MAROKKO: BERBER-SPRACHE ANERKANNT, ABER KAUM GEFÖRDERT – Maroc: malgré son officialisation, le berbère peine à trouver sa place

Marokko: trotz ihrer Offizialisierung hat es die Berbersprache es schwer, ihren Platz zu finden
Marrakesch ( Marokko) ( AFP) – 01.12.2013 03.21 Uhr – von Guillaume KLEIN
Trotz ihrer Formalisierung in 2011 nach jahrzehntelangem Kampf von Aktivisten der Sache der Amazigh hat Marokko noch immer Mühe, einen Ehrenplatz zu schaffen für die Berberspracche, die Muttersprache eines großen Teils der Bevölkerung.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG)WEITER UNTER DEM UNTEREN FOTO

=> KEYWORD BERBER in AFRIKANEWS ARCHIV
=> THEMA CULTURE in AFRIKANEWS ARCHIV
=> => MAROKKO – MAROC in AFRIKANEWS ARCHIV

Maroc: malgré son officialisation, le berbère peine à trouver sa place
Marrakech (Maroc) (AFP) – 01.12.2013 15:21 – Par Guillaume KLEIN
Malgré son officialisation en 2011 après des décennies de lutte des militants de la cause amazighe, le Maroc peine encore à accorder une place de choix au berbère, langue maternelle d’une frange importante de sa population.

Un élève apprend le berbère, dans une école à Rabat le 27 septembre 2010
Ein Schüler lernt Berbersprache in einer Schule in Rabat 27. September 2010
Un élève apprend le berbère, dans une école à Rabat le 27 septembre 2010
afp.com – Abdelhak Senna

Le Maroc est le pays du Maghreb qui compte le plus de “berbères” (ou “amazighs”), une population dont la présence remonte à la période pré-islamique.
En 2004, d’après un recensement, huit millions de personnes -un quart des Marocains- parlaient quotidiennement un des dialectes berbères du pays. Les associations affirment que la majorité de la population est d’origine amazighe.
Dix ans après une première reconnaissance historique, lors du discours royal d’Ajdir (nord), le Printemps arabe est venu apporter un soutien majeur aux défenseurs de cette cause: initiée pour répondre aux manifestations de rue, la Constitution de 2011 consacre le tamazight comme “langue officielle”, au côté de l’arabe.
Elle prévoit notamment une loi organique assurant “les modalités de son intégration dans l’enseignement et les domaines prioritaires”.
“Mais qu’est-ce qui a été fait depuis?” s’interroge Ahmed Boukous, recteur de l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam), un organisme officiel.
Le gouvernement, emmené depuis fin 2011 par le Parti justice et développement (PJD, islamiste), “a annoncé dans son programme d’action que les lois organiques relatives à l’amazigh allaient être promulguées. Mais on attend toujours”, enchaîne-t-il.
Interrogé par l’AFP, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, assure qu’il existe “un calendrier clair et précis”. Une “commission ministérielle présidée par le chef du gouvernement travaillera à partir de décembre sur l’élaboration du projet de loi organique” spécifique à l’amazigh, dit-il.
Mais, du côté des ONG, les critiques fusent.
Anir, Tilila, Sifaw
“Malheureusement, nous sommes face à un parti qui avait déjà déclaré durant sa campagne qu’il était très réservé. Nous ne sommes donc pas surpris de la situation”, affirme Ahmed Arehmouch, coordinateur de la Fédération nationale des associations amazighes (FNAA), selon qui, avec son “référentiel religieux”, le PJD considère l’arabe comme “unique langue officielle”.
A Rabat, l’écriture tifinagh s’affiche sur les édifices publics, aux côtés de l’arabe et du français. Depuis trois ans, une chaîne TV diffuse aussi en tamazight.
Au Parlement, un ministre et de rares députés ont en outre créé la surprise ces derniers mois en prenant l’initiative de s’exprimer en berbère.
Mais “il faut être réaliste et envisager la chose de manière progressive, fait valoir Ahmed Boukous. Il y a des secteurs clés -éducation et médias, culture, justice–, où il faut concrétiser rapidement”.
“Le problème n’est pas dans les textes mais dans les têtes. On a encore une classe politique globalement amazighophobe”, assène Mounir Kejii, un militant associatif.
La persistance de contentieux sur la question des prénoms montre que certaines pratiques ont la vie dure.
Anir (étoile du matin), Tilila (joie) ou Sifaw (flambeau); “les citoyens qui veulent donner des prénoms amazighs à leurs enfants sont les bienvenus”, assure Abdelouahad Ourzik, directeur des Affaires juridiques au ministère de l’Intérieur.
De fait, la liste des prénoms officiels dressée dans les années 1990 par le puissant ministre de l’Intérieur d’alors, Driss Basri, a été abrogée il y a une décennie. Mais, “depuis janvier 2012, on recense encore 22 litiges”, au Maroc ou dans des consulats à l’étranger, rapporte Ahmed Arehmouch.
“Parmi les milliers d’agents d’Etat civil, il peut y avoir des difficultés d’interprétation”, reconnaît M. Ourzik, qui signale néanmoins que des procédures “protègent contre les abus de pouvoir”: en cas de refus, les parents peuvent “s’adresser à une haute commission indépendante”.
Reste qu’il “faut vraiment être déterminé”, ajoute Ahmed Arehmouch.
Résident à Témara, près de Rabat, Mohamed Idrissi a vécu l’expérience.
“En 2007, quand j’ai donné le prénom Anir, ils ont sorti une liste et m’ont dit “‘désolé mais on ne peut pas l’enregistrer’. Cela a gâché nos festivités”, raconte-t-il.
Obstinée, la famille a obtenu gain de cause “après trois mois d’activisme”.
Depuis, M. Idrissi a eu un autre garçon, Anas. “Un prénom qui a une double signification: arabe et amazighe”.
© 2013 AFP

