MALAWI, WAHLDRAMA: JUSTIZ LEHNT ANNULIERUNG DER PRÄSIDENTIN AB – Le Malawi dans l’attente du résultat de la présidentielle contestée

Malawi: Justiz lehnt von Präsidentin beschlossene Wahlannullierung ab
25. Mai 2014, 10:29 http://derstandard.at/r652/Afrika
Banda erklärte Wahl für ungültig, Oberster Gerichtshof ordnete Fortsetzung der Auszählung an
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Le Malawi dans l’attente du résultat de la présidentielle contestée
Blantyre (Malawi) (AFP) – 26.05.2014 14:37 – Par Felix MPONDA
Les Malawites attendaient toujours lundi le résultat de l’élection présidentielle contestée du 20 mai, gardant leur calme malgré l’intense bataille juridique et la guerre des nerfs que se livrent la présidente Joyce Banda et son principal rival Peter Mutharika.

Recompte des bulletins de vote à Blantyre, le 24 mai 2014
Neuzählung der Stimmen in Malawi
Recompte des bulletins de vote à Blantyre, le 24 mai 2014
afp.com – Amos Gumulira

Lundi matin, le dépouillement semblait proche du but, selon une source au sein de la commission électorale.
Mais personne n’était en mesure de dire si celle-ci allait finalement annoncer le résultat, et le cas échéant, si celui-ci pourra être valablement considéré comme l’expression de la volonté des 7,5 millions d’électeurs de ce petit pays rural d’Afrique australe.
Le scrutin, que Mme Banda a tenté en vain de faire annuler samedi, connaît depuis le début des ratés spectaculaires, avec des problèmes d’organisation “considérables” dès le jour du vote mardi dernier, selon les observateurs étrangers, puis au cours du décompte.
Il y a jusqu’à dix heures de retard par endroits et il a fallu revoter jusqu’au surlendemain dans certains bureaux. Le système informatique de comptage de la commission électorale s’est ensuite bloqué, obligeant à passer en mode manuel.
Des anomalies ont enfin été détectées dans des bureaux où il y a eu plus de suffrages exprimés que d’inscrits.
La population, comme durant la majeure partie de la campagne, a affiché malgré cela une patience à toute épreuve, avec tout au plus quelques désordres isolés le 20 mai quand des bureaux de vote ont été incendiés dans la capitale et l’armée appelée en renfort.
Pourtant, la tension n’a jamais été aussi vive entre Joyce Banda, 64 ans, au pouvoir depuis 2012 et dont les partisans soutiennent qu’elle a gagné, et l’ancien ministre des Affaires Peter Mutharika, 74 ans, en tête dans des résultats très partiels.
La commission électorale n’a pas réussi à apaiser les esprits dimanche en proposant de recompter les bulletins là où des anomalies avaient été détectées.
la commission s’était targuée d’avoir obtenu un accord de tous les partis. Mais le camp Mutharika a obtenu une décision de justice en référé pour bloquer le recomptage des urnes litigieuses.
– “Institutions solides” –
Selon le camp Mutharika, Mme Banda n’a pas le droit de faire des recours, ni de forcer à un recomptage, tant que le résultat de ce scrutin à un seul tour n’est pas annoncé.
La bataille par avocats interposés pourrait encore durer longtemps.
“Mme Banda pourrait faire appel de la décision de justice invalidant l’annulation des élections”, estime Dimpho Motsamai, chercheuse à l’Institut des Etudes de Sécurité (ISS, Pretoria). Elle a proposé de tenir à nouveau le scrutin, sans sa candidature.
Selon elle, le Malawi est entré dans “une période inquiétante d’incertitudes” et Mme Banda a manqué de jugeote et aurait dû prévoir tous les problèmes logistiques du scrutin.
“Malgré tous ces rebondissements, le drame et le malaise général, le Malawi démontre (encore) qu’il a des institutions solides, impartiales et respectées”, a commenté Jeffrey Smith, du centre Robert Kennedy pour le droit et la Justice (Etats-Unis).
“Beaucoup de médias se sont focalisés sur les quelques incidents violents de Blantyre mais les gens, comme l’appareil institutionnel, méritent des félicitations”, a-t-il ajouté à l’AFP.
Ancienne vice-présidente, Mme Banda avait hérité du fauteuil présidentiel, sans élection, en avril 2012, au décès de Bingu wa Mutharika, très décrié pour sa dérive autocratique.
Mais il s’en était fallu de peu. Peter Mutharika est soupçonné d’avoir tenté de cacher la mort de son frère pour essayer de confisquer le pouvoir à son profit. Une enquête ordonnée depuis a conclu à des manoeuvres passibles d’une condamnation pour haute trahison.
Joyce Banda, durant son court mandat, a tenté de redresser les finances du pays et donné d’elle l’image d’une dirigeante courageuse et intègre, louée à l’étranger.
Paradoxalement, c’est sous sa présidence qu’a éclaté en octobre 2013 le plus grand scandale de détournement d’argent public dans l’histoire du Malawi, le “Cashgate”, qui a entraîné un gel d’une partie de l’aide étrangère.
Elle-même nie toute implication et s’estime victime de son acharnement à en finir avec la corruption, sport national au Malawi.
Elle s’est cependant aliéné l’électorat en imposant une austérité et une dévaluation pénalisante pour la population, déjà excédée par des pénuries du temps de son prédécesseur.
Près de la moitié des 15 millions de Malawites vivent avec moins d’un dollar par jour.
© 2014 AFP

