MAROKKO: ISLAMISTISCHE REGIERUNG KREMPELT RADIO und TV UM – Maroc: le gouvernement islamiste bouleverse le paysage de l’audiovisuel

Marokko: die islamistische Regierung rührt die audiovisuelle Landschaft auf
RABAT (AFP) – 2012.04.12 08.06 Uhr
Das Werbeverbot für Glücksspiele, die Verpflichtung, die täglichen fünf Aufrufe zum Gebet auszustrahlen und die Arabisierung größerer Programme auf öffentlichen Kanälen verursachten einen Donnerschlag in Marokko, das seit Januar durch eine islamistische Regierung mit dem Kommunikationsminister Mustapha El Khalfi geführt wird.
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Maroc: le gouvernement islamiste bouleverse le paysage de l’audiovisuel
RABAT (AFP) – 12.04.2012 08:06
L’interdiction de la publicité pour les jeux de hasard, l’obligation de diffuser les cinq appels à la prière et une plus grande arabisation des programmes sur les chaînes publiques ont provoqué un coup de tonnerre au Maroc, dirigé depuis janvier par un gouvernement islamiste.
Le ministre de la Communication Mustapha El Khalfi a annoncé l’interdiction de la publicité pour les jeux de hasard et l’obligation pour les chaînes publiques de diffuser les cinq appels quotidiens à la prière en présentant le 31 mars les cahiers de charges des deux chaînes publiques.
Ces nouvelles mesures, adoptées par la Haute autorité de la Communication et de l’audiovisuel (HACA), et qui doivent entrer en vigueur à partir du 1er mai, suscitent de vives réactions, y compris au sein du gouvernement de l’islamiste Abdelilah Benkirane qui dirige une coalition de partis.
Le ministre des sports –qui est en même temps le président du Conseil d’administration de la Marocaine des jeux et des sports (MDJS) –Mohamed Ouzzine a ainsi critiqué “l’approche” de M. Khalfi, “qui est un ministre de la communication et non un Mufti ou un Fqih (théologien) qui interdit et autorise”.
“Ce n’est pas un problème de halal (autorisé par la religion) ou de haram (interdit). Le vrai haram est qu’un grand nombre de jeunes sont au chômage et que des jeunes ne trouvent pas de terrains pour pratiquer leurs sports favoris”, a déclaré il y a quelques jours M. Ouzzine au quotidien Al-Massae.
“Cette année la MDJS a accordé 130 millions de dirhams (11,6 M d’euros) au Fonds pour la Promotion du sport”, selon M. Ouzzine qui appartient à une autre formation que le Parti Justice et Développement (PJD) de M. Benkirane.
Les cahiers des charges des deux chaînes (Al-Oula et 2M) les obligent également à diffuser l’appel aux cinq prières quotidiennes, et à augmenter de 52 minutes les programmes religieux hebdomadaires.
Un ministre halal “Un ministre halal”, ironise l’éditorialiste de l’hebdomadaire francophone TelQuel. “Dire non à El Khalfi revient à dire oui au haram. Et ça, même la monarchie n’osera pas le faire”, écrit-il tout en estimant que “la cause” du ministre est “gagnante” puisqu’il fait “plaisir à son parti et à son peuple”.
Pour la première fois au Maroc, des islamistes modérés sont aux affaires, après leur victoire aux législatives anticipées de novembre, voulues par roi Mohammed VI qui a organisé une transition politique en douceur du royaume afin de lui éviter le tumulte du printemps arabe.
Dans la foulée, M. El Khalfi –qui s’est dit proche des “valeurs” du parti Républicain américain, lors d’un récent voyage aux Etats-Unis — a annoncé que désormais 80% des émissions de la 1ère chaîne publique seront en langue arabe, tandis que sur la deuxième chaîne, la plus francophone des deux, seul le Journal télévisé (JT) de la nuit sera en français.
Dans les milieux francophones, très influents au Maroc, cette décision est considérée comme une victoire des défenseurs de l’arabisation.
“C’est un coup d’Etat” dans le secteur de l’audiovisuel, “l’arabisation en marche”, écrit en Une le quotidien francophone Le Soir-Echos au lendemain de l’adoption des deux cahiers des charges.
Contacté par l’AFP, le politologue Mohammed Darif estime que “cette arabisation des médias publics traduit aussi une réalité concrète: la domination des chaînes satellitaires arabes, comme Al-Jazeera”.
“En arabisant les médias, le gouvernement islamiste tente aussi de récupérer les téléspectateurs, pour la plupart arabophones, qui ont déserté les deux chaînes publiques”, précise-t-il.
“Avant, les Marocains regardaient TV5 (la chaîne francophone, NDLR) pour s’informer. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux s’informent grâce à Al-Jazeera”, ajoute ce spécialiste des mouvements islamistes.
“Ces mesures constituent des amuse-gueules en direction des militants islamiques; elles ne font rien pour améliorer la qualité de l’audiovisuel public”, affirme pour sa part Naïm Kamal, ancien membre de la HACA qui estime à 27 millions de dirham (2,4 M euros) le manque à gagner de l’interdiction des publicités sur la TV 2M.
© 2012 AFP

