MAROKKO: MUSCHEL-WILDEREI BEDROHT ÖKOSYSTEM AN DER KÜSTE – Maroc, moules: le braconnage du littoral menace l’écosystème marin

Marokko: Wilderei an der Küste bedroht das marine Ökosystem
RABAT (AFP) – 20.08.2012 07:33 – Von Mohamed Chakir
Tausende von Arbeitslosen ziehen jeden Morgen an die Atlantikküste von Marokko, insbesondere zwischen Rabat und Casablanca (Westen), um Tonnen von Muscheln zu sammeln: es droht die Überfischung des marinen Ökosystems dieser ohnehin stark verstädterten Region, nach Meinung von Experten. Diese arbeitslosen Menschen aus den regionalen Slums durchsuchen jeden Tag das Meer und erwarten die Ebbe am Morgen. Ihr Ziel: marine Vegetation, vor allem Muscheln.
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Maroc: le braconnage du littoral menace l’écosystème marin
RABAT (AFP) – 20.08.2012 07:33 – Par Mohamed CHAKIR
Des milliers de chômeurs foncent chaque matin sur le littoral atlantique marocain en particulier entre Rabat et Casablanca (ouest) pour collecter des tonnes de moules, une surexploitation qui menace l’écosystème marin de cette région très urbanisée, selon les experts.

Un pêcheur vend des moules décortiquées, le 18 août 2012, sur une plage près de Rabat
Muschelfischer verkauft entschalte Muscheln, Strand Nähe Rabat, Marokko
Un pêcheur vend des moules décortiquées, le 18 août 2012, sur une plage près de Rabat
Foto (c) AFP – by Fadel Senna

Ces chômeurs venant des bidonvilles régionaux scrutent chaque jour la mer et attendent la marée basse au petit matin. Leur but: s’attaquer à la végétation marine et plus particulièrement aux moules.
Accrochés en bord de mer, les moules sont collectées à l’aide de petites barres de fer par cette armée de pêcheurs illégaux qui envahissent quotidiennement les côtes au vu et au su des autorités censées pourtant veiller sur la protection de l’écosystème marin.
Ces braconniers s’activent en toute impunité, les autorités fermant les yeux sur cette activité qui menace gravement l’écosystème marin.
“Nous ne pouvons pas arrêter cette activité informelle car nous n’avons rien à proposer en contrepartie à ces pêcheurs”, a indiqué à l’AFP une source de la commune de Harhoura, station balnéaire proche de Rabat.
Les moules contribuent pourtant à préserver l’environnement marin. Elles filtrent certains organismes aquatiques, épurent l’eau en fixant des métaux sur leurs coquilles et améliorent l’offre en plancton pour les poissons et la flore marine.
Les côtes et les rochers au sud de Rabat “sont passés au peigne fin quotidiennement à l’image d’un crâne rasé”, selon les termes d’une ONG environnementale.
Chaque pêcheur recueille environ 200 kg de moules qu’il revend au consommateur, une fois décortiquées, à 50 dirhams (4,5 euros) le kg. Le braconnier gagne ainsi entre 100 et 150 dirhams par jour (jusqu’à 13 euros).
Le nombre de ces pêcheurs qui évoluent quotidiennement entre Rabat et Bouznika (50 km au sud) n’est pas comptabilisé officiellement par les autorités mais selon une source à la préfecture de Rabat, il s’élèverait à plus de 2.000 personnes.
En saison basse, leur nombre diminue de moitié.
Contacté par l’AFP, le service de presse de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’Environnement (publique) n’a pas été en mesure de commenter la question de cette “surexploitation” des gisements de moules.
En été, l’armée de braconniers évolue par petits groupes. Elle est visible aussi bien le long des côtes que sur les routes où elle expose parfois sous un soleil torride la vente des collectes de moules.
“Une longue exposition des moules au soleil altère ce produit et peut être un danger pour la santé du consommateur”, affirme à l’AFP le médecin Abdelaziz Ben Ameur de Rabat.
“Je me battrai jusqu’à la mort”
Très prisées par les Marocains, surtout pendant le ramadan, la moule est consommée sous forme de tajines (plat à la sauce tomates, aux oignons, à l’ail et au persil) ou sous forme de moule marinée à l’oignon et au citron.
Brahim Touil, braconnier connu à Témara (sud de Rabat), défend son activité en affirmant que grâce à elle il nourrit sept personnes.
“Si on essaie de m’empêcher de collecter les moules, je me battrai jusqu’à la mort”, assène-t-il auprès de l’AFP.
Selon l’Institut national des ressources halieutiques, “l’exploitation des ressources du littoral est soumise à une réglementation et à une autorisation”.
“Les règles de la collecte des moules doivent être respectées”, malheureusement elles “ne le sont pas”, a déclaré à l’AFP le directeur de cet institut, Mustapha Faïk.
Selon Rachid Choukri, responsable au ministère de l’Environnement, la loi des études d’impact sur l’environnement au Maroc n’évoque pas le cas de ce secteur informel.
“Aucune autorité ne gère ce secteur et il est temps que les pouvoirs publics ouvrent ce chantier et ce pour le bien de nos ressources halieutiques”, affirme-t-il.
© 2012 AFP

