MALI (Nord): DAS MACHT- UND TERROR MOSAIK VON ISLAMISTEN (AQMI u.a.) und TUAREG-REBELLEN – Hintergrund, Analysen, Historie – La mosaïque de terreur et de crimes des troupes islamistes et touaregs au Nord du Mali

mali rebel dpamali rebel foto:dpa
Kein Asterix-Rebell, kein D’Artagnan und die drei Musketiere, kein Thomas Müntzer im Bauernkrieg 1525 – und alle die hatten auch keine 220.000 Zivilisten in die Flucht in ferne Lager getrieben.
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Pas un Asterix, pas un d’Artagnan, pas une Jeanne d’Arc – et aucun d’eux n’avait causé la fuite de plus de 210.000 braves citoyens
– 5 articles, bons commentaires en deutsch, commentaires en francais bienvenus –

0. Mali: die Unruhen im Norden seit Beginn des Jahres
BAMAKO (AFP) – 2012.02.04 18.47 Uhr
Mali, in der Vergangenheit Schauplatz mehrerer Aufstände der Tuareg, ist seit Mitte Januar mit einer neuen Offensive der Tuareg-Rebellion, die nun den gesamten Norden kontrolliert, über die Hälfte seines Territoriums, konfrontiert.
Neben der Hauptkomponente der Rebellion, der Nationalen Bewegung für die Befreiung Azawad (MNLA, nicht-religiös), beteiligen sich die bewaffneten islamistischen Gruppe Ansar Dine (Tuareg-Kämpfer) und etwas marginaler Teile oder Dissidenten von Al-Qaida im Maghreb (AQIM, Islamisten) an dieser Offensive.
CHRONOLOGIE:
– Januar 2012 – …………

1. Der Norden von Mali unter der Kontrolle eines Mosaiks von bewaffneten Gruppen
BAMAKO (AFP) – 2012.02.04 06.14 Uhr
178907_vignette_Carte-MaliTuareg, die für ihre Rechte kämpfen, Islamisten, Drogenhändler und andere Kriminelle: Der Norden Malis, ein riesiges Gebiet meistens aus Wüste und ursprüngliche Heimat der Tuareg, fiel unter die Kontrolle von einem Mosaik von Gruppen mit unterschiedlichen Interessen und Forderungen.
2. Mali: Wird AQIM das Chaos nützlich sein, um ihre Bauern zu ziehen?
Paris (AFP) – 02.04.2012 14.32 Uhr
Der Blitzsieg der Rebellion der Tuareg in Mali stellt die Frage, ob die islamistische al-Qaida im islamischen Maghreb (AQIM) in diesem Bereich von Afrika, der jetzt der Kontrolle der Regierungen entgeht, davon profitieren kann. Die Experten können in den Tuareg-Rebellen die großen Gewinner des letzten Militärputsches in Mali gesehen haben, aber sie bleiben unterschiedlicher Meinungen über die Art der Verbindungen zwischen der Nationalen Bewegung für die Befreiung Azawad (MNLA), wichtigste Rebellengruppe der Tuareg, anderen kleinen lokalen islamistischen Bewegungen und der AQIM.
3. Rückkehr nach Mali von einem Anführer der AQIM, der nach Libyen gegangen war
BAMAKO (AFP) – 02.04.2012 20.01 Uhr
Ein ranghoher Führer der Al Kaida im islamischen Maghreb (AQIM), der algerische Mokhtar Belmokhtar, der für einige Wochen nach Libyen gegangen war, kehrte in den von Tuareg-Rebellen und bewaffneten islamistischen Gruppen kontrollierten Norden Malis zurück, erfuhr Montag AFP aus regionalen Sicherheits- Quellen
4. Alain Juppé im AFP-Interview: Paris befürchtet ein Bündnis Touareg-AQIM, um ganz Mali einzunehmen
Paris (AFP) – 2012.03.april 18.02 Uhr
Frankreich will gegen die “islamistische Bedrohung” in der Sahelzone und gegen al-Qaida im islamischen Maghreb (AQIM) mobilisieren, sowohl regional als auch im Sicherheitsrat der Vereinten Nationen, sagte am Dienstag in einem Interview mit AFP der Chef der französischen Diplomatie Alain Juppé.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS (Mitte)

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1er ARTICLE SUR CINQ: Le nord du Mali sous contrôle d’une mosaïque de groupes armés
BAMAKO (AFP) – 02.04.2012 18:14
Touareg en lutte pour leurs droits, islamistes, trafiquants de drogue et autres criminels: le nord du Mali, vaste région en majorité désertique, berceau des Touareg, est tombé sous le contrôle d’une mosaïque de groupes, aux revendications et intérêts très divergents.
Tous ces groupes ont proliféré à la faveur du retour de Libye de centaines d’hommes – dont d’ex-rebelles touareg – lourdement armés qui avaient combattu au côté du régime libyen de Mouammar Kadhafi jusqu’à sa chute en août 2011.

Photo fournie le 2 avril 2012 par le MLNA et montrant des combattants du mouvement à la manoeuvre, d
Foto (c) AFP: Foto von 2. April von MLNA, welches die Bewegung von Kombattanten in einem nicht näher bezeichneten Ort in Mali zeigt
Photo fournie le 2 avril par le MLNA montrant des combattants du mouvement dans un lieu non précisé du Mali

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) est une organisation politico-militaire née peu après, fin 2011, de la fusion de groupes rebelles ayant “pour objectif de sortir le peuple de l’Azawad de l’occupation illégale du territoire azawadien par le Mali”.
L’Azawad est le berceau naturel des Touareg, communauté nomade de la bande sahélo-saharienne.
Le MNLA a revendiqué les premières attaques, mi-janvier, de localités proches de la frontière avec l’Algérie, qui se sont poursuivies jusqu’à la chute ces dernier jours des capitales des trois régions administratives du Nord: Kidal et Gao (nord-est), Tombouctou (nord-ouest).
Il est dirigé par Bilal Ag Acherif (secrétaire général) et Mahmoud Ag Aghali (président du bureau politique), selon son site internet.
Egalement présent sur le terrain, Ansar Dine (défenseur de l’islam, en arabe), mouvement islamiste armé dirigé par Iyad Ag Ghaly, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990, mais aussi ancien responsable malien.
Contrairement au MNLA, il prône l’imposition de la charia au Mali et ne réclame pas l’indépendance d’une partie du nord du pays.
De sources concordantes, Ansar Dine est plus implanté dans la région de Kidal, d’où est natif Ag Ghaly, surnommé par ses hommes “Le cheikh”.
Ansar Dine a notoirement des liens avec des cellules d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dont des combattants l’appuient.
Aqmi, issue de la mue d’un groupe salafiste né en Algérie, dispose depuis 2007 de bases dans le nord malien, d’où elle commet des attaques et enlèvements d’Occidentaux dans plusieurs pays du Sahel.
Ansar Dine et le MNLA ont combattu ensemble contre l’armée dans des localités du nord-est, Tessalit, Aguelhok et Kidal. D’après les recoupements de l’AFP, une lutte de leadership existe actuellement entre eux.
Si des trois capitales du Nord, Kidal est la ville la moins pillée depuis sa chute, c’est parce que Iyad Ag Ghaly a eu l’autorité nécessaire pour contrôler ses troupes, selon des sources sécuritaires.
Egalement présents dans le nord du Mali, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), des trafiquants de drogue, ainsi que d’autres groupes criminels uniquement intéressés par l’appât du gain et qui profitent du chaos dans cette région difficile à contrôler pour prospérer.
Le Mujao prône le jihad en Afrique de l’Ouest et a été présenté une dissidence d’Aqmi. Il a affirmé avoir participé à la prise de Gao samedi.
“Il y a avait les rebelles touareg du MNLA, le groupe Ansar Dine, les trafiquants de drogue, un groupe armé parlant maure, et les +barbus+”, qualificatif utilisé pour les membres d’Aqmi, selon Abdou Cissé, député de Gao.
A Tombouctou, hormis le MNLA, des témoins ont signalé la présence dans la zone d’Ansar Dine et d’Aqmi.
“Il y a aussi Boko Haram avec ces gens-là”, a assuré à l’AFP un officier supérieur de l’armée, dont les informations ont été confirmées par d’autres sources militaires.
Boko Haram a revendiqué des attentats sanglants contre des chrétiens au Nigeria et affirme avoir pour but d’instaurer un Etat islamique dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
Plusieurs centaines de personnes composent ces divers groupes. “Il y en a peut-être des milliers, ils sont vraiment très nombreux, mais honnêtement, on n’en connaît pas le chiffre”, selon une source militaire.
© 2012 AFP

