est votre affaire. Pour moi c’est clair, ce sont des cadeaux qu’on m’a offerts”, a-t-il dit lors du même débat. Un ami à l’étranger lui a proposé des dons pour réaliser son programme, a-t-il ajouté.
Dans le même ordre d’idée, l’ancien président Didier Ratsiraka, qui n’a pas pu se présenter, a récemment annoncé qu’un généreux donateur désintéressé était prêt à offrir 10 milliards de dollars à Madagascar si les élections étaient reportées. Mais ni lui ni les candidats au scrutin du 25 octobre n’ont voulu en dire plus sur l’identité des donateurs.
Le Premier ministre de consensus Jean Omer Beriziky s’est récemment ému de l’importance des sommes en jeu, alors que le pays manque de tout: “Il est très difficile pour moi de dire d’où viennent ces sommes qui sont déversées dans la campagne mais, vis-à-vis de la pauvreté de la population, c’est un scandale!”, a-t-il déclaré sur RFI.
Beaucoup s’interrogent aussi sur les intérêts de l’armée, qui avait lâché Marc Ravalomanana en 2009, précipitant sa chute. De nombreux hauts gradés se sont enrichis ces quatre dernières années et ne verraient pas d’un bon oeil un retour de l’ancien président, selon des analystes.
“A ma connaissance, les forces de l’ordre assurent la régularité et la sécurité de l’élection. Je crois qu’elles sont quand même conscientes de l’enjeu. (…) Je pense que les chefs de l’armée vont respecter le choix du peuple”, affirme Jean Eric Rakotoarisoa.
Ce qui n’est pas l’avis de Ketakandriana Rafitoson: “Sur les 33 candidats, il y a une dizaine de personnalités au maximum qui se dégagent. Il est certain que l’armée a pu contracter des +deals+ avec eux, avec n’importe lequel ou laquelle d’entre eux pour tirer leur épingle du jeu.”
© 2013 AFP

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2. Madagascar: les observateurs européens au chevet de la présidentielle
Diego Suarez (Madagascar) (AFP) – 23.10.2013 10:28 – Par Jean LIOU
Chargés de surveiller le bon déroulement de l’élection présidentielle de vendredi à Madagascar, les observateurs de l’Union européenne ont déjà recensé un certain nombre de problèmes, liés notamment aux difficultés de préparation du scrutin dans les zones isolées.
“Il y a vraiment un effort de l’administration électorale pour que les choses se passent bien”, dit cependant très diplomatiquement la chef de la mission européenne Maria Muniz de Urquiza.
Sous la direction de cette députée européenne (socialiste) espagnole, l’UE a déployé 94 observateurs sur la Grande Ile. Une mission de quatre mois qui ne s’achèvera qu’en janvier à l’annonce des résultats définitifs du probable second tour et des législatives (organisées le 20 décembre).
Mme Muniz de Urquiza rencontrait mardi des responsables locaux et responsables de la société civile à Diego Suarez (officiellement Antsiranana), dans l’extrême nord du pays.
Cette brève visite lui a permis de constater que les questions soulevées restent les mêmes partout: “l’acheminement du matériel électoral, le stockage du matériel électoral d’une façon sécurisée. C’est difficile dans des endroits enclavés ou qui sont très éloignés!”.
“Tout sera prêt vendredi!”
De son côté, la présidente de la commission électorale locale, Samsia Kara, se veut rassurante: “tout sera prêt vendredi!”.
La région est montagneuse, et de nombreuses localités sont très isolées. Une fois à bon port, une préoccupation des observateurs européens et locaux est le stockage des documents et des bulletins de vote –théoriquement gardés sous scellés jusqu’au vote–, qui sont confiés aux chefs de “fokontany” (quartier ou village).
Or, ceux-ci sont-ils toujours fiables? Une partie d’entre eux viennent de bloquer la distribution des cartes d’électeurs à la population car ils réclamaient des arriérés de paiement.
“La distribution des cartes est en cours, il en reste encore, mais les agents électoraux font leur travail au niveau des fokontany”, assure Mme Kara.
La responsable de la commission électorale ajoute que les électeurs dûment inscrits pourront de toute façon voter avec leur carte d’identité.
“Tout ceux qui ne sont pas sur la liste (électorale), ce sont des gens qui ne veulent pas être inscrits”, ajoute-t-elle. Ces gens représentent plus de 50% de la population, glisse ensuite un observateur européen.
Autre préoccupation, l’absence de campagne d’éducation civique, alors que les Malgaches vont pour la première fois voter avec un bulletin unique sur lequel il devront choisir parmi les 33 candidats en lice.
