MALI, NIGER: ÜBER DIE FLÜCHTLINGE AUS LIBYEN – Histoires des réfugiés

Un partisan de Mouammar Kadhafi lors d'un rassemblement organisé par le régime libyen à Tripoli, l
Foto (c) AFP: Ein Anhänger von Muammar Gaddafi während einer Versammlung durch die libysche Regierung in Tripolis organisiert, 20. März 2011
Un partisan de Mouammar Kadhafi lors d’un rassemblement organisé par le régime libyen à Tripoli, le 20 mars 2011

1. Gaddafi: Im Norden Malis schwingen die Herzen zwischen dem Guten und dem Schlechten
GAO (Mali) (AFP) – 2011.03.22 10.52
Im Norden Malis verteidigen einige den libyschen Staatschef Muammar Gaddafi als pan-Africanist, ein Mann von “Großzügigkeit” und zu Unrecht angegriffen. Für andere erst kürzlich aus Libyen zurückkehrte Afrikaner ist er ein Bösewicht, ein “Diktator”.
2. Mehr als 10.000 Afrikaner sind aus Libyen nach Niger geflohen
Niamey (AFP) – 2011.03.23 11.45
Mehr als 10.000 Bürger aus Ländern in Westafrika, am meisten Nigerer, sind seit 13. Februar, Anfang der Gewalt in Libyen, in den benachbarten Niger geflohen, sagte die UNO Mittwoch in Niamey.
DEUTSCHE (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR DEUX: Kadhafi: dans le nord du Mali, le coeur balance entre le bon et la brute

GAO (Mali) (AFP) – 22.03.2011 10:52
Dans le nord du Mali, certains défendent le leader libyen Mouammar Kadhafi comme un panafricaniste, un homme “généreux” injustement attaqué. Pour d’autres dont des Africains récemment rentrés de Libye, c’est un “méchant”, un “dictateur” à chasser du pouvoir.
A Gao, à plus de 1.200 km au nord de Bamako, comme dans plusieurs localités du nord du Mali, la situation en Libye passionne.
On suit sur les télévisions et radios internationales “la guerre en direct”, selon le mot d’un habitant, en référence aux frappes de la coalition internationale visant des objectifs militaires libyens.
“Kadhafi ne mérite pas les bombes, c’est un panafricaniste”, estime Ina, un jeune enseignant, assis sous un arbre à l’abri de la canicule. “Moi, je ne vois pas pourquoi on peut bombarder comme ça un pays. C’est la loi du plus fort. La France, les Etats-Unis vont payer ça cher. Je soutiens Kadhafi à mort. Kadhafi aime les Africains”, clame Thierno Maïga, gérant de cybercafé.
Un fonctionnaire au service des impôts de Gao le trouve “généreux”, avançant: “il partage ses revenus pétroliers avec les pauvres d’Afrique”.
Pour Edmond Sassé, Malien d’origine togolaise, il fait “la fierté de l’Afrique”. D’autres trouvent qu’il est aussi fier du continent, à le voir arborer souvent à la poitrine un pin’s représentant l’Afrique.
Dans le quartier Château d’eau de Gao où s’entassent des Maliens ayant vécu en Libye, c’est un autre son de cloche.
Entre samedi et dimanche, plus de 400 Africains -des Maliens, pour leur écrasante majorité- sont arrivés dans la ville par la route, via l’Algérie, après avoir fui la Libye en proie depuis mi-février à une insurrection populaire. Cela portait leur nombre à un millier en moins de dix jours et les autorités maliennes s’attendent à d’autres afflux.
Kadhafi? “Ce n’est pas un homme bien. Il parle beaucoup pour rien”, affirme Simon Dounté, relevant que le dirigeant libyen ne fait rien pour mettre fin à l’exploitation et aux mauvais traitements subis par les émigrés africains dans son pays.
Selon un autre Malien arrivé de Libye s’exprimant anonymement, les Subsahariens y sont traités de “sales Noirs” ou “sales moustiques”. “Je travaillais dans une ferme non loin de Tripoli. Quand tu fais six mois sans être payé, quand tu demandes ton argent, on t’amène au commissariat”, poursuit-il.
“Moi, je travaillais pour un riche Libyen qui a des bateaux”, témoigne Abéota, un Ghanéen, fringant trentenaire qui parvenait à s’en sortir jusqu’à l’éclatement de la révolte, ce qui n’était pas le cas “d’autres Africains, surtout ceux qui ne parlent pas anglais”, raconte-t-il.
Et d’ajouter: “Kadhafi n’a pas construit un Etat, il a construit un système. Le système le dépasse aujourd’hui. Il ne partira que dans le sang. Ce n’est pas un président. C’est un roi” et il est “mégalomane”.
“Kadhafi doit partir. C?est un dictateur. Son peuple a besoin de démocratie”, lâche Anankia, originaire de Ségou (centre du Mali), qui envisage de retourner en Libye “si un président démocratique” succède à Kadhafi.
Anankia en a gros sur le coeur. Après cinq ans en Libye et plusieurs boulots sans salaire fixe, il a ramené au Mali 280.000 FCFA (427 euros) pour toute économie. Ses différents patrons lui doivent “3 millions de FCFA” (plus de 4.500 euros) et il leur souhaite un “châtiment divin”.
© 2011 AFP

