MALI: PRÄSIDENTSCHAFTSWAHLEN AUF BIEGEN UND BRECHEN – Mali: une présidentielle déterminante avec beaucoup d’obstacles

maliwahlMali: Demokratie auf Biegen und Brechen
Stefan Brändle aus Paris, Julia Raabe, 26. Juli 2013, 05:30 http://derstandard.at/r652/Afrika
Auf Druck Frankreichs bestimmen die Malier am Sonntag einen neuen Präsidenten. Die Wahl soll der Regierung einen demokratisch legitimierten Anstrich verleihen. Doch die Lage ist instabiler als offiziell dargestellt…..
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1. sur 3 – Mali: fin de la campagne avant une présidentielle déterminante
Bamako (AFP) – 26.07.2013 20:08 – Par Stéphane BARBIER
La campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle au Mali s’est achevée vendredi, deux jours avant un scrutin déterminant pour l’avenir d’un pays qui sort d’un an et demi de crise politique et militaire.

Des partisans du candidat de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adema)
Unterstützerinnen von Dramane Dembele
Des partisans du candidat de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) à la présidentielle, Dramane Dembele, montrent des flyers à son effigie, le 26 juillet 2013 à Gao
afp.com – Boureima Hama

Interaktive Infografik (deutsch)
infografik

Le gouvernement malien de transition a décrété ce vendredi jour férié, pour permettre à un maximum de Maliens d’aller retirer leur carte d’électeur.
Présentation des principaux candidats à la présidentielle qui se tient dimanche au MaliLes derniers chiffres officiels indiquent qu’un total de 85% de presque 6,9 millions d’électeurs ont reçu leurs cartes.
Les derniers meetings à Bamako, dont ceux de Dramane Dembélé, candidat du principal parti malien, l’Alliance pour le démocratie au Mali (Adéma), et d’Ibrahim Boubacar Keïta, un des grands favoris du scrutin, ont rassemblé plusieurs milliers de personnes.
“Personne ne se moquera plus du Mali, je l’ai dit et je le ferai”, a lancé M. Keïta sous les applaudissement nourris de la foule.
La campagne de trois semaines s’est déroulée sans incidents majeurs, chacun des 27 candidats sillonnant pacifiquement la plupart des grandes villes du pays, attirant de nombreux partisans dans le Sud, beaucoup moins dans le Nord dont les trois régions – Gao, Tombouctou et Kidal – représentent les deux-tiers du territoire mais sont les moins peuplées (10% d’une population de 15 millions d’habitants).
Le Nord a été secoué en 2012 par la violence et l’occupation de groupes rebelles touareg, criminels et jihadistes, avant d’être libéré début 2013 par une intervention militaire menée par la France.
“Je crois que ces élections peuvent se dérouler dans un contexte et dans des conditions acceptables qui ne permettront pas une interprétation ou un dévoiement du résultat”, a affirmé vendredi à Bamako Louis Michel, chef de la mission des observateurs de l’Union européenne (UE).
“Donner la chance à la paix”
“Je pense vraiment que la personnalité qui émergera au cours de cette élection aura une légitimité largement suffisante” pour redresser le pays, a-t-il ajouté.
Outre l’ex-Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Keïta, 69 ans, les favoris sont l’ex-ministre des Finances et ex-président de la Commission de l’Union économique et monétaire (Uémoa) Soumaïla Cissé, 63 ans et un autre ex-Premier ministre, Modibo Sidibé, 60 ans.
“Donner la chance à la paix”
Des doutes subsistent toujours sur les conditions du scrutin à Kidal et sa région (nord-est), fief des Touareg et de leur rébellion, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Des violences meurtrières y ont eu lieu il y a deux semaines entre des habitants touareg et noirs.
Les tensions entre les diverses communautés qui peuplent le Nord ont été exacerbées par l’occupation islamiste, Touareg et Arabes étant souvent assimilés par les Noirs à des rebelles ou à des jihadistes.
Un accord signé à Ouagadougou le 18 juin entre la rébellion touareg, favorable à l’autonomie du Nord, le gouvernement de Bamako et des mouvements prônant l’unité du Mali, a permis le retour le 5 juillet de 150 soldats maliens à Kidal qui était occupée depuis février par le MNLA dont les combattants ont été cantonnés.
Mais ce retour a entraîné des manifestations parfois violentes entre ses partisans et ses opposants.
A l’issue d’une rencontre à Bamako avec le gouvernement, les mouvements signataires de l’accord de Ouagadougou ont lancé en début de semaine un appel “à la retenue et à l’apaisement”, demandant “que tous les Maliens s’abstiennent de tout acte ou propos de nature à inciter à la violence, à la haine, et à toute confrontation intercommunautaire”.
Ils encouragent en outre “les populations à maintenir un climat favorable au bon déroulement du processus électoral et à donner la chance à la paix, sur la base du dialogue inclusif et dans un objectif de la réconciliation nationale”.
La présidentielle doit permettre d’entamer le processus de réconciliation et de rétablir la légitimité constitutionnelle, interrompue par un coup d’Etat militaire qui, le 22 mars 2012, avait précipité la chute du Nord aux mains des islamistes armés liés à Al-Qaïda.
La sécurité du scrutin sera assurée par quelque 6.300 soldats de la force de l’ONU, la Minusma, aidée des 3.200 soldats français encore présents au Mali, la crainte étant des attentats-suicides d’éléments jihadistes “résiduels” encore présents dans la région.
Le conflit a entraîné la fuite de quelque 500.000 personnes qui se sont réfugiées ailleurs au Mali et à l’étranger et pour lesquelles les modalités de vote restent floues.
© 2013 AFP

