MAROKKO: REDE (17.06.) von König MOHAMMED VI. (+Portrait) zur VERFASSUNGSREFORM per REFERENDUM – JUGEND-OPPOSITION WILL MEHR – Maroc, nouvelle constitution par référendum – discours roi Mohammed 17 juin – la contestation continue

1. Marokko: Der König schlägt eine demokratische Verfassung mit einem gestärkten Ministerpräsidenten vor
RABAT (AFP) – 17.06.2011 10.03 Uhr
König Mohamed VI bat am Freitag die Marokkaner, eine neue demokratische Verfassung, die einen Ministerpräsidenten der Mehrheitspartei mit mehr Befugnissen vorsieht, wo der Souverän aber der Befehlshaber der Gläubigen bleibt, bei der kommenden Volksabstimmung zu genehmigen.
2. PORTRAIT: König Mohammed VI von Marokko, zwischen Tradition und Reform
RABAT (AFP) – 17.06.2011 21.47 Uhr
Mohammed VI von Marokko, der seinem Vater Hassan II. im Jahre 1999 folgte, versprach anfangs viele Reformen, aber seine Bemühungen waren langsam und 12 Jahre später beschloss er, seinem Reich eine neue Verfassung zu geben.
3. Marokko: die Bewegung 20. Februar demonstriert Sonntag trotz der Ankündigung von Reformen
RABAT (AFP) – 18.06.2011 24:54
Die Protestbewegung für politische Veränderungen in Marokko hat hat zu Demonstrationen am Sonntag aufgerufen; sie finden die von König Mohammed VI angekündigten Reformen der Verfassung unzureichend.
4. INTERVIEW, ANALYSE: Marokko: Die Straße widersteht den Versprechungen
TV5-Monde 18.03.2011
Überall im Westen und besonders in Frankreich als ein Modell der Weisheit begrüßt, scheint doch die Überraschungsrede von König Mohamed VI. am 9.März, der diverse Verfassungsreformen versprach, die Straße Marokkos nicht zu beruhigen und auch nicht die Polizeireflexe des Regimes.
Ali Amar, marokkanischer Journalist mit wenig Respekt für Konventionen und Kompromisse in den Medien des Königreichs, liefert hier seine Wahrnehmung der Ereignisse und einiger königlicher Mehrdeutigkeiten.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM 3. FOTO

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1er ARTICLE SUR QUATRE: Maroc: le roi propose une constitution démocratique, avec un Premier ministre renforcé
RABAT (AFP) – 17.06.2011 22:03
Le roi Mohamed VI a demandé vendredi soir aux Marocains d’approuver une nouvelle constitution démocratique, où le Premier ministre aux pouvoirs renforcés viendra du parti arrivé en tête aux élections, mais où le souverain reste le Commandeur des croyants.

Le roi Mohammed VI et son frère le prince Moulay Rachid prient dans une mosquée de Rabat, le 17 juin
Foto (c) AFP: König Mohammed VI und sein Bruder Prinz Moulay Rachid beim Gebet in einer Moschee in Rabat
Le roi Mohammed VI et son frère le prince Moulay Rachid prient dans une mosquée de Rabat, le 17 juin 2011