Des pêcheurs de moules, le 18 août 2012, sur une plage près de RabatDes moules, pêchées en bord de mer, sont cuites sur une plage près de Rabat, le 18 août 2012
Muschelfischer auf Strand Nähe Rabat, Marokko
Muscheln werden dort gekocht
Des pêcheurs de moules, le 18 août 2012, sur une plage près de Rabat
Des moules, pêchées en bord de mer, sont cuites sur une plage près de Rabat, le 18 août 2012
Foto (c) AFP – by Fadel Senna

Marokko: Wilderei an der Küste bedroht das marine Ökosystem
RABAT (AFP) – 20.08.2012 07:33 – Von Mohamed Chakir
Tausende von Arbeitslosen ziehen jeden Morgen an die Atlantikküste von Marokko, insbesondere zwischen Rabat und Casablanca (Westen), um Tonnen von Muscheln zu sammeln: es droht die Überfischung des marinen Ökosystems dieser ohnehin stark verstädterten Region, nach Meinung von Experten. Diese arbeitslosen Menschen aus den regionalen Slums durchsuchen jeden Tag das Meer und erwarten die Ebbe am Morgen. Ihr Ziel: marine Vegetation, vor allem Muscheln.
Die an der Küste festsitzenden Muscheln werden von diesem Heer von eindringenden illegalen Fischern täglich mit kleinen Eisenstangen gesammelt. Es passiert im Wissen und unter den Augen der Behörden, die an sich für den Schutz des marinen Ökosystems da sind.
Diese Wilderer geniessen Straflosigkeit, weil die Behörden ein Auge zudrücken zu dieser Tätigkeit, die das marine Ökosystem jedoch ernsthaft gefährdet.
“Wir können diese informelle Tätigkeit nicht stoppen, weil wir diesen Fischern nichts im Gegenzug zu bieten haben”, sagte der AFP eine Quelle des Badeortes Harhoura in der Nähe von Rabat.
Denn die Muscheln tragen zur Erhaltung der Meeresumwelt bei. Sie filtern bestimmte aquatische Organismen, reinigen das Wasser, indem sie Metalle auf ihre Schalen haften, und verbessern die Versorgung von Fischen und Meereslebewesen mit Plankton.
In den Worten einer Umwelt-NGO werden die Küsten und Klippen südlich von Rabat “täglich feingemustert, nach dem Vorbild von einem rasierten Kopf.”
Jeder Fischer sammelt etwa 200 kg Miesmuscheln, die er an den Verbraucher verkauft, einmal geschält, für 50 Dirham (4,5 Euro) pro kg. Die Wilderer erzielen einen Gewinn von zwischen 100 und 150 Dirham pro Tag (bis 13 Euro).
Die Zahl der illegalen Fischer, die täglich zwischen Rabat und Bouznika (50 km südlich) verkehren, wird nicht offiziell von den Behörden anerkannt, aber nach einer Quelle in der Präfektur Rabat sind es mehr als 2.000 Personen.
In der Nebensaison sinkt ihre Zahl um die Hälfte.
Kontaktiert von AFP, war der Pressedienst der Mohammed VI Stiftung für den Schutz der Umwelt (staatlich) nicht in der Lage, auf die Frage der “Ausbeutung” der Muschelbänke zu kommentieren.
Im Sommer entwickelt sich die Armee von Wilderern in kleinen Gruppen. Man sieht sie sowohl entlang der Küste wie auf den Straßen, wo sie manchmal in der brennenden Sonne ihren Fang zum Kauf anbieten.
“Längere Exposition gegenüber der Sonne ändert dieses Produkt und solche Muscheln können eine Gefahr für die Gesundheit der Verbraucher sein”, sagte der Arzt Abdelaziz Ben Ameur in Rabat.
“Ich werde bis zum Tod kämpfen”
Sehr beliebt bei den Marokkanern, besonders während des Ramadan, wird die Muschel als tagines (das Gericht mit Tomatensauce, Zwiebeln, Knoblauch und Petersilie) oder als marinierte Muschel mit Zwiebel und Zitrone verzehrt .
Brahim Touil, bekannter Wilderer aus Temara (südlich von Rabat), verteidigt seine Arbeit damit, dass er damit sieben Personen ernährt.
“Wenn Sie mich zu stoppen versuchen, werde ich bis zum Tod kämpfen”, behauptet er gegenüber AFP.
Nach Angaben des National Institute of Fischereiressourcen “unterliegt die Ausbeutung der Ressourcen der Küstengebiete einem Regelwerk und Genehmigungen.”
“Die Regeln für die Sammlung von Muscheln sollte geachtet werden, werden es aber leider nicht”, sagte der AFP der Direktor des Instituts, Mustapha Faik.
Nach Rachid Choukri, verantwortlich für das Ministerium für Umwelt, erwähnt das “Gesetz zur Untersuchung von Auswirkungen auf die Umwelt in Marokko” den Fall dieses informellen Sektors nicht.
“Keine Behörde verwaltet diesen Bereich und es ist Zeit, dass die Regierung diese Baustelle öffnet und für das Wohl unserer Fischbestände sorgt”, sagt er.
© 2012 AFP

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