MALI Analyse: TUAREG-REBELLEN IN IHREM "AZAWAD" VON ISLAMISTEN mit Waffengewalt AUSGEBOOTET – lMali: une nouvelle donne régionale après l’échec de la rébellion touareg

1. Nord-Mali: Die Tuareg-Rebellion ist von den Islamisten entgleist worden
BAMAKO (AFP) – 2012.06.28 13.21 – Von Serge Daniel
Die Islamisten haben die Tuareg-Rebellen (MNLA) aus Timbuktu verjagt, auf ein Rinnsal reduziert in Kidal, und nun zerdrücken sie sie in Gao, wo sie gestern das MNLA-Hauptquartier für den gesamten Norden von Mali eingenommen haben: Die Tuareg-Rebellen sind gescheitert und kontrollieren keine Hochburg in ihrem Land mehr.
2. Mali: eine neue regionale Ordnung nach dem Scheitern der Tuareg-Rebellion
Paris (AFP) – Juli.01.2012 10:40 – von Sofia Bouderbala
So kometenhaft wie ihr Aufstieg ist die Niederlage der Tuareg-Rebellion im Norden Malis und diese zeigt die Unfähigkeit der MNLA, sich in einem von motivierten Islamisten beackertem Gebiet zu verankern: eine neue Lage, die, so Experten, militärische Intervention sehr riskant macht.
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1er ARTICLE SUR DEUX : Nord du Mali: la rébellion touareg mise en déroute par les islamistes
BAMAKO (AFP) – 28.06.2012 13:21 – Par Serge DANIEL
Les islamistes ont chassés les rebelles touaregs de Tombouctou, réduits à la portion congrue à Kidal et viennent de les écraser à Gao, en prenant leur quartier général pour tout le nord du Mali: les rebelles touareg sont en déroute et ne contrôlent plus aucune place forte dans cette région.

Des rebelles islamistes dans le nord du Mali, le 24 avril 2012, près de Tombouctou
Islamistische Gotteskrieger in Mali, Nähe Timbuktu
Des rebelles islamistes dans le nord du Mali, le 24 avril 2012, près de Tombouctou
Foto (c) AFP/Archives – by Romaric Ollo Hien

Créée fin 2011 de la fusion d’anciens groupes actifs dans les années 1990 et 2000, la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a lancé à la mi-janvier l’offensive sur plusieurs villes du nord du Mali, prises facilement, face à une armée démoralisée et sous-équipée.
“Aujourd’hui, il faut prendre une loupe pour trouver trace des combattants du MNLA”, ironise Tiégoum Boubèye Maïga, journaliste malien, spécialiste de la crise dans le Nord.
Allié au début de leur offensive aux groupes armés islamistes Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) – considéré comme une dissidence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) très implantée dans le Nord -, le MNLA a vite été marginalisé.
La chute de Gao (nord-est), berceau des Touareg et l’une des trois grandes villes et régions administratives du Nord avec Tombouctou (nord-ouest) et Kidal (extrême nord-est) – déjà contrôlées par les islamistes – signe l’arrêt de mort du MNLA dans cette région qu’il baptise du nom de l’Azawad et a déclarée indépendante unilatéralement.