2. Présidentielle au Mali: les principaux candidats au premier tour

Bamako (AFP) – 27.07.2013 10:19
Vingt-sept candidats se présentent au premier tour de l’élection présidentielle de dimanche au Mali qui, si aucun n’obtient la majorité absolue, sera suivi d’un second tour le 11 août entre les deux présidentiables arrivés en tête. En voici les principaux.
– Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK: ancien Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré de 1994 à 2000 et ancien président de l’Assemblée nationale, il se présente pour la troisième fois après deux échecs en 2002 et 2007. Il dirige le Rassemblement pour le Mali (RPM). A 68 ans, c’est pour ce cacique de la vie politique malienne, considéré comme un homme à poigne, la dernière chance de l’emporter.
– Soumaïla Cissé: âgé de 63 ans, ancien ministre des Finances du président Konaré de 1993 à 2000, ancien président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) de 2004 à 2011, il a été battu à la présidentielle de 2002 par Amadou Toumani Touré (ATT), président renversé par un putsch militaire le 22 mars 2012. Farouche opposant à ce coup d’Etat, il a été blessé par les hommes du chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo, à son domicile de Bamako. Il a fondé et dirige l’Union pour la République et la démocratie (URD).
– Modibo Sidibé: considéré comme un proche du président renversé en mars 2012, Amadou Toumani Touré, dont il fut le Premier ministre de 2007 à 2011. Cette proximité et sa condamnation du coup d’Etat lui ont valu d’être arrêté à plusieurs reprises par les hommes du capitaine Amadou Sanogo, chef des putschistes, que Modibo Sidibé dit ne pas “confondre” avec le reste de l’armée malienne. Il est âgé de 60 ans.
– Dramane Dembélé: à 46 ans, il est l’un des plus jeunes candidats pour le compte de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), le mieux structuré et le plus grand des partis politiques maliens, qui l’a choisi en dépit de son manque d’expérience dans la gestion des affaires de l’Etat. Ingénieur de formation, il a lui aussi été arrêté après le coup d’Etat de mars 2012.
– Soumana Sacko: âgé de 63 ans, économiste, ministre des Finances dans les années 1980, il a été Premier ministre de 1991 à 1992, durant la transition militaire après le renversement par un coup d’Etat (en mars 1991) du président Moussa Traoré qui a dirigé le Mali près de 23 ans.
– Cheick Modibo Diarra: célèbre astrophysicien de 61 ans ayant travaillé pour la Nasa (agence spatiale américaine) et le groupe informatique Microsoft dont il a été le directeur Afrique. Il a été pendant huit mois le Premier ministre du régime de transition mis en place après le coup d’Etat de mars 2012 avant d’être contraint à la démission par le chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo.
– Mme Haïdara Aïchata Cissé: seule femme candidate, elle est député de Bourem, localité du nord du Mali proche de Gao. Agée de 54 ans, elle s’est fait connaître dans les médias internationaux en prenant la parole pour dénoncer les exactions commises par les jihadistes pendant leur occupation de sa région, en particulier à l’encontre des femmes.
Outre ces personnalités, la liste des 27 présidentiables comprend des candidats notables dont:
– Cheick Boucadry Traoré, 51 ans, diplômé en administration générale, fils du président Moussa Traoré qui a dirigé le Mali près de 23 ans avant d’être renversé en mars 1991 par un coup d’Etat militaire.
– Moussa Mara, 38 ans, comptable, maire d’une commune de Bamako à l’approche politique jugée novatrice dans le paysage politique malien.
– Oumar Mariko, 54 ans, médecin, ex-député, chef d’un parti se revendiquant de gauche et ayant ouvertement soutenu le putsch du 22 mars 2012.
– Mountaga Tall, 56 ans, avocat, homme politique, ex-député.
L’ex-ministre Tiébilé Dramé, artisan d’un accord de paix signé en juin entre Bamako et des rebelles touareg, était le 28e candidat en lice mais s’est retiré de la course mi-juillet, en dénonçant les conditions de préparation du scrutin
© 2013 AFP

