MAROC: JEUNES AMOURS CONTRE VIEILLE REPRESSION – Junge Liebe kontra alte Sitten

Marokko: unter dem gleichen Dach leben trotz der Tabuisierung und Stigmatisierung
Rabat ( AFP) – 2014.12.02 11.26 – By AL Jalal Makhfi
Zusammenleben unter einem Dach, wenn man nicht verheiratet ist, kann in Marokko mit einer tägliche Herausforderung verglichen werden gegenüber dem Gewicht des Konservatismus in einem Land, wo das Zusammenleben ins Gefängnis führen kann. In einer alten Wohnung im Viertel Hassan in Rabat leben Ibtissam Lachgar und ihr Freund Soufiane Fares seit mehr als zwei Jahren zusammen……
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Maroc: vivre sous le même toit malgré l’interdit et les préjugés
Rabat (AFP) – 12.02.2014 11:26 – Par Jalal AL MAKHFI
Vivre en couple, sous le même toit, lorsqu’on n’est pas marié peut s’apparenter à un défi quotidien au Maroc, face au poids des conservatismes, dans un pays où le concubinage peut mener en prison.

Photo d'archives du 12 octobre 2013 montrant les participants à un kiss-in
Teilnehmer eines „Kiss-In“ zum Protest gegen einen Prozess gegen ein jugendliches Pärchen, das im Internet Fotos gezeigt hatte, wo sie sich küssen
Photo d’archives du 12 octobre 2013 montrant les participants à un “kiss-in” qui protestaient contre le procès visant à l’époque un couple d’adolescents ayant posté sur les réseaux sociaux une photo d’eux s’embrassant
afp.com – Fadel Senna

Dans un vieil appartement du quartier Hassan, à Rabat, Ibtissam Lachgar et son ami Soufiane Fares vivent ensemble depuis plus de deux ans.
“Je vis relativement bien ma liberté sexuelle. Pour l’instant, les voisins ne me dérangent pas. Mais c’est peut-être aussi parce que je suis propriétaire de mon appartement”, déclare Melle Lachgar, cofondatrice en 2009 du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI).
Selon elle, les problèmes surgissent dès qu’elle sort de Rabat avec son compagnon. “Les choses deviennent plus compliquées lorsqu’on décide de passer la nuit à l’hôtel par exemple. On nous demande souvent de présenter un acte de mariage…”
“Du coup, on préfère passer la nuit chez des amis ou des proches”, dit-elle.
En décembre dernier, Ibtissam Lachgar a participé à un “kiss-in” devant le parlement de Rabat pour dénoncer l’arrestation d’un couple d’adolescents de Nador (nord-est) ayant posté sur le réseau social Facebook la photo d’un baiser.
Une quarantaine de personnes, dont une dizaine de couples, s’étaient donné rendez-vous pour ce rassemblement symbolique. Ils avaient rapidement été pris à partie par des contre-manifestants les accusant d'”athéisme”. Quant aux adolescents de Nador, ils ont finalement été acquittés, non sans avoir reçu un “blâme” du tribunal.
Assis près de sa compagne, Soufiane Farès dit pour sa part “assumer ses choix et ses actes”, même si la loi marocaine interdit les relations sexuelles hors mariage et prévoit des peines d’un mois à un an de prison. “C’est un choix personnel tout à fait assumé, même si c’est difficile dans une société conservatrice”, souligne l’étudiant en droit.
“Être discret”
A Casablanca, plus grande ville du Maroc avec ses cinq millions d’habitants, Ghassan Hakam et sa compagne Fanny Dalmau vivent eux sous le même toit depuis trois ans déjà.
Bien qu’ils soient installés dans une grande ville, leur situation reste difficile à cause des voisins et de l’entourage.
“J’essaie d’être discret car lorsque nous sommes avec ma compagne dans le quartier, je sens les regards, même s’ils ne disent rien”, estime M. Hakam, qui prépare une thèse sur le théâtre marocain.
Mais pour Fanny Dalmau, une Française, “les choses auraient été bien plus difficiles si j’avais été Marocaine”. “J’aurais sûrement souffert encore davantage du regard et des préjugés”, pense-t-elle.
“Est-ce que je cause du tort à la société en choisissant de vivre avec la personne que j’aime sans acte de mariage?” s’interroge encore son concubin.
“Normalement, la loi est là pour empêcher le mal et moi je pense que je ne fais aucun mal”, enchaîne-t-il.
Karim, un jeune entrepreneur fraîchement installé dans un quartier populaire de Rabat, est dans ce cas. “A cause des regards des voisins et des habitants du quartier, je ne vis plus avec ma copine”, regrette-t-il, fustigeant “les regards pleins de préjugés des hommes au café en bas de notre immeuble”.
En décembre 2012, 22 associations féministes ont demandé l’abrogation de l’article 490 du code pénal, qui vise “toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles”.
“Nous ne sommes pas favorable à cette dépénalisation, car ces relations sexuelles portent atteinte aux fondements de notre société”, avait alors rétorqué le ministre de la Justice, Mustafa Ramid, issu du Parti justice et développement (PJD, islamiste).
Selon une étude du ministère de la Santé réalisée en 2007, 36% des jeunes Marocains disent avoir eu des relations sexuelles hors mariage, mais seulement 15% des jeunes Marocaines. L’âge moyen du mariage, selon la même étude, est de 30 ans pour les hommes et 26 ans pour les femmes.
© 2014 AFP

