MAROKKO: KAMPF GEGEN ANALPHABETISMUS IN LÄNDLICHEN REGIONEN – Au Maroc, un foyer de lycéennes contre l’illettrisme dans les villages

In Marokko, gegen den Analphabetismus in den Dörfern : ein Internat für High-School-Mädchen
AIN UHH (Marokko) (AFP) – 2011.10.24 07.21
schulebannerEingebettet in die schneebedeckten Berge des Mittleren Atlas im Zentrum von Marokko: ein Internat für Mädchen, die aus entlegenen Dörfern kommen, dem Willen des Reiches gemäß, gegen Analphabetismus auf dem Land zu kämpfen. Marokko verfügt über mehr als 300 dieser Heime, die Heimat von fast 16.700 Mädchen. Über 70% von ihnen sind aus ländlichen Gebieten, nach neuesten offiziellen Zahlen.
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Au Maroc, un foyer de lycéennes contre l’illettrisme dans les villages
AIN LEUH (Maroc) (AFP) – 24.10.2011 07:21
Niché au coeur des montagnes enneigées du Moyen Atlas, au centre du Maroc, un pensionnat accueille des jeunes filles qui viennent de villages reculés, signe de la volonté du royaume de lutter contre l’analphabétisme dans les campagnes. Le Maroc compte plus de 300 de ces foyers, où résident près de 16.700 jeunes filles. Plus de 70% sont implantés en milieu rural, selon les derniers chiffres officiels.

Des jeunes filles originaires de villages reculés le 14 avril 2011 dans un foyer près de Marrakech
Foto (c) AFP: Mädchen aus ländlichen Gebieten in einem Internat Nähe Marrakesch
Des jeunes filles originaires de villages reculés le 14 avril 2011 dans un foyer près de Marrakech


“Les critères d’admission au foyer? Ils sont simples et clairs: la pauvreté et l’éloignement. Une commission restreinte étudie les demandes et les filles sont vite sélectionnées sur la base de ces deux critères”, précise Souad Arkani, la directrice du foyer.
Le pensionnat du village d’Ain Leuh accueille 35 pensionnaires, à deux pas du lycée où elles se rendent chaque jour pour étudier.
“Mes parents habitent à plusieurs dizaines de kilomètres d’ici. Mais grâce à ce foyer, je fais mes études dans de bonnes conditions puisque je suis prise en charge et le lycée est tout près”, raconte à l’AFP Khadija, 19 ans, l’une des pensionnaires.
“Elles sont prises en charge, avec un programme précis du matin au soir: petit-déjeuner, départ au lycée qui est près du foyer, déjeuner à midi trente, dîner vers 19h30, étude et, enfin, extinction des lumières à 22h00”, explique Souad Arkani, la directrice du foyer.
Le pensionnat est financé et géré conjointement par le ministère du Développement social et une ONG locale, l’Association islamique de bienfaisance (AIB).
Ain Leuh est situé dans la province d’Ifrane, à 300 km à l’est de Rabat, au coeur de montagnes couvertes de cèdres où il neige souvent l’hiver.
“A partir de novembre il commence à faire très froid ici. Les filles restent toute la semaine au foyer, mais elles peuvent passer le week-end chez leurs parents ou famille proche”, ajoute Mme Arkani.
Pour voir ses parents, Khadija doit d’abord prendre un “grand taxi” (taxi collectif) qui parcourt des dizaines de kilomètres. Ensuite, il lui faut marcher au moins une heure sur une piste pour arriver enfin chez elle.
Un an après le début de son règne, en 1999, le roi Mohamed VI a encouragé ces pensionnats pour filles ou pour garçons pour remédier au manque d’infrastructures dont souffrent les régions rurales.
Mais selon les responsables du foyer d’Ain Leuh — inauguré en 2003 par Mohammed VI — “les moyens restent limités et tout soutien est le bienvenu”.
“Les collectivités locales, le ministère (du développement social) et notre association participent au financement, mais il faut se battre pour équilibrer notre budget”, dit Mohamed Bouyamlal, le vice-président de l’AIB. “Nous devons faire des choix parfois sévères, en optant pour le strict nécessaire, c’est-à-dire la nourriture”, précise-t-il.
Et la directrice ne gagne que 1.200 dirhams par mois (110 euros), soit un peu moins que le salaire minimum (125 euros).
Mais par delà les difficultés, les résultats sont probants. Le taux d’analphabétisme en milieu rural, chez les femmes, est passé de 64% en 2006 à environ 40% en 2011, selon les chiffres officielles. Et le taux d’abandon scolaire chez les jeunes filles des campagnes est passé de 14% en 2006 à 10% en 2010, grâce à ce programme. L’école est obligatoire au Maroc jusqu’à 15 ans.
Outre les études, le foyer d’Ain Leuh est aussi un lieu de rencontres, “d’échanges et d’ouverture d’esprit”.
“Lorsque je suis arrivée de ma campagne reculée, j’étais très timide. Le foyer m’a permis une plus grande ouverture et je me suis rendue compte de mon autonomie et mon indépendance”, dit Souad, une autre pensionnaire. “J’ai des ambitions et je vois mon avenir autrement. Je veux être professeur de mathématiques”, conclut-elle avec fierté.
© 2011 AFP

