MAROKKO: ARGANÖL MACHT BERBERFRAUEN UNABHÄNGIG -Maroc: l’huile d’argan, facteur d’émancipation pour les femmes berbères

Marokko: Arganöl, ein Faktor der Emanzipation für Berberfrauen
Tidzi (Marokko) (AFP) – 2012.11.13 09.11 – Von Simon Martelli
Im armen aber in der Landschaft fruchtbaren marokkanischen Südwesten kennt der Handel mit Arganöl, berühmtes Kosmetikum, keinen Preis: Es ist eine einmalige Gelegenheit für Tausende von Berber-Frauen ihre relative soziale und finanzielle Unabhängigkeit zu verdienen. Beschrieben von einigen als “Wunder” oder “flüssiges Gold” – wegen der Honigfarbe -, wird Arganöl nur von Marokko exportiert. Wenn es aus einer wissenschaftlichen Perspektive auch nicht mit einem Medikament verglichen werden kann, ist es doch sehr erfolgreich im Westen, in Aromatherapie, Anti-Aging Haut-und Haarpflege.
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Maroc: l’huile d’argan, facteur d’émancipation pour les femmes berbères
TIDZI (Maroc) (AFP) – 13.11.2012 09:11 – Par Simon MARTELLI
Dans la campagne pauvre mais fertile du sud-ouest marocain, le commerce de l’huile d’argan, produit cosmétique réputé, n’a pas de prix: il constitue une opportunité unique pour des milliers de femmes berbères de gagner leur relative indépendance sociale et financière. Qualifiée par certains de “produit miracle” ou encore “de liquide or” -notamment pour sa couleur miel-, l’huile d’argan n’est exportée que par le Maroc. Si elle ne peut être assimilée à un médicament du point de vue scientifique, elle fait fureur en Occident, en aromathérapie, comme soin anti-âge pour la peau et soin capillaire.

Des Marocaines écrasent des noix d'arganier, à Smimmou, dans le nord ouest du pays
Marokkanerinnen zerstoßen Argannüsse
Des Marocaines écrasent des noix d’arganier, à Smimmou, dans le nord ouest du pays
Foto (c) AFP/Archives – by Abdelhak Senna

Dans le royaume, la production actuelle d’huile d’argan, également utilisée comme ingrédient dans la cuisine marocaine, est estimée à quelque 4.000 tonnes par an. Dans le cadre d’un contrat-programme 2010-20, les autorités ont pour ambition de la porter à environ 10.000 tonnes.
Sur les routes vallonnées entre Agadir et Essaouira, à l’écart des spots de surf réputés, les arganiers -arbres de petite taille mais touffus- sont légion et ne peuvent échapper au regard du voyageur, offrant parfois l’image insolite de troupeaux perchés sur leurs branches, en quête de nourriture.
Au gré des villages traversés, l’autre constat est celui du grand nombre de coopératives recensées -jusqu’à 137 sur l’ensemble de la région-.
Celle d’Ajddigue, à Tidzi, qui compte 60 employées, est l’une des toutes premières à avoir vu le jour, en 1996, selon sa responsable, Zahra Knabo.
D’après elle, la création de la coopérative a constitué une aubaine pour les femmes berbères, dans une région où l’analphabétisme atteint des sommets.
“Dans cette aire rurale, elles étaient vouées à garder les animaux ou à collecter le bois dans la forêt. Premières levées, dernières couchées”, fait valoir Mme Knabo.
“Désormais, la plupart de celles qui travaillent à la coopérative ont de l’argent en poche. Certaines ont intégralement financé l’achat de leur maison, et ont pu se payer l’électricité”, ajoute-t-elle.
A son ouverture, la coopérative Ajddigue comptait seulement 16 employées et sa production se limitait à 200 litres d’huile par mois. Elle atteint désormais les 1.000 litres, et son chiffre d’affaires annuel s’élève à quatre millions de dirhams (environ 360.000 euros).
Réserve de la biosphère
Ses acides gras, ses anti-oxydants, sa vitamine E ont fait de l’huile d’argan un produit très apprécié en Europe. Les gros clients sont français et italiens.
A la coopérative voisine de Kaouki, au sud d’Essaouira, c’est une entreprise britannique qui a signé en 2009.
Mais même à des milliers de kilomètres de Bruxelles, la crise européenne est passée par là: les deux coopératives ont vu la demande de leurs principaux clients divisée par deux. Avec la compétition de plus en plus forte, des petits établissements, comme la coopérative de Tawount, qui emploie 15 personnes depuis juillet, se battent pour leur survie.
Malgré la conjoncture délicate, Karima, une des responsables, reste catégorique sur la nécessité de ces coopératives.
“Auparavant, les femmes travaillaient à domicile et remettaient l’huile à leurs maris pour la vente. Désormais, en travaillant ensemble, elles sont en mesure de récolter elles-mêmes l’argent, d’aider leurs enfants et leurs familles”, explique cette jeune femme de 28 ans.
Mais l’arrivée sur le marché de personnes peu scrupuleuses, qui mentent sur la nature et/ou la qualité des produits met en péril ce secteur encore jeune, selon les interlocutrices de l’AFP.
“Un grand nombre de fausses coopératives ont vu le jour. Elles mentent sur leurs activités”, avance Khadija, 21 ans, qui commercialise des produits à l’huile d’argan au nom de cinq producteurs, dans la médina d’Essaouira.
“Les autorités doivent cesser de donner des certificats à ces fausses coopératives. Il y en a des dizaines dans la région d’Essaouira”, dit-elle.
bannerwomenL’argan possède un dernier bienfait, environnemental celui-là: grâce à sa production d’huile, l’arganier fait l’objet de programmes de protection, et même de reforestation.
En 1998, l’Unesco a classé la région comme réserve de la biosphère, soulignant que l’arbre jouait un rôle dans la lutte contre la désertification.
© 2012 AFP

