MADAGASKAR: BEVÖLKERUNG MASSAKRIERT VIEHDIEBE (ZEBUS) – Madagascar: les voleurs de zébus défient l’armée et se font massacrer par des villageois

1. Madagaskar: Zebu-Diebe trotzen der Armee
Antananarivo (AFP) – 2012.06.20 07.51 Uhr – von Gaëlle BORGIA
Im Süden Madagaskars haben sich Dutzende von Banden von bewaffneten Männern im Zebu-Diebstahl spezialisiert und zögern jetzt nicht mehr, die Armee und Polizei zu konfrontieren, die eingesetzt werden, um sie zu stoppen.
2. Madagaskar: diese Dorfbewohner, die die Zebu-Diebe massakrieren
FENOEVO (Madagaskar) (AFP) – 05.09.2012 16:26 – Von Andrea Campeanu
Drei mit Zweigen abgedeckte Massengräber etwa 20 Kilometer weg von der ersten Polizeistation: Das ist alles, was in Fenoevo bleibt von den unglaublich gewalttätigen Auseinandersetzungen zwischen Dorfbewohnern und Zebudieben, die mehr als hundert Tote im Süden von Madagaskar forderten.
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1er ARTICLE SUR DEUX : Madagascar: les voleurs de zébus défient l’armée
ANTANANARIVO (AFP) – 20.06.2012 07:51 – Par Gaelle BORGIA
Dans le sud de Madagascar, des bandes de plusieurs dizaines d’hommes armés se sont spécialisées dans le vol de zébus, et n’hésitent plus désormais à affronter l’armée et la gendarmerie déployées pour les arrêter.

Un enfant garde des zébus à Anja, dans le sud de Madagascar
Kind hütet Zebus in Anja, im Süden von Madagaskar
Un enfant garde des zébus à Anja, dans le sud de Madagascar
AFP/Archives – Andreea Campeanu

Depuis le 9 juin, une centaine de voleurs de bétail armés de kalachnikov et de fusils de chasse s’est retranchée à Iabohazo, un village quasi-impossible d’accès de le district de Befotaka, dans le sud-est de la Grande Île. Remenabila, un retraité d’une soixantaine d’années, se présente comme leur chef.
Les informations qui parviennent de cette zone reculée sont parcellaires, mais des civils affirment avoir retrouvé onze corps mardi dans une forêt, qui pourraient être les corps de militaires tués dans les combats. L’armée a déjà reconnu avoir perdu au moins six hommes, et fait état de cinq disparus.
Cette activité criminelle s’est développée au cours des décennies à partir d’une coutume ancestrale symbolique de certaines populations du Sud de Madagascar.
Le vol de zébu continue d’être pratiqué notamment au moment d’une demande en mariage où le prétendant doit voler un animal pour prouver sa virilité et sa force et gagner les honneurs et l’admiration de la belle-famille. Une fois volé, le zébu doit être rendu à son propriétaire.
“Il ne s’agit pas d’un véritable vol mais d’un rite sacré accepté au sein du groupe”, explique à l’AFP Roland Rakotovao, historien.
“Cette pratique a pris une tournure différente durant la colonisation française quand les Malgaches l’ont utilisée pour s’opposer à l’administration coloniale et lutter contre l’oppresseur”, poursuit M. Rakotovao.
Avec les crises économiques successives à partir des années 1970 et l’appauvrissement d’une partie de la population, le vol de zébu s’est intensifié et est sorti du cadre de la tradition originelle.
“Les voleurs de zébus (ou Dahalo) sont devenus de vastes réseaux qui se constituent en dehors des villages traditionnels. Il ne s’agit plus de l’identité et de la vie d’un groupe mais d’organisations clandestines rejetées par les villageois et les notables”, affirme l’historien.
“Jusqu’à maintenant les groupes de voleurs de zébus étaient réduits. Aujourd’hui ils comptent des centaines d’hommes. C’est un phénomène nouveau”, explique de son côté à l’AFP le colonel Rakotomalala, chef de service des opérations de la gendarmerie nationale.