A Gao, après de violents combats mercredi avec les combattants du Mujao qui ont fait au moins vingt morts, le MNLA a perdu ses chefs militaires, en fuite ou blessés, et ses bastions, dont le Palais du gouverneur qui lui servait de quartier général pour tout le Nord-Mali.
En France, ex-puissance coloniale, le MNLA jouit d’un certain capital de sympathie, car il est vu comme un mouvement capable de contrer les groupes islamistes, tout spécialement la branche maghrébine d’Al-Qaïda, alliée d’Ansar Dine et du Mujao.
Ses dirigeants ont été régulièrement les invités des plateaux de télévision à Paris, distillant leur propagande, expliquant leur combat pour l’indépendance, réaffirmant leur laïcité face à des islamistes voulant imposer la charia (loi islamique) à tout le Mali.
Mais dans le grand désert aride du nord malien, la réalité était bien différente. “Alors que les islamistes faisaient un travail de fond sur le terrain, les rebelles touareg faisaient de la communication dans les médias”, note M. Maïga.
“Corruption”
Pour devenir maîtres du jeu, les islamistes ont d’abord empêché les rebelles touareg de disposer d’une partie de leurs armes lourdes issues du conflit libyen et cachées dans des montagnes du nord-est du Mali, sous leur contrôle. Ils se sont ainsi assuré la supériorité militaire, selon les experts.
Ensuite, ils ont su s’attirer la sympathie des populations des différentes tribus présentes dans le Nord, où les Touareg sont minoritaires, en procédant à des distributions de vivres et en insistant bien sur leur volonté de maintenir l’intégrité territoriale du Mali.
“Quand les ‘moudjahidine’ ont pris Gao, ils se sont promenés dans la ville en brandissant le drapeau du Mali. Nous, nous avons aimé ça”, commente Saly Touré, du Musée du Sahel de Gao, fermé depuis le début de la crise.
Mais pour gagner, “les islamistes ont également joué à fond la carte de la corruption”, affirme un diplomate africain en poste à Bamako. “Le très influent responsable d’une association des ressortissants de Gao a été ‘acheté’. Depuis, il a tourné le dos aux rebelles touareg pour soutenir les islamistes”, dit-il.
La défaite du MNLA “est une nouvelle configuration pour les négociations” avec les autorités de transition à Bamako, mises en place après le retrait de militaires qui avaient pris le pouvoir le 22 mars, précipitant la chute du Nord aux mains des groupes armés.
A court d’argent, lâchés par leurs soutiens supposés ou réels, empêtrés dans des conflits internes entre une aile militaire sur le terrain et une aile politique de cadres vivant à l’étranger, les rebelles touareg sont en position de faiblesse.
A partir de petites localités où ils sont encore présents – Gossi, Ménaka, Anderamboukane – le MNLA pourrait tenter de regrouper ses forces et lancer une contre-offensive sur Gao, selon des experts, mais sans grande chance de réussite.
© 2012 AFP