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Ibtissam Lachgar (D) et son petit ami Soufiane Fares (G) qui vivent ensemble depuis plus de deux ansFanny Dalmau (G) et Ghassan Hakam (D) qui vivent ensemble sous le même toit depuis trois ans à Casab
Ibtissam Lachgar (r) und ihr Freund Soufiane Fares (l) leben zusammen seit mehr als zwei Jahren, hier im Hof ​​ihres Hauses in Rabat (Marokko), 7. Februar 2014
Fanny Dalmau (l) und Ghassan Hakam (r) leben zusammen unter einem Dach seit drei Jahren in Casablanca, am 8. Februar 2014
Ibtissam Lachgar (D) et son petit ami Soufiane Fares (G) qui vivent ensemble depuis plus de deux ans, posent dans la cour de leur maison à Rabat (Maroc) le 7 février 2014
Fanny Dalmau (G) et Ghassan Hakam (D) qui vivent ensemble sous le même toit depuis trois ans à Casablanca, posent en souriant le 8 février 2014
afp.com – Fadel Senna

Marokko: unter dem gleichen Dach leben trotz der Tabuisierung und Stigmatisierung
Rabat ( AFP) – 2014.12.02 11.26 – By AL Jalal Makhfi
Zusammenleben unter einem Dach, wenn man nicht verheiratet ist, kann in Marokko mit einer tägliche Herausforderung verglichen werden gegenüber dem Gewicht des Konservatismus in einem Land, wo das Zusammenleben ins Gefängnis führen kann. In einer alten Wohnung im Viertel Hassan in Rabat leben Ibtissam Lachgar und ihr Freund Soufiane Fares seit mehr als zwei Jahren zusammen.
“Ich lebe meine sexuelle Freiheit ganz gut. Derzeit stören die Nachbarn mich nicht. Aber es kann auch sein, weil ich Besitzerin meiner Wohnung bin”, sagt Frau Lachgar , im Jahr 2009 Mitbegründerin der Alternativen Bewegung für die individuellen Freiheiten ( Mouvement alternatif pour les libertés individuelles MALI) .
Ihr zufolge entstehen Probleme, sobald sie von Rabat weggeht mit ihrem Begleiter. “Die Dinge werden komplizierter, wenn wir uns entscheiden, die Nacht im Hotel zu verbringen , zum Beispiel. Oft werden wir aufgefordert, ein Ehezeugnis zu präsentieren … ”
“Also verbringen wir lieber die Nacht bei Freunden oder Verwandten “, sagte sie .
Im Dezember letzten Jahres nahm Ibtissam Lachgar an einem “kiss -in” vor dem Parlament in Rabat teil, um die Festnahme eines Teenager-Paares in Nador (Nordosten) anzuprangern, die auf dem sozialen Netzwerk Facebook ein Foto mit einem Kuss zwischen ihnen gepostet hatten.
Vierzig Menschen, darunter ein Dutzend Paare, hatten sich einen Termin für dieses symbolische Treffen gegeben. Sie schnell von Gegendemonstranten angegriffen, die ihnen “Atheismus” vorwarfen. Die Jugendlichen aus Nador wurden schließlich freigesprochen , aber nicht ohne eine “Rüge” des Gerichts.
