MAROKKO: ERSTER SCHRIFTSTELLER OUTET HOMOSEXUALITÄT – Abdellah Taïa, un écrivain marocain qui "assume" son homosexualité

Abdellah Taïa, ein marokkanischer Schriftsteller, der seine Homosexualität “bewältigt”
TANGER (AFP) – 2010.12.29 06.55 Uhr
Der Romancier Abdellah Taïa ist der erste marokkanische Schriftsteller, der offen seine Homosexualität und gleichzeitig seinen islamischen Glauben verkündet in einem Land, das diese sexuellen Ausrichtung verboten hat und in dem der Islam Staatsreligion ist.
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Abdellah Taïa, un écrivain marocain qui “assume” son homosexualité
TANGER (AFP) – 29.12.2010 06:55
Le romancier Abdellah Taïa est le premier écrivain marocain à proclamer ouvertement son homosexualité tout en s’affirmant musulman dans un pays qui interdit cette orientation sexuelle et où l’islam est religion d’Etat.
Avec sa silhouette frêle, son sourire timide et un visage d’adolescent, l’écrivain de 37 ans a la voix à peine audible.
Né dans un quartier pauvre de Salé, ville jumelle de Rabat, Abdellah Taïa a vécu au Maroc jusqu’à l’âge de 26 ans avant de partir en 1999 à Paris, où il habite actuellement. Il a été désigné lauréat du prix de Flore 2010, une distinction récompensant un talent prometteur.
“Mon père était chaouch (coursier) à la Bibiothèque nationale de Rabat. Nous étions neuf enfants et vivions entassés dans deux pièces à Hay Salam, un quartier pauvre de Salé”, a confié Abdellah Taïa dans un entretien à l’AFP.
“Mon enfance était marquée par la pauvreté. Il n’y avait rien à manger. Il fallait lutter pour manger. On passait nos journées dans la rue. On était des va-nu-pieds”, a-t-il ajouté.
Entre 1973 et 1999, date de son départ en France, Abdellah Taïa a mené une “vie difficile” au Maroc, où il a effectué des études universitaires en littérature française.
“Ma condition d’homosexuel, je l’ai sentie dès l’âge de 13 ans, au collège. Mais malgré cela, je me sens musulman. Il n’y a pas d’incompatibilité entre l’islam et les choix relatifs à l’identité sexuelle”, dit-il.
Son second roman “Le rouge du tarbouch” (Séguier, 2005) est une autobiographie dans laquelle il raconte sa nouvelle vie à Paris, ville de ses “rêves marqués par le cinéma et l’écriture”, mais une “ville qui ne vous relève pas si vous tombez”.
Dans ce roman, il évoque également son homosexualité, qu’il va proclamer de manière plus ouverte en 2007 dans un entretien au magazine marocain Tel-Quel (francophone, indépendant).
Il est aussitôt critiqué par une partie de la presse marocaine et certains courants islamistes, qui lui reprochent l’utilisation de son homosexualité “pour se faire connaître en Occident”.

“Je suis le premier écrivain marocain qui ait parlé ouvertement de son homosexualité, en l’assumant, mais sans tourner le dos au pays d’où je viens”, souligne Abdellah Taïa.
“Pour moi l’homosexualité n’est pas une cause, mais une liberté individuelle. Il est normal que je défende les homosexuels parce que ce sont des individus opprimés”.
L’article 489 du code pénal marocain punit l’homosexualité “de six mois à trois ans d’emprisonnement”.
“Évidemment, mon statut d’écrivain édité par de grandes maisons françaises me protège”, explique M. Taïa.
“Mais je peux dire qu’en dépit des régressions que connaît le Maroc, il y a eu au cours des dix dernières années des choses extraordinaires en termes de proclamation des libertés individuelles par plusieurs composantes de la société marocaine, soutenues par la presse indépendante”, a-t-il précisé.
En décembre 2009, Abdellah Taïa est nommé membre de la commission d’avance sur recette au Centre national (français) du cinéma et de l?image (CNCI) par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, avec lequel il a publié “Maroc 1900-1960, un certain regard” (Actes Sud, 2007).
“Je me sens très attaché au Maroc où je viens plusieurs fois an et où je me sens malgré tout comme tout le monde. Je viens du même monde, de la même intelligence”, dit-il.
Très critiqué par les mouvements islamistes à cause de son homosexualité, Abdellah Taïa affirme que “ces courants, minoritaires, sont la conséquence de l’échec de la politique sociale dans le monde arabe”.
“Ce qui m’intéresse, c’est la majorité écrasante, ceux que l’on appelle les musulmans tout court et auxquels je me sens appartenir”, conclut-il.
© 2010 AFP

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Abdellah Taïa pose le 16 décembre 2010 à TangerFoto (c) AFP: Abdellah Taïa pose le 16 décembre 2010 à Tanger