“Le principal problème, c’est que les gens n’ont pas été sensibilisés au bulletin unique. En brousse, surtout, ce n’est pas facile”, regrette Toto Landry, responsable d’une ONG locale.
Des villages oubliés de la campagne électorale
Des villages sont même tellement isolés qu’ils ont étés oubliés par la campagne électorale. “Dans certains endroits, les gens ne connaissent pas les candidats. Il vont tirer au sort”, témoigne Benoît Tokiniaina, vice président de l’organisation d’éducation civique KMF-CNOE.
L’Union européenne a déployé des observateurs à travers tout le territoire: il s’agit à chaque fois d’un binôme binational, qui doit parler la langue du pays (le français à Madagascar), accompagné d’un interprète (pour le malgache) et d’un chauffeur.
“Normalement, selon la méthodologie de l’UE, chaque équipe doit visiter 10 à 15 bureaux de vote. On aura ainsi un échantillon représentatif de 2 à 3% des bureaux de vote du pays”, précise Sandrine Espinoza, numéro deux de la mission européenne.
Les observateurs européens donneront leurs premières impressions vendredi, puis feront un point plus précis dimanche.
Ils ne sont pas seuls sur place, puisque l’Union africaine, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Commission de l’océan Indien (COI) ou la Fondation Carter sont également présents. Et des ONG malgaches comptent déployer 5.000 personnes dans les bureaux de vote.
“Nous nous coordonnons”, indique Maria Muniz de Urquiza. “Mais nous maintenons notre méthodologie et notre indépendance.”
“Nous sommes ici à l’invitation des autorités du pays”, tient-elle aussi à rappeler pour balayer toute accusation d’ingérence.
© 2013 AFP

3. Madagascar: vers un second tour avec les candidats de Ravalomanana et Rajoelina
Antananarivo (AFP) – 26.10.2013 16:51
Les deux candidats soutenus respectivement par l’ancien président Marc Ravalomanana et par son rival, qui l’a renversé en 2009, Andry Rajoelina, devraient s’affronter au second tour de la présidentielle malgache en décembre, selon les premiers résultats du premier tour, qui arrivaient lentement samedi.
Ces résultats très partiels du premier tour mettent en tête Robinson Jean Louis, le candidat de l’ex-président Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, qui n’a pu se présenter lui-même.
Il est suivi par Hery Rajaonarimampianina, l’ancien ministre des Finances et candidat officieux de l’actuel président de la Transition malgache, Andry Rajoelina.
Il faudra une bonne semaine pour avoir les résultats définitifs, selon la Cenit, qui estime que la participation a atteint près de 60%.
A la question de savoir quand les électeurs sauront qui figurera au second tour, sa présidente Béatrice Atallah montre des grilles de résultats éparpillées sur un bureau: “A peu près, on le sait déjà, d’après ce qu’on voit là.”
Dans les camps de ces deux candidats –où l’on estime leurs scores respectifs à “au moins 35% pour Jean Louis et “autour de 15% pour Rajaonarimampianina– on est déjà passé à la préparation du second tour, prévu le 20 décembre.
© 2013 AFP

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photos by Friederike Müller, Deutsche Welle

1. Madagaskars langer Weg zur Wahl
Deutsche Welle Redaktion Afrika 23.08.2013
Madagaskar will raus aus der politischen Krise: Am 25. Oktober soll ein neuer Staatschef gewählt werden. Der umstrittene Übergangspräsident Rajoelina darf nicht mehr kandidieren – das hatte zuvor ein Gericht entschieden.
Wählen sollten die Madagassen eigentlich schon 2009 – in dem Jahr, in dem die politische Dauerkrise in ihrem Land erneut eskalierte. Die damalige Regierung unter Staatschef Marc Ravalomanana hatte durch Bestechung und Korruption den Zorn vieler Bürger auf sich gezogen. Im Zuge blutiger Demonstrationen drängte Andry Rajoelina mit Hilfe der Armee den unbeliebten Machthaber aus dem Amt und erklärte sich kurzerhand selbst zum Übergangspräsidenten der Insel. Damals versprach der ehemalige Bürgermeister der Hauptstadt Antananarivo schnelle Neuwahlen – doch auf die warten die Menschen in Madagaskar bis heute. Jetzt hat die Wahlkommission CENIT gemeinsam mit Vertretern der Vereinten Nationen einen Termin verkündet: Am 25. Oktober soll ein neuer Präsident gewählt werden. Am 20. Dezember könnte es, wenn nötig, eine Stichwahl geben. An diesem zweiten Termin sollen die Madagassen auch über ein neues Parlament entscheiden.
