MADAGASKAR: VERFASSUNGSREFERENDUM – PUTSCHVERSUCH (gescheitert) – und etwas GESCHICHTE – Madagascar: référendum constitutionnel, mutinerie (ratée) , et un peu d’histoire

Wer will wenigstens annäherungsweise die Vorgänge in Madagaskar kapieren? Sie haben Glück, ich möchte mich von diesem für mich anstrengenden Thema mit einem Referenzartikel etwas “freikaufen” und biete etwas mehr als gewöhnlich!
Anschließend werden Sie sicherlich mit mir gelernt haben: Madagaskar ist so eine Art Kongo-Insel, nur ohne Völkermord. Armes Volk.

Alle folgenden Elemente sind von mir etwas verbesserte google-Übersetzungen der frz Originale und befinden sich in der unteren Hälfte, unter dem letzten Foto.
Madagaskar: die Macht verhandelt mit den Meuterern, in Antananarivo ist alles ruhig
Antananarivo (AFP) – 2010.11.18 11.52
Die Verhandlungen waren im Gange Donnerstag in Madagaskar zwischen dem Regime und einer Gruppe von meuternden Soldaten, die sich berieten über Folgemaßnahmen zu ihrer Bewegung, die offenbar keine Wirkung auf das Land hatte, am Tag nach dem Verfassungsreferendum…..
Madagaskar: Armee beendet die versuchte Meuterei, welche blieb toter Buchstabe
Antananarivo (AFP) – 20/11/2010 08.12
Die madagassische Armee beendete Samstag ohne Blutvergießen eine versuchte Meuterei von einer kleinen Gruppe von Offizieren, die für vier Tage ohne Echo aufriefen, den Präsidenten zu stürzen.
Rund 400 Soldaten stürmten am späten Nachmittag eine Feuerwache etwa 15 km außerhalb der Hauptstadt, Fluchtburg der zwanzig putschenden Offiziere……

Madagaskar: Timeline einer angekündigten Revolte
Von Sylvie Braibant
6. August 1886 – Annexion von Madagaskar von Frankreich….

Säkularismus, Versöhnung und Präsidentialismus: Der Entwurf einer Verfassung
Der neue Verfassungsentwurf in Madagaskar, am Mittwoch in einem Referendum vorgelegt, verändert jedoch nicht grundlegend die Form der madagassischen Regierung und soll verhindern “diktatorische Exzesse”, so die Redakteure…….
KOMMENTAR: Die Flammen der Liebe
16.11.2010 Par Pascal Priestley
Wenn es nicht in der dramatischen Wirklichkeit wäre, könnte die Seifenoper zum Lachen bringen. Zusammenzufassen:
Staffel 1: Im Jahr 2002, Marc Ravalomanana, schneidiger junger Bürgermeister der Hauptstadt von Madagaskar und gewiefter Geschäftsmann (seine Milchindustrie brachte ihm den Beinamen “King of Joghurt”) kommt zum Ziel…….

1er ELEMENT SUR CINQ: Madagascar: le pouvoir négocie avec les mutins, calme à Antananarivo
ANTANANARIVO (AFP) – 18.11.2010 11:52
Des négociations étaient en cours jeudi à Madagascar entre le régime en place et un groupe de militaires mutins qui se consultaient pour étudier les suites à donner à leur mouvement apparemment sans aucun effet dans le pays, au lendemaind’un référendum constitutionnel.

Des forces de sécurité devant une barricade en feu, près de la caserne occupée par les mutins à Anta
Foto (c) AFP: Die Sicherheitskräfte vor einer Barrikade in Brand in der Nähe der Kaserne besetzt von die Aufständischen in Antananarivo, 18. November 2010
Des forces de sécurité devant une barricade en feu, près de la caserne occupée par les mutins à Antananarivo, le 18 novembre 2010

La vingtaine d’officiers mutins était toujours jeudi matin dans une caserne à proximité de l’aéroport de la capitale, 24 heures après avoir affirmé “suspendre toutes les institutions” de la Grande île.
“Nous sommes en réunion pour voir ce que nous allons décider”, a déclaré à l’AFP le général Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées et général sans affectation, qui dirige le groupe.
La situation était parfaitement normale devant cette caserne du Régiment des forces d’intervention (RFI): comme un jour ordinaire, une simple sentinelle était postée à l’entrée du bâtiment, devant une route passante sur laquelle piétons et voitures circulaient librement.
L’aéroport international d’Antananarivo, voisin de quelques centaines de mètres, fonctionnait normalement, alors qu’un colonel des mutins promettait la veille d’y interrompre le trafic aérien avant de “s’emparer de la présidence”.
La capitale Antananarivo vivait elle aussi à son rythme habituel, avec des magasins ouverts et des embouteillages sur les principales artères, sans présence militaire visible particulière.
Selon une source au sein des forces régulières malgaches, des négociations sont en cours avec les mutins, dont le nombre ne dépasse pas la vingtaine.
“Si les négociations échouent, le régime entrera certainement dans une phase plus dure. Il n’y aura pas de +grand pardon+, des consignes ont été données”, a mis en garde cette source. A la mi-journée, aucun signe autour de la caserne des RFI n’indiquait de possibles préparatifs d’un éventuel assaut.
L’appel à la mutinerie a été lancé alors que quelque 8 millions d’électeurs malgaches étaient appelés mercredi à se prononcer par référendum sur un projet de Constitution à l’initiative de l’homme fort du pays, Andry Rajoelina.
“Il y a des velléités de troubles de la part de certains qui veulent mettre des bâtons dans les roues de la transition” vers une sortie de crise politique à Madagascar mais “l’Etat prendra ses responsabilités” face aux mutins, a mis en garde M. Rajoelina mercredi soir.

