MALI: STICHWAHL AM 11.08. – Ibrahim B. Keïta et Soumaïla Cissé au second tour

Stichwahl entscheidet in Mali über neuen Präsidenten
2. August 2013, 21:48 http://derstandard.at/r4073/Mali
Résultats des deux principaux candidats lors du 1er tour de l'élection présidentielle au MaliIbrahim Boubacar Keita mit 39,2 Prozent der Stimmen in Führung
Bamako – Bei der Präsidentenwahl in Mali hat die erste Runde keinen offiziellen Sieger hervorgebracht. Obwohl der ehemalige Ministerpräsident Ibrahim Boubacar Keita mit 39,2 Prozent der Stimmen klar vorne lag, konnte er die notwendige 50-Prozent-Hürde nicht nehmen. Nun muss eine Stichwahl am 11. August die Entscheidung bringen. Keitas Gegner ist dabei der Zweitplatzierte Soumaila Cisse (63), der 19,4 Prozent der Stimmen auf sich vereinte.

DEUTSCHER ARTIKEL WEITER UNTER DEM FRANZÖSISCHEN UND DER KLEINEN BILDERSCHAU AUS DEN MALISCHEN WAHLEN

=> WAHLEN in Partnerblog MALI-INFORMATIONEN,
=> MALI-NORD, ISLAMISTEN in Partnerblog MALI-INFORMATIONEN, ~ 220 articles

Mali: Ibrahim B. Keïta et Soumaïla Cissé au second tour
Bamako (AFP) – 02.08.2013 20:58
Un second tour à l’issue incertaine opposera, dans l’élection présidentielle au Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, un cacique de la vie politique, et Soumaïla Cissé, un économiste, qui a dénoncé des fraudes.
Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé largement en tête du premier tour du 28 juillet avec 39,2% des voix, devant Soumaïla Cissé, qui a obtenu 19,4%, selon les résultats officiels publiés vendredi.

Le second tour doit avoir lieu le 11 août, ce qui laisse à peine neuf jours aux deux candidats pour mener leur campagne dans un pays qui a été déstabilisé par un an et demi de crise politico-militaire.
Le candidat du plus grand parti malien, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dramane Dembélé, arrive en troisième position avec près de 9,6%, selon le ministre de l’Administration territoriale (Intérieur), le colonel Moussa Sinko Coulibaly.
Le quatrième, Modibo Sidibé, un ancien Premier ministre comme Ibrahim Boubacar Keïta, obtient près de 4,9% des suffrages. Et les 24 autres candidats du premier tour – y compris l’un qui s’était retiré de la course avant le scrutin – se partagent les voix restantes.
Le taux de participation est de 51,5%, exceptionnel pour le Mali où la participation à ce type de scrutin n’avait jamais dépassé 38%, mais plus de 403.000 bulletins ont été déclarés nuls.
Soumaïla Cissé s’est interrogé sur ces bulletins nuls et a exigé que, pour le second tour, “des mesures concrètes soient prises pour juguler la fraude” qui a caractérisé selon lui le premier tour.
“L’arbre de la grande mobilisation du peuple malien le 28 juillet ne doit pas cacher la forêt de l’impréparation, de la mauvaise organisation et de la fraude qui ont caractérisé le premier tour de l’élection présidentielle”.
Ibrahim Boubacar Keïta n’avait pas réagi vendredi aux résultats, mais un de ses partisans, Hamadou Maïga a déclaré: “Je ne suis pas content! Ils ont magouillé, il n’y aurait pas dû y avoir de deuxième tour. 400.000 bulletins nuls, ce n’est pas normal”.
Second tour ouvert
L’annonce d’un second tour devrait apaiser et rassurer les partisans de Soumaïla Cissé car, en dépit de son avance de 20 points, une victoire au second tour d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit “IBK”, est loin d’être acquise.
La logique voudrait que les voix de Dramane Dembélé et Modibo Sidibé, soit 14,5%, se reportent sur Soumaïla Cissé.
Ce dernier est, comme eux, membre du Front pour la démocratie et la République (FDR), coalition de partis et de mouvements de la société civile créée après le coup d’Etat du 22 mars 2012 qui avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes jihadistes.
Tout dépendra également des consignes de vote des autres candidats au premier tour, qui représentent au total plus du quart des votants.
A Abidjan, où il est venu remercier Alassane Ouattara, chef de l’Etat ivoirien et président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de son soutien, Diango Cissoko, Premier ministre malien de transition, a dit espérer qu’après le second tour, “la République du Mali sera entièrement sortie de cette crise”.
Malgré les inquiétudes, le premier tour s’était déroulé sans aucun incident majeur et avait fortement mobilisé les Maliens, signe de leur volonté de sortir au plus vite d’un an et demi de crise.
Cette crise a débuté en janvier 2012 par une offensive de rebelles touareg dans le Nord, suivie par un coup d’Etat, une occupation du Nord par des groupes criminels et jihadistes liés à Al-Qaïda, et enfin une intervention armée étrangère initiée par la France pour les en chasser.
Après son intervention militaire réussie pour chasser les groupes islamistes armés du Nord, la France avait exercé une forte pression sur le régime de transition à Bamako pour qu’il organise l’élection en juillet. Paris n’a pas non plus caché sa satisfaction et son soulagement après le premier tour.
Quel qu’il soit, le nouveau président aura la lourde tâche de relever un Mali économiquement exsangue et surtout de réconcilier des communautés plus divisées que jamais.
Le président français François Hollande a indiqué que son pays lui “apportera tout son soutien”. Il a aussi souhaité que le second tour de scrutin soit préparé “avec la même rigueur” que le premier.
© 2013 AFP