2-Des jeunes filles originaires de villages reculés le 14 avril 2011 dans un foyer près de Marrakech

In Marokko, gegen den Analphabetismus in den Dörfern : ein Internat für High-School-Mädchen
AIN UHH (Marokko) (AFP) – 2011.10.24 07.21
Eingebettet in die schneebedeckten Berge des Mittleren Atlas im Zentrum von Marokko: ein Internat für Mädchen, die aus entlegenen Dörfern kommen, dem Willen des Reiches gemäß, gegen Analphabetismus auf dem Land zu kämpfen. Marokko verfügt über mehr als 300 dieser Heime, die Heimat von fast 16.700 Mädchen. Über 70% von ihnen sind aus ländlichen Gebieten, nach neuesten offiziellen Zahlen.
“Die Kriterien für die Zulassung zum Haus sind sie einfach und klar:. Armut und Abgeschiedenheit. Die Mädchen werden schnell auf der Grundlage dieser beiden Kriterien ausgewählt”, sagte Souad Arkani, Direktor des Internates. Das Haus in dem Dorf Ain Leuh beherbergt 35 Bewohnerinnen, in der Nähe der Schule, wo sie gehen jeden Tag, um zu studieren.
“Meine Eltern leben zehn Kilometer von hier entfernt. Aber dank dieses Hauses kann ich gut lernen, bin versorgt, und die Schule liegt in der Nähe”, sagte Khadija, 19 , eine der Bewohnerinnen.
“Sie sind mit einem speziellen Programm den ganzen Tag unterstützt: Frühstück, ab in die High School in der Nähe, Mittagessen um halb eins, Abendessen 19.30 Uhr, studieren, und schließlich Licht aus um 22:00” sagt Souad Arkani, Direktor des Hauses.
Das Internat wird gemeinsam gefördert vom Ministerium für soziale Entwicklung und einer lokalen NGO, der Philanthropic Islamic Association (IBA).
Leuh Ain liegt in der Ifrane Provinz, 300 km östlich von Rabat gelegen, im Herzen der Zeder-Berge, wo es oft schneit im Winter.
“Ab November ist es sehr kalt hier. Die Mädchen bleiben zu Hause die ganze Woche, aber sie verbringen das Wochenende mit ihren Eltern oder nahe Verwandte”, ergänzt Arkani, was oft mit beschwerlichen Strecken verbunden ist.

Ein Jahr nach dem Beginn seiner Herrschaft im Jahr 1999 hat König Mohammed VI diese Schulen für Mädchen und Jungen gefördert, gegen den Mangel an Infrastruktur in ländlichen Gebieten.
Aber Beamte des Ain Leuh – eingeweiht im Jahre 2003 von Mohammed VI – sagen, dass “die Mittel begrenzt sind und alle Unterstützung ist willkommen.”
“Die lokalen Behörden, die Abteilung (für soziale Entwicklung) und unser Verband sind an der Finanzierung beteiligt, aber man muss kämpfen für unseren ausgeglichenen Haushalt”, sagte Mohamed Bouyamlal, Vize-Präsident der AIB. “Wir haben einige schwierige Entscheidungen, die sich um das Nötigste drehen, das heißt, das Essen”, sagt er.
Und der Direktor verdient nur 1.200 Dirham pro Monat (110 Euro), etwas weniger als den Mindestlohn (125 Euro).
Aber über die Schwierigkeiten hinaus sind die Ergebnisse überzeugend. Die Analphabetenrate in ländlichen Gebieten, Frauen, sind von 64% im Jahr 2006 auf etwa 40% im Jahr 2011 gesunken, nach offiziellen Angaben. Und die Schulabbrecherquote bei Mädchen auf dem Lande hat sich von 14% in 2006 auf 10% in 2010 verbessert, dank dieses Programms. Schule ist Pflicht in Marokko bis 15 Jahre.
Neben Studien, liegt der Schwerpunkt der Ain Leuh auch als ein Ort der Begegnung, “Austausch und Offenheit.”
“Als ich aus dem tiefen Land kam, war ich sehr schüchtern. Das Haus hat mir erlaubt, offener zu sein und ich erkannte mich selbst und meine Unabhängigkeit”, sagte Souad. “Ich habe Ambitionen, und ich sehe meine Zukunft anders. Ich möchte eine Mathematiklehrerin werden”, sagt sie stolz.
© 2011 AFP

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