MALI: UNO WIRFT MALISCHER ARMEE ETHNISCHE REPRESSALIEN VOR – L’ONU accuse des soldats maliens de représailles contre des groupes ethniques

UNO wirft malischen Soldaten Repressalien gegen ethnische Gruppen vor
GENF (AFP) – 2013.03.12 14.19 – By Agnes Pedrero
Die UNO beschuldigte Dienstag malische Soldaten, seit dem Beginn der französischen Intervention im Januar im Norden des Landes Repressalien gegen mehrere ethnische Gruppen ausgeübt zu haben, und hat Mali gebeten, das zu untersuchen, um die Verantwortlichen vor Gericht stellen zu können.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

=> SIEHE AUCH IM MALI-BLOG/ VOIR AUSSI:
FOLTER- UND MORDVORWÜRFE GEGEN MALISCHE SOLDATEN; CISSOKO UND FABIUS VERURTEILEN DAS – L’armée torture et tue parfois, Cissoko et Fabius le dénoncent à l’unisson (posted 20/02/2013)
und
EIN POLIZEIOBERST TUT SEINE ARBEIT IN GAO ALS “MANN DES RECHTS” – Dans le chaos de Gao, le colonel Maïga, un “homme de droit” (25/02/2013)

L’ONU accuse des soldats maliens de représailles contre des groupes ethniques
GENEVE (AFP) – 12.03.2013 14:19 – Par Agnes PEDRERO
L’ONU a accusé mardi des soldats maliens d’avoir exercé des représailles contre plusieurs groupes ethniques depuis le début de l’intervention française en janvier dans le nord du pays et a demandé au Mali d’enquêter en vue de juger les responsables.

Un soldat malien surveille des prisonniers, le 22 février 2013 à Gao
Malischer Soldat bewacht Gefangene, 22. Februar 2013 in Gao
Un soldat malien surveille des prisonniers, le 22 février 2013 à Gao
Foto (c) AFP/Archives – by Joel Saget

Les conclusions de la mission d’observation effectuée par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme depuis le 18 février “suggèrent que la récente intervention dans le nord du Mali a été suivie par une grave escalade de représailles”, a déclaré la Haute-commissaire adjointe, Kyung-wha Kang, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Ces représailles ont été menées par des membres de l’armée qui semblaient “viser les Peuls, les Touaregs et des groupes ethniques arabes perçus comme soutenant les groupes armés” qui occupaient le nord du Mali depuis 2012, a-t-elle ajouté.
La responsable a expliqué que “la situation a été exacerbée par la propagation de messages incendiaires, y compris à travers les médias, stigmatisant les membres de ces communautés, dont des milliers ont fui par peur de représailles de la part de l’armée malienne”.
“Ceux qui restent dans le pays ont peur d’être des cibles non pas pour ce qu’ils ont fait mais pour ce qu’ils sont”, a-t-elle ajouté.
Des associations de défense des droits de l’homme comme Human Rights Watch ont déjà accusé les troupes gouvernementales maliennes, qui ont repris le contrôle du nord du Mali aux côtés des forces françaises, de s’en prendre aux civils d’origine arabe ou touareg, soupçonnés d’être complices des islamistes.
Pour Mme Kang, trois points requièrent désormais “l’attention la plus urgente” des autorités: “les déplacements dans le nord du Mali (plus de 200.000 déplacés selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, ndlr), l’augmentation des incidents des violations des droits humains pour des motifs ethniques, et l’insuffisance persistante de la réponse du gouvernement à l’égard des violations des droits humains, y compris l’administration de la justice”.
En ce sens, elle a demandé aux autorités maliennes d’enquêter sur les allégations de représailles menées par l’armée et de punir les responsables.
Présent dans la salle du Conseil des droits de l’homme à Genève, le ministre de la Justice du Mali, Malick Coulibaly, a déclaré que les allégations d’exactions imputables aux forces maliennes sont “le fait d’actes isolés dont les auteurs seront poursuivis et punis”.
“D’ores et déjà, des militaires soupçonnés d’exactions ont été rappelés sans attendre du théâtre des opérations et remis à la justice malienne”, a-t-il poursuivi, soulignant que “le Mali n’est pas en guerre contre une ethnie, une race, une religion ou une région”.
Le ministre a par ailleurs souligné que son pays a demandé dès 2012 à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur la situation afin de lutter contre l’impunité.
“L’explication est que la CPI peut poursuivre les violations de droits de l’homme que l’Etat malien ne peut ou ne veut poursuivre en application du principe de la subsidiarité”, a-t-il dit.
Le Mali n’est pas un des 47 Etats membres actuels du Conseil des droits de l’homme mais comme tous les pays des Nations unies il peut participer aux débats.
Lors de son intervention, Mme Kang a par ailleurs présenté le rapport de la Haute-Commissaire Navi Pillay sur le Mali, un document publié le 7 janvier, avant le début de l’intervention française le 11 janvier.
Ce rapport met en exergue les violations des droits de l’homme commises par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) dans les trois grandes régions du nord du Mali (Kidal, Gao et Tombouctou) qu’ils controlaient depuis le printemps 2012.
Selon l’ONU, ces “groupes extrémistes” imposaient “une application stricte de la charia”, entraînant des violations graves des droits de l’homme, y compris des exécutions sommaires, viols, actes de torture et recrutements d’enfants soldats.
Le document montre aussi que, dans les territoires sous contrôle du gouvernement, la situation était aussi “préoccupante au niveau de l’administration de la justice, de la liberté d’expression et du droit à l’information.
Le rapport signale aussi des cas de militaires et policiers qui auraient été détenus et torturés à Bamako.
© 2013 AFP

