MAROKKO, OBDACHLOSIGKEIT: VERZWEIFLUNG IN DEN SLUMS – Malgré les promesses, la désespérance d’habitants d’un bidonville marocain

Trotz Versprechungen, die Verzweiflung der Menschen in einem marokkanischen Slum
SALE (Marokko) (AFP) – 2012.05.12 12.42 – By William KLEIN
In Sale, einer ehemaligen Piratenstadt, denn das Meer ist nie weit entfernt, ist es ein Meer von Ziegeln und Blechen, das sich unter dem blauen Himmel plötzlich dem Auge bietet: in den Slums von Sahb el Caid sprechen die Bewohner trotz Versprechungen von Umlogierung über ihre Verzweiflung. Ende November wurde in Rabat – marokkanische Hauptstadt und große Nachbarin von Salé – eine internationale Konferenz über die Slums abgehalten. Am Ende des Workshops verpflichteten sich die Teilnehmer, daran zu arbeiten, die Slums zwischen 2015 und 2030 zu halbieren.
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Malgré les promesses, la désespérance d’habitants d’un bidonville marocain

SALE (Maroc) (AFP) – 05.12.2012 12:42 – Par Guillaume KLEIN
A Salé, ancienne cité corsaire, si la mer n’est jamais loin, c’est un océan de bâches et de taules qui s’offre soudain au regard, sous le ciel bleu automnal: dans le bidonville de Sahb el-Caïd, malgré les promesses de relogement, des habitants disent leur désespérance. Fin novembre s’est tenue à Rabat –la capitale marocaine et grande voisine de Salé–, une conférence internationale sur les bidonvilles. Au terme des travaux, les participants se sont engagés à oeuvrer pour réduire de moitié leur proportion entre 2015 et 2030.

Le bidonville de Sahb el-Caïd, à Salé, dans le nord-ouest du Maroc, le 28 novembre 2012
Der Slum Sahb el-Caïd im Nordwesten Marokkos
Le bidonville de Sahb el-Caïd, à Salé, dans le nord-ouest du Maroc, le 28 novembre 2012
Foto (c) AFP

Cet événement a aussi été l’occasion pour les responsables de l’ONU-Habitat de louer la politique du Maroc, à la faveur principalement d’un programme “villes sans bidonvilles” lancé en 2004 dont doivent bénéficier près de deux millions de personnes au total. Celui-ci a déjà “atteint un taux de réalisation de 70%”, selon un rapport officiel.
Au dernier jour de la conférence, une délégation s’est aussi rendue à Salé, pionnière en la matière d’après un responsable local cité par l’agence MAP.
Posté au pied de Sahb el-Caïd, bidonville de 10 hectares et quelque 10.000 habitants, Aziz Addahbi affiche toutefois son scepticisme. “Cette conférence, ça n’est que des paroles”, clame-t-il.
Né il y a 33 ans à Sahb el-Caïd, il dit ne plus croire aux promesses. Depuis les années 80, “nous avons accepté tout ce qui était proposé. Mais devant l’absence d’actes, on ne peut plus faire confiance, on ne peut plus croire”, affirme le jeune homme, qui fait office de représentant des habitants.
Selon lui, un millier de familles a quitté ces dernières années le bidonville. Mais pour 1.300 autres devant être relogées sur place, “le projet aurait dû aboutir en 2007. On est en 2012, rien n’a été fait”, s’agace-t-il.
L’an dernier, les habitants ont longuement manifesté, sans succès, argue-t-il encore. En mars, les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre fin à “l’occupation de la voie publique”. Des policiers ont été blessés, huit personnes arrêtées.
Couvertures
En cette fin d’automne, après plusieurs jours d’intempéries, Sahb el-Caïd est baigné de soleil. Le linge pend aux abords d’habitations recouvertes de bâches en plastique, afin de limiter les infiltrations.
Quelques points de ravitaillement permettent l’accès à l’eau potable, le piratage celui à l’électricité. Des tas de gravats marquent l’emplacement d’habitats détruits, “dans le cadre du programme de relogement”, glisse Aziz.
Hassan, la quarantaine, ouvre grand la porte de la maisonnette qu’il partage avec sa mère et ses frères et soeurs. A l’intérieur, quelques matelas au sol et beaucoup de couvertures. Dans la chambre, un sac bouche vaguement la fenêtre.
Vendeur de poisson, il souligne être le seul à subvenir aux besoins de sa famille et dit devoir s’acquitter de trois dirhams (27 centimes d’euros) par semaine au propriétaire du terrain.
A quelques pas, Aïcha Bakkar, mère de quatre enfants, et Bouchra, sa fille d’un an dans le dos, échangent entre voisines.
“Quelle est la pire saison entre l’hiver et l’été? Les deux…”, rétorque Bouchra. Dans le petit groupe qui s’est constitué autour de la conversation, tous acquiescent.
“On est toujours trempés en hiver. En été c’est le soleil qui tape sur les taules et nous fait fondre”, renchérit Aziz Addahbi.
Au Maroc, la question des bidonvilles s’était retrouvée au coeur des débats après les attentats de Casablanca en 2003: les auteurs étaient originaires de celui de Sidi Moumen, en périphérie de la capitale économique.
En 2012, malgré les réels progrès, près d’un citadin sur six reste privé d’un logement “décent”, selon le ministre de tutelle Mohamed Nabil Benabdallah.
A l’échelle de l’Afrique, le nombre d’habitants des bidonvilles a dépassé le milliard en 2011 et pourrait doubler d’ici 2030. Une conférence Habitat-III est prévue en 2016, 20 ans après Habitat-II.
© 2012 AFP

