MALI – UNBESTRITTENES WAHLERGEBNIS – AUSSICHTEN: POLITVETERAN KEITA AM RUDER — Mali élections: Keïta au devoir, Cissé reconnaît sa défaite

1. Politveteran Keïta neuer Präsident in Mali
Bamako (Deutsche Welle) – 12.08
Der Schritt ist ungewöhnlich: Noch vor Bekanntgabe offizieller Zahlen hat in Mali Ex-Finanzminister Cissé seine Niederlage bei der Präsidentenstichwahl eingestanden und seinem Gegenkandidaten Keita zum Sieg gratuliert.
2. Neuanfang für Mali?
Bamako (Deutsche Welle) – 13.08.2013
Von Katrin Gänsler
Die Präsidentenwahl in Mali hat er für sich entschieden. Nun steht Ibrahim Boubacar Keïta vor der schwierigen Aufgabe, das westafrikanische Land aus der Krise zu führen – anderthalb Jahre nach dem Militärputsch.

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Cissé reconnaît sa défaite, félicite son rival Keïta
Bamako (AFP) – 12.08.2013 21:47
Soumaïla Cissé, candidat au second tour de la présidentielle au Mali, a reconnu lundi sa défaite et est allé rencontrer son rival Ibrahim Boubacar Keïta pour le féliciter, a-t-il annoncé à l’AFP.
“Je suis allé le voir pour le féliciter et lui souhaiter bonne chance pour le Mali,” a déclaré M. Cissé.
 Kankelentigi
Foto (c) AP/Harouna Traore: IBK est surnommé “Kankelentigi” en langue nationale bamanankan par ses partisans, ce qui veut dire “l’homme qui tient sa parole”
Ibrahim Boubacar Keita wird von seinen Fans kurz “IBK” genannt. Er hat auch den Spitznamen “Kankeletigui”, was in der lokalen Bambara-Sprache soviel bedeutet wie “ein Mann, der zu seinem Wort steht”.