Le projet de réforme de la constitution vise à “consolider les piliers d’une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale”, a déclaré dans un discours à la nation Mohammed VI, qui avait annoncé les grandes lignes des changements le 9 mars dernier.
Le Premier ministre marocain, qui s’appellera “chef du gouvernement”, aura “le pouvoir de dissoudre la Chambre des représentants”, chambre basse du parlement, selon le projet qui sera soumis à référendum le 1er juillet, a indiqué Mohammed VI.
Dans l’actuelle constitution, la dissolution des deux chambres du parlement est du ressort exclusif du roi.
Le futur chef de l’Exécutif “sera désigné au sein du parti arrivé en tête des élections de la Chambre des représentants” du parlement marocain, a déclaré le souverain. Jusqu’ici le roi du Maroc pouvait choisir le Premier ministre de son choix.
Avec l’arabe, la langue amazighe, à savoir le berbère, sera considérée comme langue officielle, selon le préambule du nouveau projet, comme le souhaitait la société civile.
Une grande partie de la population marocaine s’exprime dans l’un des trois dialectes de la langue amazighe.
Le roi du Maroc restera néanmoins “Commandeur des croyants et chef de l’Etat” et sa personne sera “inviolable”, a déclaré vendredi Mohammed VI en présentant le projet d’une nouvelle réforme constitutionnelle.
Il garantira “le libre exercice des cultes”, a ajouté le souverain.
Son statut de Commandeur des Croyants est ainsi préservé et en fait la seule autorité religieuse du royaume.
Le nouveau projet constitutionnel prévoit aussi de garantir l?indépendance de la justice vis-à-vis des pouvoirs législatif et judiciaire, souligne le souverain dans son discours
La nouvelle constitution doit également confirmer que l’Islam reste la religion de l’Etat et que la liberté de culte est garantie par le roi.
Le roi reste aussi le chef des armées et dispose du pouvoir d’accréditer les ambassadeurs et les diplomates.
© 2011 AFP

Des Unes de journaux dans un kiosque à Rabat, le 19 juin 2011
Foto (c) AFP: Titelseiten 19.Juni, in Casablanca
Des Unes de journaux dans un kiosque à Rabat, le 19 juin 2011

2. PORTRAIT: Le roi Mohammed VI du Maroc, entre tradition et réformes
RABAT (AFP) – 17.06.2011 21:47
Mohammed VI du Maroc a succédé à son père Hassan II en 1999 en promettant des réformes, mais ses initiatives ont été lentes et 12 ans plus tard il a décidé de doter son royaume d’une nouvelle constitution.
Mohammed VI a pris les rênes du pouvoir à 35 ans, le 23 juillet 1999, à la mort de son père, un des artisans de l’indépendance du pays en 1956 qui a régné sans partage pendant plus de 38 ans.
Il a cumulé jusqu’ici les pouvoirs de chef de l’Etat, chef de l’armée et “Commandeur des croyants” -un titre qui en fait l’ultime arbitre en matière religieuse et lui donne l’autorité de prêcher un islam tolérant.
Dès son accession au trône, le souverain, diplômé de droit et sciences politiques, se dit prêt à mener des réformes dans un royaume où traditions et religion jouent un rôle important.
Descendant de la dynastie des Alaouites qui règne sur le Maroc depuis le 17ème siècle, il cherche à imposer l’image d’un monarque moderne, décidé à réduire les injustices économiques dans un pays très inégalitaire.
Il illustre cette volonté en épousant le 21 mars 2002 une femme de la classe moyenne, Salma Bennani, et rompt avec le secret entourant la vie privée au palais: Lalla Salma se montre participant à des oeuvres sociales, un rôle nouveau pour l’épouse du roi.
Mohammed VI engage rapidement des réformes dont la plus emblématique sera en 2004 l’adoption d’un code de la famille (Moudawana) qui donne aux femmes des droits proches de ceux des hommes, rend plus difficile la polygamie, instaure une procédure judiciaire pour le divorce empêchant en théorie la répudiation.
Il se heurte alors à l’opposition des islamistes radicaux, mais conserve le soutien de ses sujets qui demandent au contraire une plus grande vélocité dans les réformes d’une nation de 32 millions d’habitants.
Mohammed VI multiplie les initiatives et pas un jour ne se passe sans que la presse officielle ne publie des photos du roi, au contact des foules, inaugurant des logements ou un hôpital dans une région reculée du pays.
Pour autant, les progrès espérés sont lents, notamment en matière d’éducation -plus de 40% de la population reste analphabète – et de santé.
Une réforme promise de la justice est toujours en chantier, réclamée par des ONG qui dénoncent le manque d’indépendance et la corruption du système judiciaire. Et les réformes politiques se font attendre.
Dans le domaine de la liberté d’expression, aprés un assouplissement dans les premières années de règne, la situation empire et la presse indépendante doit faire face à des pressions judiciaires et économiques.
Certains sujets restent tabous: la monarchie, l’islam et l’intégrité territoriale (c’est-à-dire le Sahara occidental, annexé par le Maroc en 1975).
Au début de l’année, le Maroc est le théâtre d’une agitation populaire et le “Mouvement du 20 février” se crée et réclame des changements, sans remettre en cause la monarchie. Le roi entend les appels à plus de démocratrie et le 9 mars, il annonce de profondes réformes.
Mais des critiques dénoncent également l’implication de la monarchie dans le monde des affaires, la famille royale détenant des participations dans des entreprises privées, comme la puissante banque Attijariwafa. “Il est temps que la personne du roi ne soit plus un opérateur économique”, estimait récemment le publicitaire et militant associatif Noureddine Ayouch.
Le couple royal a deux enfants, le prince héritier Moulay Hassan, né le 8 mai 2003, et la princesse Lalla Khadija, née le 28 février 2007.
Selon ses proches, le souverain effectue régulièrement des voyages privés, notamment en France et aux Etats-Unis, pour pratiquer ses sports favoris comme le ski et le jet-ski.
© 2011 AFP

