MALI: VERMEHRTE FOLTER- UND MORDVORWÜRFE GEGEN MALISCHE SOLDATEN – Au Mali, l’armée torture et tue parfois, des soldats français l’ont vu faire

Malische Soldaten foltern und manchmal töten sie, französische Soldaten sahen es
AFP, GAO, 2012.02.18
Im nördlichen Mali nutzt die malische Armee regelmäßig Folter und Mord gegen der Unterstützung bewaffneter islamistischer Gruppen Verdächtige, zu der Zeit derer Herrschaft, stellten malische Ärzte und Soldaten, französische Soldaten und ein Journalist der AFP fest. Das Ausmaß ist schwer zu quantifizieren: Ist es eine Strategie gegen Aufstände in einer Region , die den Islamisten wohlgesonnener ist als an anderer Stelle in Mali, oder sind es Taten überhitzter Köpfe?
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

=> MALI in Afrikanewsarchiv

Au Mali, l’armée torture et tue parfois, des soldats français l’ont vu faire
AFP, GAO, 18.02.2012
Dans le Nord du Mali, l’armée malienne a régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les suspects de soutien aux groupes islamistes armés au temps de leur domination, ont constaté des médecins et militaires maliens, des soldats français et un journaliste de l’AFP. L’ampleur du phénomène reste difficilement quantifiable: s’agit-il d’une stratégie de contre-insurrection dans une région plus favorable aux islamistes qu’ailleurs au Mali, ou de dérapages d’esprits échauffés?

Malische Soldaten verhaften des Islamismus verdächtigte Personen
Malische Soldaten verhaften des Islamismus verdächtigte Personen, Feb 2012
Des soldats maliens emmènent des gens soupconnés d’etre des islamistes
Foto (c) AFP

Le colonel Saliou Maïga dirige la gendarmerie de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako. Il a recensé plusieurs cas de torture et penche pour la deuxième hypothèse: “les soldats, s’ils ne sont pas contrôlés par leurs chefs, peuvent faire n’importe quoi”.
Certains de ces militaires, souvent mal encadrés, sont portés sur l’alcool, voire la drogue. Et si les islamistes ont commis de nombreuses exactions (amputations, lapidations…) au nom de la loi islamique, ces soldats semblent également avoir peu de respect pour la vie humaine.
Plusieurs ont ainsi tiré sur des personnes désarmées passant à proximité lors d’affrontements avec un petit groupe de jihadistes, le 10 février dans le centre de Gao, a constaté un journaliste de l’AFP.
Des militaires maliens et français estiment que les victimes civiles ce jour-là (au moins trois morts et 15 blessés) étaient “essentiellement” dues à l’armée malienne.
Les accusations d’exactions contre cette dernière se multiplient depuis le début de l’opération française Serval le 11 janvier, dans la presse, de la part d’ONG (Human Rights Watch, Amnesty International, Fédération internationale des droits de l’Homme) et des communautés arabes et touareg.
Ces deux ethnies sont surnommées “peaux blanches” par la population noire majoritaire, qui les accuse souvent d’être “tous des terroristes” et mène aussi, par endroits, des représailles ethniques sans discrimination.
Acide dans les narines
Les ONG parlent de “graves abus”, dont des meurtres, dans et autour de la ville de Niono (ouest), d'”une série d’exécutions sommaires” près de Mopti et Sévaré (centre), où sont également rapportées des “violences sexuelles contre des femmes”, et dans d’autres localités dans “les zones d’affrontements”.
Un journaliste de l’AFP a pu voir quatre “peaux blanches”, à Gao et Tombouctou, à 9OO km au nord-est de Bamako, portant des traces de torture: brûlures de cigarettes, à l’électricité, à l’acide, os brisés, marques de coups et de strangulation, balles dans le corps, violences sexuelles.
Dans l’une des villes (à leur demande, l’AFP ne nomme ni ne localise les victimes), un homme affirme qu’après l’avoir tabassé et brûlé à la cigarette, des soldats maliens lui ont versé de l’acide dans les narines.
“C’est peut-être parce que je suis Tamashek (Touareg), je ne vois pas d’autre raison”, juge-t-il. “Je sais qu’il n’est pas un islamiste”, assure son médecin, qui lui prédit une courte existence: “l’acide va entraîner un rétrécissement de l’oesophage, voire un cancer”.
Ailleurs, une “peau blanche” gît sur son lit de douleur, des os brisés, plusieurs balles dans le corps.
Là encore, l’armée a sévi, dit le jeune blessé à l’AFP. Son médecin précise qu’il a été violé.
A Tombouctou, des journalistes de l’agence américaine Associated Press (AP) ont également affirmé avoir découvert deux Arabes enterrés dans le sable, près de la ville.
La famille de l’un d’eux a expliqué que la victime avait été arrêtée par les forces maliennes deux semaines auparavant. Plus de nouvelles ensuite, jusqu’à la découverte de son cadavre.
Depuis, des soldats maliens sont venus plusieurs fois voir les journalistes d’AP, selon une source militaire française et un journaliste sur place. Pas de menaces physiques, selon ces sources, mais une insistante pression psychologique. L’agence n’a pas souhaité s’exprimer.
A Gao et Tombouctou, des soldats français ayant vu agir leurs homologues maliens confient leur écoeurement.
“Ils traitent leurs prisonniers comme des chiens”, dit l’un. Un autre explique: “la hiérarchie (de l’armée française) a semblé inquiète, mais ensuite ça se joue à Paris”.
Le porte-parole de l’opération Serval à Bamako, le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet.
© 2013 AFP