M. Cissé, 63 ans, ancien ministre des Finances a fait cette annonce avant même la publication des résultats du second tour, mais des estimations portant sur 2/3 des bulletins dépouillés donnaient une très large avance à Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, ancien Premier ministre de 68 ans.
A l’issue du premier tour, Ibrahim Boubacar Keïta avait obtenu 39,79% des voix, contre 19,70% à son adversaire et partait largement favori au second tour. Il avait obtenu le ralliement de 22 des 25 candidats éliminés, dont la majorité avait obtenu moins de 1% des suffrages.
Le vainqueur aura la très lourde tâche de redresser et de réconcilier un pays traumatisé et affaibli par dix-huit mois d’une profonde crise politique et militaire, qui avait débuté en janvier 2012 par une offensive de rebelles touareg dans le Nord.
Un coup d’Etat militaire le 22 mars 2012 avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes jihadistes et criminels, qui ont laminé la rébellion touareg et l’armée malienne, commis d’innombrables exactions, avant d’être en grande partie chassés par l’intervention militaire franco-africaine toujours en cours.
“Après près des deux tiers des bulletins dépouillés, IBK arrive très largement en tête”, avait affirmé lundi à l’AFP une source proche de la Commission nationale de dépouillement, qui centralise les votes de l’ensemble du territoire malien au ministère de l’Administration territoriale (Intérieur) à Bamako.
Des estimations non officielles, établies de sources sécuritaires maliennes, avaient donné auparavant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête face à son rival du second tour.
Mais Gouagnon Coulibaly, directeur de campagne de Soumaïla Cissé, avait dénoncé des “fraudes massives” et accusé l’Administration du régime de transition d’être “partisane”.
Malgré son retard du premier tour, Soumaïla Cissé partait du principe que ce second tour était “une nouvelle élection” et comptait, pour rattraper son retard, sur une partie des quelque 400.000 bulletins déclarés nuls au premier tour et sur une mobilisation plus forte encore que celle du 28 juillet. Le taux de participation avait été ce jour-là de 48,98%, un chiffre exceptionnel pour ce type de scrutin au Mali.
Selon des observateurs maliens indépendants, le taux de participation du second tour a été en baisse par rapport au premier tour, “à environ 45%”.
– “Rien de douteux” –
En dehors de fortes pluies qui avaient perturbé le vote dans le Sud, notamment à Bamako, de nombreux électeurs semblent avoir considéré que les jeux étant déjà faits en faveur d’IBK, il n’était pas nécessaire d’aller voter, selon des observateurs.
En dépit de la menace d’attentats de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, qui avaient occupé le nord du Mali pendant neuf mois en 2012, le vote s’est déroulé sans incidents majeurs dans cette région.
Selon Louis Michel, chef de la mission d’observation de l’Union européenne qui a lui-même surveillé le scrutin dans plusieurs bureaux de vote de Bamako, “il n’y a absolument rien de douteux ou de suspect à signaler, ça s’est déroulé dans de bonnes conditions, dans un climat serein, calme”.
“Celui qui sera élu, sera élu avec la légitimité démocratique, c’est ma conviction”, a-t-il ajouté.
Dans son rapport préliminaire publié lundi, la mission de l’UE évalue “positivement (…) les opérations de vote à hauteur de 99%” des bureaux observés.
Elle estime que la présidentielle malienne est conforme aux “normes internationales pour l’organisation d’élections démocratiques”.
Le conflit a plongé en 18 mois le Mali dans la récession, accentué la pauvreté, ravivé les tensions entre communautés touareg, arabes et noires, et provoqué un exode massif de population, environ 500.000 déplacés internes et réfugiés.
Ce sont les soldats français et ceux de la mission de stabilisation de l’ONU au Mali (Minusma) qui, en appui de l’armée malienne se remettant lentement de sa lourde défaite en 2012, ont assuré avec succès la sécurité des deux tours de la présidentielle.
Les États-Unis ont assuré qu’ils étaient prêts à reprendre leur aide au Mali, suspendue en 2012 après le coup d’État militaire, compte tenu du retour de la démocratie à la faveur de l’élection présidentielle.
© 2013 AFP

Der Andrang in den Wahllokalen hält sich derzeit in Grenzen.
Keine größeren Zwischenfälle_Die Stichwahl in Mali verlief friedlich
Fotos (c) reuters: Dans un bureau de vote, le 11 août 2013
Der Andrang in den Wahllokalen hält sich derzeit in Grenzen.
Pas d’incidents majeurs: Le deuxième tour s’est déroulé dans le calme
Keine größeren Zwischenfälle: Die Stichwahl in Mali verlief friedlich