2. INCLUSION:

Madagascar: les mutins persistent malgré l’absence de soutien dans l’armée
ANTANANARIVO (AFP) – 18.11.2010 18:28
Les officiers qui ont appelé à la mutinerie contre le régime en place à Madagascar ont affirmé jeudi qu’ils tiendraient bon, en dépit de l’absence de soutien apparent à leur mouvement dans le reste de l’armée.
“Bien sûr ! Rien ne va plus à Madagascar, Ca ne peut plus continuer”, a affirmé à l’AFP le chef des mutins, l’ancien ministre des Forces armées et général Noël Rakotonandrasana, interrogé au téléphone quant à savoir s’il poursuivait la mutinerie.
“Je m’adresse au peuple : si vous êtes d?accord avec nous, nous vous invitons à nous rejoindre. Nous appelons aussi les militaires à venir grossir nos rangs ici dans le camp où nous sommes pour parvenir à une solution rapide”, a renchéri un autre mutin, le colonel Coutiti Assolant, dans une interview à une télévision privée malgache.
Mais dans les faits, la vingtaine d’officiers en rébellion contre le régime de l’homme fort du pays, Andry Rajoelina, restaient isolés jeudi dans une caserne proche de l’aéroport, à une quinzaine de kms de la capitale Antananarivo, plus de 24 heures après avoir annoncé qu’ils “suspendaient toutes les institutions” de la Grande île pauvre de l’océan Indien, peuplée de 22 millions d’habitants.
La vie, pendant ce temps, suivait son cours habituel dans la capitale Antananarivo, avec ses embouteillages et ses commerçants affairés, sans déploiement visible de forces de l’ordre.
© 2010 AFP

Madagascar: l’armée met fin à une tentative de mutinerie restée lettre-morte
ANTANANARIVO (AFP) – 20.11.2010 20:12
L’armée malgache a mis fin samedi sans effusion de sang à une tentative de mutinerie d’un petit groupe d’officiers, qui appelait depuis quatre jours, sans aucun écho, à renverser le régime d’Andry Rajoelina.
Environ 400 militaires ont pris d’assaut en fin d’après-midi une caserne à environ 15 km en périphérie de la capitale, où étaient réfugiés une vingtaine d’officiers affirmant avoir “suspendu toutes les institutions” du pays.
L’opération a duré environ une heure et a donné lieu à quelques échanges de tirs. Equipés de kalachnikovs et pour certains cagoulés, les soldats ont pénétré sans difficulté dans le camp du Bani (Base aéronavale d’Ivato). Ils ont ensuite quitté les lieux sous les applaudissements de la foule.
L’intervention s’est déroulée “assez facilement, selon Alain Ramaroson, un proche d’Andry Rajoelina, car le camp n’était pas entre les mains” du groupe, qui était en fait “retranché au domicile” de leur chef, le général Noël Rakotonandrasana.
© 2010 AFP

Guy Maxime Ralaiseheno (C), un des leaders des officiers mutins, est arrêté, le 20-11-2010
Foto (c) AFP: Guy Maxime Ralaiseheno (C), un des leaders des officiers mutins, est arrêté, le 20-11-2010 à Antananarivo, à Madagascar

Guy Maxime Ralaiseheno (C), ein führender Offizier Meuterer, wurde am 20-11-2010 in Antananarivo, Madagaskar verhaftet

Le oui à la nouvelle Loi fondamentale était largement en tête à Antananarivo avec 80,48% des suffrages exprimés et 40,07% de participation, selon des résultats provisoires communiqués jeudi matin par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Une très large victoire du oui ne fait aucun doute puisque les mouvances des trois anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, aujourd’hui dans l’opposition, ont appelé au boycott de la consultation. Le principal enjeu du scrutin réside de ce fait dans l’ampleur du taux de participation.
Malgré l’appel à la mutinerie de l’ancien ministre des Forces armées, “tout s?est déroulé normalement de manière générale” lors du scrutin référendaire, a a assuré à l?AFP Gisèle Dama Ranampy, membre de la commission électorale.
“Il y a eu des petits problèmes sur les listes électorales (…), et en voyant tous les gens désireux de voter, le pouvoir a sorti une ordonnance en faveur des non-inscrits et prolongé l?ouverture des bureaux (de deux heures) jusqu?à 18H00” (15H00 GMT), a-t-elle précisé.
“Il faudra attendre deux ou trois jours pour les premières tendances nationales”, selon Mme Ranampy, et “pour les résultats officiels, il faudra davantage de temps car on attend l?arrivée physique des procès verbaux et certaines zones sont très enclavées”, a-t-elle expliqué.
© 2010 AFP

3. Madagascar : chronologie d’une révolte annoncée
Par Sylvie Braibant

Madagascar - chronologie d'une révolte annoncéeFoto (c) AFP

6 août 1886 – Annexion de Madagascar par la France

Février 1897 – Abolition de la Royauté, la Reine Ranavalona est déportée en Algérie

1914 – 1918 – Près de 46 000 Malgaches sont engagés dans la Première guerre mondiale.
Plus de 20 000 meurent sur les champs de bataille.

1936 – Travail forcé au service de la France : 12 000 personnes sont enrôlées pour travailler sans salaire.

1947/1948 – Insurrections indépendantistes réprimées par la France.

26 juin 1960 – Proclamation de l’indépendance. La République malgache avait été proclamée en octobre 1958, deux mois après la visite du Général de Gaulle à Tananarive. Philibert Tsiranana en est élu premier Président le 1er mai 1959 et signe des accords avec Paris le 2 avril 1960. Perçu comme l’homme de l’Elysée, il restera en place jusqu’en 1972.

15 juin 1975 – Au terme de trois ans d’instabilité et de coups d’Etat successifs, après le départ des dernières troupes française en place, le socialiste Didier Ratsiraka est désigné à la tête de l’État et du gouvernement. Se rangeant dans le bloc d’influence soviétique, il fait adopter dans la foulée une Charte de la Révolution socialiste, et proclame la République démocratique de Madagascar. Malgré une parenthèse de quelques mois, il restera au pouvoir, en partie par la force, jusqu’en 2001.