0. Mali: les troubles dans le nord du pays depuis le début de l’année
BAMAKO (AFP) – 02.04.2012 18:47
Le Mali, théâtre dans le passé de plusieurs rébellions touareg, est confronté depuis mi-janvier à une nouvelle offensive de la rébellion touareg, qui contrôle désormais tout le Nord, soit environ la moitié de son territoire.
Au côté de la principale composante de la rébellion, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) d’obédience laïque, le groupe islamiste armé touareg Ansar Dine et plus marginalement des combattants liés ou dissidents d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) prennent part à cette offensive.

–JANVIER 2012–

– 17-18: Des rebelles touareg attaquent Ménaka, Aguelhok et Tessalit (nord-est). Les combats avec l’armée font 47 morts, dont 45 rebelles (Défense). Premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009. Le 20, l’armée annonce avoir repris le contrôle des villes.
Les assauts ont été menés par des hommes du MNLA et d’autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi, renversé l’an dernier.
– 24: Le gouvernement affirme que des membres d’Aqmi et des rebelles touareg ont attaqué ensemble Aguelhok. C’est la première fois qu’il est officiellement fait état d’une connexion entre Aqmi et le MNLA, mouvement politico-militaire né fin 2011 de la fusion de groupes rebelles touareg.

–FEVRIER–

– 1er: Les rebelles touareg entrent dans Ménaka après le départ d’un détachement de l’armée.
– 2: Mini-réaménagement du gouvernement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité.
– 8: La rébellion touareg affirme avoir pris Tinzawaten (nord-est), frontalière avec l’Algérie. Le 9, des hélicoptères de l’armée effectuent des frappes entre Kidal et Abéibara.
– 24: Le MNLA dément tout lien avec Aqmi.
– 26: Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé réaffirme à Bamako que la France est attachée “à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali”, appelant au dialogue avec les rebelles.

–MARS–

– 11: Les rebelles prennent un camp militaire à Tessalit.
– 15: Le président Amadou Toumani Touré accuse le MNLA de “crimes de guerre” à Aguelhok et confirme que “l’implication d’Aqmi est importante dans ce conflit, tout comme celle du groupe Ansar Dine”.
– 20: Le groupe Ansar Dine affirme contrôler Tinzawaten, Tessalit, Aguelhok.
– 22: Des soldats dirigés par le capitaine Amadou Sanogo annoncent avoir renversé le régime du président Touré, après plusieurs heures d’affrontements avec des loyalistes à Bamako, l’accusant d’incompétence dans la lutte contre la rébellion touareg et les groupes islamistes.
– 30: Le groupe Ansar Dine, appuyé par le MNLA et des éléments d’Aqmi, s’empare de Kidal (nord-est).
– 31: Les rebelles s’emparent de Gao, principale ville du Nord-Est, qui abritait l’état-major régional de l’armée. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe islamiste prônant le jihad, revendique sa participation à l’attaque.

–AVRIL–

– 1er: Le MNLA annonce avoir pris Tombouctou et sa région entière, dernière ville du Nord encore sous contrôle gouvernemental.
– 2: Le leader du groupe Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, prend le contrôle de la ville de Tombouctou et en chasse les rebelles du MNLA (témoin).
© 2012 AFP
Des militaires maliens au camp de la junte, le 30 mars 2012 à Kati, près de BamakoFoto (c) AFP: Des militaires maliens au camp de la junte, le 30 mars 2012 à Kati, près de Bamako, Malisches Militär am Juntalager in Kati
Des soldats maliens patrouillent dans Bamako, le 1er avril 2012Des soldats maliens patrouillent dans Bamako, le 1er avril 2012
2. Mali: Aqmi profitera-t-elle du chaos pour avancer ses pions?
PARIS (AFP) – 02.04.2012 14:32
L’avancée éclair de la rébellion touareg au Mali, en position de contrôler le nord du pays, pose la question du bénéfice que les islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pourraient tirer dans cette zone de l’Afrique qui échappe désormais au contrôle des Etats.
Si les spécialistes ont vu dans les rebelles touareg les grands gagnants du récent putsch militaire au Mali, ils restent partagés sur la nature des liens entre le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), principal groupe rebelle touareg, d’autres petits mouvements locaux islamistes, et Aqmi.
“Pour l’instant, c’est la montée en puissance des touareg. Aqmi n’est qu’un acteur secondaire”, relève Dominique Thomas, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), en rappelant la volonté des Touareg de faire de l’Azawad (Nord-Mali) un Etat indépendant.
Le MNLA, qui nie toute alliance avec Aqmi n’a, selon plusieurs spécialistes, “pas de lien avec les islamistes”. Selon plusieurs responsables, il voudrait même “bouter” Aqmi hors de la région.
Dans la réalité, la coupure entre Touareg — qui nomadisent sur plusieurs pays sahariens — et membres d’Aqmi n’est pas aussi évidente: tous deux ont profité de l’effondrement du régime de Kadhafi en Libye et du départ d’ex-mercenaires pour recruter et acquérir davantage d’armes.
Groupe de jihadistes armés, qui a comme principal socle et dirigeants des Algériens complétés de Mauritaniens, Aqmi s’est développé au Sahel en ménageant les populations touareg.
“Il y a des liens mais ils ne sont pas forcément centraux”. “Pour s’implanter dans la région, bénéficier d’un sanctuaire, recruter, les jihadistes ont dû développer des liens, de protection, éventuellement tribaux, avec les différents milieux touareg, politisés ou non, armés ou non”, estime Dominique Thomas.
Au sein d’Aqmi, une katiba (unité combattante islamiste) est dirigée par un touareg. Sa création est “le résultat d’une politique d’ancrage, d’enracinement”, jugent certains experts.
Toutefois, pour Pierre Boilley, spécialiste à l’Université de Paris 1, “les recrues touareg restent marginales: il s’agit essentiellement de jeunes chômeurs, dont la plupart ont très vite regagné le MNLA au lancement de la dernière rébellion le 17 janvier”. Depuis cette date, “plusieurs escarmouches entre MNLA et Aqmi” ont été signalées, selon lui.
La relation d’Aqmi avec le mouvement Ansar Dine (Défenseurs de la foi) est plus complexe: ce petit groupe touareg (environ 2 à 300 combattants contre 2 à 3.000 pour le MNLA) prône l’instauration de la charia (loi coranique) dans tout le Mali et pourrait trouver son intérêt dans une alliance –même brève– avec Aqmi.
Son chef, Iyad Ag Ghali, qui fut le principal chef de la rébellion touareg des années 1990, “est devenu salafiste au contact de religieux pakistanais dans les années 80, bien avant l’installation d’Aqmi dans la région”, souligne Pierre Boilley. “Il a sans doute été un personnage clé dans les négociations pour libérer les otages dans la région”, donc en lien à la fois avec Aqmi et Bamako.
“Il a cherché à approcher le MNLA, en tant que figure historique de la rébellion, mais a essuyé un refus cinglant, du fait de ses positions religieuses”, explique le chercheur.
Un autre groupe, ayant fait scission fin 2011 dans le nord du Mali, le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao, composé essentiellement de Mauritaniens et de quelques Touareg), est aujourd’hui “émancipé sans entrer en concurrence avec Aqmi”, note l’expert de l’EHESS.
Ce mouvement, qui prône le jihad (guerre sainte) et a revendiqué l’enlèvement de trois Européens à Tindouf (ouest de l’Algérie), pourrait “avoir des contacts ou des liens distendus ou importants (avec Aqmi), selon les agendas et les circonstances locales”, ajoute-t-il.
Lundi à Dakar, le Français Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de l’ancienne puissance coloniale, s’est inquiété de l’influence de ces groupes armés islamistes combattant au côté du MNLA.
“Il semble que cette fraction islamiste/jihadiste extrémiste soit en train de prendre le dessus parmi les différentes factions touareg”, a-t-il affirmé, tout en excluant une participation de militaires français directe à une éventuelle intervention multinationale pour rétablir l’autorité de Bamako dans le Nord.
“Rien ne permet de dire aujourd’hui que le MNLA est débordé par une frange islamiste. Il reste très majoritaire, a le contrôle effectif des grandes villes du Nord, même si Ansar Dine a parfois aussi participé à leur conquête”, estime Pierre Boilley.
Pour lui, “le MNLA va sans doute d’abord chercher à consolider ses positions, mais il n’est pas exclu qu’il lance, à moyen terme, l’offensive contre Aqmi”.
S’il faut marginaliser ou isoler Aqmi, cela ne peut se faire que par des contacts et des négociations avec les Touareg, à un niveau régional ou international, estime Dominique Thomas.
© 2012 AFP

