MALI-KONFLIKT STÖRT KOKAINHANDEL NACH EUROPA – Le conflit malien perturbe le trafic de cocaïne vers l’Europe

Malischer Konflikt stört Kokainhandel nach Europa
PARIS (AFP) – 10.03.2013 09:32 – Von Pierre-Marie Giraud
Der Konflikt in Mali stört eine der Kokain-Hauptrouten (durch die Sahel) nach Europa, aber die Drogenhändler haben sich bereits durch Änderung ihrer Routen angepasst, sagen von AFP befragte Experten.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

=> MORE INFO COCAINE in AFRIKANEWS ARCHIV

Le conflit malien perturbe le trafic de cocaïne vers l’Europe
PARIS (AFP) – 10.03.2013 09:32 – Par Pierre-Marie GIRAUD
Le conflit au Mali perturbe l’une des grandes voies d’acheminement de la cocaïne qui traverse le Sahel vers l’Europe mais les trafiquants se sont déjà adaptés en modifiant leurs trajets, estiment des experts interrogés par l’AFP.
Depuis une dizaine d’années, l’Afrique de l’Ouest est devenue une des plaques tournantes du trafic de cocaïne latino-américaine vers l’Europe, profitant de la pauvreté et de la faiblesse étatique des pays de la région. La drogue arrive par bateau dans le golfe de Guinée ou par avion par des vols directs Venezuela-Mauritanie ou Mali, avant d’être stockée puis redistribuée, par la route, notamment via le Sahel, vers les rives sud de la Méditerranée.
“Autoroute A-10” : c’est le surnom donné par les spécialistes à la plus importante voie d’acheminement de la drogue, le long du 10è parallèle, avant de remonter à travers le désert vers l’Europe. Un rapport de 2009 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) évaluait à quelque 250 tonnes la quantité de cocaïne qui avait déjà transité par cette voie.
Selon Alain Rodier, directeur de recherches au Centre français de recherches sur le renseignement (CF2R), 10% de la cocaïne arrivant en Europe passe par l’Afrique. Cet ancien officier de renseignement ajoute que les révolutions arabes en Tunisie et en Libye, puis le conflit au Mali, ont déstabilisé les routes de la cocaïne mais que les trafiquants, “démontrant leur capacité d’anticipation, continuent à faire leur business en passant par d’autres routes”.
Pour Mathieu Guidère, universitaire et islamologue, l’intervention militaire française au Mali a été un “coup de pied dans la fourmilière qui a totalement perturbé les trafics de drogue, d’armes et d’immigration clandestine dans la région, faisant éclater tous les réseaux qui passaient par le nord du Mali”.
Tous les trafiquants payaient aux mouvements islamistes un droit de passage de 10% calculé sur la valeur globale de la cargaison, “certains groupes armés assurant en plus – contre rémunération – une protection du convoi”, explique ce chercheur.
Dans la région, poursuit Mathieu Guidère, “tout le monde a fichu le camp mais chacun essaie de reconstituer ses filières d’acheminement de drogue ou d’armes”.
Le criminologue Xavier Raufer parle crûment : “Il est impossible de dessiner des cartes de trafic de la cocaïne car, l’encre à peine sèche, les filières ont changé”. Selon lui, depuis 40 ans, “jamais le transport de cocaïne vers l’Amérique du Nord et l’Europe n’a été interrompu”. Il en veut pour preuve le fait que le prix de la cocaïne – en dollars constants – payé par les consommateurs a été divisé au moins par deux entre 1980 et 2010.
Pour ce criminologue, “on ne saisit pas suffisamment de drogue pour peser sur le marché et on se saisit pas non plus l’argent de la drogue”. A cet égard, il cite un chiffre du GAO, organisme d’audit du Congrès américain chargé de contrôler les comptes publics, selon lequel sur 100 dollars d’argent sale issus du trafic de cocaïne, 25 cents seulement sont effectivement saisis.
“Dès les premiers bruits de botte au Mali, assure-t-il, les logisticiens de la drogue, qui réfléchissent en permanence à de nouvelles routes, ont modifié leurs trajets qui passaient par le nord du pays”.
Pour Xavier Raufer, “de nouvelles routes sont déjà d’ailleurs en train de s’ouvrir par l’Angola, la République du Congo et les Grands Lacs ou par la Libye, vaste marqueterie de tribus en guerre”.
“Les profits liés au trafic de cocaïne sont tellement énormes que l’allongement des filières et, partant, le prix du transport ne sont pas un problème”, conclut le criminologue.
© 2013 AFP