– AFRIKANEWS ARCHIV –
jetzt auch auf
FACEBOOK

Un cours de berbère, dans une école à Rabat le 27 septembre 2010
Während einer Berbersprachstunde in einer Schule in Rabat, 27. September 2010
Un cours de berbère, dans une école à Rabat le 27 septembre 2010
afp.com – Abdelhak Senna

Marokko: trotz ihrer Offizialisierung hat es die Berbersprache es schwer, ihren Platz zu finden
Marrakesch ( Marokko) ( AFP) – 01.12.2013 03.21 Uhr – von Guillaume KLEIN
Trotz ihrer Formalisierung in 2011 nach jahrzehntelangem Kampf von Aktivisten der Sache der Amazigh hat Marokko noch immer Mühe, einen Ehrenplatz zu schaffen für die Berberspracche, die Muttersprache eines großen Teils der Bevölkerung.
Marokko ist das der Maghreb-Länder mit den meisten ” Berbern” (oder ” Amazigh ” ) , eine Bevölkerung , deren Anwesenheit aus der vorislamischen Zeit stammt.
Im Jahr 2004 sprachen nach einer Volkszählung , acht Millionen Menschen – ein Viertel der Bevölkerunbg – täglich einen der Berber -Dialekte des Landes. Die Verbände argumentieren, dass die Mehrheit der Bevölkerung von Amazigh Herkunft ist.
Zehn Jahre nach einer historischen ersten Anerkennung während der königlichen Rede in Ajdir (Norden), war der Arabische Frühling gekommen, um den Verteidigern dieser Sache eine große Unterstützung zu bringen : in Reaktion auf Straßenproteste verankert in 2011 die neue Verfassung, Tamazight als ” Amtssprache ” , neben Arabisch.
Sie sieht ein organisches Gesetz vor, das” die Bedingungen für die Integration in Lehre und Schwerpunktbereiche gewährleistet . ”
“Aber was ist seitdem passiert ? ” , fragt Ahmed Boukous , Präsident des Royal Institute of Amazigh Kultur ( IRCAM ) , einer amtlichen Stelle .
Die Regierung, die seit Ende 2011 von der Gerechtigkeits-und Entwicklungspartei ( PJD , islamistisch ) geführt wird, hat “in ihrem Aktionsprogramm angekündigt, dass das organische Gesetze für Amazigh erlassen werden würde . Aber wir warten immer noch .”
Von AFP befragt, sagt der Minister für Kommunikation und Regierungssprecher Mustapha Khalfi , dass es “einen klare und genauen Zeitplan gibt.” „Ein interministerieller Ausschuss unter Führung des Regierungschefs arbeitet von Dezember an an der Entwicklung des Entwurfs des organischen Gesetzes “, sagte er.
Aber seitens der NGOs ist man sehr kritisch.
Anir , Tilila , Sifaw