3. Retour au Mali d’un chef d’Aqmi qui était parti en Libye
BAMAKO (AFP) – 02.04.2012 20:01
Un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui était parti en Libye depuis plusieurs semaines, est revenu dans le nord du Mali contrôlé par des rebelles touareg et des groupes armés, a appris lundi l’AFP de sources sécuritaires régionales
“Mokhtar Belmokhtar, l’un des responsables d’Aqmi est revenu de Libye, il est dans le nord du Mali”, a affirmé une source sécuritaire malienne.
“C’est effectif, il est revenu de Libye et il est dans le nord du Mali”, a confirmé une source sécuritaire d’un pays voisin du Mali.
“Il semble qu’on le voit de plus en plus aux côtés de Iyad Ag Ghaly”, dirigeant d’Ansar Dine (défenseur de l’islam), groupe armé islamiste qui contrôle les villes de Kidal (nord-est) et de Tombouctou (nord-ouest), a ajouté cette source.
Mokhtar Belmokhtar, surnommé “Belawar” (ou “Louar”, le Borgne), est un des vétérans d’Aqmi qui opère depuis ses bases du nord du Mali dans une vaste zone englobant plusieurs pays du Sahel où cette organisation se livre à des attentats, des enlèvements – essentiellement d’Occidentaux – et divers trafics.
Des témoins ont affirmé que des membres d’Aqmi ont participé à l’offensive menée ces derniers jours dans le nord-malien par la rébellion touareg et d’autres groupes armés, islamistes ou criminels.
Leur offensive s’est accélérée depuis le coup d’Etat militaire qui, le 22 mars, a renversé à Bamako le président Amadou Toumani Touré.
© 2012 AFP

4. Alain Juppé à l’AFP: Paris craint une alliance Touareg-Aqmi pour s’emparer du Mali
PARIS (AFP) – 03.04.2012 18:02
La France veut mobiliser contre le “péril islamiste” au Sahel et contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), à la fois au niveau régional et au Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré mardi dans un entretien à l’AFP le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.
“Certains rebelles pourraient se contenter du contrôle sur les territoires du Nord (du Mali). D’autres, avec Aqmi, pourraient envisager de s’emparer de l’ensemble du territoire malien pour en faire une république islamiste”, a affirmé le ministre français.
Le groupe Ansar Dine, qui contrôle depuis lundi la ville malienne de Tombouctou, “est étroitement lié à Aqmi”, a aussi relevé Alain Juppé. Le chef de ce groupe, “Iyad Ag Ghaly, est très lié à Aqmi et depuis plusieurs semaines, ce mouvement a pris de plus en plus d’importance”, a-t-il noté.
“Ses objectifs ne sont pas précisément connus, mais pourraient être l’instauration d’un régime islamiste sur l’ensemble du Mali. Il faut une réponse régionale au péril islamiste, qui va de la Libye jusqu’au Nigeria. Seule une coopération impliquant l’Algérie, la Mauritanie, les pays de la Cédéao (Afrique de l’Ouest) avec le soutien de la France et de l’Union européenne, pourrait permettre de progresser”, a-t-il insisté.
“se mobiliser contre le terrorisme”
“C’est dans cet esprit que nous avons souhaité que le Conseil de sécurité s’exprime. Un projet de déclaration présidentielle est en cours d’examen pour condamner une nouvelle fois le coup d’Etat, demander à la rébellion de s’arrêter, d’arrêter les combats et d’engager un processus de dialogue. La France souhaite attirer l’attention sur le péril islamiste et la nécessité pour la communauté internationale de se mobiliser contre le terrorisme”, a fait valoir le ministre.
A propos de la mobilisation régionale, Alain Juppé a souligné l’importance de l’Algérie. “Je ne perds jamais une occasion de dire à nos amis algériens à quel point il est important qu’ils jouent le rôle le plus actif possible dans la coordination de la réponse régionale à Aqmi”.
“L’objectif d’Aqmi est très clair, c’est de déstabiliser les régimes en place par le terrorisme, en s’appuyant sur de nombreux trafics, notamment le trafic de drogue. Cette région est devenue une plaque tournante de la drogue”, a-t-il déploré.
Pour le ministre, la crise au Mali avec la revendication touareg d’une région indépendante dans le nord du pays, l’Azawad, “est ancienne et ne date pas de la crise libyenne”. “Il est exact que la situation en Libye, et la circulation des personnes et des armes, ont ravivé ce conflit et favorisé l’offensive de la rébellion en janvier. Mais elles ne l’expliquent pas”, a-t-il souligné.
“pas question de troupes françaises au sol”
La solution à la crise malienne ne passe que par un processus régional, a poursuivi Alain Juppé, en excluant à nouveau que la France, ex-puissance coloniale, envoie des troupes au Mali pour y garantir l’intégrité et la sécurité du pays.
“Pour nous, comme pour les Américains, il n’est pas question de déployer des troupes au sol. Nous n’avons rien à y faire. En revanche, nous sommes prêts à apporter un soutien logistique à la Cédéao” (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), indique-t-il.
Les chefs d’Etat de la région “ont évoqué la possibilité d’un déploiement d’une force de la Cédéao. Le problème c’est que cela devrait prendre du temps et le temps est évidemment précieux face à la percée des Touareg. Aucun des pays ne demande (un déploiement français). Ce qu’ils demandent c’est un soutien logistique, du transport, mais certainement pas de troupes au sol”, a-t-il insisté.
La France est opposée à la revendication indépendantiste du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), a aussi affirmé le ministre. “Ce n’est pas acceptable pour nous qui sommes très attachés à l’intégrité territoriale du Mali”, a-t-il dit.
Cependant, “cette revendication pourrait conduire, dans le cadre d’un dialogue national, à une forme d’autonomie assortie d’une politique ambitieuse de développement. Le Nord n’a pas assez bénéficié pour l’instant d’efforts de développement aussi importants que le Sud du pays”, a-t-il relevé.
Concernant Bamako, une évacuation des Français (quelque 5.000 au total dont la majorité vivant dans la capitale malienne), “l’évacuation n’est pas à l’ordre du jour”, précise le ministre, en annonçant que le lycée français a été “fermé par anticipation sur les vacances de Pâques qui devaient arriver à la fin de la semaine prochaine”.
“On ignore si la rébellion projette ou pas de se diriger plus au Sud. La situation sur le terrain est confuse, notamment dans la région de Mopti, et peut évoluer à tout moment”, note-t-il.
© 2012 AFP

5.
6.
REPORTAGES ACTUELLES SUR LA VIOLENCE, LA TERREUR, LES FUITES DES CIVILS DANS CE PARADIS AUTONOME DES TOUAREGS le 06.04.