2. Mali: une nouvelle donne régionale après l’échec de la rébellion touareg
PARIS (AFP) – 01.07.2012 10:40 – Par Sofia BOUDERBALA
Aussi fulgurante que son ascension, la défaite de la rébellion touareg du MNLA au Nord-Mali témoigne de son incapacité à s’ancrer sur un territoire labouré par des islamistes motivés: une nouvelle donne qui, pour les experts, rend très risquée une intervention militaire.
Né fin 2011, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) était pourtant considéré comme le grand bénéficiaire du coup d’Etat militaire du 22 mars contre le régime d’Amadou Toumani Touré. Il se présentait lui-même comme un “rempart” contre Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi), cherchant à s’attirer les sympathies d’un Occident inquiet face à la menace terroriste.
Comment ce mouvement d’enfants du pays, héritiers d’une longue tradition de luttes indépendantistes, a-t-il pu être chassé de ses terres en quelques mois, jusqu’à la déroute cinglante de jeudi avec la chute de son quartier général de Gao ?
Le chercheur Pierre Boilley, directeur du Centre d’études des mondes africains (Cémaf) à Paris, avance plusieurs explications, dont “l’existence de courants antagonistes au sein du MNLA” et l’incapacité des touareg à fédérer “l’ensemble des populations du nord, notamment les arabes et les songhaï”.
“La crise en Libye, qui a fourni hommes et armes aux factions armées du Nord-Mali (MNLA comme islamistes), a précipité le déclenchement de la rébellion sans que le projet du MNLA pour un Etat indépendant au Nord soit très abouti”, ajoute-t-il.
Pour l’islamologue Mathieu Guidère, les combattants du MNLA “se sont démobilisés après la prise des grandes villes” alors que les islamistes locaux d’Ansar Dine, commandés par le charismatique leader touareg Iyad Ag Ghaly, “ont labouré le terrain, restauré l’ordre dans les villes, rassuré les commerçants”.
Et Ansar Dine, relèvent les chercheurs, a continué “à revevoir un soutien logistique et financier”, notamment de personnalités en Arabie Saoudite et en Algérie, alors que le MNLA s’isolait par sa déclaration unilatérale d’indépendance de l’Azawad.
La situation est aujourd’hui “plus claire au nord qu’au sud du Mali. Le Nord est clairement contrôlé par des islamistes, avec un groupe dominant qui est Ansar Dine”, affirme Mathieu Guidère.
“Avec Aqmi et Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, groupe dissident d’Aqmi), ils se sont mis d’accord il y a deux mois sur une plateforme commune, pour l’instauration d’un Etat islamique au Nord-Mali”, dit-il.
L’islamologue explique que les liens hierarchiques entre eux sont très codifiés: “les islamistes du Nord-Mali ont reconnu Iyad Ag Ghaly comme le maître du territoire. Ce qui signifie que les responsables d’Aqmi comme Mokhtar Belmokhtar ou Abou Zeid ont fait allégeance à Ghaly”.
Pour le spécialiste des mouvements islamistes Dominique Thomas, de l’Ecole pratique des hautes études en sciences sociales (EHESS), “Aqmi a effectivement trouvé un sanctuaire dans la zone controlée par Ansar Dine”. Mais il souligne que les membres d’Aqmi “sont eux-mêmes implantés depuis des années, ont noué des liens avec les habitants à travers leurs trafics et des mariages”.
Face à cette “nouvelle donne”, la communauté internationale est hésitante. Réunis vendredi à Yamoussoukro, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont à nouveau exhorté le conseil de sécurité de l’ONU à autoriser l’envoi d’une force au Mali. Mais ils ont aussi réitéré leur préférence pour la négociation.
Les Etats-Unis, qui emboitent généralement le pas à la France sur ce dossier, ont aussitôt mis en garde contre une “entreprise très lourde”. A Paris, on attend des Etats africains qu’ils définissent clairement le cadre et les objectifs d’une telle intervention.
Les experts relèvent aussi les divisions régionales, l’Algérie étant tradionnellement très hostile à toute intervention, contrairement au Nigeria ou à la Côte d’Ivoire, et jugent qu’une intervention militaire est très risquée.
Elle serait vécue au Nord “comme une occupation par des troupes étrangères” et au Sud comme “une sorte de mise sous tutelle”, relève Mathieu Guidère. “Si Ansar Dine est vaincu, les islamistes vont rejoindre Aqmi. Cela ne fera que gonfler les rangs d’Aqmi de façon terrifiante”, estime-t-il.
Reste aussi “une inconnue”, pour Pierre Boilley: “la capacité ou pas du MNLA de préparer une contre-offensive”.
© 2012 AFP