1983 – Sous l’impulsion menaçante du FMI, le régime socialiste malgache entreprend une libéralisation de son économie.

Années 1990 – Instauration de multipartisme sous la pression de la rue, en particulier des étudiants, et adoption par référendum de la Constitution de la IIIème République qui consacre le suffrage universel et la laïcité.

16 décembre 2001 – Élection présidentielle : selon les résultats officiels, le candidat entrepreneur d’opposition libérale, Marc Ravalomanana, alors maire d’Antananarivo, la capitale, est élu, avec 46% des voix contre 41% à son adversaire. Didier Ratsiraka refuse de reconnaître sa défaite. Une crise politique secoue le pays pendant dix huit mois, au terme desquels les résultats sont proclamés par la Haute Cour constitutionnelle. Didier Ratsiraka quitte le pouvoir et s’installe en France.

Décembre 2006 – Marc Ravalomanana est réélu. Sorte de Berlusconi tropical, il gère l’île comme une entreprise, fait progresser la croissance économique à l’aide de son MAP (Madagascar action plan) mais réinstaure, de facto, un système de parti unique.

12 décembre 2007 – Le populiste Andry Rajoelina, un entrepreneur lui aussi, fédère les oppositions, de gauche comme de droite, au président, et remporte avec plus de 60% des voix la mairie d’Antananarivo.

19 novembre 2008 – Le Financial Times britannique révèle que la société coréenne Daewoo a signé un contrat avec la République malgache pour exploiter pendant 99 ans et gratuitement 1,3 million de terres arables (soit 50% des zones agricoles), ce qui représente en superficie la moitié de la Belgique. Un mois auparavant une autre compagnie sud coréenne, la Kozone Natural Ressources a reçu l’agrément de Ravalomanana pour exploiter l’uranium au sud de la capitale.

13 décembre 2008 – La chaîne de télévision Viva TV, propriété d’Andry Rajoelina est interdite d’émission après la diffusion d’un entretien avec l’ancien président Ratsiraka. Le 17 décembre, le maire lance un ultimatum au gouvernement exigeant la réouverture de sa chaîne. Le 14 janvier, le président déjà épinglé pour l’achat d’un nouvel avion somptueux (60 millions de dollars), rejette cet oukase.

17 janvier 2009 – Défiant le pouvoir, Andry Rajoelina convoque les opposants de tout poil à l’inauguration d’une place de la Démocratie. Entre 30 000 et 50 000 personnes y assistent. Fin janvier, des émeutes suivies de pillages éclatent dans la capitale, faisant déjà près trente morts et des dizaines de blessés.

31 janvier, nouvelle escalade avec l’auto proclamation à la tête de l’État du jeune maire d’Antanarivo. C’est le début de manifestations quotidiennes qui seront de plus en plus durement réprimées, jusqu’au samedi 7 février. Ce jour-là, les forces de l’ordre tirent dans la foule, et tuent une quarantaine de personnes.

– 14 mars : L’opposition s’empare du siège du gouvernement. Rajoelina affirme qu’il “commande” l’armée et qu’il “dirige” le pays à la tête d’une “Haute Autorité de transition”.

– 16 mars : L’armée investit les bureaux de la présidence à Antananarivo pour “précipiter le départ” de Ravalomanana, retranché dans le palais présidentiel en banlieue de la capitale.

– 17 mars : Rajoelina fait une entrée triomphale dans les bureaux de la présidence. Ravalomanana démissionne et confie ses pouvoirs à un “directoire militaire”. Une autorité refusée à la fois par les partisans d’Andry Rajoelina et par le chef d’état-major de l’armée.
Le directoire militaire transfère alors ses pouvoirs à Andry Rajoelina.

– 18 mars : la Haute Cour Constitutionnelle valide le transfert des pleins pouvoirs à Andry Rajoelina qui prend les fonctions de président de la République pour une période ne pouvant excéder 24 mois.
(Si vous voulez en savoir plus sur la nouvelle dictature des septembre 2009, cliquez a droite sur le tag Madagaskar)

Manifestation en faveur d'Andry Rajoelina avant sa prise du pouvoir (photo l'Express de Madagascar
Foto (c) AFP: Manifestation en faveur d’Andry Rajoelina avant sa prise du pouvoir (photo l’Express de Madagascar)
Demonstration für Andry Rajoelina vor seiner Machtergreifung (Photo Express de Madagascar)

4. + 5. Madagascar : un référendum sur mesure (extraits du Dossier TV5-MOnde)

Laïcité, réconciliation et présidentialisme: le projet de constitution

Le nouveau projet de Constitution à Madagascar, soumis mercredi à référendum, ne modifie pas fondamentalement la forme de l’Etat malgache mais vise à prévenir les “dérives dictatoriales”, selon ses rédacteurs. Le texte offre “balisage, limitation et rationalisation des pouvoirs afin d?éviter les dérives dictatoriales”, expliquent les rédacteurs de la nouvelle Loi fondamentale, dans une analyse transmise à l’AFP.

Le régime est présenté comme semi-présidentiel et semi-parlementaire, notamment car le président nomme son Premier ministre sur proposition du “parti ou groupe de partis majoritaires à l?Assemblée nationale”, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

L?âge minimum pour pouvoir être candidat à la présidence est abaissé de 40 à 35 ans, ce qui autorise désormais l’homme fort du pays, Andry Rajoelina, 36 ans, à se présenter au prochain scrutin présidentiel (même s’il s’est engagé à ne pas être candidat).

Un statut de “chef de l?opposition” est créé. L?opposition aura droit à un poste de vice-président de l?Assemblée nationale et à une présidence de Commission parlementaire.