Photo fournie le 2 avril par le MLNA montrant des combattants du mouvement dans un lieu non précisé
Foto (c) AFP: Foto von 2. April von MLNA, welches die Bewegung von Kombattanten in einem nicht näher bezeichneten Ort in Mali zeigt
Photo fournie le 2 avril par le MLNA montrant des combattants du mouvement dans un lieu non précisé du Mali
Karte der Eroberungen vom 01.04.2012
Foto (c) AFP: Karte der Angriffe am 01.04.2012 – Carte des assauts le 01/04/2012
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Fotos (c) malijet: Les rebelles dans le nord

0. Mali: die Unruhen im Norden seit Beginn des Jahres
BAMAKO (AFP) – 2012.02.04 18.47 Uhr
Mali, in der Vergangenheit Schauplatz mehrerer Aufstände der Tuareg, ist seit Mitte Januar mit einer neuen Offensive der Tuareg-Rebellion, die nun den gesamten Norden kontrolliert, über die Hälfte seines Territoriums, konfrontiert.
Neben der Hauptkomponente der Rebellion, der Nationalen Bewegung für die Befreiung des Azawad (MNLA, nicht-religiös), beteiligen sich die bewaffneten islamistischen Gruppe Ansar Dine (Tuareg-Kämpfer) und etwas marginaler Teile oder Dissidenten von Al-Qaida im Maghreb (AQMI, Islamisten) an dieser Offensive.
CHRONOLOGIE:

– JANUAR 2012 –
– 17.-18.: Tuareg-Rebellen greifen Menaka, Aguelhok und Tessalit (im Nordosten) an. Die Kämpfe mit der Armee ergeben 47 Tote, darunter 45 Rebellen (laut der Verteidiger). Erste Aktionen dieser Art seit einer Vereinbarung, die die Rebellion im Jahr 2009 beendete. Am 20. gibt die Armee an, dass sie die Kontrolle über die Städte wiedererlangt habe.
Die Angriffe wurden von den Männern der MNLA und anderen Rebellen geführt, darunter schwer bewaffneten Männer aus Libyen zurückgekehrt, wo sie für das Regime von Muammar al-Gaddafi, gestürzt im vergangenen Jahr, gekämpft hatten.
– 24.: Die Regierung bestätigt, dass Mitglieder der AQMI und Tuareg-Rebellen Aguelhok zusammen angegriffen haben. Dies ist das erste Mal, dass offiziell eine Verbindung zwischen der AQMI und der MNLA erwähnt wird, einer politisch-militärischen Bewegung, die Ende 2011 aus der Fusion der Tuareg-Rebellen-Gruppen hervorgeht.

– FEBRUAR –
– 1.: Die Tuareg-Rebellen betreten Menaka, nachdem ein Kommando der Armee die Stadt verlassen hat.
– 2.: Mini-Sanierung der Regierung, mit der Permutation der Minister für Verteidigung und Sicherheit.
– 8.: Die Tuareg-Rebellion behauptet Tinzawaten (im Nordosten) an der Grenze zu Algerien eingenommen zu haben. Am 9.: Armeehubschrauber führen Schläge zwischen Kidal und Abéibara aus.
– 24.: Die MNLA bestreitet jede Verbindung zu AQMI.
– 26.: Der Außenminister Alain Juppé bekräftigt in Bamako, dass Frankreich “der Einheit und territorialen Integrität von Mali” verbunden ist, und fordert den Dialog mit den Rebellen.

– MÄRZ –
1. – 11.: Rebellen nehmen ein Militärlager in Tessalit ein.
– 15.: Präsident Amadou Toumani Touré wirft MNLA “Kriegsverbrechen” in Aguelhok vor und bestätigt, dass “es eine starke Beteiligung von AQMI in diesem Konflikt gibt, wie auch von der Gruppe Ansar Dine”.
– 20.: Ansar Dine sagt, sie kontrolliert Tinzawaten, Tessalit, Aguelhok.
– 22.: Soldaten, geführt von Kapitän Amadou Sanogo, geben bekannt, dass sie das Regime von Präsident Toure gestürzt haben, nach mehreren Stunden von Zusammenstößen mit Loyalisten in Bamako. Sie werfen ihm Inkompetenz im Kampf gegen die Tuareg-Rebellion und die islamistischen Gruppen vor.
– 30.: Ansar Dine, durch die MNLA und Elemente der AQMI unterstützt, erobert Kidal (Nordosten).
– 31.: Die Rebellen übernehmen die Kontrolle über Gao, die wichtigste Stadt im Nord-Osten, wo das regionale Hauptquartier der Armee untergebracht ist. Die Bewegung für die Einzigartigkeit und Jihad in Westafrika (Mujao), eine islamistische Gruppe, die zum Jihad aufruft, bekennt sich zu ihrer Beteiligung an dem Angriff.

– APRIL –
– 1.: Die MNLA meldet, Tombouctou und die ganze Region eingenommen zu haben, die letzte Stadt im Norden noch unter Kontrolle der Regierung.
– 2.: Der Führer der Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, übernimmt die Kontrolle über die Stadt Timbuktu und vertreibt die Rebellen der MNLA (laut einem Zeugen).
© 2012 AFP