1. Politveteran Keïta neuer Präsident in Mali
Bamako (Deutsche Welle) – 12.08
Der Schritt ist ungewöhnlich: Noch vor Bekanntgabe offizieller Zahlen hat in Mali Ex-Finanzminister Cissé seine Niederlage bei der Präsidentenstichwahl eingestanden und seinem Gegenkandidaten Keita zum Sieg gratuliert.
Er habe den ehemaligen Regierungschef Ibrahim Boubacar Keïta aufgesucht, ihm zum Wahlsieg gratuliert und ihm Glück in seinem neuen Amt als Präsident Malis gewünscht, teilte Soumaila Cissé in der Hauptstadt Bamako mit. Zuvor hatten Radioreporter, die die Stimmauszählung in Wahllokalen in mehreren Landesteilen beobachten, einen großen Vorsprung für Keïta gemeldet.
Offizielle Trends oder Ergebnisse der Stimmauszählung gibt es noch nicht. Um Vorwürfe von Unregelmäßigkeiten und Betrug zu vermeiden, hat das Ministerium für Territoriale Verwaltung eine Kommission eingerichtet, die die Auszählung der Stimmen überwacht und der unter anderem Vertreter beider Kandidaten angehören.
Der 68-Jährige Keita war als klarer Favorit in die Stichwahl am Sonntag gegangen. Er hatte im ersten Wahlgang am 28. Juli fast 40 Prozent der Stimmen auf sich vereinen können. Cissé war auf rund 19 Prozent gekommen. Die Afrikanische Union, die Wahlbeobachter entsandt hatte, teilte mit, die Stichwahl sei “glaubwürdig und transparent” verlaufen. Dieser Einschätzung schloss sich die EU-Wahlbeobachtermission an.
Der neue Präsident des westafrikanischen Krisenstaates, von seinen Anhängern “IBK” genannt, ist seit Jahren eine feste Größe in der malischen Politik. Von 1994 bis 2000 war er Regierungschef, von 2002 bis 2007 Parlamentspräsident. Zudem hat der 68-Jährige sich schon mehrfach – bisher jedoch erfolglos – um das Präsidentenamt beworben. Im Jahr 2001 gründete er seine eigene Partei “Rally (Zusammenschluss, Ed) für Mali” (RPM), an deren Spitze er bis heute steht.
Keita hat nun die schwierige Aufgabe, Mali aus der Krise zu führen und die Bevölkerungsgruppen – Tuareg und Araber auf der einen Seite und Schwarzafrikaner auf der anderen Seite – zu versöhnen. Nach dem Militärputsch im März 2012 war es Tuareg-Rebellen und mit ihnen zunächst verbündeten Islamisten gelungen, den gesamten Norden Malis unter ihre Kontrolle zu bringen. Eine halbe Million Menschen wurden in die Flucht getrieben. Das militärische Eingreifen Frankreichs im Januar dieses Jahres stoppte den Vormarsch der Islamisten nach Süden.
Noch immer sind in der Region Tausende afrikanische und französische Soldaten im Einsatz, die für Sicherheit sorgen sollen. Sie konnten eine Rückkehr der Dschihadisten verhindern. Außerdem muss der Staatschef Probleme wie Arbeitslosigkeit, Armut und fehlende Infrastruktur angehen. An einer EU-Mission zur Ausbildung der malischen Regierungstruppen beteiligt sich auch die Bundeswehr.
© 2013 DW.DE(afp, rtr,dpa)