De plus, “l?Etat de droit”, et non plus seulement “la démocratie”, devient le “fondement de la République” (article 1). Dans ce cadre, un Haut Conseil pour la défense de la démocratie et de l?Etat de droit est créé, notamment pour “observer le respect de l?éthique du pouvoir”.

Un Haut Conseil de la Défense nationale est également mis en place, et les Forces armées se voient désormais confier la mission de “préserver la paix sociale”.

Supprimées lors de la révision constitutionnelle de 2007, les six provinces sont réintroduites, et “dotées d’une personnalité morale, de l’autorité administrative et financière”, avec une élection du chef de province au suffrage universel.
Une “Inspection générale de la justice” est crée pour “contrôler le respect des règles déontologiques particulières aux magistrats, ainsi que les agissements du personnel de la justice”. Cette institution sera rattachée directement à la présidence, ce qui suscite de nombreuses critiques.

Par ailleurs, la laïcité de l?Etat, supprimée en 2007, est réintroduite, tandis que l’anglais perd son statut de langue officielle obtenue lors de la même révision.

Dans leur communication, les rédacteurs insistent beaucoup sur la volonté de “remettre sur pied une société malgache qui conserve son originalité, son authenticité, ses valeurs et fondamentaux traditionnels, tout en évoluant et en s’épanouissant dans la modernité du millénaire”.

Ainsi, un Conseil du Fihampihavanana (réconciliation) est créé. Dans cette logique, la nouvelle devise nationale devient “Amour, Patrie, progrès”, le mot amour remplaçant celui de liberté.

(Agence France Presse)

* Le projet de Constitution (PDF)
* Le site de la “Haute autorité de la transition”

Le général Noël Rakotonandrasana, le 8 avril 2010Foto (c) AFP: Le général Noël Rakotonandrasana, le 8 avril 2010

COMMENTAIRE: Les feux de l’amour
16.11.2010Par Pascal Priestley

S’il n’était dans la réalité dramatique, le feuilleton pourrait faire sourire. Résumons.

Saison 1 : en 2002, Marc Ravalomanana, jeune et fringuant maire de la capitale de Madagascar et homme d’affaire avisé (son industrie laitière lui vaut le surnom de « roi du yaourt ») vient à bout, avec le soutien de la rue et de l’armée, du régime personnel et corrompu de Didier Ratsiraka, au pouvoir (malgré une coupure) depuis la nuit des temps post-coloniaux. Celui-ci prend le chemin de l’exil. Ravalomanana promet aux Malgaches démocratie et prospérité.

Saison 2 : en 2009, Andry Rajoelina, jeune et fringant maire de la capitale de Madagascar et homme d’affaire avisé (connu comme disc jockey, publicitaire et propriétaire d’une chaîne de télévision) vient à bout, avec le soutien de la rue et de l?armée, du régime personnel et corrompu de Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis sept ans. Celui-ci prend le chemin de l’exil. Rajoelina promet aux Malgaches démocratie et prospérité.
DOSSIER TV5-MONDE 2009: Crise politique à Madagascar
Contrairement à son prédécesseur, pourtant, Rajoelina souffre d?un handicap : nul électeur ne l’a jamais mandaté pour devenir président de la République. Pire : son jeune âge (trente-cinq ans) l’exclut légalement de cette charge. On va arranger tout cela. Une “Haute autorité de la transition” est créée dont il se déclare président (mars 2009). Le parlement élu est suspendu. Une cour constitutionnelle peu regardante valide le putsch.

PARTAGE DU POUVOIR

A l’inverse de Ravalomanana, pourtant, Rajoelina peine à vendre le coup d’État à la communauté internationale qui, dans son ensemble, ne le reconnaît pas et suspend la majeure partie de ses aides à la grande île. Isolé, il doit négocier avec les « trois mouvances » représentant, en gros, les factions qui l’ont précédé au pouvoir : celle d’Albert Zafy, éphémère président élu des années 90, celle de Didier Ratsiraka, en exil à Paris mais toujours actif à travers ses partisans et celle de Marc Ravalomanana, réfugié en Afrique australe.

Des accords de partage de pouvoir sont signés à Maputo en août 2009. Les principaux postes législatifs et exécutifs sont répartis entre les différents clans qui acceptent en contrepartie du bout des lèvres la présidence de Rajoelina. Un Premier ministre de consensus est désigné. Il ne durera guère, limogé un mois plus tard tandis que se durcit l’autorité de fait d’un pouvoir de moins en moins transitionnel.

Des pourparlers se poursuivent cependant. En août 2010, le régime de Rajoelina et une centaine de partis politiques malgaches signent un nouvel accord de “sortie de crise”, qui prévoit notamment la tenue d’une élection présidentielle en mai 2011. Les trois mouvances des ex-présidents rejettent cet accord.

AMOUR DE SOI

C’est dans ce contexte que débute la Saison 3 : le référendum constitutionnel du 17 novembre.

Destinée, selon ses rédacteurs à « éviter les dérives dictatoriales » la réforme vise avant tout à légitimer le processus en cours. Elle introduit quelques innovations pittoresques (voir ci-contre) tels un statut de « chef de l’opposition » et une « inspection générale de la justice » et remplace le mot « liberté » de la devise malgache (« liberté, patrie, progrès ») par « amour ». Sans doute celui pour son Président Andry Rajoelina, confirmé au passage dans son rôle de « chef de l’État ». La nouvelle constitution lui permet justement de se présenter à la future élection présidentielle en abaissant sur mesure l’âge requis.

Les « trois mouvances » qui appellent au boycott du scrutin se voient interdire de rassemblement, de même qu’un ancien Premier ministre de « consensus » désormais partisan du « non ». Plusieurs dirigeants de l?opposition sont arrêtés. La communauté internationale, pourtant à la recherche d’une sortie de crise présentable ne reconnaît pas la consultation jugé « peu consensuelle ». C’est un euphémisme.