“Leider stehen wir vor einer Partei, die bereits während ihrer Kampagne erklärt hatte , dass sie da sehr zurückhaltend sei. Wir sind daher nicht von der Situation überrascht”, sagte Ahmed Arehmouch , Koordinator der Nationalen Föderation der Amazigh Verbände ( Fna ). Ihm zufolge, mit ihrem “religiösen Bezug”, meint die PJD Arabisch als “die einzige Amtssprache . ”
In Rabat wird die Tifinagh-Schrift auf öffentlichen Gebäuden neben Arabisch und Französisch angezeigt . Seit drei Jahren sendet auch ein TV- Kanal in Tamazight .
Im Parlament haben ein Minister und einige Mitglieder auch für Aufsehen in den letzten Monaten gesorgt , indem sie die Initiative ergriffen, in Berbersprache zu sprechen .
Aber : “Wir müssen realistisch sein und es nach und nach angehen“, argumentiert Ahmed Boukous. „Es gibt Schlüsselsektoren wie Bildung und Medien, Kultur , Gerechtigkeit, wo schnellkonkretisiert werden muss . ”
“Das Problem ist nicht im Text , sondern in den Köpfen. Wir haben immer noch eine insgesamt amazighophobe politische Klasse “, stellt Kejii Mounir fest, ein Gemeinschaftsaktivist .
Das Fortbestehen eines Rechtsstreits über die Frage der Namen zeigt, dass bestimmte Praktiken nur langsam sterben .
Anir ( Morgenstern ) , Tilila ( Freude) oder Sifaw ( Flamme) , ” Bürger, die ihren Kindern Amazigh -Namen geben wollen , sind willkommen “, sagt Abdelouahad Ourzik , Leiter der Rechtsabteilung im Ministerium des Innern.
In der Tat wurde die in den 1990er Jahren vom mächtigen Innenminister der Zeit, Driss Basri, erstellte Liste der offiziellen Namen ein Jahrzehnt aufgehoben . Aber in Marokko oder in den Konsulaten im Ausland “wurden seit Januar 2012 immer noch 22 Rechststreitigkeiten verzeichnet “, berichtet Ahmed Arehmouch .
“Bei den Tausenden zuständigen Beamten kann es zu unterschiedlichen Interpretationen kommen”, gibt Herr Ourzik zu, signalisiert jedoch, dass es Verfahren „gegen Machtmissbrauch“ im Falle der Weigerung gibt: Eltern können sich an „eine hohe unabhängige Kommission wenden. ”
Dennoch bleibt, dass “man wirklich entschlossen sein muss”, schließt Ahmed Arehmouch .
Mohamed Idrissi aus Temara in der Nähe von Rabat, machte die Erfahrung:
“Im Jahr 2007 , als ich den Namen Anir vergab, holten sie eine Liste heraus und sagten mir: Entschuldigung , aber wir können den Namen nicht registrieren. Das ruinierte unsere Feierlichkeiten “, sagt er.
Hartnäckig, gelang es der Familie “nach drei Monaten Aktivismus. ”
Seitdem hatte Herr Idrissi einen anderen Jungen , Anas . “Ein Name, der eine doppelte Bedeutung hat : Arabisch und Amazigh . ”
© 2013 AFP

Leave a Reply