MADAGASKAR: HEUSCHRECKENPLAGE VERNICHTET 13 mio BAUERN, FAO KÄMPFT MIT PESTIZIDEN – Madagascar: une pluie de pesticides pour lutter contre l’invasion de criquets

Madagaskar: ein Regen von Pestiziden gegen die Invasion der Heuschrecken
Amparihibe (Madagaskar) (AFP) – 13/05/2014 11.29 – Von Gaëlle BORGIA
Eine riesige Wolke verdunkelt den blauen Himmel von Amparihibe, einem Dorf im Hochland von Madagaskar. Aber ein Regen von Pestiziden wird innerhalb von 24 Stunden 6 Milliarden dieser Schädlinge in einem riesigen Heuschreckenschwarm, der sich über 800 Hektar erstreckt, vernichten. Die Organisation für Lebensmittel und Landwirtschaft der Vereinten Nationen ( FAO) hat den Krieg gegen Heuschrecken, die zwei Drittel des Landes besetzen und 13 Millionen Bauern mit Mangelernährung bedrohen, noch nicht gewonnen, auch wenn sie bereits Hunderte Schwärme in den letzten Wochen beseitigte.
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Madagascar: une pluie de pesticides pour lutter contre l’invasion de criquets
Amparihibe (Madagascar) (AFP) – 13.05.2014 11:29 – Par Gaëlle BORGIA
Une gigantesque nuée obscurcit le ciel bleu d’Amparihibe, village des Hauts Plateaux de Madagascar. Mais une pluie de pesticides va éliminer en moins de 24 heures les 6 milliards de criquets de cet essaim géant ravageur de récoltes, qui s’étend sur 800 hectares. L’Agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) n’a pas encore gagné la guerre contre les criquets qui occupent les deux tiers du pays et menacent de malnutrition 13 millions de paysans, même si elle a déjà éliminé une centaine d’essaims ces dernières semaines.

Un hélicoptère de la FAO déverse le 7 mai 2014 des pesticides sur un essaim de criquets qui menace l
Ein Hubschrauber der FAO gießt Pestizide auf einen Heuschreckenschwarm, der das Dorf Amparihibe in Madagaskar bedroht
Un hélicoptère de la FAO déverse le 7 mai 2014 des pesticides sur un essaim de criquets qui menace le village de Amparihibe à Madagascar
afp.com – Rijasolo

“Le but, c’est de casser l’invasion pour revenir à une période de rémission, c’est-à-dire à un stade où les criquets sont solitaires, et ne se transforment pas en essaims”, explique l’acridologue Tsitohaina Andriamaroahina, responsable de la mission.
Pour mener à bien l’offensive de la FAO, trois bases aériennes itinérantes suivent les essaims. Trois hélicoptères et un avion patrouillent tous les jours.
“Quand on vole pour faire la prospection, il y a plusieurs choses à regarder: la direction du vent, la fumée, la position du soleil. C’est en fonction de ça qu’on sait où se trouve l’essaim”, explique Hasibelo Rakotovao.
Des colonnes de fumée sont visibles un peu partout dans cette région située à 200 kilomètres à l’ouest de la capitale Antananarivo. Ce sont les feux allumés par les paysans pour tenter de disperser les criquets.
Une fois les insectes repérés, une équipe technique se rapproche le lendemain, avant le lever du jour, avec un camion chargé de pesticides. L’hélicoptère arrive sur zone plus tard, car il a interdiction de voler la nuit. On fixe alors une cuve sous l’appareil.
Il faut faire vite, car l’épandage ne peut avoir lieu qu’à l’aube, lorsque les criquets sont au sol et immobiles, leurs ailes étant alourdies par la rosée du matin. Le pesticide –qui selon les promoteurs de l’opération n’est dangereux que pour les insectes– agit alors directement sur leur système nerveux.
Mobilisant 90 personnes, l’opération conjointe de la FAO et du Centre national anti-acridien malgache a déjà déversé 500.000 litres de pesticides sur un million d’hectares.
– Sauver les cultures de riz –
Cette opération de grande envergure, la plus vaste depuis quinze ans, est la seule solution pour éradiquer le fléau. A cause de l’inaction du gouvernement, les essaims se sont multipliés de manière incontrôlable ces dernières années, jusqu’à atteindre le stade de l’invasion. Madagascar sort en effet tout juste de cinq années d’une grave crise politique provoquée par le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009, qui a privé le pays de l’aide internationale.
“On s’entraide entre voisins mais on n’est pas assez nombreux. On a des criquets jusqu’aux genoux, on ne peut pas faire face. (…) On est obligés d’allumer des feux de brousse car on n’a pas d’autre moyen de chasser ces criquets”, soupire Marie Louise Rasoamampionona, une cultivatrice de 50 ans.
Les paysans se plaignent déjà de manquer de riz.
“Les criquets font beaucoup souffrir les paysans, parce que le riz, c’est toute notre vie. Et si cela est détruit, on est perdus, qu’est ce que les paysans vont manger?
Si on mange seulement du manioc, cela ne nous donne pas assez de forces et on ne peut pas travailler, le riz est essentiel pour nous autres agriculteurs”, explique Ranaivo, cultivateur à Amparihibe où tous les habitants sont paysans.
La FAO a encore besoin de 10 millions d’euros pour mener à son terme l’opération, estimée à 32 millions, d’ici 2016.Et malgré ses bons résultats, Madagascar n’est pas à l’abri d’une autre invasion acridienne. En cause, le manque de sensibilisation et la déforestation.
“Quand on pratique la déforestation, ça laisse de la savane et ça amène les criquets, les surfaces colonisables augmentent. La déforestation a de très lourdes conséquences”, rappelle Tsitohaina Andriamaroahina, le responsable de la mission anti-criquets.
A Madagascar, environ 200.000 hectares de forêts disparaissent tous les ans. 90% de la forêt primaire a déjà disparu.
© 2014 AFP