Malischer Konflikt stört Kokainhandel nach Europa
PARIS (AFP) – 10.03.2013 09:32 – Von Pierre-Marie Giraud
Der Konflikt in Mali stört eine der Kokain-Hauptrouten (durch die Sahel) nach Europa, aber die Drogenhändler haben sich bereits durch Änderung ihrer Routen angepasst, sagen von AFP befragte Experten.
Seit zehn Jahren hat sich Westafrika zu einer Drehscheibe des Kokainhandels von Lateinamerika nach Europa entwickelt, unter Ausnutzung der Armut und der staatlichen Schwäche der Länder in der Region. Drogen kommen mit dem Boot in den Golf von Guinea oder durch direkte Flüge von Venezuela nach Mauretanien oder Mali, bevor sie gelagert und später dann auf der Straße weitertransportiert werden, insbesondere durch die Sahel bis zum südlichen Ufer des Mittelmeers.
“Highway A-10″ ist der Spitzname von Spezialisten für den wichtigsten Weg für die Drogen auf dem 10. Breitengrad, bevor sie sich durch die Wüste nach Europa gegeben. Der 2009 Bericht des Büros der Vereinten Nationen für Drogen-und Verbrechensbekämpfung (UNODC) schätzt, dass etwa 250 Tonnen Kokain bereits durch diesen Kanal geleitet wurden.
Laut Alain Rodier, Direktor der Forschung am Französischen Zentrum für Forschung zur Informationsbeschaffung (CF2R) gehen 10% des Kokains, die nach Europa kommen, durch Afrika. Der ehemalige Geheimdienst-Offizier fügte hinzu, dass die arabischen Revolutionen in Tunesien und Libyen und der Konflikt in Mali die Kokain-Strecken destabilisiert haben, aber die Drogenschmuggler”demonstrieren ihre Fähigkeit zu antizipieren, weiterhin ihr Geschäft durchzuziehen, auf anderen Straßen. ”
Für Mathieu Guidere, Akademiker und islamischer Gelehrter, war die französische militärische Intervention in Mali ein “Tritt in den Ameisenhügel, die den Schmuggel von Drogen, Waffen und illegalen Einwandern in der Region völlig zerstörte und alle Netzwerke im nördlichen Mali zerbrach. ”
Alle Schmuggler bezahlten den islamistischen Bewegungen Wegerecht von 10% auf den Gesamtwert der Ladung, “einige bewaffnete Gruppen garantierten auch – gegen Bezahlung – Schutz des Konvois”, sagt der Forscher.
In der Region, sagt Mathieu Guidere, “sind alle geflohen, aber jeder versucht, seine Routing-Kanäle für Drogen oder Waffen wieder aufzubauen.”
Kriminologe Xavier Raufer spricht unverblümt: “Es ist unmöglich, Karten des Kokains zu zeichnen, weil sich, die Tinte kaum trocken, die Kanäle verändert haben.” Nach ihm wurde 40 Jahre lang “Kokaintransport nach Nordamerika und Europa niemals unterbrochen.” Als Beweis führt er die Tatsache an, dass der Preis für Kokain – in konstanten Dollar von den Verbrauchern gezahlt – sich zwischen 1980 und 2010 mindestens halbierte.
Für den Kriminologen “beschlagnahmen wir nicht genug von der Droge, um auf dem Markt zu wiegen, und wird es ist nicht Geld aus dem Drogenhandel beschlagnahmt.” In diesem Zusammenhang nennt er eine Zahl von GAO (Prüfstelle des amerikanischen Kongresses, um die öffentlichen Finanzen zu überwachen), dass von $ 100 schmutzigem Geld aus Kokainhandel nur 25 Cent erfasst werden.
“Von den ersten Tönen von Stiefeln in Mali an, haben die Logistiker der Droge, die ständig neue Straßen ausdenken, ihre Routen durch den Norden des Landes verändert.”
Laut Xavier Raufer sind “neue Straßen auch schon im Aufbau über Angola, der Republik Kongo und den Great Lakes oder Libyen, ein riesiges Mosaik aus verfeindeten Stämmen.”
“Die Gewinne aus Kokainhandel sind so riesig, dass längere Ketten, und damit die Kosten für den Transport, kein Problem sind”, schließt der Kriminologe.
© 2013 AFP

Leave a Reply