Malgré une vaste “opération de sécurisation nationale” lancée en avril entre autres pour lutter contre la recrudescence de vols massifs de zébus dans certaines régions, le phénomène a pris de l’ampleur et est qualifié par les autorités de “grand banditisme”.
Dans les régions des hauts plateaux du Sud, Bongolava et Betsiboka, trois grands marchés à zébus (Maintyrano, Tsiroanomandidy, Ambalavao) permettent d’écouler des marchandises volées et donc de perpétuer les vols.
“A priori il y a des contrôles mais la plupart du temps les voleurs arrivent à y échapper et à faire circuler les zébus volés librement”, témoigne une source locale.
Rejetés par leurs villages, parfois anciens détenus, les voleurs de zébus sont condamnés à vivre à l’écart de la société et constituent leurs propres villages.
Ils n’en bénéficient pas moins de complicités à tous les niveaux, selon des sources concordantes.
“Les Dahalo font établir de faux documents par des fonctionnaires corrompus pour faire circuler leurs zébus. Certains sont aidés par des militaires complices ou manipulés par des personnes plus haut placées qui s’enrichissent de ce trafic, ce sont des Dahalo en col blanc”, explique une source locale.
Poursuivi pour vols de zébus, Remenabila, célèbre chef Dahalo a été relaxé en 2008 par le tribunal de Farafangana (sud-est) pour insuffisance de charges.
Une enquête à tous les niveaux de l’administration est en cours pour démanteler un éventuel réseau qui génèrerait des milliers d’euros.
Un zébu castré du sud coûte en moyenne 200 euros. L’an dernier, certains groupes sont parvenus à voler 3.000 têtes, en un an. A Antananarivo, un employé de maison gagne en moyenne 20 euros par mois.
© 2012 AFP

2. Madagascar: ces villageois qui massacrent des voleurs de zébus
FENOEVO (Madagascar) (AFP) – 05.09.2012 16:26 – Par Andrea CAMPEANU
Trois fosses communes couvertes de branchages à 20 kilomètres du premier poste de gendarmerie: c’est tout ce qu’il reste à Fenoevo des affrontements d’une violence inouïe entre villageois et voleurs de zébus qui ont fait plus de cent morts dans le sud de Madagascar.
“On les a encerclés. On a utilisé des lances en fer et des pierres. On savait qu’ils allaient venir alors on s’est organisés”, explique Barizon, 21 ans, qui se promène fièrement avec d’autres hommes du village armé de sa hache et de son bâton.
“On a décidé qu’on en avait assez et qu’on allait riposter”, raconte Marcelo, 30 ans et propriétaire de cinq zébus, sa seule richesse à Fenoevo, un hameau de cases en terre perché à trois heures de Fort Dauphin, par une piste sinueuse perçant une forêt inextricable, où seul passe un 4×4 mais pas le téléphone portable.
“Les gendarmes sont loin, à Ramanomafana et il y a déjà eu des problèmes avec eux”, ajoute-t-il.
Une façon pudique de dire que dans le passé, les dix gendarmes de Ramanomafana n’étaient pas intervenus pour protéger le village contre les “dahalos”, le nom donné aux voleurs de bétail qui sévissent dans le sud-ouest de l’île.
D’ordinaire, avant d’attaquer, les “dahalos” préviennent les villages et les habitants terrorisés s’enfuient.
Mais à Fenoevo et trois autres villages environnants, ils ont décidé de riposter, dans la nuit de vendredi à dimanche, faisant 67 morts selon la gendarmerie, 86 selon les autorités régionales, et même 90 selon les villageois qui affirment qu’ils pourraient même y avoir encore des corps gisants ça et là.
Enterrés à la hâte, non loin du centre de Fenoevo, 17 corps ont été entassés dans trois fosses à peine décelables sous un amas de branches, a constaté un journaliste l’AFP dans ce village qui craint maintenant les représailles des alliés des voleurs.
Des affrontements d’une violence similaire ont eu lieu dans une autre commune des environs, Emanombo, à 20 km. La découverte mercredi de nouveaux cadavres a porté à au moins 27 le nombre de dahalos tués par des villageois, qui ont entrepris de les incinérer.
