MAROKKO: KÖNIG MOHAMMED STARTET JUSTIZREFORM – Maroc: le roi lance le chantier de la réforme de la justice

Marokko: König startet Baustelle der Justizreform
Casablanca (Marokko) (AFP) – 2012.08.05 06.50 Uhr
Marokkos König Mohammed VI startete am Dienstag in Casablanca die “Hohe Instanz des nationalen Dialogs”, zuständig für die “umfassende und gründliche” Reform der Justiz. Dieses Gremium setzt sich aus 40 Mitgliedern zusammen, darunter der Justizminister Mustapha Ramid, Rechtsanwälte, Richter, Lehrer, NGOs und Experten.
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Maroc: le roi lance le chantier de la réforme de la justice
CASABLANCA (Maroc) (AFP) – 08.05.2012 18:50
Le roi du Maroc Mohammed VI a lancé mardi à Casablanca l’installation d’une Haute instance du dialogue national chargée de la réforme “globale et profonde” de la Justice. Cette instance est composée de quarante membres comprenant notamment le ministre de la justice Mustapha Ramid, des juristes, magistrats, enseignants, ONG et experts.
La haute instance “englobe toutes les institutions démocratiques et les secteurs gouvernementaux et judiciaires, et reflète une représentation conséquente de la société civile et des organisations concernées par la réforme du système judiciaire”, a dit le monarque au cours d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée en présence du chef de gouvernement Abdelillah Benkirane, des présidents des deux chambres du parlement, des conseillers du roi et des membres du gouvernement.
La nouvelle constitution adoptée en juillet dernier stipule “la garantie par la loi de l’indépendance de la justice à part entière par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif”, a affirmé le roi dans un discours.
Aux termes de la révision constitutionnelle, la justice est “hissée au statut d’un pouvoir indépendant”, dépendant d’un “conseil supérieur du pouvoir judiciaire”, présidé par le roi en sa qualité de commandeur des croyants.
A l’occasion du lancement de ce chantier, le roi a appelé à “un dialogue élargi” en vue d’une “réforme profonde de la justice” et qui assure la “protection des droits et des libertés des personnes et des collectivités”, des règles de fonctionnement et “l’application des garanties accordées aux magistrats”.
“Nous allons trouver les modalités pour associer le maximum d’acteurs à ce débat stratégique. Les attentes des citoyens sont immenses et les problèmes complexes”, a indiqué à l’AFP le président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) Idriss Liazami
La réforme prévoit notamment de réviser “les attributions du Conseil supérieur de la magistrature” et du statut des magistrats “dans le sens d’une professionnalisation accrue et pour une impartialité plus élevée”.
L’intance devra soumettre au roi ses recommandations sur cette réforme du système judiciaire.
Le gouvernement de l’islamiste Abdelillah Benkirane a fait de la réforme de ce secteur –souvent entaché d’irrégularités et qui pâtit d’une réputation de corruption — une de ses priorités.
“Nous allons nous donner le temps suffisant”, a pour sa part déclaré à l’AFP le ministre de la justice, ajoutant: “pourquoi ne réussirons-nous pas, nous Marocains à trouver des solutions aux problèmes qui se posent à la justice ?”.
Cette initiative coincide avec une pétition d’un syndicat représentant une grande partie des juges du Maroc réclamant l’indépendance des procureurs vis-à-vis de l’exécutif.
“Nous exigeons l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’indépendance du parquet général. Nous souhaitons que notre situation financière s’améliore car tout cela est devenu insupportable”, a indiqué mardi à la presse Mohamed Anbar, vice-président du Club des magistrats du Maroc..
© 2012 AFP

Marokko: König startet Baustelle der Justizreform
Casablanca (Marokko) (AFP) – 2012.08.05 06.50 Uhr
Marokkos König Mohammed VI startete am Dienstag in Casablanca die “Hohe Instanz des nationalen Dialogs”, zuständig für die “umfassende und gründliche” Reform der Justiz. Dieses Gremium setzt sich aus 40 Mitgliedern zusammen, darunter der Justizminister Mustapha Ramid, Rechtsanwälte, Richter, Lehrer, NGOs und Experten.
Die höchste Instanz “umfasst alle demokratischen Institutionen und die staatlichen und justiziellen, und spiegelt eine umfassende Vertretung der Zivilgesellschaft und Organisationen dar, die die Reform des Justizwesens betrifft”, sagte der Monarch in einer feierlichen Zeremonie vor Regierungschef Abdelillah Benkirane, den Präsidenten der beiden Kammern des Parlaments, Beratern des Königs und Mitglieder des Kabinetts.
Die neue Verfassung, verabschiedet im Juli letzten Jahres, fordert: “Die gesetzlich garantierte Unabhängigkeit der Justiz in Bezug auf Legislative und Exekutive”, so der König.
In Bergriffen der Verfassungsreform soll die Justiz “auf den Status einer unabhängigen Macht gebracht werden”, abhängig nur von einem “höheren Rat der Justiz” unter Vorsitz des Königs in seiner Eigenschaft als Befehlshaber der Gläubigen.
Bei der Vorstellung dieses Projekts rief der König auf zum “erweiterten Dialog” für eine “grundlegende Reform der Justiz” zur Gewährleistung des “Schutzes der Rechte und Freiheiten von Individuen und Gemeinschaften”, zu Anwendungsvorschriften und “der Umsetzung der Garantien für Richter.”
“Wir wollen die maximale Anzahl an Spielern in diesem strategischen Debatte einbezogen sehen. Die Erwartungen der Bürger sind riesig und wir haben komplexe Probleme”, sagte der AFP der Präsident des Nationalen Rates für Menschenrechte (CNDH), Idriss Liazami
Die Reform sieht eine Überprüfung “der Befugnisse des Obersten Justizrats” vor und des Status der Richter “in Richtung mehr Professionalität und Unparteilichkeit”.
Die Instanz wird ihre Empfehlungen über die Reform des Justizwesens dem König vorlegen.
Die Regierung des Islamisten Abdelillah Benkirane hat die Reform des Sektors – oft mangelhaft und mit einem schlechten Ruf für Korruption – zu einer ihrer Prioritäten gemacht.
“Wir geben genügend Zeit”, für seinen Teil sagte der Justizminister und fügte hinzu: “warum sollten wir nicht erfolgreich sein, wir Marokkaner, um Lösungen für Probleme der Gerechtigkeit zu finden? “.
Diese Initiative deckt sich mit einer Petition einer Gewerkschaft der Richter, die Unabhängigkeit von Marokkos Staatsanwälten vis-à-vis der Exekutive fordern.
“Wir fordern die Unabhängigkeit der Justiz und die Unabhängigkeit der Strafverfolgung. Wir wollen unsere finanzielle Situation verbessert, weil diese unerträglich geworden ist”, sagte am Dienstag Mohamed Anbar, Vize-Präsident des Clubs der Richter von Marokko ..
© 2012 AFP

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