Des réfugiés nigériens ayant fui la Libye, le 3 mars 2011 au camp de Choucha en Tunisie
Foto (c) AFP: Nigerianische Flüchtlinge aus Libyen, 3. März 2011 in Shusha Lager in Tunesien
Des réfugiés nigériens ayant fui la Libye, le 3 mars 2011 au camp de Choucha en Tunisie

2. Plus de 10.000 Africains ont fui la Libye pour le Niger
NIAMEY (AFP) – 23.03.2011 11:45
Plus de 10.000 ressortissants de pays d’Afrique de l’Ouest, en majorité des Nigériens, ont fui depuis le 13 février les violences en Libye pour le Niger voisin, a annoncé mercredi l’ONU à Niamey.
“Depuis le 13 février, date du début des mouvements de migrants, 10.779 personnes (…) dont 117 femmes et 131 enfants ont fui les troubles en Libye pour le Niger”, indique un rapport de l’Office des affaires humanitaires des Nations unies au Niger (OCHA).
En plus des Nigériens, qui constituent la très grande majorité, l’ONU a recensé 808 autres Africains de l’ouest dont des Sénégalais, des Burkinabé, des Maliens, des Guinéens, des Ivoiriens, des Bissau-guinéens, des Gambiens, des Mauritaniens, des Togolais, des Sierra-léonais et des Nigérians.
Tous ces personnes sont arrivées par camions à Dirkou, une localité nigérienne proche de la frontière libyenne avant d’atteindre Agadez, la capitale régionale du nord nigérien à trois jours de route de Dirkou.
Une majorité de ces personnes ont fui la Libye par leurs propres moyens, a affirmé à l’AFP par téléphone une source sécuritaire à Dirkou.
Quelque 244 d’entre elles sont arrivées en passant par l’Algérie et certains ont été attaqués par des bandits qui les ont dépouillés de tous leurs biens, souligne l’ONU.
A leur arrivée à Dirkou, certaines de ces personnes sont prises en charge par l’Organisation internationale des migrations (OIM) avant de regagner leur villages ou pays respectifs.
L’ONU table sur un rythme de 2.000 arrivées par semaine au Niger pendant les trois mois à venir.
De nombreux Africains de l’ouest vivent en Libye, pays pétrolier considéré comme un eldorado avant les violences actuelles. La plupart travaillent clandestinement.
© 2011 AFP

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Les Nigériens fuient la Libye
Comme dans d’autres pays d’Afrique sub-saharienne, les violences en Libye contraignent les Nigériens qui avaient émigré là-bas à rentrer dans leur pays.
Déjà, près de 9.000 Nigériens sont rentrés chez eux, où les pouvoirs publics n’ont pas prévu d’aide pour favoriser leur réinsertion sociale. La situation est pourtant très difficile pour ces gens contraints de voyager à crédit entre Niamey et leurs villages. La société civile se mobilise donc pour amener le gouvernement à s’intéresser au sort de ces expatriés de retour chez eux.
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Des Africains ayant la Libye e 17 mars 2011 au camp de réfugiés de Choucha en Tunisie
Foto (c) AFP: Afrikaner aus Libyen geflohen am 17. März 2011 im Flüchtlingslager von Choucha in Tunesien
Des Africains ayant fui la Libye le 17 mars 2011 au camp de réfugiés de Choucha en Tunisie