Le roi Mohammed VI sur les lieux de l'attentat de Marrakech, le 30 avril 2011
Foto (c) AFP: König Mohammed am Schauplatz des Attentats in Marrakesch
Le roi Mohammed VI sur les lieux de l’attentat de Marrakech, le 30 avril 2011

3. Maroc: les contestataires manifestent dimanche malgré l’annonce de réformes
RABAT (AFP) – 18.06.2011 12:54
Le mouvement contestataire qui revendique des changements politiques profonds au Maroc a appelé à manifester dimanche, jugeant insuffisantes les réformes de la constitution annoncées par le roi Mohammed VI.
“Le projet tel qu’il a été proposé par le roi hier ne répond pas à nos revendications pour une véritable séparation des pouvoirs. Nous protesterons pacifiquement dimanche contre ce projet”, a déclaré samedi à l’AFP Najib Chaouki, l’un des membres de la section de Rabat du Mouvement du 20 février.
Ce Mouvement de jeunes revendique des réformes politiques profondes et une monarchie parlementaire et manifeste régulièrement dans la rue depuis cette date.
“Les coordinations nationales (du Mouvement) ont appelé à manifester dimanche pour une constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire”, a-t-il ajouté.
Des manifestations sont prévues notamment à Rabat, Casablanca, Tanger (nord), Marrakech (sud) et Fès (centre), précise la page Facebook du Mouvement, qui compte plus de 60.000 membres.
“Ce projet de constitution ne change pas grand chose par rapport au texte actuel”, a déclaré pour sa part Mina Bouchkioua, enseignante et membre du Mouvement à Rabat.
Les islamistes représentés au Parlement ont de leur côté réservé leur réponse tout en notant des progrès.
“Comparé à l’actuelle constitution, ce projet est une avancée importante. Tout ce que le roi a promis dans son discours du 9 mars a été tenu”, a déclaré samedi à l’AFP Saad Eddine Othmani, député et l’un des dirigeants du parti islamiste Justice et développement (PJD), de l’opposition parlementaire.
“Mais est-ce que cette avancée est suffisante? C’est ce que nous allons discuter aujourd’hui (samedi) au sein de notre parti”, a ajouté M. Othmani.
La majorité s’est félicitée comme prévu du discours royal.
“Le Maroc rentre dans une nouvelle phase constitutionnelle. Ce projet permettra d’édifier un Etat démocratique moderne”, a souligné Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS, coalition gouvernementale).
“Ce texte permet une clarification et une séparation des pouvoirs à côté d’un rôle religieux (du roi) séparé du rôle politique, ce qui est important”, selon M. Benabdallah.
Le Mouvement des jeunes reproche au projet de ne pas aller assez loin, notamment sur le plan religieux.
© 2011 AFP

1. Sur le discours Mohammed du 17 juin 2011:

2. Discours Mohammed VI du 09/03/2011, Texte integrale: http://www.rue89.com/2011/03/10/discours-du-roi-mohammed-vi-du-maroc-le-texte-integral-194270