Rajoelina, lui, fait campagne sans encombre. Quelques stades pleins lui donnent l’illusion d’être porté par une vague. Il est en réalité bien seul. La Saison 4 s’annonce assez mauvaise.
Fin.

Andry Rajoelina en campagne à Fianarantsoa, le 13 novembre (photo du site officiel de la Présidence)
Foto (c) AFP: Andry Rajoelina en campagne à Fianarantsoa, le 13 novembre (photo du site officiel de la Présidence)
Rajoelina Wahlkampf in Fianarantsoa, Nov. 13 (Foto von der offiziellen Website des Vorsitzes)

Madagaskar: die Macht verhandelt mit den Meuterern, in Antananarivo ist alles ruhig
Antananarivo (AFP) – 2010.11.18 11.52
Die Verhandlungen waren im Gange Donnerstag in Madagaskar zwischen dem Regime und einer Gruppe von meuternden Soldaten, die sich berieten über Folgemaßnahmen zu ihrer Bewegung, die offenbar keine Wirkung auf das Land hatte, am Tag nach dem Verfassungsreferendum.
Die zwanzig Offiziere Meuterer waren noch gestern Morgen in einer Kaserne in der Nähe des Flughafens in der Hauptstadt, 24 Stunden nach der Meldung “alle Organe” der Großen Insel “abgesetzt zu haben”.
“Wir treffen uns, um zu sehen, was wir entscheiden”, sagte der AFP General Noël Rakotonandrasana, ehemaliger Minister der Streitkräfte und General ohne Aufgabenbereich, der Kopf der Gruppe.
Die Situation war völlig normal vor der Kaserne des Regiments Eingreiftruppen (RFI): wie an einen normalen Tag, gab es einen einzigen Posten am Eingang vor einer viel befahrenen Autobahn, auf denen Fußgänger und Fahrzeuge streiften frei.
Der internationale Flughafen von Antananarivo, ein Nachbar ein paar hundert Meter, war normal am funktionierenden, während versprach ein Oberst der Meuterer am Vorabend, den Verkehr einzustellen “vor Übernahme der Präsidentschaft.”
Die Hauptstadt Antananarivo lebte auch in seinem gewohnten Tempo, mit Geschäften öffnen und Staus auf großen Arterien ohne sichtbare militärische Präsenz im Besonderen.
Laut einer Quelle innerhalb der regulären madagassischen Streitkräfte laufen Verhandlungen mit den Rebellen, deren Anzahl nicht überschreitet zwanzig.
“Wenn die Verhandlungen scheitern, das Regime wird sicherlich eine härtere Phase angehen. Es wird keine Versöhnung geben, so die Anweisungen gegeben wurden”, warnte die Quelle. Bis Mitte Tag, keine Anzeichen rund um die Kaserne RFI gab Hinweis auf mögliche Vorbereitungen für einen möglichen Angriff.
Der Aufruf der Meuterei kam, als rund 8 Millionen Wähler waren aufgerufen Mittwoch in einem Referendum über den Entwurf einer Verfassung, auf Initiative starken Mannes des Landes, Rajoelina.
“Es gibt Tendenzen zu Störungen von einigen, die einen Strich wünschen durch die Räder des Übergangs” hin zu einer Lösung der politischen Krise in Madagaskar, aber “der Staat ist bereit, seine Verantwortung zu übernehmen” gegenüber den Rebellen, hat gewarnt M . Rajoelina Mittwoch Abend.

EINSCHUB: Madagaskar: Die Rebellen weichen nicht trotz der fehlenden Unterstützung in der Armee
Antananarivo (AFP) – 2010.11.18 18.28
Die Offiziere, die zur Meuterei gegen das Regime in Madagaskar riefen, sagten am Donnerstag, sie würden sich halten gut, trotz des offensichtlichen Mangels an Unterstützung für ihre Bewegung in den Rest der Armee.
“Natürlich! Nichts geht in Madagaskar, Es kann nicht so weiterlaufen”, sagte der AFP der Chef der Meuterer, der ehemalige Minister für die Streitkräfte und General Rakotonandrasana, telefonisch befragt, ob es Fortsetzung der Meuterei gibt.
“Ich möchte die Menschen ansprechen, wenn Sie mit uns sind, dann laden wir Sie ein, sich uns anzuschließen. Außerdem fordern wir das Militär auf, unsere Reihen hier im Lager zu verstärken, wo wir sind, um eine schnelle Lösung zu erreichen”, saghte ein anderer Meuterer, Oberst Coutiti Assolant, in einem Interview mit einem privaten Fernsehen Madagaskar.
Aber in Wirklichkeit blieben die zwanzig Offiziere in der Rebellion gegen das Regime des Rajoelina am Donnerstag in einer Kaserne in der Nähe des Flughafens isoliert, etwa 15 Meilen von der Hauptstadt Antananarivo, mehr als 24 Stunden nach der Ankündigung, dass sie “alle Organe absetzen” der Big Island im indischen Ozean, mit 22 Millionen bewohnt.
Das Leben inzwischen folgt seinen gewohnten Gang in der Hauptstadt Antananarivo, mit seinen Staus und seine Händler beschäftigt, ohne sichtbare Einsatz der Sicherheitskräfte.
© 2010 AFP

Madagaskar: Armee beendet die versuchte Meuterei, welche blieb toter Buchstabe
Antananarivo (AFP) – 20/11/2010 08.12
Die madagassische Armee beendete Samstag ohne Blutvergießen eine versuchte Meuterei von einer kleinen Gruppe von Offizieren, die für vier Tage ohne Echo aufriefen, den Präsidenten zu stürzen.
Rund 400 Soldaten stürmten am späten Nachmittag eine Feuerwache etwa 15 km außerhalb der Hauptstadt, Fluchtburg der zwanzig putschenden Offiziere.