1. Nord-Mali: Die Tuareg-Rebellion ist von den Islamisten entgleist worden
BAMAKO (AFP) – 2012.06.28 13.21 – Von Serge Daniel
Die Islamisten haben die Tuareg-Rebellen (MNLA) aus Timbuktu verjagt, auf ein Rinnsal reduziert in Kidal, und nun zerdrücken sie sie in Gao, wo sie gestern das MNLA-Hauptquartier für den gesamten Norden von Mali eingenommen haben: Die Tuareg-Rebellen sind gescheitert und kontrollieren keine Hochburg in ihrem Land mehr.
Gegründet Ende 2011 aus dem Zusammenschluss der ehemaligen aktiven Gruppen der 1990er und 2000er Jahre, hatte die Tuareg-Rebellion der Nationalen Bewegung für die Befreiung Azawad (MNLA) Mitte Januar eine Offensive auf mehrere Städte im Norden Malis gestartet, leicht gemacht, mit Blick auf eine demoralisierte und unterausgestattete malische Armee.
“Heute nehmen eine Lupe, um eine Spur von Kämpfern der MNLA zu finden”, ironisiert Tiégoum Boubèye Maiga, malischer Journalist und Spezialist der Krise im Norden.
Alliiert zu Beginn ihrer Offensive mit den bewaffneten islamistischen Gruppen Ansar Dine (Verteidiger des Islam) und der Bewegung für die Einzigartigkeit und Jihad in Westafrika (Mujao – ein Dissident von Al-Qaida im Islamischen Maghreb AQIM und sehr gut im Norden etabliert) , wurde die MNLA dann schnell marginalisiert.
Der Fall von Gao (Nordosten), der Wiege der Tuareg und eine der drei große Städten und administrativen Regionen im Norden mit Timbuktu (Nordwesten) und Kidal (äußerster Nordosten) – bereits von den Islamisten kontrolliert – ist das Zeichen des Todesurteils für die MNLA in dieser Region, die sie Azawad nannte und einseitig deren Unabhängigkeit erklärte.
Gao: Mittwoch 27.06., nach schweren Kämpfen mit Kämpfern der Mujao mit mindestens 20 Toten, hat die MNLA ihre militärischen Führer verloren, tot oder auf der Flucht oder verwundet, und ihre Bastionen, darunter der Palast des Gouverneurs, der ihr als Hauptquartier diente für den ganzen Norden Malis.
In Frankreich, ehemalige Kolonialmacht, hat die MNLA ein Kapital von Sympathie, weil sie als eine Bewegung gesehen wird, in der Lage zur Bekämpfung islamistischer Gruppen, insbesondere des Maghreb-Zweiges der Al-Qaida und ihrer Verbündeten Ansar Dine und Mujao.
Ihre Führer waren Stammgäste der Fernsehstudios in Paris, destillierten ihre Propaganda und erklärten ihren Kampf um Unabhängigkeit, unter Bekräftigung ihres Säkularismus gegenüber den Islamisten, die die Scharia (islamisches Recht) in ganz Mali verhängen wollen.
Aber in der großen trockenen Wüste im Norden von Mali sah die Realität anders aus. “Während die Islamisten die inhaltlichen Arbeit auf dem Boden machten, machten die Tuareg-Rebellen die Kommunikation in den Medien”, sagt Herr Maiga.
“Korruption”
Um Meister des Spiels zu werden, hatten die Islamisten zunächst die Tuareg-Rebellen von einem Teil ihrer schweren Waffen, importiert aus dem libyschen Konflikt und versteckt in den Bergen des nordöstlichen Mali, getrennt unter diese ihre Kontrolle gebracht. Das gewährleistete somit ihre militärische Überlegenheit, nach Meinung von Experten.
Dann haben sie es geschafft, die Sympathie der Menschen verschiedener Stämme des Nordens, da wo die Tuareg in der Minderheit sind, zu gewinnen, durch die Verteilung von Nahrungsmitteln bei gleichzeitiger Betonung ihres Wunsches, die territoriale Integrität von Mali zu pflegen.
“Als die ‘Mudschahedin’ Gao nahmern, gingen sie rund um die Stadt und winkten mit der Flagge von Mali. Wir, wir haben es geliebt”, kommentiert Saly Toure vom Museum der Sahel in Gao, geschlossen seit dem Beginn der Krise .
Aber um zu gewinnen, “haben die Islamisten auch die Karte der Korruption gespielt”, sagte ein afrikanischer Diplomat in Bamako. “Der sehr einflussreiche Führer einer Vereinigung von Bürgern von Gao wurde gekauft. Seitdem hat er den Tuareg-Rebellen den Rücken gekehrt, um die Islamisten zu unterstützen”, sagte er.
Die Niederlage der MNLA “bildet eine neue Konfiguration für die Verhandlungen” mit den Übergangsbehörden in Bamako, nach dem Abzug der Putschisten.
Knapp bei Kasse, von ihren angeblichen oder tatsächlichen Unterstützern verlassen, im internen Konflikt verwickelt zwischen einem militärischen Flügel auf dem Feld und einen politischen Flügel der Führungskräfte, die im Ausland leben, sind die Tuareg-Rebellen in einer schwachen Position.
Von kleinen Städten aus, wo sie noch vorhanden sind – Gössi, Menaka, Anderamboukane – könnte die MNLA versuchen, Kräfte zu bündeln und eine Gegen-Offensive auf Gao zu starten, sagen Experten, aber ohne viel Aussicht auf Erfolg.
© 2012 AFP