KLICKEN ZUM VERGRÖßERN – CLIQUER POUR AGRANDIR
Des électeurs maliens attendent pour entrer au Consulat général de Bagnolet où ils doivent voter pouDes femmes quittent la mairie de Tombouctou où elles ont vérifié quel était leur bureau de vote, le Des Maliens attendent pour voter à Gao, le 28 juillet 2013Des Maliens font la queue devant un bureau de vote, le 28 juillet 2013 à TombouctouDes réfugiées maliennes le 26 juillet 2013 à Goudebou au Burkina Faso où de nombreux Maliens ne peuvDes réfugiés maliens vérifient si leur nom figure sur les listes électorales le 26 juillet 2013 à Goudebou au Burkina FasoreutersmaliwahlUn homme dépose son bulletin dans l'urne à Kidal le 28 juillet 2013Un Malien trempe son doigt dans l'encre après avoir voté à Gao le 28 juillet 2013Un Touareg brandit un drapeau du MNLA le 28 juillet 2013 à KidalUne femme observe les listes électorales le 28 juillet 2013 au consul général du Mali à Bagnoletwahl-gaensler-dww
fotos: afp.com, dww, reuters

Stichwahl entscheidet in Mali über neuen Präsidenten
2. August 2013, 21:48 http://derstandard.at/r4073/Mali
Ibrahim Boubacar Keita mit 39,2 Prozent der Stimmen in Führung
Bamako – Bei der Präsidentenwahl in Mali hat die erste Runde keinen offiziellen Sieger hervorgebracht. Obwohl der ehemalige Ministerpräsident Ibrahim Boubacar Keita mit 39,2 Prozent der Stimmen klar vorne lag, konnte er die notwendige 50-Prozent-Hürde nicht nehmen. Nun muss eine Stichwahl am 11. August die Entscheidung bringen. Keitas Gegner ist dabei der Zweitplatzierte Soumaila Cisse (63), der 19,4 Prozent der Stimmen auf sich vereinte.
“Wir sind bereit für die zweite Runde des Kampfes und werden dabei den Todesstoß versetzen”, sagte am Freitag Abdoulaye Magassouba von Keitas Partei “Rally für Mali” (“Zusammenschluss für Mali”, Ed). Cisses Anhänger sprachen hingegen von Unregelmäßigkeiten bei der Abstimmung vom vergangenen Sonntag. Seine Partei URD wolle Beschwerde beim Verfassungsgericht einlegen, erklärte Madou Diallo, der die Jugendbewegung von Cisses Partei URD (Union für die Republik und die Demokratie) leitet.
Anhänger beider Seiten feiern
Der 68-jährige Keita, der von seinen Fans kurz “IBK” genannt wird, war von 1994 bis 2000 Regierungschef und später Parlamentspräsident. Er hatte sich schon mehrmals um das Präsidentenamt beworben, aber jeweils gegen den langjährigen Staatschef Amadou Toumani Toure verloren. Dieser war im März 2012 bei einem Militärputsch gestürzt worden. Der frühere Finanzminister Cisse gilt ebenfalls als erfahrener Politiker, der schon zahlreiche politische Ämter bekleidete. Anhänger beider Kandidaten feierten nach Bekanntgabe des Ergebnisses am Freitag auf den Straßen.
Bei der Wahl gab es nach Angaben des Ministeriums für Territoriale Verwaltung eine Rekordbeteiligung von 51,5 Prozent. In dem westafrikanischen Land gehen traditionell nur wenige Menschen zu den Urnen. Zudem ist die Sicherheitslage vor allem im Norden, der zeitweise von Islamisten und Separatisten besetzt war, weiter prekär. Die Wahlbeteiligung fiel dort niedriger aus als in der Hauptstadt Bamako und im Süden.
Trotz der Drohungen von Jihadisten und Tuareg-Rebellen war die Abstimmung friedlich verlaufen. Beobachter sprachen von einem “historischen” Tag. Tausende französische und afrikanische Soldaten waren im Einsatz, um die Sicherheit der Wähler zu gewährleisten. (APA, 2.8.2013)