Die Operation dauerte etwa eine Stunde und führte zu mehreren Schusswechseln. Ausgestattet mit Kalaschnikows und einige mit Kapuze, traten Soldaten ohne Schwierigkeiten in das Lager der Bani (Naval Air Ivato). Dann verließen sie die Szene mit Applaus aus der Menge.
Der Eingriff fand “ganz leicht statt”, nach Alain Ramaroson, nahe Person des neuen Präsidenten, weil “das Lager war nicht in den Händen” der Gruppe, die eigentlich war “abgeschnitten” von ihrem Führer, dem General Rakotonandrasana.
© 2010 AFP

“Ja” für das neue Grundgesetz war weit voraus in Antananarivo mit 80,48% der abgegebenen Stimmen und 40,07% Wahlbeteiligung, nach den vorläufigen Ergebnissen berichtet Donnerstagmorgen durch die Unabhängige Nationale Wahlkommission (CENI).
An Eine überwältigende ja Abstimmung besteht kein Zweifel, da die Bewegungen der drei ehemaligen Präsidenten Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka und Albert Zafy, jetzt in der Opposition, für einen Boykott der Abstimmung aufgerufen hatten. Die wichtigste Frage ist für diese Abstimmung in der Höhe der Wahlbeteiligung.
“Es dauert zwei oder drei Tage für die erste nationale Trends”, sagt Gisele Ranampy von der Wahlkommission, und “für offizielle Ergebnis wird es mehr Zeit brauchen wegen einigen sehr abgelegenen Gebieten sehr gering” bewohnt, sagte sie.
© 2010 AFP

Madagaskar: Timeline einer angekündigten Revolte
Von Sylvie Braibant

6. August 1886 – Annexion von Madagaskar von Frankreich

Februar 1897 – Abschaffung der Monarchie Königin Ranavalona, die deportiert wurde nach Algerien

1914 – 1918 – Fast 46 000 Madagasker sind in den Ersten Weltkrieg involviert.
Über 20 000 auf dem Schlachtfeld sterben.

1936 – Zwangsarbeit in den Dienst von Frankreich: 12 000 Menschen werden gezwungen, ohne Bezahlung zu arbeiten.

1947/1948 – separatistische Aufstände von Frankreich unterdrückt.

26. Juni 1960 – Ausrufung der Unabhängigkeit. Die madagassische Republik wurde im Oktober 1958 verkündet, zwei Monate nach dem Besuch von General de Gaulle am Flughafen in Antananarivo. Philibert Tsiranana war erster Präsident am 1. Mai 1959 gewählt und unterzeichnete ein Abkommen mit Paris 2. April 1960. Wahrgenommen als der Mann des Elysee, wird er an der Stelle bis 1972 bleiben.

15. Juni 1975 – Nach drei Jahren der Instabilität und aufeinander folgender Staatsstreiche nach dem Abzug der letzten Truppen Französisch , ist der Sozialist Didier Ratsiraka ernannt zum Staats- und Regierungschef. Eingegliedert in den Block des sowjetischen Einflusses, übernahm er eine Charta der sozialistischen Revolution und proklamiert und die Demokratische Republik Madagaskar. Trotz einer Pause von mehreren Monaten, er bleibt an der Macht, zum Teil mit Gewalt, bis 2001.

1983 – Unter Druck des IWF, begann das madagassische Regime Liberalisierung seiner Wirtschaft.

1990er Jahre – Einführung des Mehrparteiensystems unter dem Druck der Straße, vor allem Studenten, und die Annahme der Verfassung der Dritten Republik, die das allgemeine Wahlrecht und Säkularismus verankert, durch ein Referendum.

16. Dezember 2001 – Präsidentenwahl: nach offiziellen Ergebnissen wurde der Oppositionelle Liberale Kandidat und Unternehmer Marc Ravalomanana, der Bürgermeister der Hauptstadt Antananarivo, mit 46% der Stimmen gegenüber 41% für seinen Gegner gewählt. Didier Ratsiraka weigerte sich, sich geschlagen zu geben. Eine politische Krise lähmt das Land für 18 Monate, danach werden die Ergebnisse verkündet durch das Oberste Verfassungsgericht. Didier Ratsiraka ging aus dem Amt und zog nach Frankreich.

Dezember 2006 – Marc Ravalomanana wurde wiedergewählt. Ein tropischer Berlusconi, verwaltet er die Insel wie ein Geschäft, er steigert das Wirtschaftswachstum mit seine MAP (Madagascar Action Plan), aber übernimmt wieder de facto das Ein-Parteien-System.

12. Dezember 2007 – Der Populist Andry Rajoelina, auch ein Unternehmer, vereint die Oppositionen, links und rechts, und wird mit über 60% der Stimmen zum Bürgermeister von Antananarivo.

19. November 2008 – Die britische Financial Times zeigt, dass das koreanische Unternehmen Daewoo einen Vertrag mit der Republik Madagaskar abgeschlossen hat, für 99 Jahre und freie Nutzung von 1,3 Millionen Hektar Ackerland (50% der landwirtschaftlichen Fläche), die eine Fläche darstellt wie die Hälfte Belgiens. Einen Monat zuvor eine andere südkoreanische Unternehmen, Kozone Natural Ressources, ist von Ravalomanana genehmigt worden, das Uran im Süden der Hauptstadt auszubeuten.

13. Dezember 2008 – Die TV-Sender Viva TV, im Besitz von Rajoelina, bekommt Sendeverbot nachdem es ein Interview mit dem ehemaligen Präsidenten Ratsiraka sendete. Am 17. Dezember erließ der Bürgermeister ein Ultimatum an die Regierung und fordert die Wiedereröffnung seines Senders. Am 14. Januar der Präsident, bereits für den Kauf von einem teuren neuen Flugzeug (60 Mio.) bedrängt, lehnt diese Ukas ab.

