MAROKKO: ARMES VOLK NEBEN REICHER SILBERMINE – Maroc, Société métallurgique d’Imiter (SMI): des villageois disent vivre à "l’âge de pierre"

Marokko: Die Dorfbewohner sagen, dass sie neben einem Schatz in der “Steinzeit” leben
MIMIC (Marokko) (AFP) – 2012.03.09 02.08 Uhr
“Wir leben in der Steinzeit”: in der Wildnis von Marokko protestieren Männer, Frauen und Kinder seit Monaten gegen ein Unternehmen, das in der Nähe ihres Dorfes eine der größten Silberminen Afrikas betreibt, an deren materiellen Errungenschaften teilzuhaben sie wünschen.
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Maroc: des villageois disent vivre à “l’âge de pierre” près d’un trésor
IMITER (Maroc) (AFP) – 09.03.2012 14:08
“Nous vivons à l’âge de pierre”: au fin fond du Maroc, des hommes, femmes et enfants protestent depuis des mois contre une société qui exploite, près de leur village, l’une des plus grandes mines d’argent
d’Afrique dont ils veulent partager les bienfaits matériels.

Une jeune femme et un nourisson le 2 mars 2012 dans le sud du Maroc
Foto (c) AFP: Menschen der Region von Imiter in Marokko demonstrieren, 2. März 2012
Les habitants de la région d’Imiter au Maroc manifestent, le 2 mars 2012

A deux kilomètres d’Imiter, un village berbère niché au pied du Haut Atlas marocain (sud), la Société métallurgique d’Imiter (SMI), filiale du groupe Managem, indirectement contrôlée par un holding de la famille royale, exploite ce gisement depuis 1969 et produit chaque année plus de 240 tonnes d’argent.
Mais depuis août, des centaines de jeunes, femmes, enfants et personnes âgées tiennent un sit-in au sommet du mont Ablan, face à la mine, où se trouve le principal puits qui alimente depuis 2004 la mine en eau.
“Nous avons fermé les vannes de ce puits pour protester contre notre misère. Regardez autour de vous: on vit à l’âge des pierre. Cela fait 7 mois qu’on est là avec nos enfants. On n’a pas d’hôpital, pas de route, ni d’école pour nos enfants”, déclare à l’AFP Moha Ouberka, l’un des habitants qui travaille à la mine.
“Les habitants ne profitent pas de cette mine. Il n’y a pas un seul hôpital dans toute la région. Le plus proche est à Ouarzazate, à 200 km d’Imiter”, selon le député de la région, Ahmed Sadqi.
La SMI a généré en 2010 un chiffre d’affaires de 74 millions d’euros, et un document interne indique que la mine d’Imiter place le Maroc au premier rang des producteurs d’argent en Afrique.
Les manifestants demandent que 75% des recrutements soient réservés aux habitants de la région, mais la société juge cette demande “irréaliste”.
“Nous leur avons proposé que 60% des recrutements d’ouvriers soient réservés aux gens de la région, mais ils ne veulent rien entendre”, affirme Youssef El Hajjam, l’un des directeurs du groupe Managem.
“Le recrutement des cadres obéit à une procédure transparente qui s’effectue au niveau du siège, à Casablanca”, selon lui.
La mine cristallise les frustrations des habitants de cette région parmi les plus pauvres du pays, et est emblématique des tensions sociales qui touchent le royaume, et se manifestent parfois par des actes de violences.
Assèchement de la nappe phréatique
Les villageois disent également souffrir de l’asséchement de la nappe phréatique à cause de l’utilisation massive de l’eau pour le traitement du minerai, notamment après le creusement en 2004 du puits que les villageois ont fermé.
“Depuis 2004, l’eau de nos puits a considérablement baissé. Nous sommes de petits agriculteurs depuis la nuit des temps et on n’a plus d’eau alors que notre région était connue pour la richesse de sa nappe”, s’indigne Moha Ouberka.
Un document réalisé pour le compte de la commune d’Imiter par le bureau d’études Innovar, dont l’AFP a obtenu une copie, précise que les débits en eau dans cette région “ont connu une baisse importante entre juin 2004 et août 2005”, avec des régressions, dans certains cas, “de 61% et 58%”.
Mais selon M. El Hajjam, une “étude d’impact a été réalisée et il n’y a pas de lien entre la nappe exploitée et le système d’irrigation”. La SMI n’a toutefois pas souhaité fournir cette étude.
L’autre problème soulevé par les habitants d’Imiter est l’utilisation d’eau polluée pour le traitement du minerai. Selon eux, le stockage de cette eau après son utilisation n’obéit pas aux normes de sécurité.
“L’année dernière une famille a perdu son troupeau de moutons qui a bu de cette eau, et la SMI a été obligée de l’indemniser pour éviter le scandale”, explique Omar Moujane, un étudiant de ce village.
Mais selon M. El Hajjam, cette eau est “recyclée dans des bassins appropriées et il n’y a aucun risque à ce niveau”.
Sur le mont Ablan, à la fin de l’après-midi, les villageois rejoignent les abris de fortune qu’ils ont dressés depuis août . “Nous sommes déterminés. Nous n’avons rien à perdre”, souligne Brahim Oudaoud.
© 2012 AFP

Les habitants de la région d'Imiter au Maroc, le 2 mars 2012
Foto (c) AFP: Menschen der Region von Imiter in Marokko demonstrieren, 2. März 2012
Les habitants de la région d’Imiter au Maroc manifestent, le 2 mars 2012