Der Wahltermin war bereits mehrfach verschoben worden. Der Grund: Immer wieder entflammte Streit über die Frage, wer antreten darf im Rennen um das Präsidentenamt. Niemand wollte verzichten im Streit um die Macht in Madagaskar. “Die Politik ist blockiert”, sagt Jean Eric Rakotoarisoa, Verfassungsrechtler an der Universität von Antananarivo. Die Anhänger des Übergangspräsidenten und die sogenannte Ravalomanana-Bewegung, die sich um den entmachten Präsidenten schart, stünden sich unversöhnlich gegenüber. Daran hat auch die “Feuille de Route” nichts geändert, ein 2011 nach internationaler Vermittlung unterzeichneter Fahrplan, der die Insel im Indischen Ozean aus der Krise führen sollte. Einer der Kernpunkte: Präsidentschaftswahlen.
Umstrittene Kandidaten sind aus dem Rennen
Jetzt wagt das Land einen neuen Anlauf. Zuvor hatte das Spezialgericht für Wahlen, kurz CES, den Weg dafür geebnet: drei besonders umstrittene und fünf weitere Kandidaten wurden von der Wahlliste gestrichen (17.08.2013). Nicht mehr antreten dürfen demnach der heute 39-jährige Übergangspräsident Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana, die Frau des 2009 entmachteten Staatschefs, und Ex-Präsident Didier Ratsiraka, der 2002 abgesetzt worden war.
Sie waren auch dafür verantwortlich, dass der letzte Wahltermin am 24. Juli 2013 nicht eingehalten werden konnte. Zwar hatten sowohl Rajoelina als auch Ravalomanana nach langem Zaudern zugesagt, auf ihre Kandidatur zu verzichten. Doch Ravalomanana schickte seine Frau Lalao ins Rennen und Rajoelina stellte sich dann doch auf – allerdings lange nach der dafür vorgesehenen Frist. Der zuständige Spezialgerichtshof CES hätte seine Kandidatur also offiziell nicht mehr annehmen dürfen.
Auch Lalao Ravalomanana hat nicht alle Vorschriften erfüllt: Sie lebte mit ihrem Mann im Exil – doch wer Präsident oder Präsidentin werden will, muss zum Zeitpunkt der Kandidatur sechs Monate in Madagaskar gewohnt haben. Das gleiche gilt für den Ex-Präsidenten Didier Ratsiraka, den dritten der umstrittenen Kandidaten, der bis vor kurzem im Exil in Frankreich lebte. Dennoch tauchten alle drei Namen auf der Kandidatenliste auf, die der Spezialgerichtshof im Mai herausgab.
Druck der internationalen Gemeinschaft
Die Entscheidung, die drei Namen nun doch zu streichen, dürfte auch eine Folge des internationalen Drucks sein. Die Südafrikanische Entwicklungsgemeinschaft (SADC) und die Afrikanische Union (AU) hatten mehrfach betont, dass sie Wahlen weder unterstützen noch anerkennen werden, sollten die drei Kandidaten im Rennen bleiben. Die SADC und die Europäische Union drohten zudem mit Sanktionen. Der Übergangspräsident gab dem Drängen nach und ließ das Spezialgericht für Wahlen CES umstrukturieren und neu besetzen. Die SADC und die AU begrüßten die Entscheidung, die Kandidaten zu streichen.
Dürfen die Madagassen also im Oktober wählen? Der politische Analyst Toavina Ralambomahay bleibt skeptisch: Zu oft sei man in Madagaskar schon optimistisch gewesen, zu oft habe man schon aufgeatmet, sagt er. Zum Beispiel nach der Unterzeichnung der “Feuille de Route”, bei der Bekanntgabe eines Wahltermins im Mai, dann im Juli. “Vor dem 24. Juli haben wir uns gefragt: Wird die Wahl stattfinden? Oder wird sie nicht stattfinden? Dieselbe Frage werden wir uns jetzt wieder stellen.”
Krise ohne Ende?
Bereits vor zwei Jahren hat Toavina Ralambomahay ein Buch herausgegeben. Der Titel: “Madagaskar in einer unendlichen Krise”. Die sieht er auch heute noch nicht beendet. Als Folge der Krise wächst die Wirtschaft Madagaskars deutlich langsamer als in anderen Staaten der Region, über 90 Prozent der Bevölkerung leben von weniger als 1,50 Euro am Tag.