17. Januar 2009 – Rajoelina versammelt Gegner aller Couleur bei der Einweihung eines Platzes der Demokratie. Zwischen 30.000 und 50.000 Demonstranten. Ende Januar Plünderungen und Ausschreitungen in der Hauptstadt, die über dreißig Menschen getötet und Dutzende verletzt haben.

31. Januar – weitere Eskalation mit der Selbsternennung zum Staatsoberhaupt des jungen Bürgermeisters von Antananarivo. Dies ist der Beginn der täglichen Demonstrationen, die immer härter bestraft werden, wird bis Samstag, 7. Februar. An diesem Tag feuerte die Polizei in die Menge und tötete vierzig Personen.

– 14. März: Die Opposition griff den Sitz der Regierung an. Rajoelina sagt, er habe “Kontrolle” über die Armee und er “manage” das Land an der Spitze einer “Hohen Behörde des Übergangs.”

– 16. März: Die Armee überfällt die Büros der Präsidentschaft in Antananarivo zur “Beschleunigung der Abfahrt” von Ravalomanana, der in den Präsidentenpalast in den Vororten der Hauptstadt verschanzt ist.

– 17. März: Rajoelina macht einen triumphalen Einzug in die Büros der Präsidentschaft. Ravalomanana tritt zurück und übergibt seine Macht zu einer “militärischen Direktion”: Eine Behörde, abgelehnt sowohl von allen Oppositionellen wie vom Stabschef der Armee.
Die Militär Direktion überträgt ihre Befugnisse an Rajoelina.

– 18. März: Der Oberste Verfassungsgericht überprüft die Übertragung der vollen Befugnisse an Rajoelina, der als Präsident übernimmt für einen Zeitraum von höchstens 24 Monaten.
(- AB September 2009, einige Berichte über die neue Diktatur und das politische Gezerre: rechts in der Spalte auf den tag Madagaskar klicken)
Voriger und folgende Texte sind Auszüge aus : Madagaskar: ein Referendum auf Maß (File TV5-Monde)

Säkularismus, Versöhnung und Präsidentialismus: Der Entwurf einer Verfassung

Der neue Verfassungsentwurf in Madagaskar, am Mittwoch in einem Referendum vorgelegt, verändert jedoch nicht grundlegend die Form der madagassischen Regierung und soll verhindern “diktatorische Exzesse”, so die Redakteure. Der Text bietet “Ausbalancieren, Beschränkungen und Rationalisierung der Macht um zu Vermeiden diktatorische Auswüchse”, erklären die Autoren des neuen Grundgesetzes, in einer Analyse geschickt an AFP.

Die Regelung ist als semi-präsidentiell und semi-parlamentarisch vorgestellt, vor allem, weil der Präsident ernennt den Premierminister auf Vorschlag der “Partei oder einer Gruppe von Parteien der Mehrheit der Nationalversammlung “, was nicht der Fall war bisher .

Das Mindestalter für einen Kandidaten für das Präsidentenamt ist von 40 auf 35 Jahren gesenkt, also kann nun auch der strake Mann des Landes Rajoelina, 36, in den nächsten Präsidentschaftswahlen erscheinen (auch wenn er hat sich verpflichtet, nicht zu laufen).

Der Status “Leader of the Opposition” wird erstellt. Die Opposition hat Anspruch auf einen stellvertretenden Vorsitzenden der Nationalversammlung und einen Vorsitz eines Parlamentarischen Ausschusses.

Darüber hinaus “Rechtsstaat” und nicht nur die “Demokratie” wird die “Grundlage der Republik” (Artikel 1). In diesem Zusammenhang ist ein Hoher Rat für die Verteidigung der Demokratie und der Rechtsstaatlichkeit geschaffen, darunter “aus Respekt der Ethik der Macht.”

Hoher Rat für Nationale Verteidigung wird auch eingeführt, und den Streitkräfte ist jetzt die Mission gegeben “sozialen Frieden zu bewahren.”

Gelöscht während der Verfassungsrevision von 2007, sind die sechs Provinzen wieder eingeführt, und ausgestattet “mit einer moralischen Persönlichkeit, administrativen und finanziellen Autorität”, mit der Bestellung des Provinzregierungs-Chefs in allgemeinen Wahl.
Ein “Generalinspektion der Justiz” wird erstellt, um “die Einhaltung spezifischer Verhaltensregeln für Richter, sowie die Handlungen der Mitarbeiter der Justiz zu kontrollieren.” Diese Institution untersteht direkt der Präsidentschaft, woraufhin viele Kritiken kamen.

Darüber hinaus ist Säkularismus, im Jahr 2007 abgeschafft, wieder eingeführt, während Englisch verliert seinen Status als offizielle Sprache (2007 eingeführt).

In ihrer Stellungnahme legen die Autoren großen Wert auf den Wunsch zum “Wiederaufbau einer madagassischen Gesellschaft, das seine Originalität, Authentizität, Werte und traditionellen Grundlagen behält, während ihrer Entwicklung und Gedeihen in der modernen Jahrtausend”.

Somit wird ein Rat der Fihampihavanana (Versöhnung) gegründet. In diesem Sinne wird das neue nationale Motto “Liebe, Vaterland, Fortschritt”, das Wort Liebe ersetzt die Freiheit im alten Motto.