2. Mali: eine neue regionale Ordnung nach dem Scheitern der Tuareg-Rebellion
Paris (AFP) – Juli.01.2012 10:40 – von Sofia Bouderbala
So kometenhaft wie ihr Aufstieg ist die Niederlage der Tuareg-Rebellion im Norden Malis und diese zeigt die Unfähigkeit der MNLA, sich in einem von motivierten Islamisten beackertem Gebiet zu verankern: eine neue Lage, die, so Experten, militärische Intervention sehr riskant macht.
Gegründet Ende 2011, galt die Nationale Bewegung für die Befreiung Azawad (MNLA) als der größte Nutznießer des Militärputsches vom 22. März gegen das Regime von Amadou Toumani Toure. Sie präsentierte sich selbst als “Bollwerk” gegen Al-Qaida im Maghreb (AQIM), um die Sympathie des Westens, der über die Bedrohung durch den Terrorismus besorgt ist, zu gewinnen.
Wie konnte diese Bewegung von Kindern des Volkes, Erben einer langen Tradition von Kämpfen um die Unabhängigkeit, aus ihrem Land in ein paar Monaten verjagt werden, bis hin zur vernichtenden Niederlage Donnerstag mit dem Fall von ihrem Hauptquartier in Gao?
Für den Forscher Pierre Boilley, Direktor des Zentrums für das Studium der afrikanischen Welten (CEMAF) in Paris, gibt es mehrere Erklärungen, darunter “die Existenz von widerstreitenden Strömungen innerhalb der MNLA” und die Unfähigkeit der Tuareg “alle nördlichen Populationen, vor allem arabischen und Songhai, zu verbünden.”
“Die Krise in Libyen, aus der Männer und Waffen an bewaffnete Gruppen im Norden Malis (MNLA wie Islamisten) abfielen, hatte den Ausbruch der Rebellion beschleunigt, ohne dass das Projekt der MNLA für einen unabhängigen Staat im Norden sehr durchdacht war”, ergänzt er.
Für den Islamologisten Mathieu Guidere “demobilisierten MNLA Kämpfer sich nach der Einnahme der großen Städte”, während lokale islamistische Ansar Dine- Kämpfer unter dem Kommando des charismatischen Führer Iyad Ag Ghaly “das Terrain bearbeiteten, Ordnung in den Städten herstellten, Händler beruhigten”.
Und Ansar Dine, so die Forscher, bekam fortgesetzt “eine logistische und finanzielle Unterstützung”, einschließlich von Persönlichkeiten aus Saudi-Arabien und Algerien, während die MNLA durch ihre einseitige Erklärung der Unabhängigkeit von Azawad isoliert wurde.
Die heutige Situation ist “klarer im Norden als im Süden von Mali. Nord ist eindeutig von Islamisten gesteuert, mit einer dominanten Gruppe Ansar Dine”, sagte Mathieu Guidere.
“Mit AQIM und Mujao (Bewegung für die Einzigartigkeit und Jihad in Westafrika, Splittergruppe der AQIM) einigten sie sich vor zwei Monaten auf eine gemeinsamen Plattform für die Einführung von eines islamischen Staates im Norden von Mali “, sagte er.
Der Islamologe erklärt, die hierarchischen Beziehungen zwischen ihnen sind streng geregelt: “Alle Islamisten im Norden Malis haben Iyad Ag Ghaly anerkannt als Herrn des Territoriums. Dies bedeutet, dass AQIM Führer wie Abu Zeid und Mokhtar Belmokhtar ihm Treue gelobt haben”.
Für den Fachmann auf islamistische Bewegungen Dominique Thomas, Ecole pratique des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), hat “AQIM tatsächlich eine Freizone in den Gegenden der Ansar Dine gefunden”. Aber er betont, dass die Mitglieder der AQIM “sind seit Jahren dort etabliert, haben Beziehungen zu den Menschen durch ihre Ehen und Schmuggeleien entwickelt”.
Angesichts dieser “neuen Lage” zögert die internationale Gemeinschaft. Versammelt Freitag in Yamoussoukro, haben die Führer der West-Afrika erneut den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen aufgefordert, die Entsendung einer Truppe in Mali zu autorisieren. Aber auch sie betonten, dass sie die Verhandlungen vorziehen.
Die USA, die in der Regel Frankreich entsprechen in dieser Frage, haben sich gewarnt vor “einer sehr schweren Unternehmung.” In Paris wird von den afrikanischen Staaten erwartet, dass sie klar definieren den Rahmen und die Ziele einer solchen Intervention.
Experten erwähnen auch regionale Divergenzen, – Algerien ist traditionell sehr gegen jede Einmischung, anders als Nigeria oder die Elfenbeinküste – , und bedenken, dass eine militärische Intervention ist sehr riskant.
Sie würde im Norden erlebt “als eine Besatzung durch fremde Truppen” und imm Süden als “eine Art von Bevormundung”, sagt Mathieu Guidere. “Wenn Ansar Dine besiegt wird, werden die Islamisten AQIM beitreten. Dies wird nur die Reihen der AQIM auf erschreckende Weise verstärken”, sagte er.
Bleibt als “Unbekannte” für Pierre Boilley: “die Fähigkeit oder nicht der MNLA, eine Gegen-Offensive vorzubereiten”.
© 2012 AFP