Die Entscheidung, die drei Kandidaten auszuschließen, würde nicht von allen Madagassen mitgetragen, sagt der Analyst. “Wir sind uns hier im Land einfach nicht einig”. Er beobachtet drei Kräfte, die in verschiedene Richtungen streben: “Die Erste will Wahlen unter den gegebenen Umständen, dazu gehören die Internationale Gemeinschaft, aber auch einige Gruppierungen hier in Madagaskar”. Die Anhänger des 2009 gestürzten Präsidenten Ravalomanana sind nicht einverstanden, dass seine Frau von der Wahlliste gestrichen wurde. Die dritte Kraft setze sich dafür ein, zuallererst die Kontrahenten Rajoelina und Ravalomanana sowie die beiden ehemaligen Staatschefs Ratsiraka und Zafy an einen Tisch zu bringen. Diese Vier repräsentieren die politischen Haupt-Strömungen in Madagaskar. Doch die Aussöhnungsversuche zwischen ihnen haben bisher nicht gefruchtet.
Die Wahlbehörde steht in den Startlöchern
Für Béatrice Atallah dagegen gibt es nur eine Lösung. Sie leitet die madagassische Wahlbehörde CENIT. “Madagaskar retten, das heißt eine gute, glaubwürdige und transparente Wahl zu organisieren, die von allen akzeptiert wird, auch von der internationalen Gemeinschaft”, sagt sie. Die CENIT ist für die technische Umsetzung der Wahlen zuständig.
Jetzt müssen noch einige Fragen geklärt werden: Wie werden sich die ausgeschlossenen Kandidaten und ihre Anhänger verhalten? Wird es im schlimmsten Fall sogar Auseinandersetzungen zwischen den Lagern geben? Fest steht: Madagaskars langer Weg in Richtung Wahlen ist noch nicht zu Ende.
Datum 23.08.2013
Autorin/Autor Friederike Müller
Redaktion Julia Hahn
Madagaskars Wirtschaft am Abgrund
Madagaskars politische Dauerkrise hat auch die Wirtschaft lahmgelegt. Investoren bleiben fern, die Armut wächst. Alle Hoffnungen ruhen auf den anstehenden Wahlen, die einen Weg aus der Krise ebnen sollen.

2 . Madagaskar : Europäische Beobachter bei den Präsidentschaftswahlen
Diego Suarez (Madagaskar) (AFP) – 23.10.2013 10.28 Uhr – von Jean Liou
Verantwortlich für die Überwachung der Durchführung der Präsidentschaftswahlen in Madagaskar am Freitag, haben Beobachter der Europäischen Union bereits eine Reihe von Problemen identifiziert, darunter Probleme im Zusammenhang mit der Vorbereitung der Wahlen in den entlegenen Gebieten.
“Es gibt wirklich den Versuch der Wahlbehörden , dass die Dinge gut laufen “, sagte aber diplomatisch die Leiterin der EU-Mission, Maria Muniz de Urquiza .
Unter der Leitung der spanischen ( sozialistischen ) Europaparlamentarierin hat die EU 94 Beobachter auf der Großen Insel eingesetzt . Eine viermonatige Mission, die im Januar mit der Bekanntgabe der endgültigen Ergebnisse der wahrscheinlichen zweiten Runde und der Parlamentswahlen ( 20. Dezember ) enden wird.
Ms. Muniz de Urquiza traf am Dienstag lokale Beamte und Führer der Zivilgesellschaft in Diego Suarez ( offiziell: Antsiranana ) im äußersten Norden des Landes.
Dieser kurze Besuch erlaubte ihr , zu sehen , dass die Probleme überall gleich sind : “Die Lieferung der Wahlmaterialien , die Lagerung von Wahlunterlagen in einer sicheren Weise. Dies ist schwierig in abgelegenen Landesteilen oder weit voneinander entfernten” .
“Alles wird bereit sein, am Freitag ! ”
Für seinen Teil will die Präsidentin der örtlichen Wahlkommission, Samsia Kara, beruhigen : “Alles wird am Freitag bereit sein.” .
Die Region ist gebirgig, und viele Gemeinden sind sehr isoliert. Sobald sie dort sind, ist ein Anliegen der europäischen und lokalen Beobachter die Lagerung von Dokumenten und Stimmzetteln – theoretisch versiegelt gehalten bis zur Abstimmung – die den Führern der ” fokontany ” (Nachbarschaft oder Dorf ) gegeben werden.