(Agence France Presse)

* Der Entwurf der Verfassung (PDF,fr)
* Die Website des “Hohen Behörde der Übergang”

KOMMENTAR: Die Flammen der Liebe
Pascal 16.11.2010Par Priestley

Wenn es nicht in der dramatischen Wirklichkeit wäre, könnte die Seifenoper zum Lachen bringen. Zusammenzufassen:

Staffel 1: Im Jahr 2002, Marc Ravalomanana, schneidiger junger Bürgermeister der Hauptstadt von Madagaskar und gewiefter Geschäftsmann (seine Milchindustrie brachte ihm den Beinamen “King of Joghurt”) kommt zum Ziel, mit der Unterstützung von der Straße und der Armeeangehörigen, und beendet das korrupte Regime von Didier Ratsiraka, an der Macht (trotz Schnitt) seit Anbeginn der postkolonialen Zeit. Dieser nimmt den Weg des Exils. Ravalomanana versprach dem madagassischen Volk Demokratie und Wohlstand.

Staffel 2: 2009, Rajoelina, schneidiger junger Bürgermeister der Hauptstadt von Madagaskar und pfiffiger Unternehmer (bekannt als Discjockey, und Besitzer eines kommerziellen Fernsehsenders) kommt zum Ziel, mit der Unterstützung von der Straße und der Waffe, und beendet das korrupte Regime von Marc Ravalomanana, in Kraft seit sieben Jahren. Dieser nimmt den Weg des Exils. Rajoelina verspricht den Madegassen Demokratie und Wohlstand.
DOSSIER TV5-MONDE 2009: Crise politique à Madagascar
Anders als sein Vorgänger jedoch erleidet Rajoelina Behinderungen: kein Wähler hat ihm nie den Auftrag gegeben, Präsident der Republik zu werden. Schlimmer noch: sein Alter (35 Jahre) schließt diese Möglichkeit legal aus. Wir organisieren diese also. Eine “Hohe Behörde des Übergangs” wird geschaffen, ernennt ihn Präsident (März 2009). Das gewählte Parlament wird ausgesetzt. Ein wegschauendes Verfassungsgericht bestätigt den Coup.

Power Sharing

Im Gegensatz zu Ravalomanana jedoch hat Rajoelina Mühe beim Verkauf des Putsches an die internationale Gemeinschaft als Ganzes, so unterbrechen die meisten ihre Hilfe für die Big Island und erkennen ihn nicht an. Isoliert, muss er mit den “drei Einfluss-Sphären” (Bewegungen) verhandeln, also rund gesagt Fraktionen, die ihm an der Macht vorangingen: die von Albert Zafy, ephemer gewählter Präsidenten der 90er Jahre, die von Didier Ratsiraka, im Exil in Paris, aber immer noch aktiv durch seine Anhänger, und die von Marc Ravalomanana, nun ein Flüchtling im südlichen Afrika.

Eine Vereinbarung über die Aufteilung der Macht kann in Maputo im August 2009 unterzeichnet werden. Die wichtigsten legislativen und exekutiven Funktionen sind unter den verschiedenen Clans verteilt, die im Gegenzug Lippe Rajoelina die Präsidentschaft übernehmen lassen. Ein Konsens-Premierminister wird ernannt. Nicht für lange, gefeuert einen Monat später, während die Macht sich verhärtet aufgrund weniger Transition.

Gespräche werden fortgesetzt, jedoch. Im August 2010 unterzeichnen das Regime Rajoelina und Hunderte von madagassischen Parteien eine neue Vereinbarung zur “Lösung der Krise”, die eine Präsidentschaftswahl Mai 2011 umfasst. Die Bewegungen der drei Ex-Präsidenten lehnen die Vereinbarung ab.

Eigenliebe

Es ist in diesem Zusammenhang, dass Staffel 3 beginnt: das Verfassungsreferendum vom 17. November.

Laut ihren Redakteuren bestimmt, um “diktatorische Exzesse zu vermeiden “, die Reform zielt in erster Linie, den Prozess zu legitimieren. Sie bringt einige malerische Neuerungen (siehe oben), wie der Status “Führer der Opposition” und eine “allgemeine Inspektion der Justiz”, sie ersetzt durch das Wort “Freiheit” im madagassischen Motto (“Freiheit, Heimat, Progress” ) durch “Liebe”. Ohne Zweifel Liebe für Präsident Rajoelina, der so nebenbei in seiner Rolle als “Staatsoberhaupt” bestätigt wird. Die neue Verfassung erlaubt es ihm, an der Präsidentschaftswahl durch Senkung der Altersbestimmung teilzunehmen.

Die “drei Bewegungen” mit ihrem Aufruf zum Boykott der Umfrage bekommen Versammlungsverbot, auch ein ehemaliger Ministerpräsident von “Konsens”, der unterstützt jetzt das “Nein”. Mehrere Führer der Opposition wurden verhaftet. Die internationale Gemeinschaft, in der Regel auf der Suche nach einer Krisenlösung, erkennt das Verfassungsreferendum als “wenig Konsensuell” nicht an. Es ist eine Untertreibung.

Rajoelina, kämpft ohne Hindernisse. Einige volle Stadien geben ihm die Illusion, von einer Welle getragen zu sein. Er ist aber sehr einsam. Staffel 4 fängt ziemlich schlecht an.
End.

One thought on “MADAGASKAR: VERFASSUNGSREFERENDUM – PUTSCHVERSUCH (gescheitert) – und etwas GESCHICHTE – Madagascar: référendum constitutionnel, mutinerie (ratée) , et un peu d’histoire”

  1. Andreas Fecke – dein copy-und-paste-journalismus schreit ja zum himmel! Und der Vergleich von Madagskar mit Kongo ist schlicht unerhörlich!
    Ausserdem: Guy Maxim Ralaiseheno ist nachweislich ein Zivilist und gewählter Lokalpolitiker (Bürgermeister) – er hat überhaupt rein gar nichts mit den offizieren oder dem versuchten Militärputsch zu tun. Die AFP hat dies sogleich zugegeben und korrigiert…
    mit solchen vermeintlichen Afrika-News ist weder dem Kontinent noch den Menschen geholfen.

Leave a Reply