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afp.com – Rijasolo

Madagaskar: ein Regen von Pestiziden gegen die Invasion der Heuschrecken
Amparihibe (Madagaskar) (AFP) – 13/05/2014 11.29 – Von Gaëlle BORGIA
Eine riesige Wolke verdunkelt den blauen Himmel von Amparihibe, einem Dorf im Hochland von Madagaskar. Aber ein Regen von Pestiziden wird innerhalb von 24 Stunden 6 Milliarden dieser Schädlinge in einem riesigen Heuschreckenschwarm, der sich über 800 Hektar erstreckt, vernichten. Die Organisation für Lebensmittel und Landwirtschaft der Vereinten Nationen ( FAO) hat den Krieg gegen Heuschrecken, die zwei Drittel des Landes besetzen und 13 Millionen Bauern mit Mangelernährung bedrohen, noch nicht gewonnen, auch wenn sie bereits Hunderte Schwärme in den letzten Wochen beseitigte.
“Das Ziel ist , die Invasion zu brechen, um zu einer Periode der Remission zurückzukommen, also zu einem Stadium, wo Heuschrecken Einzelgänger sind und sich nicht in Schwärme verwandeln”, erklärt Johannis Tsitohaina Andriamaroahina , Leiter der Mission.
Für die Offensive der FAO gibt es drei mobile Luftbasen, die die Schwärme verfolgen. Drei Hubschrauber und ein Flugzeug fliegen jeden Tag Patrouille.
“Wenn wir auf Suche fliegen , gibt es mehrere Dinge zu beachten. Richtung des Windes, des Rauch , die Position der Sonne. Dann wissen wir, wo der Schwarm hingeht”, sagte Hasibelo Rakotovao .
Rauchsäulen sind überall sichtbar in dieser Region 200 Kilometer westlich von der Hauptstadt Antananarivo. Es sind Brände, die durch Bauern gelegt werden, um zu versuchen , die Heuschrecken zu zerstreuen.
Sobald die Insekten identifiziert sind, kommt ein technisches Team am nächsten Tag, vor der Morgendämmerung , mit einem LKW mit Pestiziden. Der Hubschrauber kommt später , weil er Nachtflugverbot hat. Man setzt dann einen Tank unter die Maschine.
Man muss schnell handeln , denn die Anwendung kann nur in der Morgendämmerung stattfinden, wenn die Heuschrecken am Boden und unbeweglich sind, weil schwer mit dem Morgentau auf ihren Flügeln. Das Schädlingsbekämpfungsmittel – das laut Promotoren der Operation gefährlich nur für diese Insekten ist – wirkt dann direkt auf das Nervensystem .
Mit Mobilisierung von 90 Personen hat der gemeinsame Betrieb von der FAO und dem Madegassischen Nationalen Anti- Heuschrecken- Center bereits 500.000 Liter davon verschüttet auf einer Million Hektar.
– Rettung der Reiskulturen –
Diese groß angelegte Operation, die größte seit 15 Jahren, ist die einzige Lösung , um die Geißel auszurotten. Aufgrund der Untätigkeit der Regierung haben sich die unkontrollierten Schwärme in den letzten Jahren vervielfacht, bis nun zur Stufe der Invasion. Madagaskar kommt tatsächlich soeben erst aus fünf Jahren von einer schweren politischen Krise, die durch den Sturz von Präsident Marc Ravalomanana im Jahr 2009 verursacht wurde und das Land internationaler Hilfe beraubte.
” Wir helfen und unter Nachbarn , sind aber nicht genug. Wir haben die Heuschrecken schon bis zu den Knien, es ist nicht zu bewältigen. (…) Wir sind auf Buschfeuer reduziert, wir haben keine andere Möglichkeit, diese Heuschrecken zu verjagen “, seufzt Mary Louise Rasoamampionona , eine Landwirtin von 50 Jahren.
Die Landwirte klagen bereits über Mangel an Reis.
“Die Heuschrecken lassen viele Bauern leiden, denn Reis ist unser ganzes Leben . Und wenn er zerstört wird , verloren geht, was werden die Landwirte essen?
Nur Maniok essen geht nicht, das gibt uns nicht genügend Kraft und man kann nicht arbeiten , Reis ist für uns Bauern “, sagt Ranaivo , Landwirt Amparihibe , wo alle Bewohner sind Bauern.
FAO braucht noch 10.000.000 € , um seine Operation abzuschließen, die bis 2016 bei 32 Millionen kosten soll. Trotz guter Ergebnisse ist Madagaskar nicht immun gegen eine weitere Invasion der Heuschrecke. Gründe: der Mangel an Bewusstsein und Entwaldung .
“Wenn die Abholzung praktiziert wird , lässt das Savannen und es bringt noch mehr Heuschrecken, weil die für sie kolonisierbaren Oberflächensich erhöhen. Abholzung hat sehr ernste Konsequenzen “, erinnert Tsitohaina Andriamaroahina , der Leiter der Anti-Heuschrecken-Mission.
In Madagaskar verschwinden etwa 200.000 Hektar Wald jedes Jahr. 90% des Regenwaldes ist bereits verschwunden .
© 2014 AFP

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