Neben seiner Freundin sitzend, sagt Soufiane Fares für seinen Teil, er “verantworte meine Entscheidungen und Handlungen”, auch wenn das marokkanischen Gesetz sexuelle Beziehungen außerhalb der Ehe verbietet und Strafen von einem Monat bis zu einem Jahr Gefängnis vorsieht. “Es ist eine selbst zu verantwortende persönliche Entscheidung, obwohl dies schwierig ist in einer konservativen Gesellschaft”, sagte der Jura-Student .
“Diskret sein”
In Casablanca, Marokkos größter Stadt mit ihren fünf Millionen Einwohnern , leben Ghassan Hakam und seine Partnerin Fanny Dalmau unter dem gleichen Dach schon seit drei Jahren.
Obwohl sie in einer großen Stadt installiert sind, bleibt die Situation wegen der Nachbarn und der Umwelt schwierig.
“Ich versuche , diskret zu sein, weil , wenn ich mit meiner Partnerin in der Nachbarschaft spaziere, fühle ich die Blicke, auch wenn die Leute nichts sagen”, sagte Herr Hakam , der eine Dissertation über marokkanisches Theater vorbereitet.
Aber für Fanny Dalmau , eine Französin, “wären die Dinge sehr viel schwieriger , wenn ich eine Marokkanerin sein würde.” “Ich würde wahrscheinlich noch mehr unter den Blicken und Vorurteilen gelitten haben”, denkt sie .
“Schade ich der Gesellschaft , wenn ich mit der Person, die ich liebe , ohne Ehe zusammen lebe?” fragt noch ihr Partner.
“Normalerweise gibt es das Gesetz, um Übel zu verhindern , und ich denke, dass ich keinen Schaden anrichte”, fährt er fort.
Karim, ein junger Unternehmer, der frisch in einer beliebten Gegend von Rabat installiert ist, befindet sich in dieser Situation. “Wegen der Blicke der Nachbarn und Anwohner lebe ich nicht mehr mit meiner Freundin zusammen”, klagt er und prangert die “Blicke voller Vorurteile der Männer im Café unten in unserem Gebäude” an.
Im Dezember 2012 forderten 22 feministische Organisationen die Aufhebung des § 490 des Strafgesetzbuches , der sich bezieht auf “alle Personen verschiedenen Geschlechts, die nicht durch die Ehe verbunden sind und miteinander sexuelle Beziehungen haben.”
“Wir sind nicht für diese Entkriminalisierung , weil diese sexuellen Beziehungen die Grundlagen unserer Gesellschaft untergraben”, entgegnete damals der Justizminister Mustafa Ramid von der Gerechtigkeits- und Entwicklungspartei (PJD , islamistisch).
Laut einer Studie des Gesundheitsministeriums aus dem Jahr 2007 sagen 36 % der jungen Marokkaner, sie hatten Sex außerhalb der Ehe, aber nur 15% der jungen Marokkanerinnen. Das Durchschnittsalter der Eheschließung, so die Studie , ist 30 Jahre bei Männern und 26 Jahre bei Frauen.
© 2014 AFP

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