3. Mali: nombreux obstacles au bon déroulement de la présidentielle
Bamako (AFP) – 27.07.2013 12:26
Risques d’attentats-suicides de jihadistes, distribution incomplète des cartes d’électeurs, vote incertain sur tout le territoire et pour 500.000 réfugiés et déplacés: les obstacles au bon déroulement du premier tour de la présidentielle du 28 juillet au Mali sont nombreux.
L’intervention militaire internationale initiée par la France en janvier pour stopper une avancée vers le Sud de groupes jihadistes qui occupaient depuis neuf mois le nord du Mali pour ensuite les chasser de cette région, a en grande partie été atteint.
Mais, a reconnu dimanche le général Grégoire de Saint-Quentin, qui a commandé l’opération française Serval au Mali, ce pays n’est pas encore “complètement stabilisé”.
“Il faut reconnaître à nos adversaires leur extrême faculté à se fondre dans l’immensité de cet océan de sable qu’est le désert. Néanmoins, même les meilleurs marins ont besoin de toucher un jour au port”, a affirmé le général à l’hebdomadaire français, le Journal du dimanche, ajoutant: “C’est pourquoi nous avons ciblé en priorité les sanctuaires des terroristes”.
La crainte est que des éléments dits “résiduels” de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui ont occupé le nord du Mali ne saisissent l’occasion de la présidentielle pour faire un coup d’éclat sous forme d’attentats-suicides meurtriers, comme ils en ont commis les mois derniers au Mali, mais aussi au Niger voisin.
Des tensions inévitables à Kidal
La France, l’ONU et le régime de transition au pouvoir à Bamako ont en outre insisté sur la nécessité d’un vote sur l’ensemble du territoire national afin que le nouveau président élu ait la crédibilité indispensable au Redressement et à la réconciliation d’un pays profondément divisé.
De récentes violences qui ont fait quatre morts, de nombreux blessés et dégâts matériels dans la région de Kidal (nord-est), fief des Touareg et de leur rébellion du Mouvement de libération national de l’Azawad (MNLA), où des agents électoraux ont également été brièvement enlevés, font sérieusement douter que le scrutin puisse s’y tenir dimanche prochain.
Ces incidents graves se sont produits en dépit de la signature d’un accord de paix, le 18 juin à Ouagadougou, entre le MNLA et le pouvoir de transition à Bamako permettant le cantonnement des rebelles touareg et le retour contesté de quelque 150 soldats maliens dans la ville de Kidal.
“Les tensions et des violences étaient sans doute inévitables à Kidal, la signature d’un accord entre les dirigeants des groupes armés et Bamako ne mettant pas fin à la réalité des antagonismes et à l’existence de radicaux d’un côté comme de l’autre”, a déclaré à l’AFP Gilles Yabi, analyste à International Crisis Group (ICG).
“Dans la mesure où il ne s’agit que d’un accord intérimaire (l’accord de Ouagadougou) avant l’ouverture d’un processus de dialogue plus important après l’élection présidentielle, le jeu qui consiste à faire monter les enchères ne va pas cesser”, selon M. Yabi qui ajoute: “L’impact sur l’élection et sur sa crédibilité dépendra de ce qu’il se passera le jour du vote à Kidal”.
Un signe positif cependant: des représentants du MNLA et d’un autre groupe rebelle, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), ont été reçus dimanche à Bamako par le président de transition Dioncounda Traoré, pour parler “de paix” et de “réconciliation”.au
60% des cartes d’électeurs distribuées
Si la région de Kidal suscite le plus d’interrogations et d’inquiétudes, le risque est aussi que les quelque 6.830.000 cartes électorales ne soient pas distribuées à temps dans d’autres régions. Le 18 juillet, un document officiel des organisateurs de l’élection soulignait que “le taux de remise des cartes” était “d’environ 60%”.
Et encore, la distribution des cartes ne concerne-t-elle en grande partie que les Maliens qui n’ont pas fui le conflit pour aller se réfugier à l’étranger ou dans d’autres régions du Mali, soit environ 500.000 personnes. Les modalités de vote pour ces déplacés et réfugiés restent floues, en particulier dans les immenses camps au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie.
A ces obstacles, s’ajoutent un redéploiement seulement partiel de l’administration centrale dans le Nord et le fait que le scrutin se déroule en pleine saison dite “d’hivernage” en Afrique de l’Ouest, caractérisée par de fortes pluies dans le sud du Mali, des vents forts et des tempêtes de sable dans le Nord, qui gênent, voire empêchent, les déplacements.
Couplé à la période de jeûne et de recueillement du ramadan actuellement en cours dans ce pays musulman, ces phénomènes pourraient accroître le taux d’abstention déjà assez faible au Mali en temps normal.
Le risque est que ce scrutin soit “chaotique”, ses résultats “contestés” et que le nouveau président élu n’ait pas “la légitimité nécessaire au rétablissement du pays”, selon ICG.
© 2013 AFP

