MAROKKO: ISLAM UND HEXEREI FLIRTEN – FESTIVAL SIDI ALI – Au Maroc, un festival hors du commun où islam et sorcellerie se côtoient

In Marokko, ein außergewöhnliches Festival, wo Islam und Hexerei sich berühren
Mghrassyine (Marokko) ( AFP) – 28/01/2014 11:30 – Von Simon MARTELLI
“Wir sind hier , um böse Geister zu verjagen”: wie Tausende von anderen Marokkanern nimmt “Madame Khayat ” an dem Festival von Sidi Ali teil, im Hinterland von Meknes , Marokko, einem ungewöhnlichen Treffen, wo die muslimische Religion mit Volksglauben und Hexerei flirtet.
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Au Maroc, un festival hors du commun où islam et sorcellerie se côtoient
Mghrassyine (Maroc) (AFP) – 28.01.2014 11:30 – Par Simon MARTELLI
“Nous sommes là pour nous purifier des esprits maléfiques”: comme des milliers d’autres Marocains, “Madame Khayat” participe au festival de Sidi Ali, dans l’arrière-pays de Meknès, au Maroc, un rendez-vous insolite où la religion musulmane côtoie croyances populaires et sorcellerie.

Des musiciens marocains participent au festival de Sidi Ali, inspiré du soufisme, le 21 janvier 2014
Marokkanische Musiker beim vom Sufismus inspirierten Festival von Sidi Ali, , 21. Januar 2014 in Sidi Ali, in der Nähe von Meknes
Des musiciens marocains participent au festival de Sidi Ali, inspiré du soufisme, le 21 janvier 2014 à Sidi Ali, près de Meknès
afp.com – Fedel Senna

A quelques dizaines de km de la capitale impériale, perdu en pleine campagne, Mghrassyine est une bourgade rurale comme il en existe des milliers. Inspiré du soufisme –une pratique de l’islam parmi les plus répandues au Maroc–, le moussem (“festival”) de Sidi Ali Ben Hamdouch qui s’y déroule chaque année en fait toutefois une terre sacrée pour les uns, impie pour les autres.
Les fidèles viennent y vénérer cette figure du XVIIe siècle essentiellement pour les vertus magiques qui lui sont prêtées. Outre Sidi Ali, venu selon la légende de Syrie, ils invoquent une autre figure mythique, Lalla Aïcha, fille présumée du roi du Soudan, qualifiée de “reine des génies” et qui serait dotée, elle aussi, de pouvoirs surnaturels.
Ce festival “est une sorte de pèlerinage”, explique à l’AFP une femme d’une soixantaine d’années originaire de Fès, se présentant sous le nom de Madame Khayat.
“Les gens vont à La Mecque (premier lieu saint de l’islam) pour se purifier de leurs pêchés. Ici, ils viennent se purifier des esprits maléfiques”, enchaîne-t-elle.
Si le Coran mentionne des génies, bons ou mauvais (les “djinn”), l’orthodoxie recommande de ne s’en remettre qu’à Dieu pour se protéger des esprits malveillants.
Aussi, “beaucoup de gens pensent que tout cela relève de la sauvagerie”, commente Madame Khayat. “Même mon mari n’aime pas que je vienne ici. Alors quand il ne prête pas attention, je monte dans la voiture et emmène avec moi les deux domestiques”, dit-elle.
Actes de sorcellerie, sacrifices d’animaux, danseurs en transe: le spectacle est parfois des plus surprenants.
Soufisme contre extrémisme
Un taureau, des coqs noirs et de boucs sont sacrifiés durant le moussem “afin de permettre aux génies de boire (leur) sang. C’est une manière d’apaiser les esprits”, explique le sociologue Aziz Hlaoua.
Tandis qu’au milieu d’un cercle, un homme jette une assiette en terre cuite qui vient -sous les vivats- se fracasser sur son crâne, des femmes allument bâtons d’encens et bougies dans la grotte de Lalla Aïcha, afin d’implorer son aide.
Le soir, des fidèles convergent en nombre pour une séance de méditation. Après des heures de chants, un homme se met soudainement à secouer violemment la tête avant de s’effondrer au sol, en transe.
Avec le temps, nombre de pèlerins ont aussi pris pour habitude de consulter des voyantes qui, en échange de quelques pièces, sont censées aider à trouver l’amour ou briser un sort.
Lors de la dernière décennie, le festival de Sidi Ali a par ailleurs créé la polémique en raison de sa propension à attirer la communauté homosexuelle vénérant Lalla Aïcha, dont une légende veut qu’elle se soit transformée en homme durant une tentative de viol.
Les esprits revêtent une grande importance au Maroc, et pas seulement dans les milieux pauvres et peu éduqués. Une étude réalisée en 2012 par le “Pew Research center”, un groupe d’experts américain, est venue rappeler la persistance des croyances populaires au Maroc, où 86% de la population dit croire aux esprits, plus que dans tous les pays ayant pris part à l’enquête.
Version mystique de l’islam apparue au VIIIe siècle et fortement imprégnée de rites et incantations, le soufisme connaît un renouveau sous le règne de Mohammed VI, selon M. Hlaoua.
Le roi a lui-même donné le signal d’une plus grande ouverture aux confréries soufies en nommant au poste de ministre des Affaires religieuses en 2002 Ahmed Toufiq, un proche du soufisme, une stratégie destinée à promouvoir “un islam modéré et tolérant” pour “faire barrage à l’extrémisme”, note le sociologue.
Au dernier jour du festival, des milliers de fidèles ont ainsi participé à la procession et au sacrifice du taureau offert, comme chaque année, par le souverain.
© 2014 AFP