Aucun villageois ne sera inquiété par la justice, a assuré le colonel Thaina Rakotomalala, affirmant qu’il y avait “légitime défense”.
Quand ils ont appris que les “dahalos” allaient attaquer, les villageois ont posté des guetteurs, mis à l’abri femmes et enfants dans la forêt et ont massacré leurs assaillants, ne laissant la vie sauve qu’à une adolescente.
“Il m’avait promis un zébu”
Le vol de zébu est une vieille tradition, un rite de passage pour marquer sa virilité avant le mariage, aujourd’hui dévoyée par des bandes écoulant leur butin grâce à des complicités vers Antananarivo, la capitale, à 1.000 km de là.
Le trafic prospère dans un pays à la population appauvrie et livrée à elle-même.
Vola Rotsy Benerezy, la jeune fille de 14 ans que les villageois ont épargnée et l’une des rares à pouvoir témoigner côté dahalo, est en détention à la gendarmerie.
Nageant dans une vareuse de soldat trop grande pour elle, portée sur une robe sale verte et blanche, elle est assise par terre, les pieds menottés.
Elle était la compagne d’un des chefs dahalos, Remenabory, tué ainsi qu’un de ses frères à elle qui faisait partie du groupe d’environ 130 voleurs.
Cela faisait un mois qu’elle les suivait, de même qu’une autre fille de 18 ans, qui a également été tuée.
Selon les autorités régionales, les dahalos avaient quelques pistolets mais pas d’armes de guerre, contrairement aux voleurs qui avaient tendu une embuscade mortelle contre des gendarmes en juin.
“Notre boulot comme femmes, c’était de chanter pendant les attaques, pour distraire”, dit Vola. Elle n’a jamais été scolarisée, trop âgée quand l’école de son village Elontibey a été construite.
Le chef dahalo lui avait demandé de venir et lui avait promis un zébu. “Il m’a dit de ne pas avoir peur de venir, qu’il me protégerait, mais quand les villageois ont attaqué, il m’a laissé seule”, répète-t-elle.
© 2012 AFP

Un villageois tient une tige en fer en guise d'arme alors qu'il surveille un champ où ont été enteDes zébus paissent dans un champ de Fenoevo, à 20 km de Ranomafana, dans le sud-est de Madagascar, l
Gegen Viehdiebe bewaffneter Dorfbewohner in Fenoevo, Madagaskar
Zebus in Fenoevo, Madagaskar
Un villageois tient une tige en fer en guise d’arme alors qu’il surveille un champ où ont été enterrés des voleurs de zébus, à Fenoevo, à 20 km de Ranomafana, dans le sud-est de Madagascar, le 4 septembre 2012
Des zébus paissent dans un champ de Fenoevo, à 20 km de Ranomafana, dans le sud-est de Madagascar, le 4 septembre 2012
Fotos (c) AFP – by Andreea Campeanu

1. Madagaskar: Zebu-Diebe trotzen der Armee
Antananarivo (AFP) – 2012.06.20 07.51 Uhr – von Gaëlle BORGIA
Im Süden Madagaskars haben sich Dutzende von Banden von bewaffneten Männern im Zebu-Diebstahl spezialisiert und zögern jetzt nicht mehr, die Armee und Polizei, die eingesetzt werden um sie zu stoppen, zu konfrontieren.
Seit dem 9. Juni hatten sich Hunderte von Viehdieben mit Kalaschnikow oderGewehren verschanzt in Iabohazo, einem fast unmöglich erreichbaren Dorf im Bezirk Befotaka, im Südosten der Big Island. Remenabila, ein Rentner der 60 Jahre, ist ihr Anführer.
Die Informationen aus diesem abgelegenen Gebiet sind lückenhaft, aber sagen, dass Zivilisten elf Leichen am Dienstag in einem Wald gefunden haben, das könnten die Leichen von im Kampf getöteten Soldaten sein. Die Armee hat zugegeben, mindestens sechs Männer verloren zu haben und von fünf fehlenden berichtet.
Diese kriminelle Aktivität hat sich im Laufe der Jahrzehnte ausgebaut von einem uralten Brauch, symbolisch für einige Populationen im südlichen Madagaskar.