UNO wirft malischen Soldaten Repressalien gegen ethnische Gruppen vor
GENF (AFP) – 2013.03.12 14.19 – By Agnes Pedrero
Die UNO beschuldigte Dienstag malische Soldaten, seit dem Beginn der französischen Intervention im Januar im Norden des Landes Repressalien gegen mehrere ethnische Gruppen ausgeübt zu haben, und hat Mali gebeten, das zu untersuchen, um die Verantwortlichen vor Gericht stellen zu können.
Die Schlüsse der Beobachtungsmission vom Hohen Kommissariat für Menschenrechte seit 18. Februar “weisen darauf hin, dass der jüngste Intervention im Norden Malis eine schwere Eskalation der Repressalien folgte”, sagte der High Assistant Commissioner Kyung-wha Kang gegenüber dem Rat für Menschenrechte der Vereinten Nationen.
Diese Repressalien wurden von Mitgliedern der Armee verübt, gegen “Fulani, Tuareg und arabische ethnische Gruppen, die als Unterstützer ener bewaffneter Gruppen wahrgenommen” wurden, die den Norden Malis seit 2012 besetzt hielten, sagte sie.
Sie erklärte, dass “die Situation verschärft wurde durch die Ausbreitung brandstiftender Nachrichten , unter anderem durch die Medien, um Mitglieder dieser Gemeinschaften zu stigmatisieren, von denen dann Tausende aus Angst vor Repressalien seitens der malischen Armee flohen.” .
“Diejenigen, die in dem Land bleiben, haben Angst, Zielscheiben zu werden, nicht für das, was sie getan haben, aber für was sie sind”, fügte sie hinzu.
Verbände für die Verteidigung der Menschenrechte wie Human Rights Watch hatten schon die malischen Regierungstruppen, die die Kontrolle des Nordens neben französischen Kräften übernahmen, beschuldig, Zivilisten arabischer oder touareg Herkunft anzugreifen aufgrund von Verdächtigungen der Komplizenschaft mit den Islamisten.
Für Frau Kang benötigen drei Punkte nun “die dringlichste Aufmerksamkeit” der malischen Behörden: “Die Vertreibungen im Norden Malis (über 200.000 laut UN-Flüchtlingsbüro), die erhöhten Vorfälle von Menschenrechtsverletzungen aus ethnischen Gründen, und der anhaltende Mangel an Reaktion der Regierung gegenüber Menschenrechtsverletzungen, einschließlich der Verwaltung der Justiz. ”
In diesem Sinne bat sie die malischen Behörden, die Vorwürfe von Repressalien durch die Armee zu untersuchen und die Verantwortlichen zu bestrafen.
Präsent im Ratssaal der Menschenrechtskommission in Genf, sagte der Justizminister von Mali, Malick Coulibaly, dass die Vorwürfe von Menschenrechtsverletzungen durch malische Kräfte “das Ergebnis von isolierten Handlungen sind, deren Täter verfolgt und bestraft werden. ”
“Jetzt schon werden der Missbräuche verdächtigte Soldaten ohne zu warten zurückgerufen und vor Gericht gebracht”, sagte er und bemerkte, dass “Mali nicht im Krieg gegen eine ethnische Gruppe, Rasse, Religion oder Region ist. ”
Der Minister betonte auch, dass sein Land im Jahr 2012 den Internationalen Strafgerichtshof (ICC) gebeten hatte, die damalige Situation zu untersuchen, um gegen die Straflosigkeit zu kämpfen.
“Die Erklärung ist, dass der ICC laut Subsidiaritätsprinzip Verletzungen der Menschenrechte untersuchen darf, die die malische Regierung nicht in der Lage oder nicht willens ist, strafrechtlich zu verfolgen”, sagte er.
Mali ist keines der 47 derzeitigen Mitgliedstaaten des Rates für Menschenrechte, aber wie alle UN-Staaten kann es an den Debatten teilnehmen.
In ihrer Rede ging Frau Kang auch auf den Bericht der Hohen Kommissarin Navi Pillay über Mali ein, ein Dokument, das am 7. Januar veröffentlicht wurde, vor dem Beginn der französischen Intervention am 11. Januar.
Dieser Bericht zeigt die Verletzungen der Menschenrechte auf, die durch die Nationale Bewegung für die Befreiung Azawad (MNLA), Al-Qaida im islamischen Maghreb (AQIM), Ansar Dine und der Bewegung für die Einzigartigkeit und Jihad in Westafrika (Mujao) in den drei nördlichen Regionen von Mali (Kidal, Gao und Timbuktu) begangen worden waren, die sie seit dem Frühjahr 2012 kontrollierten.
Laut der UN zwangen diese “extremistischen Gruppen” “strikte Anwendung der Scharia” auf, was zu schweren Verletzungen der Menschenrechte, einschließlich Hinrichtungen, Vergewaltigungen, Folter und der Rekrutierung von Kindersoldaten führte.
Das Papier zeigt auch, dass in den Gebieten unter der Kontrolle der Regierung die Situation auch besorgniserregend war „in Bezug auf die Justizverwaltung, die Freiheit der Meinungsäußerung und das Recht auf Information“.
Der Bericht zeigt auch Fälle von Soldaten und Polizisten auf, die in Bamako inhaftiert und gefoltert worden seien.
© 2013 AFP

Leave a Reply