Marokko: Die Dorfbewohner sagen, dass sie neben einem Schatz in der “Steinzeit” leben
MIMIC (Marokko) (AFP) – 2012.03.09 02.08 Uhr
“Wir leben in der Steinzeit”: in der Wildnis von Marokko protestieren Männer, Frauen und Kinder seit Monaten gegen ein Unternehmen, das in der Nähe ihres Dorfes eine der größten Silberminen, Afrikas betreibt, an deren materiellen Errungenschaften teilzuhaben sie wünschen.
Zwei Kilometer von Imiter, ein Berber-Dorf am Fuße des Hohen Atlas-Gebirge (Süd) gelegen, betreibt die Metallurgische Gesellschaft von Imiter (SMI), eine Tochtergesellschaft von Managem, indirekt durch die Holding der königlichen Familie kontrolliert, seit 1969 die Mine und produziert jährlich über 240 Tonnen Silber.
Seit August machen Hunderte von jungen Menschen, Frauen, Kindern und älteren Menschen, ein Sit-in auf dem Gipfel des Mount Ablan, gegenüber der Mine, wo der wichtigste Brunnen seit 2004 das Grubenwasser liefert.
“Wir schlossen auch die Ventile, um gegen unser Elend protestieren. Schauen Sie sich um: Wir leben in der Steinzeit. Seit 7 Monaten sind wir hier mit unseren Kindern. Es gibt kein Krankenhaus, keine Straßen, keine Schule für unsere Kinder “, sagte der AFP Ouberka Moha, einer der arbeitenden Menschen in der Mine.
“Die Menschen sollen nicht von dieser Mine profitieren. Es gibt kein einziges Krankenhaus in der Region. Das nächste ist in Ouarzazate, 200 km von Mimic”, so der Abgeordnete Ahmed Sadqi.
Die SMI machte im Jahr 2010 einen Umsatz von 74 Millionen Euro und ein internes Dokument zeigt, dass die Mine an der Spitze der Silber-Produzenten in Afrika liegt.
Die Demonstranten fordern, dass 75% der Neueinstellungen für Einheimische reserviert sind, aber das Unternehmen ist der Ansicht, dieser Antrag sei “unrealistisch”.
“Wir haben vorgeschlagen, dass 60% der Rekrutierung von Arbeitskräften für Einheimische reserviert wird, aber sie wollen es nicht hören”, sagte Youssef El Hajjam, ein Direktor von Managem.
“Die Rekrutierung von Führungskräften folgt einem transparenten Verfahren, das in der Zentrale in Casablanca durchgeführt wird”, sagte er.
Die Mine kristallisiert die Frustrationen der Menschen dieser Region, die zu den ärmsten des Landes zählt, und ist ein Sinnbild für die sozialen Spannungen, die das Königreich betreffen und sich manchmal in Gewalttaten manifestieren.
Entleeren des Grundwasserspiegels
Die Dorfbewohner sagen, sie leiden auch am Versiegen des Grundwassers durch den massiven Einsatz von Wasser für die Erzaufbereitung, insbesondere nach dem Graben des Brunnens im Jahr 2004, den die Dorfbewohner nun geschlossen haben.
“Seit 2004 ist Wasser aus unserem Brunnen deutlich zurückgegangen. Wir sind Kleinbauern seit undenklichen Zeiten, und es gab mehr Wasser, als unser Gebiet für seine reiche Wasser bekannt war”, empört sich Moha Ouberka.
Ein Dokument, das im Auftrag der Gemeinde vom Design-Büro Innovar hergestellt wurde, von denen AFP eine Kopie erhalten hat, sagt: Wasser in der Region “sank wesentlich von Juni 2004 bis August 2005”, mit Regression in einigen Fällen “61% und 58% “.
Aber nach Herrn El Hajjam wurde eine “Auswirkungsstudie durchgeführt und es gibt keine Verbindung zwischen dem Grundwasser und unserem Bewässerungssystem.” Die SMI hat jedoch nicht gewollt, diese Studie zu liefern.
Das andere Problem von den Bewohnern des Mimic angehoben ist die Nutzung von verschmutztem Wasser für Erzaufbereitung. Ihnen zufolge ist die Speicherung des Wassers nach seiner Verwendung nicht den Sicherheitsnormen entsprechend.
“Im vergangenen Jahr hat eine Familie seine Schafherde, die dieses Wasser trank verloren, und der SMI war verpflichtet, Entschädigung zu zahlen, um Skandal zu vermeiden”, sagte Omar Moujane, ein Schüler von diesem Dorf.
Aber nach Herrn El Hajjam wird dieses Wasser “in entsprechende Becken zurückgeführt und es besteht keine Gefahr auf diesem Niveau.”
Auf dem Mount Ablan, am Ende des Nachmittags, kommen die Dorfbewohner in die Unterstände, die sie seit August gebaut haben. “Wir sind entschlossen. Wir haben nichts zu verlieren”, sagte Brahim Oudaoud.
© 2012 AFP

0 thoughts on “MAROKKO: ARMES VOLK NEBEN REICHER SILBERMINE – Maroc, Société métallurgique d’Imiter (SMI): des villageois disent vivre à "l’âge de pierre"”

  1. de plus l”extension de la mine d’IMITER est dans les tuyaux pour 2013 avec bien sur toutes les nuisances environnementales.Il y a deux problemes a resoudre,la pollution historique du site par le cyanure qui est toujours en attente de depollution et l’extention de la mine et son impact environnemental et social sur les populations locales qui manifestent depuis quelque temps leurs juste inquietude

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