MADAGASKAR: OPPOSITIONELLE JOURNALISTEN FLIEHEN IN SÜDAFRIKANISCHE BOTSCHAFT – Trois journalistes malgaches d’opposition réfugiés à l’ambassade sud-africaine

Drei Journalisten der madagassischen Opposition flüchteten sich in die südafrikanische Botschaft
ANTANANARIVO (AFP) – 07.09.2012 17.45
Lalatiana Rakontodrazafy, vom Free FM, dem führenden privaten Radiosender der madagassischen Opposition, und zwei oppositionelle Mitarbeiter fanden Zuflucht seit dem 1. August in der Botschaft von Südafrika in Antananarivo, erfuhr man am Freitag von den Behörden der beiden Länder .
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Trois journalistes malgaches d’opposition réfugiés à l’ambassade sud-africaine
ANTANANARIVO (AFP) – 07.09.2012 17:45
Lalatiana Rakontodrazafy, figure de Free FM, la principale radio privée d’opposition malgache et deux collaborateurs, ont trouvé refuge depuis le 1er août à l’ambassade d’Afrique du Sud à Antananarivo, a-t-on appris vendredi auprès des autorités des deux pays.

Des personnes manifestent à Madagascar à l'appel de la radio d'opposition Free FM , le 19 mai 2012
Foto (c) AFP: Demonstration in Madagaskar nach Aufruf von Radio Free FM
Des personnes manifestent à Madagascar à l’appel de la radio d’opposition Free FM , le 19 mai 2012

“L’ambassade d’Afrique du Sud tient à confirmer qu’elle a décidé de donner refuge aux journalistes (…) en raison du harcèlement prolongé et incessant de ces journalistes et bien d’autres, et à la fermeture de la radio Free FM”, a indiqué l’ambassade d’Afrique du Sud à Antananarivo dans un communiqué.
Le ministère malgache des Affaires étrangères a confirmé à l’AFP avoir été informé. Le ministère avait d’abord fait état de deux journalistes et d’un technicien, mais l’ambassade d’Afrique du Sud confirme que les trois réfugiés sont journalistes.
“L’affaire a été transmise en haut lieu. Il s’agit d’une affaire politique qui relève de la Primature”, le bureau du Premier ministre, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
L’Afrique du Sud a précisé avoir pris sa décision “après étroites consultations avec le bureau de liaison de la SADC”, organisation régionale de l’Afrique australe.
La SADC joue les médiateurs à Madagascar dans la crise ouverte par le renversement début 2009 de l’ancien président Marc Ravalomanana par le maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, aujourd’hui président non élu d’un gouvernement de transition.
L’Afrique du Sud est très impliquée dans le réglement du conflit à Madagascar où des élections sont prévues l’an prochain.
Elle a justifié sa décision au nom des “actions inacceptables perpétrées par les autorités” qui sont, selon elle, “complètement contradictoires avec la lettre et l’esprit de la feuille de route de la SADC”, le document de sortie de crise signé par la plupart des partis malgaches.
Interrogé pour savoir combien de temps les journalistes pourraient rester dans la mission diplomatique, l’ambassade sud-africaine a répondu à l’AFP que “tout dépendait des négociations à venir”.
Free FM a cessé d’émettre le 24 juillet après des manoeuvres d’intimidation des forces de l’ordre, au surlendemain d’une mutinerie sur une base proche de l’aéroport international d’Antananarivo qui avait fait trois morts.
Les autorités lui reprochent d’avoir diffusé un message des mutins annonçant un coup d’Etat.
Mme Rakotondrazafy avait déjà eu maille à partir avec les autorités malgaches et été interpellée pendant 24 heures en mai, avec Fidel Razanapiera, le deuxième journaliste venu s’abriter à l’ambassade sud-africaine.
Free FM critiquait régulièrement le gouvernement de transition et dénonçait certains agissements et pratiques illégales imputées aux autorités.
Ancienne proche de M. Rajoelina, Mme Rakotondrazafy lui reproche de reproduire les mêmes erreurs que son prédécesseur.
Fin 2008, suite à la fermeture de la chaîne de télévision Viva, Lalatiana avait créé avec trois autres journalistes une émission populaire “Anao ny fitenenana” (A vous la parole), à l’époque très critique envers le président Ravalomanana, renversé quelques semaines plus tard.
© 2012 AFP