Malische Soldaten foltern und manchmal töten sie, französische Soldaten sahen es

AFP, GAO, 2012.02.18
Im nördlichen Mali nutzt die malische Armee regelmäßig Folter und Mord gegen der Unterstützung bewaffneter islamistischer Gruppen Verdächtige, zu der Zeit derer Herrschaft, stellten malische Ärzte und Soldaten, französische Soldaten und ein Journalist der AFP fest. Das Ausmaß ist schwer zu quantifizieren: Ist es eine Strategie gegen Aufstände in einer Region , die den Islamisten wohlgesonnener ist als an anderer Stelle in Mali, oder sind es Taten überhitzter Köpfe?
Colonel Saliou Maïga ist Chef der Polizei in Gao, 1.200 km nordöstlich von Bamako. Er hat mehrere Fälle von Folter dokumentiert und untersucht die zweite Hypothese: “Die Soldaten können tun was sie wollen, wenn sie nicht von ihren Führern kontrolliert werden.”
Einige dieser Soldaten sind oft schlecht betreut, sie konsumieren Alkohol oder Drogen. Und wenn die Islamisten zahlreiche Missbräuche (Amputationen, Steinigungen …) im Namen des islamischen Rechts begangen haben, scheinen diese Soldaten auch wenig Respekt vor dem menschlichen Leben zu haben.
Und viele haben auf unbewaffnete Passanten in der Nähe von Zusammenstößen mit einer kleinen Gruppe von Dschihadisten gefeuert, 10. Februar im Zentrum von Gao, sagte ein Journalist von AFP.
Malische und französische Militärs glauben, dass es zivile Opfer an diesem Tag (mindestens drei Tote und 15 Verletzte) “in erster Linie” wegen der malischen Armee gab.
Missbrauchsvorwürfe gegen diese haben sich erhöht seit Beginn der französischen Operation Serval, 11. Januar, in der Presse, von NGOs (Human Rights Watch, Amnesty International, International Federation of Human Rights) und Tuareg und arabischen Gemeinden.
Diese beiden ethnischen Gruppen ( “weiße Haut”) werden von der Mehrheit der schwarzen Bevölkerung oft beschuldigt, “alle Terroristen” zu sein, und sind auch vielerorts auch Opfer von ethnischen Repressalien ohne Differenzierung.
Säure in die Nasenlöcher
NGOs sprechen von “schweren Menschenrechtsverletzungen” einschließlich Mord, in und um die Stadt Niono (West), “einer Reihe von Hinrichtungen” in Sévaré und in Nähe Mopti (Mitte), von wo auch “sexuelle Gewalt gegen Frauen” berichtet wird, und in anderen Orten in”Konfrontationsgebieten. ”
Ein AFP Journalist konnte vier “Weißhäute” in Gao und Timbuktu, 9oo km nordöstlich von Bamako, sehen, mit Anzeichen von Folter: Zigarettenglut, Strom, Säure, Knochenbrüche, Striemen und Strangulation, Kugeln im Körper, sexuelle Gewalt.
In einer der Städte (Ort und Person auf Wunsch anonym), sagt ein Mann, nachdem er geschlagen und mit Zigaretten verbrannt wurde, gossen malische Soldaten ihm Säure in die Nasenlöcher.
“Das ist vielleicht, weil ich Tamashek (Tuareg) bin, ich sehe keinen anderen Grund”. “Ich weiß, er ist kein Islamist”, sagt sein Arzt, der ihm eine kurze Lebensdauer voraussagt: “Die Säure wird eine Verengung der Speiseröhre oder sogar Krebs verursachen.”
Andernorts liegt eine “weiße Haut” auf seinem Bett, mit Schmerzen, Knochenbrüchen, mehrere Kugeln in seinem Körper. Auch das war die Armee getroffen, sagte der junge Verwundete gegenüber AFP. Sein Arzt präzisiert, er sei vergewaltigt worden.
In Timbuktu, so behaupteten Journalisten aus der Associated Press (AP) ebenfalls, entdeckten sie zwei Araber, die im Sand in der Nähe der Stadt begraben waren.
Die Familie von einer von ihnen erklärte, dass das Opfer vor zwei Wochen durch malische Kräfte verhaftet wurde. Keine Nachrichten dann von ihm, bis zur Entdeckung seines Körpers.
Seitdem kamen malische Soldaten mehrere Male, um die AP-Journalisten zu sehen, laut einer französischen militärischen Quelle und einem Journalistenam Ort. Keine physische Bedrohungen, nach diesen Quellen, aber ein anhaltender psychischer Druck. Die Agentur wollte nicht sdarüber prechen.
In Gao und Timbuktu äußerten französische Soldaten ihre Abscheu gegenüber ihren ihre malischen Kollegen.
“Sie behandeln ihre Gefangenen wie Hunde”, sagte einer. Ein anderer sagte: “Die Hierarchie (der frz Armee) schien besorgt, aber das spielt sich in Paris ab.”
Der Sprecher der Operation Serval in Bamako, der Oberstleutnant Emmanuel Dosseur, wollte sich nicht zu dem Thema äußern.
© 2013 AFP

Leave a Reply