Un réfugié malien vérifie que son nom figure bien sur la liste électorale le 26 juillet 2013 à Un jeune partisan du candidat à la présidentielle Ibrahim Boubacar Keita (IBK), lors d'un meeting
Malischer Flüchtling in Burkina Faso mit Wählerliste
Unterstützer von Ibrahim Boubacar Keita
Un réfugié malien vérifie que son nom figure bien sur la liste électorale le 26 juillet 2013 à Goudebou au Burkina Faso
afp.com – Ahmed Ouoba
Un jeune partisan du candidat à la présidentielle Ibrahim Boubacar Keita (IBK), lors d’un meeting électoral le 26 juillet 2013 à Gao
afp.com – Boureima Hama

=> Ansichtssache
Die Präsidentschaftskandidaten in Mali im Überblick

Mali: Demokratie auf Biegen und Brechen
Stefan Brändle aus Paris, Julia Raabe, 26. Juli 2013, 05:30 http://derstandard.at/r652/Afrika
Auf Druck Frankreichs bestimmen die Malier am Sonntag einen neuen Präsidenten. Die Wahl soll der Regierung einen demokratisch legitimierten Anstrich verleihen. Doch die Lage ist instabiler als offiziell dargestellt
Der Krieg in Mali ist offiziell vorbei, die Islamisten haben sich in ihre Wüstenverstecke verkrochen. Anfang Juli übernahmen Uno-Blauhelme der Minusma-Truppe das Kommando von französischen Truppen, die seit Jänner mit westafrikanischer Hilfe die Jihadisten aus dem Landesnorden verjagt hatten. Die UN-Mission soll bis Jahresende 12.600 Soldaten umfassen. In der Hauptstadt Bamako herrscht gespannte Ruhe. Der Militärputsch von 2012 ist umso weniger vergessen, als darauf ein politisches Vakuum folgte. Am Sonntag soll es beseitigt werden: 27 Kandidaten, darunter eine Frau, treten zum ersten Durchgang der ersten Präsidentschaftswahlen seit 2007 an.
Favorit ist Ibrahim Boubacar Keïta. Der 68-jährige Ex-Premier beschäftigt gleich zwei PR-Agenturen – die französische Havas und die westafrikanische Voodoo – und soll breite internationale Unterstützung genießen. Paris setzt jedenfalls, ohne es offen zu sagen, auf “IBK”. Seine Herausforderer, vor allem die Ex-Minister Soumaïla Cissé und Modibo Sidibé, vertreten ganz ähnliche Programme: nationale Versöhnung und Souveränität.
Die “Versöhnung” mit den Tuareg-Rebellen, die Teile des Nordens kontrollieren, muss allerdings erst stattfinden. Zwar hat die Regierung mit der säkularen Rebellenorganisation MNLA ein Abkommen geschlossen, das die Wahlen im Norden ermöglicht. Doch der künftige Status des Landesteils und seiner Volksgruppen muss erst verhandelt werden.