Marokko: die islamistische Regierung rührt die audiovisuelle Landschaft auf
RABAT (AFP) – 2012.04.12 08.06 Uhr
Das Werbeverbot für Glücksspiele, die Verpflichtung, die täglichen fünf Aufrufe zum Gebet auszustrahlen und die Arabisierung größerer Programme auf öffentlichen Kanälen verursachten einen Donnerschlag in Marokko, das seit Januar durch eine islamistische Regierung mit dem Kommunikationsminister Mustapha El Khalfi geführt wird.
Diese neuen Maßnahmen, die von der Hohen Behörde für audiovisuelle Medien und Kommunikation (HACA) angenommen wurden und ab 1. Mai in Kraft treten, provozieren starke Reaktionen, auch in der Regierungskoalition.
Der Sportminister – der auch der Aufsichtsratsvorsitzende und Leiter der Marokkanischen Spiel und Sport (MDJS) ist – Mohamed Ouzzine hat “den Ansatz” von Herrn Khalfi kritisiert, die eine ist kritisiert, “der einMinister für Kommunikation ist und nicht ein Mufti oder ein Fqih (Theologe), die erlauben und verbieten.”
“Das ist keine Frage von halal (erlaubt durch die Religion) oder haram (verboten). Die haram ist wahr, weil viele junge Menschen arbeitslos sind und sie nicht einmal ein Terrain für ihren Sport finden”, sagte vor wenigen Tagen Herr Ouzzine in der Tageszeitung Al-Massae.
“In diesem Jahr hat der MDJS 130 Millionen Dirham (11,6 Millionen Euro) von den Fonds gewährt für die Förderung des Sports”, sagt Ouzzine, der zu einer anderen politischen Gruppe als die islamistische ‘Partei für Gerechtigkeit und Entwicklung (PJD’) gehört.
Die beifen Fernsehkanäle (Al-Oula und 2M) sollem den Aufruf zu den fünf täglichen Gebeten ausstrahlen und die wöchentlichen Sendungen religiösen Inhalts um 52 Minuten erhöhen.
“Ein Minister halal”, witzelte der Kolumnist der frankophonen Wochenzeitung TelQuel. “Nein zu sagen zu El Khalfi ist ja zum Haram zu sagen. Und sogar die Monarchie wird nicht wagen, es zu tun”, schrieb er.
Zum ersten Mal in Marokko sind moderate Islamisten an der Macht, nach ihrem Sieg im November in den vorgezogenen Parlamentswahlen.

Im frankophonen Breich, sehr einflussreich in Marokko, wird diese Entscheidung als ein Sieg der Befürworter der Arabisierung gesehen.
“Es ist ein Staatsstreich” im audiovisuellen Bereich, “die Arabisierung läuft”, so die französischsprachige Tageszeitung Le Soir-Echos.
Kontaktiert von AFP, glaubt der Politologe Mohammed Darif, dass “die Arabisierung der öffentlichen Medien auch eine Realität wiederspiegelt: die Domination der arabischen Satellitensender wie Al-Jazeera”.
“Mit der Arabisierung der Programme versucht die islamistische Regierung auch, die meist arabisch sprechenden Zuschauer zurück zu bekommen, die den beiden öffentlich-rechtlichen Sendern den Rücken gekehrt hatten”, sagt er.
“Früher schauten die Marokkaner TV5 (die Französisch-Kanal, Ed) nach Informationen. Heute sind die meisten von ihnen von Al-Jazeera informiert”, fügte der Experte für islamistische Bewegungen hinzu.
“Diese Regierungsmaßnahmen sind Appetithäppchen in Richtung der militanten Islamisten und sie tun nichts, um die Qualität des öffentlich-rechtlichen Rundfunks zu verbessern”, sagte Kamal Naim, ehemaliges Mitglied der HACA, der die Einnahmeverluste wegen Werbeverbot im Kanal 2M auf 27 Millionen Dirham (4 Millionen Euro) schätzt.
© 2012 AFP

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