Abdellah Taïa, ein marokkanischer Schriftsteller, der seine Homosexualität “bewältigt”
TANGER (AFP) – 2010.12.29 06.55 Uhr
Der Romancier Abdellah Taïa ist der erste marokkanische Schriftsteller, der offen seine Homosexualität und gleichzeitig seinen islamischen Glauben verkündet in einem Land, das diese sexuellen Ausrichtung verboten hat und in dem der Islam Staatsreligion ist.
Mit seiner zarten Gestalt, seinem schüchternen Lächeln und einem Gesicht der Jugend, hat der Schriftsteller von 37 Jahren die Stimme kaum hörbar.
Geboren in einem Armenviertel von Salé, Rabats Partnerstadt, lebte Abdellah Taïa in Marokko bis zum Alter von 26 Jahren vor der Abreise im Jahr 1999 nach Paris, wo er derzeit wohnt. Er wurde Sieger des Flora-Preises (prix de Flore) 2010, vergeben zu einem vielversprechenden Talent.
“Mein Vater war Chaouch (Kurier) an die Nationalbibliothek in Rabat. Wir waren neun Kinder und lebten in zwei Zimmern in Hay Salam, einem Armenviertel von Salé”, sagte Abdellah Taïa in einem Interview mit AFP.
“Meine Kindheit von Armut geprägt war. Es gab nichts zu essen. Wir mussten kämpfen, um zu essen. Wir verbrachten unsere Tage auf der Straße. Wir waren die Barfußkinder”, fügte er hinzu.
Zwischen 1973 und 1999, dem Tag seiner Abreise nach Frankreich, führte Abdellah Taïa ein “hartes Leben” in Marokko, wo er ein Studium in französischer Literatur absolvierte.
“Meinen Status als Homosexueller fühlte ich mich im Alter von 13 Jahren im College. Doch trotz diesem, ich bin Muslim. Es gibt keinen Widerspruch zwischen dem Islam und den Möglichkeiten für sexuelle Identität “, sagte er.
Sein zweiter Roman “Das Rot des Fezes” (“Le rouge du tarbouch”, Seguier, 2005) ist eine Autobiographie, in dem er erzählt sein neues Leben in Paris, die Stadt seiner “Träume, gekennzeichnet durch Film und Schreiben,” aber eine “Stadt, die Dich nicht aufhebt, wenn du fällst.”
In diesem Roman erwähnte er auch seine Homosexualität, er wird immer offener in 2007, erklärt sich in einem Interview mit der marokkanischen Zeitschrift Tel-Quel (Französisch, unabhängig).
Er wurde sofort von einigen Medien und einigen marokkanischen Islamisten kritisiert, die ihm vorwerfen, sich mit seiner Homosexualität “im Westen bekannt zu machen.”
“Ich bin der erste marokkanische Schriftsteller, der offen über seine Homosexualität gesprochen hat, der sie annimmt, aber ohne den Rücken zu kehren dem Land, wo ich herkomme”, sagt Abdellah Taïa.
“Für mich ist Homosexualität nicht eine Kausalität, sondern eine individuelle Freiheit. Es ist für mich normal, die Homosexuellen zu verteidigen, weil sie unterdrückte Menschen sind.”
§ 489 des marokkanischen Strafgesetzbuches bestraft Homosexualität “von sechs Monaten bis zu drei Jahren Gefängnis.”
“Natürlich beschützt mich mein Status als Schriftsteller von den großen Häusern Französisch veröffentlicht”, sagt Taïa.
“Aber ich kann sagen, dass trotz der auftretenden Regressionen in Marokko, gab es im letzten Jahrzehnt außergewöhnliche Dinge in Bezug auf die individuellen Freiheiten. die proklamiert worden waren durch mehrere Komponenten der marokkanischen Gesellschaft, durch die unabhängige Presse unterstützt”, , sagte er.
Im Dezember 2009 wurde Abdellah Taïa Mitglied ernannt beim französischen Nationalen Zentrum für Film und Bild (Centre national (français) du cinéma et de l?image (CNCI)), durch den Minister für Kultur Frédéric Mitterrand, mit dem er veröffentlichte “Marokko 1900 -1960, ein gewiiser Blick”(“Maroc 1900-1960, un certain regard”Actes Sud, 2007).
“Ich fühle mich sehr Marokko verbunden, wo ich hinkomme mehrmals im Jahr und wo ich mich immer noch fühle wie alle anderen. Ich komme aus der gleichen Welt, der gleichen Intelligenz”, sagte er.
Stark durch die islamistischen Bewegungen wegen seiner Homosexualität kritisiert, sagt Abdellah Taïa, dass “diese Ströme Minderheiten sind, eine Folge des Versagens der Sozialpolitik in der arabischen Welt.”
“Was mich interessiert, ist die überwältigende Mehrheit, die sogenannten Muslime, kurz, denen ich zugehörig bin”, schließt er.
© 2010 AFP

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