Neuanfang für Mali?
Bamako (Deutsche Welle) – 13.08.2013
Von Katrin Gänsler
Die Präsidentenwahl in Mali hat er für sich entschieden. Nun steht Ibrahim Boubacar Keïta vor der schwierigen Aufgabe, das westafrikanische Land aus der Krise zu führen – anderthalb Jahre nach dem Militärputsch.
An seinem Ziel ließ der 68-Jährige keinen Zweifel aufkommen: Er wolle unbedingt Präsident von Mali werden, betonte Ibrahim Boubacar Keïta wenige Tage vor der Stichwahl am vergangenen Sonntag. “Ich fordere von Euch eine klare Mehrheit, eine Mehrheit, über die nicht diskutiert wird!”, rief er seinen Anhängern zu. Sie haben ihm diesen Wunsch erfüllt.
Keïtas Konkurrent um das höchste Staatsamt, der ehemalige malische Finanzminister Soumaila Cissé, räumte seine Niederlage bereits ein. “Ich habe ihn aufgesucht, um ihm zu gratulieren und ihm viel Glück für Mali zu wünschen”, sagte der 63 Jahre alte Cissé, obwohl das offizielle Wahlergebnis noch gar nicht vorliegt. Aus der Hauptstadt Bamako hieß es allerdings, Keïta liege bei der Auszählung uneinholbar vorne.
– Klare Mehrheit in der Hauptstadt Bamako –
Besonders im Süden des Landes und vor allem in Bamako ist IBK – so wird Ibrahim Boubacar Keïta genannt – beliebt. Schon im ersten Wahlgang hatte er in allen Bezirken der Hauptstadt die absolute Mehrheit errungen. Gewählt haben ihn oft junge Leute, die von Keïta sagen, dass er ehrlich und gerecht sei und sich für sein Land einsetze. Auch viele Taxifahrer unterstützen ihn: “Ja, das ist richtig. Ich habe für IBK gestimmt”, sagt Issa Konaté und zeigt stolz auf das Poster seines Lieblingskandidaten, das auf der Heckscheibe seines Taxis klebt: “IBK ist jemand mit sehr viel Erfahrung. Ich vertraue darauf, dass er tatsächlich hart für Mali arbeiten wird.”
Engagement für sein Heimatland: Diese Karte hat IBK, der von 1994 bis 2000 Premierminister und von 2002 bis 2007 Parlamentspräsident war, gekonnt gespielt. Doch große Worte muss er darüber gar nicht verlieren. “Es ist ein Mann, der Ruhe ausstrahlt. Das signalisiert er mit seinem ganzen Körper. Bei uns ist das sehr wichtig”, erklärt der Journalist Hamidou Konaté, Leiter des kommunalen Radios Jamana in Bamako. Genau das schaffe Vertrauen in Zeiten der Krise, die Mali nach den Wahlen überwinden wolle.
– Vertreter des alten Malis –
Für einen politischen Umbruch steht IBK, der in Dakar und Paris Geschichte, Politikwissenschaften und internationale Beziehungen studierte, allerdings nicht. Seit knapp zwei Jahrzehnten bewegt sich Keïta auf dem politischen Parkett. Zweimal versuchte er bereits, Präsident zu werden. Doch er scheiterte. Die Stichwahl am Sonntag war sein letzter Versuch, das Amt zu übernehmen.
International verfügt IBK über gute Kontakte: “Er ist bekannt in der Gebergemeinschaft und hat den Dialog mit uns immer gepflegt, auch als er keine Funktion hatte”, sagt Richard Zink, Leiter der Delegation der Europäischen Union in Bamako. Die guten Kontakte dürften wichtiger sein denn je, denn seit dem Staatsstreich vom 22. März 2012 stagniert die Wirtschaft. Investitionen liegen auf Eis. Bei der großen Geberkonferenz in Brüssel im Mai 2013 hatte die Europäische Union 520 Millionen Euro Finanzhilfe für die Jahre 2013 und 2014 zugesagt. Geld, das das Land unbedingt benötigt, um wieder auf die Beine zu kommen.
– Verhandlungsgeschick mit dem Norden notwendig –
Im Land selbst hoffen aber viele Menschen noch auf etwas ganz anderes: Sie halten es für dringend erforderlich, mit der Befreiungsbewegung von Azawad, der MNLA, einen nachhaltigen Friedensvertrag auszuhandeln. In der der Stadt Kidal gab es in jüngster Zeit zwar keine Anschläge mehr, doch die gleichnamige Region gilt weiterhin als unruhig.
Weit oben auf der Aufgabenliste steht auch die Stärkung der malischen Armee. Teile der Soldaten hatten geputscht, weil sie nach eigenen Angaben nicht genug Unterstützung der Regierung bekommen hatten, um die Abspaltungsversuche im Norden unter Kontrolle zu bekommen. IBK wird nachgesagt, einen guten Draht zur Armee zu haben. Journalist Hamidou Konaté schmunzelt fast darüber: “Gute Kontakte haben sie doch alle”, sagt er. Durch den Staatsstreich hätten die Politiker schließlich gelernt, wozu auch eine seit Jahren als schwach geltende Armee fähig sei. Im Zusammenhang mit dem Putsch sei IBK, so die Einschätzung Konatés, jedoch zweigleisig gefahren: “Er hat den Coup verurteilt, aber auch die Putschisten besucht.”
Mit diesem Besuch grenzte sich Ibrahim Boubacar Keïta vom ehemaligen Präsidenten Amadou Toumani Touré ab. Schließlich putschten die Soldaten gegen Touré. Auch bei vielen Maliern stand ATT – so der Spitzname des einstigen Staatschefs – in seinen letzten Jahren nur noch für Stillstand, Korruption und den langsamen Zerfall des Landes. Keïta punktete bei der Stichwahl wohl letztlich damit, dass er sich rechtzeitig von der alten Führung des Landes distanzierte.
© 2013 DW.DE

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