1. Der Norden von Mali unter der Kontrolle eines Mosaiks von bewaffneten Gruppen
BAMAKO (AFP) – 2012.02.04 06.14 Uhr
Tuareg, die für ihre Rechte kämpfen, Islamisten, Drogenhändler und andere Kriminelle: Der Norden Malis, ein riesiges Gebiet meistens aus Wüste und ursprüngliche Heimat der Tuareg, fiel unter die Kontrolle von einem Mosaik von Gruppen mit unterschiedlichen Interessen und Forderungen.
All diese Gruppen sind stark angewachsen durch die Rückkehr von Hunderten von Männern aus Libyen – darunter ehemalige Tuareg-Rebellen – schwer bewaffnet, die an der Seite des libyschen Regimes von Muammar al-Gaddafi bis zu dessen Zusammenbruch im August 2011 gekämpft hatten.
Die Nationale Bewegung für die Befreiung des Azawad (MNLA) ist eine politisch-militärische Organisation, am Ende des Jahres 2011 kurz nach der Fusion der Rebellengruppen entstanden, mit dem Ziel, “die Menschen des Azawad aus der illegalen Besetzung des Azawadterritoriums durch Mali herauszuführen”.
Das Azawad ist die natürliche Heimat der Tuareg, Nomaden-Gemeinschaft der Sahel-Sahara-Zone.
Die MNLA hat sich zu den ersten Angriffen, Mitte Januar, bekannt, auf Orte in der Nähe der Grenze zu Algerien, die sich bis zum Fall der Hauptstädte der drei Regierungsbezirke des Nordens in den letzten Tagen fortgesetzt haben: Kidal und Gao (im Nordosten), Timbuktu (im Nordwesten).
Sie wird von Bilal Ag Acherif (Generalsekretär) und Mahmoud Ag Aghali (Vorsitzender des Politbüros) geleitet, nach ihrer Website.
Ebenfalls anwesend vor Ort ist Ansar Dine (Verteidiger des Islam, auf Arabisch),, eine bewaffnete islamistische Bewegung von Iyad Ag Ghaly geleitet, Ex-Militärs und Ex-Figur der Tuareg-Rebellion der 1990er Jahre, aber auch ein ehemaliger malischer Funktionär.
Im Gegensatz zur MNLA befürwortet diese Gruppe die Einführung der Scharia in Mali und fordert keine Unabhängigkeit eines Teils des Nordens.
Übereinstimmenden Quellen zufolge ist Ansar Dine in der Region Kidal mehr verwurzelt, wo Ag Ghal herstammt, den seine Männer “den Scheich” nennen.
Ansar Dine hat bekanntermaßen Verbindungen zu Al-Qaïda-Zellen im Islamischen Maghreb (AQMI), deren Kämpfer sie unterstützen.
AQMI, entstanden nach der Mauser einer salafistischen Gruppe in Algerien, hat seit 2007 Basen im Norden Malis, von wo aus sie Anschläge und Entführungen von Westlern in mehreren Ländern der Sahelzone verübt.
Ansar Dine und MNLA kämpften gemeinsam gegen die Armee in den nord-östlichen Ortschaften, Tessalit, Aguelhok und Kidal. Nach Informationsabgleich der AFP soll ein Kampf um die Führungsposition nun zwischen ihnen bestehen.
Von den drei Hauptstädten des Nordens ist Kidal die nach der Einnahme am wenigsten geplünderte Stadt deshalb, weil Iyad Ag Ghaly die notwendige Autorität hatte, seine Truppen zu kontrollieren, sagen Sicherheitskreisen.
Ebenfalls anwesend im Norden Malis ist die Bewegung für die Einzigartigkeit und Jihad in Westafrika (Mujao), Drogenhändler und andere kriminelle Gruppen ausschließlich am Gewinn interessiert: sie profitieren vom Chaos in dieser schwer zu kontrollierenden Region.
Die Mujao befürwortet den Jihad in Westafrika und wurde als eine abweichende Ableger von AQMI vorgestellt. Sie sagte, sie habe an der Einnahme von Gao am Samstag mitgewirkt.
“Es gab Tuareg-Rebellen der MNLA, der Gruppe Ansar Dine, Drogendealer, eine bewaffnete maurisch sprechende Gruppe und ‘Bärtige'”, ein Begriff, der für die Mitglieder der AQMI verwendet wird, nach Abdou Cissé, Abgeordneter aus Gao.
In Timbuktu berichteten Zeugen von der Anwesenheit von Ansar Dine und AQMI, außer der MNLA.
“Es gibt auch Boko Haram bei diesen Leuten”, sagte der AFP ein hochrangiger Offizier in der Armee, dessen Informationen wurden von anderen militärischen Quellen bestätigt.
Boko Haram übernahm die Verantwortung für tödliche Angriffe gegen Christen in Nigeria und beabsichtigt, einen islamischen Staat im bevölkerungsreichsten Land Afrikas zu etablieren.
Mehrere Hunderte von Menschen bilden diese verschiedenen Gruppen. “Es gibt vielleicht Tausende, sie sind sehr zahlreich, aber ehrlich gesagt, wissen wir die Zahl nicht,” nach einer militärischen Quelle.
© 2012 AFP

2. Mali: Wird AQMI das Chaos nützlich sein, um ihre Bauern zu ziehen?
Paris (AFP) – 02.04.2012 14.32 Uhr
Der Blitzsieg der Rebellion der Tuareg in Mali stellt die Frage, ob die islamistische Al-Qaïda im islamischen Maghreb (AQMI) in diesem Bereich von Afrika, der jetzt der Kontrolle der Regierungen entgeht, davon profitieren kann. Die Experten können in den Tuareg-Rebellen die großen Gewinner des letzten Militärputsches in Mali gesehen haben, aber sie bleiben unterschiedlicher Meinungen über die Art der Verbindungen zwischen der Nationalen Bewegung für die Befreiung des Azawad (MNLA), wichtigste Rebellengruppe der Tuareg, anderen kleinen lokalen islamistischen Bewegungen und der AQMI.
“Momentan ist es der Machtzuwachs der Tuareg. AQMI ist nur ein kleiner Akteur”, sagt Dominique Thomas, von der Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), und erinnert an den Willen der Touareg, aus Azawad (im Norden Malis) einen unabhängigen Staat zu machen .
Die MNLA, die jedes Bündnis mit AQMI leugnet, hat nach Ansicht vieler Experten “keine Verbindung mit den Islamisten.” Laut mehreren Funktionären würde sie sogar gern AQMI aus der Region “rausschmeißen”.
In Wirklichkeit ist der Schnitt zwischen den Tuareg – die durch mehrere Sahara-Länder nomadisieren – und den Mitgliedern der AQMI ist nicht so offensichtlich: beide haben von dem Zusammenbruch des Gaddafi-Regime in Libyen und dem Abgang der ehemaligen Söldner profitiert um mehr Waffen zu erwerben.
Gruppe bewaffneter Dschihadisten, deren Hauptbasis und Führer Algerier sind, von Mauretaniern ergänzt, ist AQMI in der Sahelzone unter Schonung der Tuareg-Bevölkerung gewachsen.
“Es gibt einige Verbindungen, aber sie sind nicht unbedingt zentral.” “Um einen Fuß in der Region zu haben, um ein Refugium zu finden, um Rekruten zu gewinnen, mussten die Dschihadisten Schutzbeziehungen, möglicherweise tribaler Art mit den unterschiedlichen Tuaregmilieus knüpfen, politisiert oder nicht, bewaffnet oder nicht”, meint Dominique Thomas.
Innerhalb AQMI wird eine Katiba (Islamische Kampftruppe) von einem Tuareg geführt. Seine Existenz ist “das Ergebnis einer Politik des Verankerns, der Verwurzelung,” glauben einige Experten.
Doch für Pierre Boilley, Spezialist an der Universität Paris 1, “sind Tuareg-Rekruten marginal: sie sind im Wesentlichen arbeitslose Jugendliche, von denen die meisten sehr schnell in die MNLA zurückkamen, als die letzte Rebellion startete vergangenen 17. Januar” . Seitdem wurde von “mehreren Scharmützel zwischen AQMI und MNLA” berichtet, sagt er.
Die Beziehung zwischen AQMI und der Bewegung Ansar Dine (Verteidiger des Glaubens) ist komplexer: diese kleine Gruppe von Tuareg (ca. 200 bis 300 Kämpfer gegen 2-3000 für die MNLA) plädiert für die Einführung der Scharia (islamisches Recht) in ganz Mali und könnte Interesse an einer Allianz – wenn auch kurz – mit AQMI haben.
Ihr Anführer, Iyad Ag Ghali, der der wichtigste Führer der Tuareg-Rebellion der 1990er Jahre war”, ist Salafist geworden im Kontakt mit religiösen Pakistanis in den 80er Jahren, lange vor der Installation von AQMI in der Region”, sagt Pierre Boilley . “Wahrscheinlich war er eine Schlüsselfigur in den Geiselverhandlungen der Region”, also in Verbindung sowohl mit AQMI als auch Bamako.
“Er versucht sich der MNLA zu nähern, als historische Figur des Aufstandes, wurde aber vernichtend abgelehnt, wegen seiner religiösen Ansichten”, sagt der Forscher.
Eine andere Gruppe, abgespalten Ende 2011 im Norden Malis, die Bewegung für die Einheit und Jihad in Westafrika (Mujao, die hauptsächlich aus Mauretaniern und einigen Tuareg besteht), ist nun “emanzipiert ohne mit AQMI zu konkurrieren”, sagt der Experte der EHESS.
Diese Bewegung, die den Jihad (Heiligen Krieg) befürwortet und die Entführung von drei Europäern in Tindouf (im Westen Algeriens) beansprucht, könnte “verfügen über Kontakte oder lose oder wichtige Verbindungen (mit AQMI), nach den Notizbüchern und örtlichen Gegebenheiten,” fügt er hinzu.
Montag in Dakar äußerte sich der Franzose Alain Juppé, Außenminister der ehemaligen Kolonialmacht, besorgt über den Einfluss dieser islamistischen bewaffneten Gruppen, die an der Seite der MNLA kämpfen.
“Es scheint, dass diese extremistische Fraktion Islamistischen / Dschihad die Oberhand unter den Tuareg-Gruppen gewinnt”, sagte er, hat aber ausgeschlossen eine direkte Beteiligung französischer Soldaten an einer möglichen multinationalen Intervention, um die Autorität von Bamako im Norden wiederherzustellen.
“Nichts deutet darauf hin heute, dass die MNLA durch eine islamistische Randgruppe überfordert ist. Sie hat die große Mehrheit, hat eine wirksame Kontrolle der großen Städte im Norden, auch wenn manchmal Ansar Dine an der Eroberung teilgenommen hat”, sagt Pierre Boilley .
Für ihn wird “die MNLA wahrscheinlich zunächst versuchen, ihre Positionen zu festigen, aber es ist nicht ausgeschlossen, dass sie mittelfristig die Offensive gegen AQM lanciert”.
Ob AQMI zu isolieren oder zu marginalisieren ist, dies lässt sich nur durch Kontakte und Verhandlungen mit den Tuareg erreichen, auf regionaler oder internationaler Ebene, sagt Dominique Thomas.
© 2012 AFP

