MAROKKO: CASABLANCAs ARCHITEKTONISCHES ERBE ist BEDROHT – Casablanca, MAROC : un patrimoine architectural remarquable mais menacé

Casablanca: ein bemerkenswertes architektonisches Erbe, aber bedroht
CASABLANCA (AFP) – 2012.04.29 17.50 Uhr – von Omar BROUKSY
Jugendstil-Häuser, Kolonialbauten und Art-Deco-Gebäude bilden das architektonische Erbe des alten Casablanca, der wirtschaftlichen Hauptstadt Marokkos, ein Museum unter freiem Himmel, aber es ist durch Vernachlässigung und Immobilienspekulation bedroht.
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Casablanca, un patrimoine architectural remarquable mais menacé
CASABLANCA (AFP) – 29.04.2012 17:50 – Par Omar BROUKSY
Maisons Art nouveau, édifices coloniaux et immeubles Art déco, le patrimoine architectural du vieux Casablanca, la capitale économique du Maroc, en fait un musée à l’air libre, mais il est menacé par la négligence et la spéculation immobilière.

Photo prise le 18 avril 2012 d'immeubles édifiés dans les années 1930 à Casablanca, au Maroc
Casablanca, Marokko, Architektur aus den 1930ern
Photo prise le 18 avril 2012 d’immeubles édifiés dans les années 1930 à Casablanca, au Maroc
Foto (c) AFP – by Abdelhak Senna

Sur le boulevard Mohamed V, l’un des plus anciens de “Casa”, le chantier du futur tramway qui doit désengorger la première métropole du Maghreb, n’empêche pas les amoureux d’oeuvres d’art d’admirer la diversité architecturale de dizaines d’immeubles datant, pour la plupart, du début du XXème siècle.
“L’une des particularités de Casablanca, c’est qu’elle a constitué, tout au long de la première moitié du XXème siècle, un laboratoire architectural et urbain”, souligne Karim Rouissi, vice-président de l’association Casamémoire qui défend le patrimoine de cette ville mythique.
“On peut retrouver des immeubles du style Art nouveau, des immeubles comme le bâtiment +Maroc-Soir+ derrière nous, réalisé par l’architecte français Marius Boyer et qui est de facture néo-mauresque”, ajoute M. Rouissi, lui-même architecte.
Construisant pour les colons dans les années 20 et 30, puis la bourgeoisie locale, les architectes internationaux, surtout français, se sont inspirés des courants Art Déco et Art Nouveau en vogue en Europe, y ajoutant des ornementations marocaines traditionnelles, de zelliges, stucs ou sculptures de bois de cèdre, créant un style original.
Dans le centre-ville, à quelques encablures de la médina, le célèbre Excelsior est un vieux bâtiment devenu l’un des cafés les plus prisés par les “bobos” de Casablanca, une cité très mélangée de plus de cinq millions d’habitants, difficilement reconnaissable pour les nostalgiques de Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.
L’architecture de l’Excelsior est sobre mais subtile: la façade de ce café, construit par l?architecte français Hippolyte-Joseph Delaporte en 1916, est peinte à la chaux et ornée de zelliges andalous verts datant de près d’un siècle.
L’Excelsior a été édifié face au grand portail de la médina de Casablanca, une vieille ville où “plusieurs religions et nationalités” avaient coexisté.
“Nous avons ici la première église de l’ancienne médina. Elle a été consacrée au culte catholique jusqu’aux années 60, puis désacralisée. Aujourd’hui, elle est en train d’être réhabilitée pour en faire un centre culturel”, explique Abdou Berrada, ancien journaliste amoureux de sa ville.
“La particularité de cette médina, c’est qu’elle était habitée par les musulmans et les chrétiens, outre les juifs bien sûr. Parmi les chrétiens il y avait des Espagnols, des Italiens, des Portugais, des Français… et aussi des pêcheurs, artisans, maçons, commerçants”, explique-t-il.
Casablanca est appelé Dar el Baida (“Ville blanche”) par les Arabes, d’après le nom qui lui a été donné par les Espagnols au moment de son édification au début du XIX siècle, sur un site plus ancien.
Mais le patrimoine architectural de Casablanca est aujourd’hui menacé par la destruction, l’abandon et la spéculation immobilière.
Les appartements sont souvent occupés par des locataires qui paient des “loyers dérisoires”, qui vont de 500 à 2.000 dirham par mois (45 à 180 euros), selon M. Rouissi. Ni les propriétaires, ni les locataires n’entretiennent les bâtiments qui se dégradent. Il faut verser jusqu’à 50.000 euros pour faire partir les locataires.
L’absence de politique de préservation du patrimoine permet aux promoteurs et spéculateurs immobiliers de détruire des bâtiments anciens pour les remplacer par des immeubles flambant neuf, plus élevés et plus rentables, ou d’ajouter des étages aux anciennes bâtisses au détriment de l’unité architecturale.
“Rebâtir se fait alors au détriment du patrimoine et de la ville”, dit M. Rouissi, dont l’association souhaite que Casablanca soit classée au patrimoine de l’Unesco “le plus tôt possible”, pour mettre fin aux excès, une tâche qui incombe au ministère de la Culture.
Mais inscrire à l’Unesco “un patrimoine récent comme l’est Casablanca, qui date des années 20, est plus compliqué que s’il s’agissait d’une ville ancienne”, souligné à l’AFP l’architecte Jade Tabet, ancien membre du comité du patrimoine mondial de l’Unesco.
“De plus, comme il s’agit de la capitale économique, les autorités marocaines ne veulent peut-être pas adopter des mesures qui pourraient brider le dynamisme économique et l’activité immobilière” de la ville, explique l’architecte français.
L’un des symboles de la menace qui pèse sur le patrimoine est l’hôtel Lincoln, un bijou architectural conçu en 1916 par l’architecte français Hubert Bride à quelques mètres du marché central.
Fermé en 1989, cet hôtel est tombé en ruines vingt ans plus tard, suscitant une vive émotion parmi les habitants.
“Casamémoire a recensé quelque 4.000 vieux bâtiments à protéger”, précise Karim Rouissi, le jeune et énergique vice-président de cette association.
“Mais pour nous le problème n’est pas tant de protéger chaque bâtiment que de préserver un paysage urbain. Il n’y a pas de Tour Eiffel au Maroc, il y a des paysages urbains dont il faut protéger l’harmonie architecturale “, nuance-t-il.
“On doit agir vite. On ne cesse de mettre en garde contre les dangers de la spéculation. Il y a des bâtiments qui sont dans un état de délabrement très avancé”, souligne M. Rouissi, reconnaissant toutefois que les autorités locales sont de plus en plus sensibles à cette question.
“Il y a différents séminaires, différentes tables rondes sur le patrimoine. Les gens de l’agence urbaine, de la mairie y assistent (…). Maintenant on demande des actions. Or, on en voit très peu, on n’en voit pas encore assez”, conclut-il.
© 2012 AFP