Marokko: Arganöl, ein Faktor der Emanzipation für Berberfrauen
Tidzi (Marokko) (AFP) – 2012.11.13 09.11 – Von Simon Martelli
Im armen aber in der Landschaft fruchtbaren marokkanischen Südwesten kennt der Handel mit Arganöl, berühmtes Kosmetikum, keinen Preis: Es ist eine einmalige Gelegenheit für Tausende von Berber-Frauen ihre relative soziale und finanzielle Unabhängigkeit zu verdienen. Beschrieben von einigen als “Wunder” oder “flüssiges Gold” – wegen der Honigfarbe -, wird Arganöl nur von Marokko exportiert. Wenn es aus einer wissenschaftlichen Perspektive auch nicht mit einem Medikament verglichen werden kann, ist es doch sehr erfolgreich im Westen, in Aromatherapie, Anti-Aging Haut-und Haarpflege.
In Marokko wird die aktuelle Produktion von Arganöl, auch als Zutat in der marokkanischen Küche verwendet, bei etwa 4.000 Tonnen pro Jahr geschätzt. Im Rahmen eines Vertrags-Programm 2010-20, wollen die Behörden das auf über 10.000 Tonnen bringen.
Auf den hügeligen Straßen zwischen Agadir und Essaouira ist der Argan-Baum, klein, aber dick, überaus zahlreich und kann nicht entweichen dem Auge des Reisenden, mit manchmal ungewöhnlichen Bildern von Herden auf der Suche nach Nahrung über den Zweigen.
In den Dörfern entlang ist die andere Beobachtung die große Zahl von Kooperativen, bis zu 137 in der Region.
Die von Ajddigue bei Tidzi, die 60 Mitarbeiter beschäftigt, war eine der ersten im Jahr 1996 geboren, nach ihrer Managerin Zahra Knabo.
Nach ihr hat die Schaffung der Genossenschaft war ein Segen für Berber-Frauen, in einem Gebiet, wo Analphabetismus höchste Höhen erreicht.
“In dieser ländlichen Gegend waren sie gezwungen, Tiere zu halten oder Holz zu sammeln im Wald. Als erste aufstehen, als letzte ins Bett”, sagte Frau Knabo.
“Nun haben die meisten von denen, die in der Genossenschaft arbeiten, Geld in der Tasche. Einige haben voll den Erwerb eines Eigenheims finanziert und waren in der Lage, den Strom zu bezahlen”, fügt sie hinzu.
Bei der Eröffnung hatte die Genossenschaft Ajddigue nur 16 Mitarbeiter und die Produktion waqr auf 200 Liter Öl pro Monat limitiert. Es wurde nun 1.000 Liter erreicht, und ihr Jahresumsatz belief sich auf vier Millionen Dirham (ca. 360.000 €).
Biosphere Reserve
Seine Fettsäuren, Antioxidantien, Vitamin E haben aus Arganöl ein sehr beliebtes Produkt in Europa ge4macht. Große Kunden sind Französische und Italienische.
In der Kooperative nebenan in Kaouki, südlich von Essaouira, ist es ein britisches Unternehmen, das im Jahr 2009 unterzeichnete.
Aber auch Tausende von Meilen entfernt von Brüssel hat die europäische Krise Folgen: die beiden Genossenschaften haben die Nachfrage für ihre wichtigsten Kunden geteilt durch zwei gesehen. Mit der Konkurrenz immer stärker, kleinere Institutionen, wie etwa die Genossenschaft Tawount, die 15 Mitarbeiter beschäftigt, kämpfen seit Juli für ihr Überleben.
Trotz der heiklen Situation bleibt Karima, eine Verantwortliche, hartnäckig über die Notwendigkeit dieser Genossenschaften.
“Früher arbeiteten diese Frauen zu Hause und gaben das Öl ihren Ehemännern zum Verkauf. Jetzt arbeiten sie gemeinsam und sind in der Lage, das Geld zu kassieren und selbst zu helfen ihren Kindern und Familien”, sagte diese junge Frau von 28 Jahren.
Aber die Ankunft auf dem Markt von skrupellosen Menschen, die über die Art und /oder Qualität der Produkte lügen, gefährdet die noch junge Branche, sagen Gesprächspartner der Nachrichtenagentur AFP.
“Eine große Anzahl von gefälschten Genossenschaften sind entstanden. Sie lügen über ihre Aktivitäten,” sagt Khadija, 21, die in der Medina von Essaouira Produkte aus Arganöl vertreibt im Namen von fünf Herstellern.
“Die Behörden müssen aufhören, Zertifikate an die falschen Genossenschaften zu geben. Es gibt Dutzende davon in der Essaouira Region”, sagte sie.
Argan hat einen letzten Segen, einen Umweltsegen: Dank seiner Produktion von Öl ist Argan Thema für Schutz-Programme und sogar Wiederaufforstung.
Im Jahr 1998 erklärte die UNESCO das Gebiet als Biosphärenreservat und betonte, dass der Baum eine Rolle bei der Bekämpfung der Wüstenbildung spielt.
© 2012 AFP

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