3. Rückkehr nach Mali von einem Anführer der AQMI, der nach Libyen gegangen war
BAMAKO (AFP) – 02.04.2012 20.01 Uhr
Ein ranghoher Führer der Al Kaida im islamischen Maghreb (AQMI), der algerische Mokhtar Belmokhtar, der für einige Wochen nach Libyen gegangen war, kehrte in den von Tuareg-Rebellen und bewaffneten islamistischen Gruppen kontrollierten Norden Malis zurück, erfuhr Montag AFP aus regionalen Sicherheits- Quellen
“Mokhtar Belmokhtar, einer der Führer der AQMI, ist aus Libyen zurückgekehrt, er ist im Norden von Mali”, sagte eine Sicherheits-Quelle aus Mali .
“Das stimmt, er ist aus Libyen zurückgekehrt, und er ist im Norden von Mali”, bestätigte eine Sicherheitsquelle aus einem Nachbarland.
“Es scheint, man sieht ihn mehr und mehr neben Iyad Ag Ghaly,” Führer der Ansar Dine (Verteidiger des Islam), der bewaffneten islamistischen Gruppe, die die Städte Kidal (Nordosten) und Timbuktu (Nordwesten) kontrolliert, fügte die Quelle hinzu.
Mokhtar Belmokhtar, mit dem Spitznamen “Belawar” (oder “Louar”, Einäugiger), ist einer der Veteranen der AQMI. Diese operiert von ihren Stützpunkten im Norden Malis aus in einem großen Gebiet, das mehrere Sahel-Länder umfasst, in denen diese Organisation sich Attentaten, Entführungen – meist westlicher Personen – und verschiedenem Schmuggel widmet.
Zeugen bekräftigten, dass Mitglieder der AQMI an der Offensive der letzten Tage im Norden von der malischen Tuareg-Rebellion und anderen bewaffneten, islamistischen oder kriminellen Gruppen teilnahmen.
Ihre Offensive beschleunigte sich seit dem Militärputsch, der am 22. März in Bamako Präsident Amadou Toumani Touré stürzte.
© 2012 AFP

4. Alain Juppé im AFP-Interview: Paris befürchtet ein Bündnis Touareg-AQIM, um ganz Mali einzunehmen
Paris (AFP) – 03.04.2012 18.02 Uhr
Frankreich will gegen die “islamistische Bedrohung” in der Sahelzone und gegen al-Qaida im islamischen Maghreb (AQIM) mobilisieren, sowohl regional als auch im Sicherheitsrat der Vereinten Nationen, sagte am Dienstag in einem Interview mit AFP der Chef der französischen Diplomatie Alain Juppé.
“Einige der Rebellen könnten sich einfach mit der Kontrolle über einige der nördlichen Gebiete (Mali) zufrieden geben. Andere, mit AQIM, könnten die Eroberung von ganz Mali erwägen, um aus ihm eine islamische Republik zu machen”, sagte der Aussenminister.
Die Gruppe Ansar Dine, die seit Montag die malische Stadt Timbuktu kontrolliert, “ist eng mit AQIM verbunden”. Der Führer dieser Gruppe, “Iyad Ag Ghaly ist eng mit AQIM verknüpft, und seit mehreren Wochen hat diese Bewegung immer mehr an Bedeutung gewonnen”, sagte er.
“Ihre Ziele sind nicht genau bekannt, doch es könnte die Errichtung eines islamistischen Regimes in Mali sein. Wir brauchen eine regionale Antwort auf die islamistische Bedrohung, die von Libyen bis nach Nigeria reicht. Nur eine Zusammenarbeit von Algerien, Mauretanien und den Ländern der ECOWAS (Westafrika), mit der Unterstützung Frankreichs und der Europäischen Union, könnte Fortschritte erzielen “, betonte er.
“Gegen den Terrorismus mobilisieren”
“In diesem Sinne wollen wir, dass der Sicherheitsrat sich erklärt. Eine neue Erklärung des (frz) Präsidenten ist unterwegs, um den Staatsstreich erneut zu verurteilen, die Rebellion aufzurufen, die Kämpfe zu beenden und in einen Dialog-Prozess einzutreten. Frankreich möchte die Aufmerksamkeit lenken auf die islamistische Bedrohung und die Notwendigkeit für die internationale Gemeinschaft, sich gegen den Terrorismus zu mobilisieren”, argumentierte der Minister.
Über die regionale Mobilisierung, betonte Alain Juppé die Bedeutung von Algerien. “Ich verliere nie die Gelegenheit, unseren algerischen Freunden zu erzählen, wie wichtig es ist, dass sie so aktiv wie möglich bei der Koordinierung der regionalen Reaktion auf AQIM handeln.”
“Das Ziel der AQIM ist sehr klar: Regime zu destabilisieren durch Terrorismus, basierend auf vielen Geldquellen, vor allem dem Drogenhandel. Diese Region wurde zu einer Drehscheibe im internationalen Drogenhandel” , klagte er.
Für den Minister ist die Krise in Mali mit der Tuareg-Forderung nach einem separaten Bereich im Norden, dem Azawad, “alt und stammt nicht aus der libyschen Krise”. “Es ist aber auch wahr, dass die Situation in Libyen und die Bewegung von Menschen und Waffen den Konflikt neu entfacht und dazu beigetragen hat, die Offensive der Rebellen seit Januar zu ermöglichen. Aber das erklärt sie nicht”, sagte er.
“Keine französisch Truppen am Boden”
Die Lösung der Krise in Mali geht nur über einen regionalen Prozess, so Alain Juppé und sagt noch einmal, dass Frankreich, ehemalige Kolonialmacht, keine Truppen nach Mali schickt, um die Integrität und Sicherheit des Landes zu gewährleisten.
“Für uns wie für die Amerikaner, es ist keine Frage des Einsatzes von Bodentruppen. Wir haben dort nichts zu tun. Aber wir sind bereit, der ECOWAS (Wirtschaftsgemeinschaft der Staaten von West-Afrika) logistische Unterstützung zu bieten “, sagt er.
Die Staats- und Regierungschefs der Region “haben die Möglichkeit des Einsatzes einer militärischen Kraft von ECOWAS angehoben. Das Problem ist, dass dies Zeit in Anspruch nehmen wird, und Zeit ist offensichtlich kostbar angesichts des Durchbruchs der Tuareg. Kein Land hat um französische Truppen gebeten. Es ist eine logistische Unterstützung, Transport, nicht aber Bodentruppen, was sie wollen “, betonte er.
Frankreich ist gegen die Unabhängigkeitsforderung der Nationalen Bewegung für die Befreiung Azawad (MNLA), sagte der Minister. “Dies ist nicht akzeptabel für uns, die wir der territorialen Integrität von Mali sehr verpflichtet sind”, sagte er.
Doch “könnte diese Forderung, durch einen nationalen Dialog, zu einer mit einer ehrgeizigen Politik zur Entwicklung gekoppelten Form der Autonomie führen. Der Norden hat bislang nicht genug von der Entwicklung profitiert, die Bemühungen waren im Süden bedeutender”, betonte er.
“Unabhängig davon, ob der Aufstand plant, weiter nach Süden vorzudringen, ist die Situation vor Ort unklar, insbesondere in der Region Mopti und sie kann sich jederzeit ändern”, sagte er.
© 2012 AFP