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Malawi: Justiz lehnt von Präsidentin beschlossene Wahlannullierung ab 
25. Mai 2014, 10:29 http://derstandard.at/r652/Afrika
Banda erklärte Wahl für ungültig, Oberster Gerichtshof ordnete Fortsetzung der Auszählung an
Lilongwe – Das verarmte südostafrikanische Malawi ist am Wochenende in die politische Krise gestürzt: Mit Hinweis auf “gravierende Unregelmäßigkeiten” hatte Staatschefin Joyce Banda am Samstag die Präsidentschafts- und Parlamentswahlen für null und nichtig erklärt, doch am Abend wies der Oberste Gerichtshof die Entscheidung zurück und ordnete die Fortsetzung der Auszählung an.
UN-Generalsekretär Ban Ki-moon stellte sich hinter die Wahlkommission. Diese hatte nach Bandas Entscheidung das Oberste Gericht angerufen und prüfen lassen, ob die Präsidentin überhaupt die nötigen Befugnisse für die Annullierung der Wahl vom Dienstag habe. Am Abend kam dann die Annullierung der Annullierung. Bis zum Wochenende waren etwa 30 Prozent der Stimmen ausgezählt, und demnach lag die Amtsinhabern mit nur 23 Prozent abgeschlagen hinter ihrem stärksten Widersacher Peter Mutharika mit 42 Prozent. Es war nur ein Wahlgang vorgesehen.
Die Präsidentin hatte zur Begründung der Wahlannullierung auf zahlreiche Unregelmäßigkeiten und Pannen verwiesen. Wähler hätten mehrfach ihre Stimme abgegeben, Wahlurnen seien manipuliert worden und das computergestützte Programm zur Stimmenauszählung sei zusammengebrochen. Ban erklärte, die Abstimmung habe trotz technischer Probleme den Anforderungen entsprochen. Er rief “alle Kandidaten, Parteien und Institutionen” in Malawi auf, die Wahlkommission bei ihrer Arbeit zu unterstützen.
Bandas erste Wahl
Staatschefin Banda musste sich zum ersten Mal dem Wählervotum stellen. Die frühere Vizepräsidentin hatte im Jahr 2012 nach dem Tod von Präsident Bingu wa Mutharika dessen Posten übernommen. Nun muss sie fürchten, die Macht an Mutharikas Bruder Peter zu verlieren.
Dem Wahlkonflikt geht ein erbitterter Streit zwischen den Lagern der Amtsinhaberin und ihres Herausforderers voraus. Der soll nach dem Tod seines Bruders versucht haben, Banda auszuschalten und selbst nach dem Amt zu greifen. Eine Untersuchungskommission sah ihn des Hochverrats schuldig.
Im vergangenen Jahr wurde Bandas Regierung vom bisher größten Korruptionsskandal des Landes erschüttert. Eine Sparpolitik und die Abwertung der Landeswährung Kwacha kosteten die Präsidentin weitere Sympathiepunkte in der Bevölkerung. Fast die Hälfte der Menschen in Malawi muss mit weniger als einem Dollar pro Tag auskommen. (APA, 25.5.2014)

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