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afp.com – Fadel Senna

In Marokko, ein außergewöhnliches Festival, wo Islam und Hexerei sich berühren
Mghrassyine (Marokko) ( AFP) – 28/01/2014 11:30 – Von Simon MARTELLI
“Wir sind hier , um böse Geister zu verjagen”: wie Tausende von anderen Marokkanern nimmt “Madame Khayat ” an dem Festival von Sidi Ali teil, im Hinterland von Meknes , Marokko, einem ungewöhnlichen Treffen, wo die muslimische Religion mit Volksglauben und Hexerei flirtet.
Ein paar Dutzend Kilometer von der Reichshauptstadt entfernt, verloren in der Landschaft, ist Mghrassyine eine ländliche Gemeinde wie Tausende. Inspiriert von Sufismus – eine in Marokko weit verbreitete spirituelle Praxis des Islam -, ist das moussem ( “Festival” ) von Sidi Ali Ben Hamdouch , das jedes Jahr einige Tage dauert, jedenfalls ein heiliger Boden für einige, gottlos für andere.
Die Gläubigen kommen , um die Figur des siebzehnten Jahrhunderts vor allem für die ihm zugeschriebenen magischen Tugenden zu verehren. Neben Sidi Ali , der der Legende nach aus Syrien kam, rufen sie eine andere mythische Figur , Lalla Aïcha , angebliche Tochter des Königs des Sudan, welche als “Königin der Geister” bezeichnet wird und übernatürliche Kräfte habe.
Das Festival “ist eine Art Wallfahrt”, sagte der AFP gegenüber eine Frau von sechzig Jahren, eine Eingeborene von Fez, die unter dem Namen Madame Khayat geht. “Die Leute gehen nach Mekka (erstes Heiligtum des Islam ), um sich von ihren Sünden zu reinigen. Hierher kommen sie , um sich von bösen Geister zu reinigen”.
Wenn der Koran auch Geister erwähnt, gute oder schlechte (die ” Dschinn ” ), empfiehlt die Orthodoxie aber, sich nur auf Gott zu verlassen , um sich vor bösen Geistern zu schützen.
“Viele Leute denken also, dass das alles Wildheit ist”, sagte Frau Khayat . “Sogar mein Mann mag mich nicht hierher kommen sehen. Also, wenn er nicht aufpasst , komme ich im Auto und nehme zwei Diener mit mir”, sagte sie.
Hexerei, Tieropfer , Tänzer in Trance : Die Show ist manchmal sehr überraschend.
Sufismus gegen Extremismus
Ein Stier , schwarze Hähne und Ziegen werden während des moussem geopfert, “damit die Geister ( ihr ) Blut trinken . Dies ist ein Weg , um die Geister zu besänftigen “, sagt der Soziologe Aziz Hlaoua .
In der Mitte eines Kreises wirft ein Mann einen Teller aus Terrakotta, der dann unter Jubel auf seinem Kopf zerschellt. Daneben zünden Frauen Räucherstäbchen und Kerzen in der Höhle der Lalla Aïcha , um ihre Hilfe zu erflehen .
Im Laufe der Zeit machten auch viele Pilger es sich zur Gewohnheit, Hellseherinnen zu konsultieren, die im Austausch für ein paar Münzen helfen sollen, die Liebe zu finden oder einen Zauber zu brechen .
Während des letzten Jahrzehnts war das Festival von Sidi Ali auch Gegenstand von Polemiken wegen seiner Neigung, die homosexuelle Gemeinschaft anzuziehen, die Lalla Aïcha anbetet, die sich der Legende nach während einer versuchten Vergewaltigung in einen Mann verwandelte.
Die Geister sind in Marokko wichtig, nicht nur in armen und ungebildeten Milieus. Einer Studie im Jahr 2012 von der ” Pew Research Center “, einer amerikanischen Expertengruppe, zufolge hat der Volksglaube Persistenz in Marokko, wo 86 % der Bevölkerung an Geister glaubt, mehr als in all den Ländern, die an der Umfrage teilnahmen.
Die mystische islamische Version Sufismus erschien im achten Jahrhundert, ist stark von Riten und Beschwörungen geprägt, und erlebte ein Revival während der Herrschaft von Mohammed VI, sagt Hlaoua . Der förderte “einen moderate und toleranten Islam”, um “Extremismus zu blockieren “, sagt der Soziologe .
Am letzten Tag des Festivals nahmen Tausende von Gläubigen, wie jedes Jahr, an der Prozession und der Opferung des vom König geschenkten Stieres teil.
© 2014 AFP

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