Drei Journalisten der madagassischen Opposition flüchteten sich in die südafrikanische Botschaft
ANTANANARIVO (AFP) – 07.09.2012 17.45
Lalatiana Rakontodrazafy, vom Free FM, dem führenden privaten Radiosender der madagassischen Opposition, und zwei oppositionelle Mitarbeiter fanden Zuflucht seit dem 1. August in der Botschaft von Südafrika in Antananarivo, erfuhr man am Freitag von den Behörden der beiden Länder .
“Die Botschaft der Republik Südafrika möchte bestätigen, dass sie beschlossen hat, den Journalisten (…) aufgrund der längeren und unaufhörlichen Belästigung dieser Journalisten und vieler anderer Zuflucht zu geben, und aufgrund der Schließung des Radios Free FM “, sagte die Botschaft von Südafrika in Antananarivo in einer Erklärung.
Das madagassische Ministerium für Auswärtige Angelegenheiten hat AFP bestätigt, informiert worden zu sein. Das Ministerium hatte zunächst zwei Journalisten und einen Techniker gemeldet, aber die Botschaft von Südafrika bestätigt, dass alle drei Flüchtlinge Journalisten sind.
“Der Fall wurde auf höhere Ebene übertragen. Dies ist eine politische Angelegenheit, die den Premierminister angeht,” das Büro des Premierministers, sagte das er Ministerium für auswärtige Angelegenheiten.
Südafrika hat die Entscheidung “nach enger Abstimmung mit dem Verbindungsbüro der SADC getroffen”, einer regionalen Organisation des südlichen Afrikas.
Die SADC spielt in Madagaskar Vermittler in der Krise, die Anfang 2009 begann, als der ehemalige Präsident Marc Ravalomanana durch den Bürgermeister von Antananarivo Andry Rajoelina, heute der nicht gewählte Präsident einer Übergangsregierung, gestürzt wurde.
Südafrika ist sehr in die Beilegung des Konflikts in Madagaskar, wo nächstes Jahr Wahlen stattfinden sollen, eingebunden.
Es begründete seine Entscheidung im Namen von “inakzeptablen Maßnahmen der Behörden”, die, sagte es, “völlig unvereinbar mit dem Buchstaben und dem Geist der Roadmap der SADC” seien, dem Dokument zum Ausstieg aus der Krise, das von den meisten madagassischen Parteien unterzeichnet wurde.
Auf die Frage, wie lange die Journalisten in der diplomatischen Mission bleiben können, antwortete die südafrikanische Botschaft AFP, dass “alles von künftigen Verhandlungen abhängig ist.”
Free FM hat am 24. Juli aufgehört zu senden, nach Einschüchterungsmanövern der Polizei, zwei Tage nach einer Meuterei auf einem Standort in der Nähe des internationalen Flughafens von Antananarivo, wobei drei Menschen getötet worden waren.
Die Behörden werfen dem Sender vor, eine Botschaft der Meuterer ausgestrahlt zu haben, die einen Staatsstreich meldete.
Frau Rakotondrazafy hatte schon Ärger mit den madagassischen Behörden und wurde im Mai für 24 Stunden mit Fidel Razanapiera verhaftet, dem zweiten Journalisten, der sich in die südafrikanische Botschaft flüchtete.
Free FM kritisierte regelmäßig die Übergangsregierung und prangerte bestimmte Handlungen und illegale Praktiken der Behörden.
Ehemals enge Vertraute von Herrn Rajoelina, wirft ihm Frau Rakotondrazafy vor, die gleichen Fehler zu machen wie sein Vorgänger.
Ende 2008, nach der Schließung von Viva TV, hatte Lalatiana mit drei weiteren Journalisten eine beliebte Sendung “Anao ny fitenenana ” (Sie haben das Wort) erstellt, zu der Zeit sehr kritisch gegenüber Präsident Ravalomanana, die ein paar Wochen später abgesetzt wurde.
© 2012 AFP

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