Zebu-Diebstahl wird weiterhin praktiziert: vor allem vor einer Ehe, wo der Freier ein Tier zu stehelen hat, um seine Männlichkeit und Stärke zu beweisen und um die Bewunderung der Schwiegereltern zu gewinnen und sie zu ehren. Einmal gestohlen, muss das Zebu an den Besitzer zurückgegeben werden.
“Es ist nicht ein realer Diebstahl, sondern eine heilige Handlung, die in der Gruppe akzeptiert wird”, sagte der AFP Rakotovao Roland, ein Historiker.
“Diese Praxis hatte eine andere Wendung genommen während der Kolonisierung Französisch, als die Madagassen sich damit der koloniale Verwaltung im Kampf gegen die Unterdrücker widersetzten,” so Mr. Rakotovao.
Mit aufeinanderfolgenden Krisen seit den 1970er Jahren und der Verarmung eines Teils der Bevölkerung hat Zebu Diebstahl zugenommen und ist außerhalb des Rahmens der ursprünglichen Tradition.
“Diebe von Zebu (oder Dahalo) bilden große Netzwerke, die außerhalb der traditionellen Dörfer sind. Es geht nicht mehr um die Identität und das Leben einer Gruppe, sondern um Geheimorganisationen, die von den Dorfbewohnern abgelehnt werden”, sagt der Historiker.
“Bis jetzt waren Gruppen von Zebu Dieben klein. Heute haben sie Hunderte von Männern. Dies ist ein neues Phänomen”, sagt zu AFP Oberst Rakotomalala, Manager of Operations der Nationalen Gendarmerie.
Trotz einer breiten “nationalen Sicherheitsoperation”, im April unter anderem ins Leben gerufen, um gegen das Wiederaufleben des massiven Diebstahl von Zebus in einigen Bereichen zu bekämpfen, ist das Phänomen gewachsen und ist qualifiziert durch die Behörden als “organisierte Kriminalität”.
In Regionen der Southern Highlands, Bongolava und Betsiboka, ermöglichen drei große Zebu-Märkte (Maintyrano, Tsiroanomandidy, Ambalavao), gestohlene Waren zu verkaufen und damit das Fortbestehen der Diebstähle.
“A priori gibt es Kontrollen, aber meistens Diebe entkommen und gestohlene Zebus zirkulieren frei”, sagt eine lokale Quelle.
Abgelehnt durch ihre Dörfer, manchmal Ex-Sträflinge, sind Zebudiebe gezwungen, weg von der Gesellschaft zu leben und bilden ihre eigenen Dörfer.
Sie profitieren auch von Mittäterschaft auf allen Ebenen, hieß es.
“Die Dahalo produzieren gefälschte Dokumente durch korrupte Beamte, um ihre Zebus zu bewegen. Einige werden durch militärische Komplizen geholfen oder manipuliert durch Leute auf höherer Ebene, die Geld verdienen von diesem Verkehr: Dahalo in weissem Kragen” , sagte eine lokale Quelle.
Eine Untersuchung auf allen Ebenen der Verwaltung ist im Gange, um ein mögliches Netzwerk, das Tausende von Dollar generiert, zu demontieren.
Eine kastrierte Zebu kostet durchschnittlich 200 Euro. Im vergangenen Jahr, einigen Gruppen gelang es, 3000 Köpfe zu stehlen, in einem Jahr. In Antananarivo verdient ein Hausangestellter im Durchschnitt 20 Euro pro Monat.
© 2012 AFP

2. Madagaskar: diese Dorfbewohner, die die Zebu-Diebe massakrieren
FENOEVO (Madagaskar) (AFP) – 05.09.2012 16:26 – Von Andrea Campeanu
Drei mit Zweigen abgedeckte Massengräber etwa 20 Kilometer weg von der ersten Polizeistation: Das ist alles, was in Fenoevo bleibt von den unglaublich gewalttätigen Auseinandersetzungen zwischen Dorfbewohnern und Zebudieben, die mehr als hundert Tote im Süden von Madagaskar forderten.