1. Gaddafi: Im Norden Malis schwingen die Herzen zwischen dem Guten und dem Schlechten
GAO (Mali) (AFP) – 22.03.2011 10:52
Im Norden Malis verteidigen einige den libyschen Staatschef Muammar Gaddafi als pan-Africanist, ein Mann von “Großzügigkeit” und zu Unrecht angegriffen. Für andere erst kürzlich aus Libyen zurückkehrte Afrikaner ist er ein Bösewicht, ein “Diktator”.
In Gao, mehr als 1.200 km nördlich von Bamako, wie in mehreren Ortschaften des nördlichen Mali, fesselt die Lage in Libyen die Leute.
Wir folgen im TV und auf den internationalen Radiosendern dem “Krieg Live” in den Worten eines Anwohners, bezogen auf die Angriffe der internationalen Koalition auf libysche militärische Ziele.
“Gaddafi verdient nicht die Bomben, er ist ein pan-Africanist”, sagt Ina, eine junge Lehrerin, die unter einem Baum sitzt geschützt vor der Hitze. “Ich sehe nicht, warum man ein Land so bombardieren kann. Dies ist das Recht des Stärkeren. Frankreich, die USA werden das teuer bezahlen. Ich unterstütze Gaddafi voll. Gaddafi mag Afrikaner”, verkündet Thierno Maiga, Geschäftsführer des Internetcafés.
Ein Beamter beim Finanzamt Gao findet ihn “großzügig”, mit dem Argument: “Er teilt seine Öleinnahmen mit den Armen in Afrika.”
Für Edmond Sass, Malier togolesischer Herkunft, ist es “der Stolz von Afrika”. Andere finden, dass er auch stolz auf den Kontinent ist, da er oft auf der Brust einen Anstecker trägt der darstellt Afrika.
Im Wasserturm-Viertel von Gao, vollgestopft von Maliern, die in Libyen gelebt haben, es ist eine andere Geschichte.
Zwischen Samstag und Sonntag mehr als 400 Afrikaner, überwiegend Malier, sind in der Stadt über die Straße angekommen, über Algerien, nachdem sie aus Libyen, das seit Mitte Februar einen Volksaufstand erlebt, geflüchtet sind. Dies brachte die Zahl auf insgesamt af tausend in weniger als zehn Tagen, und die malischen Behörden erwarten weiteren Zustrom.
Gaddafi? “Dies ist nicht ein guter Mensch. Er macht viel Gerede um nichts”, stellt Simon Dounté fest und hebt hervor, dass der libysche Staatschef nichts tat, um die Ausbeutung und Misshandlung von afrikanischen Migranten in seinem Land zu beenden.
Einem anderen malischen Libyenrückkehrer zufolge kam aus sprechen anonym, werden die Sub-Sahara-Afrikaner dort als “dreckige Schwarze” oder “schmutzige Mücken” tituliert. “Ich arbeitete auf einem Bauernhof nicht weit von Tripolis. Wenn du sechs Monate lang da bist, ohne dafür bezahlt zu werden, wenn du dann um dein Geld bittest, bringt man dich zur Polizei”, sagt er.
“Ich arbeitete für einen wohlhabenden Libyer, der Boote hat”, bezeugt Abéota, ein Ghanaer, schneidiger Dreißiger, der es schaffte herauszukommen bis zum Ausbruch der Revolte, was nicht der Fall war “bei anderen Afrikanern, vor allem denjenigen, die kein Englisch sprechen “, sagt er.
Er fügte hinzu: “Gaddafi hat keinen Staat gebaut, er hat er ein System gebaut. Das System überholt ihn heute. Er wird er nicht ohne Blut gehen. Dies ist kein Präsident. Das ist ein König….” und er ist “größenwahnsinnig “.
“Gaddafi muss gehen. Das ist ein Diktator. Sein Volk braucht Demokratie”, sagt Anankia aus Segou (Zentralmali), der nach Libyen zurückkehren will, “wenn ein demokratischer Präsident” auf Gaddafi folgt.
Anankia hat es schwer. Nach fünf Jahren in Libyen und mehreren Jobs ohne festes Gehalt, kehrte er nach Mali zurück mit gesparten 280.000 FCFA (427 Euro). Seine verschiedenen Arbeitgeber schulden ihm “3 Millionen CFA-Francs (mehr als 4.500 Euro) und er wünscht ihnen eine” Strafe Gottes “.
© 2011 AFP

2. Mehr als 10.000 Afrikaner sind aus Libyen nach Niger geflohen
Niamey (AFP) – 2011.03.23 11.45
Mehr als 10.000 Bürger aus Ländern in Westafrika, am meisten Nigerer, sind seit 13. Februar, Anfang der Gewalt in Libyen, in den benachbarten Niger geflohen, sagte die UNO Mittwoch in Niamey.
“Seit 13. Februar, dem Anfang der Bewegung von Migranten, 10.779 Menschen (…) darunter 117 Frauen und 131 Kinder, sind vor den Unruhen in Libyen nach Niger geflohen”, sagt ein Bericht des Büros für humanitäre Angelegenheiten der UN im Niger (OCHA).
Neben den Nigerern, die die überwiegende Mehrheit bilden, hat die UNO 808 andere Westafrikaner identifiziert, darunter Senegalesen, Burkinabe, Malier, Guineer, Menschen aus der Elfenbeinküste, aus Guinea Bissau, Gambier, Mauretanier , Togolesen, aus Sierra Leone und aus Nigeria.
Alle diese Menschen sind per LKW in Dirkou angekommen, einer Stadt nahe der nigerischen Grenze zu Libyen vor Erreichen von Agadez, der Hauptstadt der Region des nördlichen Niger, drei Tage Fahrt von Dirkou entfernt.
Ein Großteil dieser Menschen flohen aus Libyen auf eigene Faust, sagte der AFP telefonisch eine sichere Quelle in Dirkou.
Etwa 244 von ihnen kamen über Algerien und einige wurden von Banditen angegriffen, die ihnen all ihren Besitz raubten, sagt die UN.
Bei ihrer Ankunft in Dirkou, sind einige dieser Leute von der Internationalen Organisation für Migration (IOM) unterstützt worden, vor der Rückkehr in ihre jeweiligen Dörfer oder Länder.
Die UN rechnet mit einer Rate von 2.000 Ankünften pro Woche in Niger in den nächsten drei Monaten.
Viele Westafrikaner leben in Libyen, ein Ölland als ein Eldorado betrachtet, vor der aktuellen Gewalt. Die meisten arbeiten illegal.
© 2011 AFP

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