0 thoughts on “MALI (Nord): DAS MACHT- UND TERROR MOSAIK VON ISLAMISTEN (AQMI u.a.) und TUAREG-REBELLEN – Hintergrund, Analysen, Historie – La mosaïque de terreur et de crimes des troupes islamistes et touaregs au Nord du Mali”

  1. Kommentar des Blogautoren:

    Ereignisse und Berichte überstürzen sich seit zehn Tagen: Militärputsch wegen Versagens der Regierung gegen die Tuaregrebellion und danach Blitzsieg derselben mit Halbierung des Landes, Total-Embargo der Westafrikanischen Staaten (ECOWAS bzw CEDEAO) gegen die Militärjunta und (sehr, sehr reale) Drohung mit Einsatz der ECOWAS-Truppen gegen die Separatisten.
    Morgen tagt der UN-Sicherheitsrat, heute wurden im “befreiten Norden” Malis bereits Kindersoldaten ausgehoben, es wurde geplündert, gebrandschatzt, gemordet, zusätzlich zu den 206.000 Flüchtlingen der vergangenen Wochen sind zur Stunde neue Flüchtlingsströme unterwegs.
    Der islamistische AQMI-Kommandeur der eroberten ehemals touristischen Stadt (eine der versiegten Geldquellen des Landes) Timbuktu hat die so siegreichen Tuareg-“Rebellen” kurzerhand aus der Stadt hinausgeworfen.

    Es wird einen offenen Krieg geben, denn die Separatisten aller couleurs verhandeln nicht; der Krieg wird kurz, denn es sind insgesamt nur 3000 modern und schwer bewaffnete Verbrecher mit mittelalterlichem Geist, die den ganzen Terror veranstalten, in einem – erneut von Hungersnot bedrohten – extrem armen Land, in dem korrekte demokratische Verhältnisse herrschten und niemand außergewöhnlich unterdrückt war.

    Dann wird es auch bei uns wieder “Friedens- und Völkerfreunde” geben, die “Einmischung und Imperialpolitik” des Westens/ Frankreichs oder seiner afrikanischen “Handlanger” anprangern. Solche gibt es auch in Mali, nur weinen sehr viele von denen dort auch herum, wenn z.B. Frankreich, wenn man es braucht, sich nicht einmischt, seine Bürger und Aktivitäten abzieht.

    In diesen Zusammenhängen schreibe ich diese Worte und möchte mit folgenden Präzisionen zur Klärung beitragen.

    – Das Wort “Rebellion” ist bei uns unverhältnismäßig positiv vor-eingestimmt mit Assoziationen von bretonischen Dörfern, die Widerstand leisten, von tapferen Musquetieren um d’Artagnon, die der Königin gegen fiese Intigranten selbstlos zu Hilfe eilen.
    Diese “Rebellen” in Nord-Mali sind keine Asterixe und Obelixe, es sind Ex-Söldner, Verbrecher und/oder Gotteskrieger ohne jede Gnade.

    – Genausowenig wie religiös motivierte Endsiegtruppen die Gesamtheit religiöser Menschen repräsentieren, repräsentieren die “Tuareg-Rebellen” allerdings das gesamte Volk der Tuareg, das seine Heimat in der malischen Gesellschaft schon hatte.

    – Auch gibt es bei uns Leute (verschiedenster politischer Richtungen), für die so etwas wie “Tuareg” mehr eine Idee sind als reale Menschen, die vor allem in Frieden leben wollen: die Freunde der “geknechteten völkischen, ethnischen oder kulturellen Minderheiten”.
    Im Rahmen einer (für mich menschenverachtenden, sei sie links, sei sie rechts) Romantik finden sie diese “Rebellion” “im Prinzip gut, zumindest berechtigt”.
    Meine Damen und Herren:
    Romantisch ist es am Lagerfeuer zu sitzen und die Sterne anzuschauen. Machen Sie das anstelle Ihrer Art von politischer Meinugsbildung!
    Diese “Rebellion” ist nicht romantisch, sie ist mörderisch und destruktiv. Diese “Rebellen” sind inhumane Hirnis männlichen Geschlechts, die sklaverische, minderheitenverachtende Clan- oder Gottesherrschaften errichten wollen, Drogen, Waffen und Menschen schmuggeln wollen, und im Jeep durch die Gegend rattern und in die Luft (oder auf Feinde) ballern wollen, stehlen statt arbeiten wollen: Jahrhunderte zurück, aber bitte mit Granatenwerfer statt Schwert und Panzer statt Kamel.

    Ich betone, dass diese Mentalität durchaus nicht auf (Nord)Afrika begrenzt ist. Und dass die allermeisten Tuareg, wenn nicht – wie viele andere Malier – arbeitslos und arm, urbane oder landwirtschaftliche Berufe ausüben bzw ausübten, denn das haben ihre “Rebellen” und deren Kampfgenossen auch schon reichlich kaputt gemacht.

    In dem Sinne wünsche ich, dass baldigst UNO und Nachbarländer Malis und auch die malische Armee diesem Albtraum ein Ende setzen, diesen paar Tausend Typen ein riesiges Lager bauen, wo sie Gottesdienste abhalten oder nach alter Tradition leben können, und die so sehr gebeutelte Bevölkerung endlich und definitiv von dieser zusätzlichen Qual befreien.
    mali rebel dpa
    mali rebel foto:dpa

  2. TOURISTENZIEL TIMBUKTU (Tombouctou) UNTER DEM JOCH DER ISLAMISTEN – La mythique Tombouctou sous le joug des islamistes
    1. Das legendäre Timbuktu, Weltkulturerbe, unter der Knute der Islamisten
    BAMAKO (AFP) – 2012.04.03 10.33 Uhr
    Unesco äußerte sich am Dienstag besorgt über die Risiken durch die Kämpfe rund um Timbuktu, im Nordwesten Malis, dessen Kontrolle die Islam…

  3. Lieber Andreas,

    Dein Kommentar ist hart, aber wahr. Selbst wenn den Tuareg seit der Unabhängigkeit nicht immer alle Rechte zugestanden worden sind, sie als Nomaden vielleicht nicht in das Konzept des von Frankreich verordneten Zentralstaates mit einem klugen Mann an der Spitze (cf.Interview Henner Papendieck) passten, so berechtigt das NIEMANDEN, Hunderttausende von Menschen zur Flucht aus ihren Heimatorten zu bringen. Ganz zu schweigen von dem, was in Tombouctou passiert, das hat noch eine andere Qualität.
    Die Touareg sind auch nicht nur als “Landstreicher” betrachtet worden, sondern haben spätestens von dem ewig verhandelnden ATT sehr viele Erfolge mitnehmen können, mehrere Ministerposten, zahlreiche Eingliederungen in die Armee auch ohne jedwede Qualifikationen, Entmilitarisierung des Nordens (was sicher auch den Einmarsch der Libyenrückkehrer erleichterte).