Aber sind sie immer zuverlässig? Einige von ihnen blokierten die Verteilung der Wählerkarten , um um Zahlungsrückstände einzufordern.
” Die Verteilung der Karten ist im Gange, es gibt immer noch welche, aber die Wahlhelfer machen ihren Job am fokontany “, sagt Frau Kara .
Die Leiterin der Wahlkommission sagt, dass registrierte Wähler sowieso mit ihrem Personalausweis stimmen.
“All diejenigen, die nicht auf der Liste ( Wahl ) stehen , das sind Menschen , die nicht registriert werden wollten”, fügt sie hinzu. Sie repräsentieren mehr als 50 % der Bevölkerung , schob ein europäischer Beobachter jedoch ein.
Ein weiteres Problem ist der Mangel an politischer Bildung, während Madagaskar zum ersten Mal mit einem einzigen Stimmzettel , auf dem man unter 33 Kandidaten wählen muss, abstimmen wird .
” Das Hauptproblem ist , dass die Menschen nicht aufgeklärt sind über den einzigen Stimmzettel . Im Busch vor allem ist dies nicht einfach “, klagt Toto Landry , Leiter einer lokalen NGO .
Die von der Kampagne vergessenen Dörfer
Viele Dörfer sind so isoliert , dass sie sogar von der Wahlkampagne vergessen wurden. “In einigen Orten kennen die Menschen die Kandidaten gar niht. Es wird eine Art Lotterie”, erklärt Tokiniaina Benedict, Vice President der KMF – CNOE, Organisation für staatsbürgerliche Erziehung .
Die Europäische Union hat Beobachter im ganzen Land eingesetzt : Es ist jedes Mal ein binationales Paar , das die Landessprache (Französisch in Madagaskar) spricht, begleitet von einem Dolmetscher (für madagassisch sprechen ) und einem Chauffeur.
“Normalerweise , nach der EU-Methodik , muss jedes Team muss 10-15 Wahlbüros besuchen. Dadurch wird es eine repräsentative Stichprobe von 2 bis 3% der Wahllokale im Land”, sagt Sandrine Espinoza , Nummer zwei der europäischen Mission.
Europäische Beobachter geben ihre ersten Eindrücke am Freitag, dann wird am Sonntag präziser kommentiert.
Sie sind nicht allein dort, denn Afrikanische Union, Southern African Development Community ( SADC) , die Internationale Organisation der Frankophonie (OIF ) , die Indische Ozean Kommission ( IOC) und die Stiftung Carter präsentieren auch Wahlbeobachter. Und madagassische NGOs haben 5.000 Personen in den Wahlen eingesetzt .
” Wir koordinieren “, sagte Maria Muniz de Urquiza . “Aber wir halten an unserer Methodik und Unabhängigkeit fest. ”
“Wir sind hier auf Einladung der Behörden des Landes” , schließt sie gegenüber jedem Vorwurf der Einmischung.
© 2013 AFP

3. Madagaskar : Richtung zweitem Wahlgang mit den Kandidaten von Ravalomanana und Rajoelina
Antananarivo (AFP) – 26.10.2013 16.51 Uhr
Die zwei Kandidaten, die jeweils vom ehemaligen Präsidenten Marc Ravalomanana und seinem Rivalen , der 2009 gestürzt wurde , Andry Rajoelina , unterstützt werden, sollten in der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen in Madagaskar im Dezember antreten , nach den vorläufigen Ergebnissen der ersten Runde , die Freitag langsam ankommen.
Diese Teilergebnisse der ersten Runde sehen vorne Robinson Jean Louis, den Kandidaten des ehemaligen Präsidenten Marc Ravalomanana (in Südafrika verbannt ), der nicht teilnehmen konnte.
Ihm folgt Hery Rajaonarimampianina , der ehemalige Minister für Finanzen und inoffizielle Kandidaten des derzeitigen Präsidenten der madagassischen Transition , Andry Rajoelina.
Es dauert eine gute Woche , um die endgültigen Ergebnisse zu bekommen, nach der Wahlkommission Cenit , die die Wahlbeteiligung bei fast 60 % einschätzt.
Auf die Frage, wann die Wähler wissen, wer in der zweiten Runde erscheint , zeigt ihr Präsident Beatrice Atallah die Ergebnisse auf einem Schreibtisch verstreut : “Fast wissen wir es bereits , wir sehen es hier.”
In den Lagern der beiden Kandidaten ist man bereits in der Vorbereitung der zweiten Runde, vorgesehen für den 20. Dezember .
© 2013 AFP

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