Une habitante du bidonville de Sahb el-Caïd, à Salé, dans le nord-ouest du Maroc, le 28 novembre 201Un jeune garçon observe les toits du bidonville de Sahb el-Caïd, à Salé, dans le nord-ouest du Maroc
Der Slum Sahb el-Caïd im Nordwesten Marokkos
Le bidonville de Sahb el-Caïd, à Salé, dans le nord-ouest du Maroc, le 28 novembre 2012
Foto (c) AFP

Trotz Versprechungen, die Verzweiflung der Menschen in einem marokkanischen Slum
SALE (Marokko) (AFP) – 2012.05.12 12.42 – By William KLEIN
In Sale, einer ehemaligen Piratenstadt, denn das Meer ist nie weit entfernt, ist es ein Meer von Ziegeln und Blechen, das sich unter dem blauen Himmel plötzlich dem Auge bietet: in den Slums von Sahb el Caid sprechen die Bewohner trotz Versprechungen von Umlogierung über ihre Verzweiflung. Ende November wurde in Rabat – marokkanische Hauptstadt und große Nachbarin von Salé – eine internationale Konferenz über die Slums abgehalten. Am Ende des Workshops verpflichteten sich die Teilnehmer, daran zu arbeiten, die Slums zwischen 2015 und 2030 zu halbieren.
Dieses Ereignis war auch eine Gelegenheit für die Führer der UN-Habitat, die Politik von Marokko zu loben, vor allem zugunsten eines Programms “Städte ohne Slums“: Programm ins Leben gerufen im Jahr 2004, das fast zwei Millionen Menschen berührte. Es ist “eine Abschlussquote von 70% erreicht”, nach einem offiziellen Bericht.
Am letzten Tag der Konferenz besuchte eine Delegation auch Salé, Pionier auf dem Gebiet, nach einem lokalen Beamten.
Gebaut am Fuße des El Caid ist SAHB ein Slum von 10 Hektar und rund 10.000 Einwohnern, aber Aziz Addahbi zeigt seine Skepsis. “Diese Konferenz sind nur Worte”, ruft er.
Vor 33 Jahren in SAHB geboren, kann er nicht mehr glauben, dass die Versprechungen eingehalten werden. Seit den 80er Jahren “haben wir, was angeboten wurde, akzeptiert. Aber wegen Mangel an Aktion können wir nicht mehr vertrauen, können wir ihnen nicht glauben”, sagte der junge Mann, der als Vertreter des Volkes wirkt .
Ihm zufolge verließen tausend Familien in den letzten Jahren den Slum. „Aber für 1300 andere sollte das Projekt im Jahr 2007 abgeschlossen sein. Es ist 2012, und nichts ist getan worden,” er ist ärgerlich.
Im vergangenen Jahr demonstrierten Einwohner erfolglos, argumentiert er noch. Im März griff die Polizei ein gegen die “Besetzung der Autobahn.” Polizisten wurden verletzt, acht Personen festgenommen.
Decken
Im Spätherbst, nach einigen Tagen des schlechten Wetters, ist der Slum in Sonnenlicht gebadet. Plastikplanen auf den Hütten, um die Infiltration zu begrenzen.
Einige Erfrischungspunkte ermöglichen den Zugang zu Trinkwasser, das Hacken den zu Elektrizität. Schutthaufen kennzeichnen die Lage der erhemaligen Bruchbuden, zerstört “unter dem Neuansiedlungsprogramm,” sagt Aziz Dias.
Hassan, 40, öffnet die Tür des Hauses, das er mit seiner Mutter und Geschwistern bewohnt. Innerhalb liegen ein paar Matratzen auf dem Boden und viele Decken. Im Schlafzimmer, eine Beutelöffnung vage Fenster.
Der Fischhändler hat allein für seine Familie zu sorgen und sagt, er hat drei Dirham (27 Cent) pro Woche an den Grundeigentümer zu zahlen.
Ein paar Schritte weiter tratschen Aisha Bakkar, eine Mutter von vier Kindern, und Bouchra, ihre einjährige Tochter auf dem Rücken.
“Was ist die schlechteste Saison zwischen Winter und Sommer? Beide …”, behauptet Bouchra. In der kleinen Gruppe, die sich um das Gespräch gebildet hat, stimmen alle zu.
“Wir sind feucht im Winter. Während des Sommers brennt die Sonne auf uns und das Blech glüht fast”, erzählt Aziz Addahbi.
In Marokko war die Frage der Slums im Zentrum der Debatte nach den Casablanca Bombenanschlägen im Jahr 2003, denn die Autoren kamen aus dem Slum Sidi Moumen, am Ortsrand der ökonomischen Hauptstadt.
Im Jahr 2012, trotz echter Fortschritte, bleibt fast jeder sechste Stadtbewohner ohne “anständige” Unterkunft, sagte der zuständige Minister Mohamed Nabil Benabdallah.
Auf der Skala von Afrika hat die Zahl der Slumbewohner eine Milliarde im Jahr 2011 übertroffen und könnte im Jahr 2030 verdoppelt sein. Die Habitat-III-Konferenz ist im Jahr 2016, 20 Jahre nach Habitat II.
© 2012 AFP

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