    Wie kann ein Volk, das selbst Diskriminierung erfahren hat, andere Gemeinschaften unterdrücken? (Das fragt man sich ja auch in anderen Zusammenhängen.)
    Aber es ist ja nicht das Volk der Tuareg, sondern einige “Hirnis”, wie Du sagst, die diesen Terror veranstalten. Und natürlich die, viel schlimmer, die sich angehängt haben und jetzt auch noch die Oberhand gewinnen. Rebellen in dem von Dir angezeigten Sinne sind das nicht, aber ich habe es aufgegeben, diese in Anführungszeichen zu setzen. Auch in Mali spricht man immer nur von den – rebelles -.

    Und, wie geht es weiter?
    Jedenfalls nützen dem Land und seinen Menschen die Drohungen der ECOWAS, der umliegenden Staaten, und das jetzt verhängte Embargo gar nichts. Die Länder haben vorher zu lange zugesehen und nichts getan, obwohl sie durch die Flüchtlingsströme mitbetroffen waren.
    Natürlich sollte auf ein Ultimatum auch eine Konsequenz folgen, aber die trifft jetzt 14 Millionen Menschen. Muss die ECOWAS ihr Gesicht wahren? Wenn es nur um die Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung ginge, wären Gespräche richtiger.

    Aber da es um ganz Mali geht, das nicht zu einem islamistischen Staat werden darf – bin ich ratlos.

    In großer Sorge,

    aramata

  4. Das Embargo ist hart und ungerecht, aber die Junta muss, nachdem die Islamisten/Rebellen jetzt in den Süden marschieren und z.B. aus Mopti nicht nur Zivilisten, sondern auch Soldaten mit ihren Familien fliehen, die Militärjunta also nicht mal mehr militärisch agieren kann, allerschnellstens weg,
    damit eine legitime Regierung um Hilfe von außen bitten kann. Dann ist das Embargo sofort weg, und Hilfe kommt.

    Die Junta will immer noch eine Art Übergangsexistenz verhandeln und eine Interims-Verfassung basteln. Ganz Mali braucht jetzt keine neue Verfassung, sondern Aktion gegen die marschierende “Islamische Republik Mali”.

    Für die Putschisten ist es mittlerweile auch besser, sie werden jetzt so abgeräumt, als dass sie nächste Woche von den Islamisten aus ihrer Kaserne in Kati/Bamako geholt werden.

  5. 5. April, 00:10
    Photostory without legend
    – texte ONU en dessous des images –
    mali google
    bamako files reuters 2-04
    Des habitants de Bamako le 2 avril 2012
    Des habitants de Bamako se ravitaillent en carburant le 3 avril 2012
    Des habitants font des pleins de carburant à une station-service par crainte de pénuries le 3 avril
    Un des chefs du groupe et porte-parole d'Ansar Dine Cheick Aoussa photographié par le groupe le 11
    Un soldat putschiste aux abords de Bamako, le 3 avril 2012
    Un Touareg dans le nord du Mali, le 17 novembre 2006
    Une femme arrive de Tombouctou, le 4 avril 2012, après avoir quitté il y a deux jours Bamako
    Mali: l’ONU demande le retour du gouvernement légitime et la fin des combats
    NEW YORK (AFP) – 04.04.2012 18:47
    Les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont demandé mercredi aux militaires putschistes de rétablir sans tarder le gouvernement légitime du Mali et aux rebelles touregs du Nord de déposer “immédiatement” les armes et d’entamer des négociations.
    Dans une déclaration proposée par la France et qui a été adoptée par consensus, le Conseil exprime son soutien aux efforts de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) pour obtenir “le retour effectif à l’ordre constitutionnel” à Bamako. La Cédéao a décrété un embargo contre les putschistes et les menace d’intervenir militairement.
    Les pays du Conseil “s’inquiètent de la présence dans la région” d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui pourrait selon eux “déstabiliser encore davantage” la situation.
    Ils “condamnent fermement les attaques, les pillages et la confiscation de territoire” commis par les rebelles dans le Nord et “exigent une cessation immédiate des hostilités”. Ils invitent les rebelles “à cesser immédiatement toute violence” et demandent à “toutes les parties au Mali de rechercher une solution pacifique par un dialogue politique appoprié”, dans le respect de la sécurité des civils et des droits de l’homme.
    Les islamistes armés semblent l’emporter sur les rebelles touareg dans le Nord du Mali, notamment à Tombouctou, où trois des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ont été signalés.
    Le Conseil réaffirme sa condamnation du coup d’Etat et son “appel à rétablir immédiatement l’ordre constitutionnel et le gouvernement démocratiquement élu” du président Amadou Toumani Touré, comme il l’avait déjà fait à deux reprises, les 22 et 26 mars.
    Les 15 pays demandent une nouvelle fois “aux mutins d’assurer la sécurité de tous les responsables maliens et de relâcher immédiatement ceux qui sont détenus”.
    Rappelant que les mutins avaient promis d’abandonner le pouvoir au 1er avril, le Conseil “attend (d’eux) qu’ils prennent des mesures immédiates pour appliquer effectivement cet engagement”.
    Le Conseil se dit par ailleurs préoccupé par “la dégradation rapide de la situation humanitaire au Sahel”. Il “demande à toutes les parties au Mali d’autoriser un accès rapide, sûr et sans entraves” des secours à la population et à la communauté internationale de se mobiliser davantage à ce sujet.
    L’ONU fait aussi part de sa préoccupation face aux risques que font peser les combats pour le site de Tombouctou (Nord-Ouest du Mali), inscrit au patrimoine de l’humanité.
    Dans un compte-rendu devant le Conseil mardi, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, Lynn Pascoe, avait mis l’accent sur l’aggravation rapide de la crise, les rebelles ayant pris les principales villes du Nord sans rencontrer de véritable résistance, et sur la crise humanitaire.
    Plus de 200.000 personnes ont fui depuis janvier leur domicile au Mali et cherché refuge ailleurs dans le pays ou les pays voisins, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).
    L’Union européenne a appelé mercredi à un “cessez-le-feu immédiat” dans le Nord mais n’envisage pas d’emboîter le pas aux Etats-Unis en prenant des mesures ciblées contre la junte.
    La Cédéao a annoncé un “embargo total” à l’encontre de la junte. Elle a mis en alerte quelque 2.000 hommes et doit décider jeudi des modalités d’activation de cette force.
    L’ambassadeur malien Oumar Daou a demandé au Conseil “d’aider le Mali à trouver une porte de sortie”. Evoquant “un des moments les plus noirs de l’histoire” de son pays, autrefois “cité en exemple”, il a critiqué l’embargo. “La Cédéao et l’Union africaine ne doivent pas aggraver la situation que nous vivons mais au contraire nous aider”, a-t-il dit.
    Dans un communiqué, l’ONG Oxfam a estimé que “certaines des sanctions imposées par les pays voisins (du Mali) et soutenues par le Conseil de sécurité pourraient aggraver encore une situation très délicate”.
    © 2012 AFP

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