One thought on “MALI: STICHWAHL AM 11.08. – Ibrahim B. Keïta et Soumaïla Cissé au second tour”

  1. “Der Islam ist in Westafrika politischer Faktor”

    Interview | Stefan Brändle, 3. August 2013, 10:00 http://derstandard.at/r652/Afrika

    Der malische Präsidentschaftsfavorit IBK muss nach dem Stichwahlentscheid laut dem Afrika-Experten Gilles Holder um seinen Sieg bangen. Von der Idee des Laizismus müsse sich nicht nur Mali verabschieden

    Standard: Bei der Präsidentschaftswahl in Mali gehen Ibrahim Boubacar Keïta, genannt IBK, und Soumaïla Cissé in die Stichwahl.
    Holder: Ibrahim Boubacar Keïta war der klare Favorit des ersten Wahlgangs. In die Stichwahl zu müssen ist für ihn ein Rückschlag – denn jetzt ist er nicht mehr sicher zu gewinnen. Es könnte sich eine ganze Koalition gegen ihn bilden, angeführt von seinem Gegenspieler Soumaïla Cissé.

    Standard: Was unterscheidet sie?
    Holder: Cissé ist eher wirtschaftsliberal und macht sich für den ökonomischen Wiederaufbau stark. IBK verspricht die Wiederherstellung staatlicher Autorität; er gibt sich als paternalistischer Chef, der die Malier aus 18 bewegten Monaten mit Militärputsch, Tuareg-Rebellion und Krieg gegen die Jihadisten führen will.

    Standard: IBK pflegt auch mit den Putschisten Kontakte.
    Holder: IBK kritisierte den aufständischen Hauptmann Sanogo in der Tat nicht offen, weshalb er jetzt auch dessen Stimmen aus der Armee und dem einfachen Volk erhält. Darüber hinaus hat er es geschafft, sich als Mann der nationalen Einheit zu präsentieren. Erstaunlicherweise spricht er gleichzeitig Linksextremisten, autoritäre Militärkreise sowie religiöse Ultrakonservative an.

    Standard: Welche Haltung nimmt IBK zu den Tuareg in der Wüstengegend des Landesnordens ein?
    Holder: Er muss Rücksicht auf seine Wählerbasis im Süden nehmen, die in den Tuareg nur eine entfernte Minderheit und dazu eine Gefährdung der nationalen Einheit sieht. Die internationale Gemeinschaft wird ihn anhalten, ein Autonomieabkommen mit den Tuareg zu schließen, doch mit Blick auf den malischen Patriotismus wird das schwierig sein.

    Standard: Sie sagen, IBK werde von ultrakonservativen Moslems unterstützt. Von der Minderheit der Wahhabiten saudischer Herkunft?
    Holder: Ja, wobei diese Wahhabiya malisch geprägt ist; sie existiert in Mali seit 70 Jahren und nimmt keine Anweisungen aus Saudi-Arabien entgegen. Es handelt sich um Salafisten, die sich am demokratischen Spiel beteiligen.

    Standard: Was wollen sie?
    Holder: Sie trennen die Religion nicht von der Politik und streben eine islamische Republik an. Sie sind zwar eine Minderheit, aber sie dominieren den Hohen islamischen Rat Malis (HCIM).

    Standard: Ist das Eindringen der Religion in die malische Politik eine indirekte Folge des Krieges gegen die Jihadisten im Norden?
    Holder: Nein, der Islam hatte schon vor 20 Jahren begonnen, die Politik zu ersetzen, weil der demokratische Prozess nicht mehr funktionierte. Es fällt in ganz Westafrika auf, dass der Islam ein politischer Faktor geworden ist.

    Standard: Werden die Länder Westafrikas langfristig islamische Republiken?
    Holder: Die Westafrikaner identifizieren sich heute weniger über die Politik als über die Religion. Anstatt an einer laizistischen Fiktion festzuhalten, wäre es besser, die religiösen Verbände ins demokratische Spiel einzubeziehen.

    (Stefan Brändle, DER STANDARD, 3.8.2013)
    Gilles Holder (49) ist Anthropologe an der französischen Forschungsstätte CNRS und Mitarbeiter des Zentrums für afrikanische Studien in Paris. 

Leave a Reply