Viele befürchten, dass die Wahl viel zu früh stattfindet und, wie früher schon, per “bourrage d’urnes” geregelt wird. Falls das “Urnenstopfen” diesmal überhaupt nötig ist: Abstimmen kann nur, wer registriert ist, und das sind Schätzungen zufolge 60 Prozent der 6,8 Millionen stimmberechtigten Einwohner. 500.000 Flüchtlinge haben das Wahlrecht nicht einmal auf dem Papier. Kandidaten aus dem Norden haben sich kaum gefunden, und dass die Wahl auf dem Höhepunkt der Regenzeit stattfindet, sorgt für zusätzliche logistische Probleme.
Instabile Lage
Zudem ist die politische Lage in Bamako keineswegs konsolidiert. Putschoffizier Amadou Sanogo, der im Volk einigen Rückhalt wahrt, verfolgt den Wahlkampf aus der Kaserne. Gerüchteweise soll er mit IBK ein Stillhalteabkommen geschlossen haben. Offen ist, zu welchem Preis und mit welchem Inhalt.
Noch instabiler ist die Lage im “befreiten” Norden. Die Wüstenstadt Kidal wird weiterhin von den Tuareg kontrolliert; bei Gefechten mit malischen Soldaten starben kürzlich vier Menschen. In Tessalit wurden fünf Wahlhelfer entführt; befreit wurden sie am Sonntag durch französische Soldaten. Und in Gao, der wichtigsten Stadt im Norden, ist es letzthin immer wieder zu Anschlägen von Islamisten gekommen.
Die unabhängige NGO International Crisis Group plädierte für eine Vertagung der Wahl. “Sich mit einer Präsidentschaftswahl abzufinden, die noch weniger als die 36 Prozent Wähler des Urnengangs 2007 mobilisieren dürfte, wäre eine seltsame Art, die Demokratie in Mali zu fördern”, urteilen die ICG-Exponenten Louise Arbour und Gilles Yabi in einem Beitrag für den Pariser “Figaro”.
Der Adressat war François Hollande. Der französische Präsident hat das Datum der Präsidentschaftswahlen am 28. Juli selbst festgesetzt und hält eisern daran fest. Nach seinem militärischen Erfolg gegen die Islamisten will er den strategisch wichtigen Sahelstaat mit allen Mitteln politisch stabilisieren. Er hat kein Ohr für das Gegenargument, ein fragwürdiger Wahlsieg würde die demokratische Legitimität und Autorität des neuen Staatschefs in Bamako von Beginn weg untergraben.
“Nie interessiert gewesen”
Von den Kandidaten hat nur einer Klartext gesprochen: Tiébilé Dramé, der sich aus dem Rennen zurückgezogen hatte. “Die Bedingungen einer regulären Wahl sind nicht gegeben.” Die französische Mali-Kennerin Danièle Rousselier schrieb in der französischen Zeitung Libération, Paris sei noch nie wirklich an soliden politischen Verhältnissen in Mali interessiert gewesen. “Vor dem Klientelismus, der Korruption und dem Mangel jeder wirklichen Debatte halten wir die Augen verschlossen.”
Eine Stichwahl soll am 11. August stattfinden, falls kein Kandidat im ersten Durchgang 50 Prozent der Stimmen erreicht. (Stefan Brändle/Julia Raabe, DER STANDARD, 26.7.2013)

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