Les plaques d'une rue de Casablanca, datant de plusieurs époques, prises en photo le 18 avril 2012Photo prise le 18 avril 2012 devant terrasse du Café de France, construit en 1913 à Casablanca, au MPhoto prise le 18 avril 2012 du siège de la Wilaya, construit par l'architecte français Marius Boye
Straßenschilder aus verschiedenen Epochen, Casablanca, Marokko
Terrasse vom Café de France, Baujahr 1913
Amtssitz, Baujahr 1930, Architekt Marius Boyer
Les plaques d’une rue de Casablanca, datant de plusieurs époques, prises en photo le 18 avril 2012
Photo prise le 18 avril 2012 devant terrasse du Café de France, construit en 1913 à Casablanca, au Maroc
Photo prise le 18 avril 2012 du siège de la Wilaya, construit par l’architecte français Marius Boyer dans les années 1930 à Casablanca, au Maroc
Fotos (c) AFP – by Abdelhak Senna

Casablanca: ein bemerkenswertes architektonisches Erbe, aber bedroht
CASABLANCA (AFP) – 2012.04.29 17.50 Uhr – von Omar BROUKSY
Jugendstil-Häuser, Kolonialbauten und Art-Deco-Gebäude bilden das architektonische Erbe des alten Casablanca, der wirtschaftlichen Hauptstadt Marokkos, ein Museum unter freiem Himmel, aber es ist durch Vernachlässigung und Immobilienspekulation bedroht.
Auf dem Boulevard Mohammed V, eine der ältesten Alleen von “Casa”, hindert die Baustelle der zukünftigen Straßenbahn, die die Stadt entstauen soll, die Liebhaber von Kunst nicht daran, die architektonische Vielfalt zu bewundern: Dutzende von Gebäuden, meist aus dem frühen zwanzigsten Jahrhundert.
“Ein besonderes Merkmal von Casablanca ist, dass es in der ersten Hälfte des zwanzigsten Jahrhunderts ein architektonisches und städtebauliches Labor gewesen ist”, sagte Karim Rouissi, Vizepräsident des Verbands Casamémoire, der das Erbe dieser legendären Stadt verteidigt.
“Wir können Gebäude im Jugendstil finden, Bauten wie ‘Maroc-Soir’ hinter uns, vom französischen Architekten Marius Boyer, neo-maurische”, ergänzt Rouissi, selbst Architekt .
Bauend für die Kolonialherren in den 1920ern und 30ern, damals die lokale Bourgeoisie, wurden internationale Architekten, meist Französisch, von der aktuellen Art Deco und Jugendstil in der Mode in Europa inspiriert, und fügten Ornamentik mit traditionellen marokkanischen Mustern, mit Kacheln, Stuck oder Skulpturen aus Zedernholz, hinzu: alles zusammen die Schaffung eines originellen Stils.
In der Innenstadt, nicht weit von der Medina, ist das berühmte Excelsior ein altes Gebäude, das zu einem der beliebtesten Cafés der Yuppies von Casablanca wurde, eine sehr gemischte Stadt mit über fünf Millionen Einwohnern, kaum noch erkennbar für die Fans von Humphrey Bogart und Ingrid Bergman.
Die Architektur des Excelsior ist einfach, aber subtil: die Fassade des Café, vom französischen Architekten Joseph-Hippolyte Delaporte erbaut 1916, ist weiß getüncht und mit hundert Jahre alten Fliesen in andalusischem Grün dekoriert.
Das Excelsior hat Blick auf das große Tor der Medina von Casablanca, eine Altstadt, wo “viele Religionen und Nationalitäten” nebeneinander existierten.
“Wir haben hier die erste Kirche in der alten Medina. Sie war dem katholischen Gottesdienst bis in die 60er geweiht und anschließend geschändet. Heute wird sie zu einem kulturellen Zentrum renoviert”, erklärt Abdou Berrada, ehemaliger Journalist und verliebt in seine Stadt.