“Wir haben sie umzingelt. Wir hatten Eisenspeere und Steine. Wir wussten, sie kamen, so organisierten wir uns”, sagte Barizon, 21, der stolz mit anderen bewaffneten Männer im Dorf herumspaziert, mit seiner Axt und seinem Schlagstock.
“Wir haben uns entschieden, dass wir genug hatten und wir reagieren würden”, sagte Marcelo, 30 Jahre und Besitzer von fünf Zebu, sein einziger Reichtum in Fenoevo, einem Dorf von geduckten Erdhütten, drei Stunden entfernt von Fort Dauphin. Dazwischen dichter Wald, wo ein Geländewagen nioch durchkommt, nicht aber das Telefon.
“Die Polizei ist weit weg, in Ramanomafana, und es gab hier Probleme mit ihnen”, fügt er hinzu.
Eine bescheidene Art zu sagen, dass die zehn Polizisten aus Ramanomafana in der Vergangenheit nicht eingegriffen hatten, um das Dorf gegen “dahalos”, die Bezeichnung für diese Viehdiebe, die den Süd-Westen der Insel verpesten, zu schützen.
Normalerweise warnten die “dahalos” die Dörfer vor dem Angriff und die terrorisierten Einwohner flohen.
Aber Fenoevo und drei andere Dörfer beschlossen, sich zu rächen, in der Nacht von Freitag bis Sonntag, was 67 Tote kostete nach Angaben der Polizei, 86 von den regionalen Behörden und sogar 90 nach Dorfbewohnern, die sogar sagen, dass Körper hier und da vielleicht noch herumliegen.
Hastig begraben, nicht weit vom Zentrum von Fenoevo, wurden 17 Leichen in drei Gruben, kaum nachweisbar unter einem Haufen von Zweigen, fand ein AFP-Reporter im Dorf, welches jetzt Repressalien von Verbündeten der Diebe fürchtet.
Zusammenstöße von ähnlicher Gewalt ereigneten sich in Emanombo, 20 km weiter. Mindestens 27 dahalos wurden dort von Dorfbewohnern liquidiert, die sie Mittwoch zu verbrennen begannen.
Kein Dorfbewohner wird von der Justiz betroffen sein, versicherte der Oberst Thaina Rakotomalala: es sei “Selbstverteidigung”.
Als sie erfuhren, dass “dahalos” sie angreifen würden, haben die Dorfbewohner Wachen aufgestellt, ihre Frauen und Kinder in den Wald geschickt, und töteten ihre Angreifer ausnahmslos – einzig eine Teenagerin blieb am Leben.
“Er versprach mir ein Zebu”
Zebu Diebstahl ist eine alte Tradition … siehe Artikel 1….
Vola Rotsy Benerezy, das junge 14-jährige Mädchen, das die Dorfbewohner leben liessen, ist eine der wenigen von der Dahalo-Seite, auszusagen. Sie ist in Haft bei der Gendarmerie.
In einer Soldatenjacke zu groß für sie, über einem schmutzigen grünen und weißen Kleid, sitzt sie auf dem Boden, die Füße gefesselt.
Sie war die Frau eines der Führer der dahalos, Remenabory, der getötet wurde wie einer ihrer Brüder, der auch Teil der Gruppe von etwa 130 Dieben war.
Sie folgte ihnen seit einem Monat, zusammen mit einem anderen 18-jährigen Mädchen, die ebenfalls getötet wurde.
Nach den regionalen Behörden hatten die dahalos einige Waffen, aber keine Waffen des Krieges, im Gegensatz zu den Dieben von den tödlichen Überfällen gegen Polizisten im Juni.
“Unsere Aufgabe als Frauen war, während der Angriffe zu singen, zu unterhalten”, sagte Vola. Sie hat nie eine Schule besucht, war zu alt, als ihre Dorfschule in Elontibey gebaut wurde.
Der Chef der Dahalo bat sie, zu kommen, und versprach ihr ein Zebu. “Er erzählte mir, keine Angst zu bekommen, er würde mich beschützen, aber als die Dorfbewohner angriffen, er hat mich allein gelassen”, wiederholte sie.
© 2012 AFP

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