0 thoughts on “MALI Analyse: TUAREG-REBELLEN IN IHREM "AZAWAD" VON ISLAMISTEN mit Waffengewalt AUSGEBOOTET – lMali: une nouvelle donne régionale après l’échec de la rébellion touareg”

  1. Vom Blog-Autoren Andreas

    “Shit happens, Scheisse kann passieren”, wäre ein lakonischer Kommentar.

    Hier geht es aber nicht um ein paar Bekiffte, sondern um Millionen von Menschen in einer riesengroßen Region, um ihr Leben, wenn nicht Überleben oder Sterben.

    Seit 5 Monaten, seit Beginn der “Tuareg-Rebellion”, habe ich mich in dem Blog MALI- INFORAMATIONEN in einigen Kommentaren weit “aus dem Fenster gelehnt”,
    und mich mit meinen Voraussagen und meinen Appellen für eine externe, afrikanische, militärische Intervention hier wohl nicht immer sehr beliebt gemacht.

    Nicht unbedingt voraussehbar waren das Verhalten der Ex-Putschisten, der “Transitionsmächte”, der CEDEAO, der AU, der UNO, der malischen Zivilgesellschaft, der malischen Bevölkerung insgesamt.

    Voraussehbar war, seit langem, das Verhalten der “malischen” Islamisten.

    Ich trenne hier gedanklich deutlich drei Gruppen:

    – die nordafrikanischen islamistischen Muslimbrüderschaften, die eher religiös-sozialpolitisch orientiert sind

    – die fundamentalistischen Salafisten, deren Glaube ihnen den bewaffneten Gotteskrieg aber auch verbietet

    – und den islamistischen Gotteskriegern, den wirklichen Terroristen.

    Letztere haben den Norden Malis erobert und damit ein Super-Terrain, um ihren Krieg gegen “den Westen” und alle in Jahrhunderten gewonnenen zivilisatorischen Werte aus Afghanistan und Somalia heraus auf ganz Nordwest-Afrika auszubreiten.

    Diktaturen töten, insgeheim.
    Diese Leute steinigen und peitschen zu Tode, öffentlich.

    Sie haben viel Geld und “richtige” Waffen ohne Ende.

    Heute, wo ich dies hier schreibe, bilden sie in Nordmali Tausende von Jugendlichen und Rekruten aus anderen Ländern (Nigeria, Boko Haram) aus – an schweren Waffen.

    Spätestens seit gestern ist Mali ein zweites Somalia, leider das Somalia von 1991, das 20 Jahre leiden musste vor Beginn einer Hoffnung auf Befreiung von religiösem und damit alliiertem klanistischen Terror.

    Wie viele Menschen verhungerten dort wirklich in diesen 20 Jahren, wie viele flohen wirklich, wie viele wurden umgebracht – Männer, Frauen, Kinder?

    Die Zahlen kommen selbstverständlich immer reichlich später.

    Aus “nomandslands”, wo keine Untersuchungskommisionen von NGOs oder der UNO zugelassen werden, kommen die Zahlen noch später.

    Heute sind aus Nord-Mali etwa 300.000 Flüchtlinge zertifiziert, aus Daten von vor 2 Moanten. Sind es nun schon 500.000?
    Niemand in Mali scheint bislang in 2012 verhungert zu sein.
    In drei Monaten kommen die geschätzten Zahlen.

    Die wirklichen Zahlen kommen da erst, wenn Überlebende nach Vernichtung eines diktatorischen Regimes als Zeugen aussagen, weil sie keine Angst mehr haben müssen.

    Niemals würden weder Tuareg-Rebellen noch Islamisten verhungerte Kinder zugeben – sie verbuddeln sie eher.

    PS.:

    Persönlicher kleiner Wunsch:

    10.000 Mann AU-Truppen mit Kriegsmandat seitens der UN, heute, nicht erst in 15 Jahren!

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