“Die Besonderheit dieses Medina ist, dass es von Muslimen und Christen bewohnt war, neben den Juden natürlich. Unter den Christen gab es Spanier, Italiener, Portugiesische, Französische und auch … Fischer, Handwerker, Maurer, Kaufleute “, sagt er.
Casablanca , das Dar el Baida (“Weiße Stadt”) von den Arabern genannt wird, ist der Name, den es von den Spaniern in der Zeit ihrer Erbauung erhielt im frühen neunzehnten Jahrhundert, auf einer älteren Ruine.
Aber das architektonische Erbe von Casablanca wird nun von Zerstörung, Verwahrlosung und Immobilienspekulation bedroht.
Die Wohnungen werden oft von Mietern bewohnt, die “lächerliche Mieten” von 500 bis 2.000 Dirham pro Monat (45 bis 180 Euro) bezahlen, so Herr Rouissi. Weder die Eigentümer noch die Mieter pflegen etwas, die Gebäude verfallen. Bis zu 50.000 Euro werden gezahlt, um die Mieter loszuwerden.
Der Mangel an Denkmalpflege in der Politik ermöglicht es Entwicklern und Immobilienspekulanten, alte Gebäude zu zerstören und sie durch neue Gebäude, höher und rentabler, zu ersetzen, oder das Hinzufügen von Etagen auf Kosten der Einheit der Architektur.
“Der Wiederaufbau wird auf Kosten des Erbes und der Stadt getan”, sagte Rouissi, dessen Verein will, dass Casablanca “so bald wie möglich” als UNESCO-Erbe eingestuft wird, um die Exzesse zu stoppen, eine Aufgabe für das Ministerium für Kultur.
Aber im Unesco-Register “ein so junges Erbe wie Casablanca zu haben, ist noch komplizierter, als wenn es eine alte Stadt wäre”, sagte gegenüber AFP der Architekt Jade Tabet, ehemaliges Mitglied des Weltkulturerbe der UNESCO.
“Außerdem ist Casablanca ökonomische Hauptstadt, die marokkanischen Behörden wollen keine Maßnahmen, die wirtschaftliche Dynamik und Immobilien-Aktivitäten Einhalt gebieten könnten”, sagt der frz. Architekt.
Eines der Symbole der Bedrohung des Erbes ist das Lincoln Hotel, ein architektonisches Juwel, im Jahre 1916 von frz Architekt Hubert Bride wenige Meter vom zentralen Markt konzipiert.
Geschlossen im Jahre 1989, ist dieses Hotel in Schutt und Asche zwanzig Jahre später, was zu großer Aufregung unter den Bewohnern führte.
“Casamémoire identifiziert rund 4.000 alte Gebäude, die geschützt werden müssen”, sagte Karim Rouissi, der junge und tatkräftige Vizepräsident dieser Vereinigung.
“Aber für uns das Problem nicht so sehr, jedes Gebäude zu schützen, sondern eine urbane Landschaft zu bewahren. Es gibt keinen Eiffelturm in Marokko – hier gibt es urbane Landschaften, deren architektonische Harmonie wir schützen müssen”, Nuance , sagte er.
“Wir müssen schnell handeln. Wir warnen ständig vor den Gefahren der Spekulation. Es gibt Gebäude, die in einem Zustand der Verwahrlosung sind”, sagte Herr Rouissi, aber erkennt an, dass die Kommunen immer mehr sensibel auf dieses Problem werden.
“Es gibt verschiedene Seminare, Runde Tische. Die Leute aus der städtischen Agentur, aus dem Rathaus sind dabei(…). Jetzt wollen wir Aktionen beantragen. Aber wir sehen sehr wenig davon, zu wenig”, resümiert er.
© 2012 AFP

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