3. Manifestation Casablanca 27/02/2011:

4. INTERVIEW, ANALYSE: Maroc : la rue résiste aux promesses
Salué un peu partout en occident et singulièrement en France comme un modèle de sagesse, le discours-surprise le 9 mars dernier du roi Mohamed VI promettant diverses réformes constitutionnelles ne semble pas calmer la rue marocaine ni d’ailleurs les réflexes policiers du régime. Quatre jours plus tard, de nouvelles manifestations avaient lieu dans différents lieux du pays, assez brutalement réprimées. A l’origine de la mobilisation, le “mouvement du 20 février”, ainsi qu’il se désigne, appelle à de nouveaux rassemblements le dimanche 20 mars et une certaine radicalisation parait se dessiner.

Journaliste marocain peu respectueux des conventions et compromis en vigueur dans les médias du Royaume, Ali Amar livre ici sa perception des événements et de quelques royales ambiguïtés.

“Aujourd’hui, on sent une forme de radicalité dans les propos des gens …”
18.03.2011, TV5-Monde
Propos recueillis par Pascal Priestley

Vous êtes de ceux qui avez, au premier abord, accueilli favorablement le discours du Roi Mohamed VI du 9 mars et ses promesses de réformes. Restez-vous, à la réflexion, dans le même état d’esprit ?

Non, les choses évoluent. Nous avons tous été pris au dépourvu par la décision de Mohamed VI de mettre enfin sur la table la question constitutionnelle. Cela a donné du tonus aux gens, une forme d’espoir après des années d’inertie dans les réformes, dans les propositions politiques mais il faut savoir raison garder. A l’analyse du texte du discours, d’abord, et ensuite à la lumière des événements qui se sont déroulés cette semaine, notamment la décision du ministère de l’intérieur de contrer toute forme de manifestation après le discours royal. On se trouve aujourd’hui dans un déphasage par rapport à une éventuelle sincérité, à l’engagement de libération de la parole et de démocratisation. Il y a incohérence. Le discours a été d’abord perçu comme très audacieux, une promesse d’espérance. On s’est dit « bon, il y a une réelle volonté d’aller de l’avant » mais aujourd’hui, on pense qu’il y a ruse, peut-être aussi mensonge, que le roi veut peut-être aujourd’hui gagner du temps et ne cèdera pas sur l’essentiel….
=> Continuer la lecture de l’interview ici

Des manifestants à Casablanca, le 3 avril 2011
Foto (c) AFP: Demonstranten in Casablanca 3. April 2011 “Die Macht dem Volk!”
Des manifestants à Casablanca, le 3 avril 2011

1. Marokko: Der König schlägt eine demokratische Verfassung mit einem gestärkten Ministerpräsidenten vor
RABAT (AFP) – 17.06.2011 10.03 Uhr
König Mohamed VI bat am Freitag die Marokkaner, eine neue demokratische Verfassung, die einen Ministerpräsidenten der Mehrheitspartei mit mehr Befugnissen vorsieht, wo der Souverän aber der Befehlshaber der Gläubigen bleibt, bei der kommenden Volksabstimmung zu genehmigen.
Der Entwurf der neuen Verfassung strebt “Stärkung der Grundpfeiler einer konstitutionellen, demokratischen, parlamentarischen und sozialen Monarchie” an, sagte er in einer Rede an die Nation. Mohammed VI hatte schon einen Überblick über die anvisierten Änderungen in seiner Rede am 9. März gegeben.
Der marokkanische Premierminister mit der Bezeichnung “Regierungschef” hat “die Macht, die Abgeordnetenkammer aufzulösen,” das Unterhaus des Parlaments, nach dem Entwurf, der am 1. Juli zu einem Referendum vorgelegt wird, sagte Mohammed VI. In der aktuellen Verfassung ist die Auflösung der beiden Kammern des Parlaments in der alleinigen Verantwortung des Königs.
Der künftige Chef der Exekutive wird “innerhalb der Partei bestimmt, die bei den Wahlen zur Abgeordnetenkammer die meidten Stimmen gewonnen hat”, sagte der König. Bisher bestimmte der König von Marokko einen Ministerpräsidenten seiner Wahl.
Mit Arabisch zusammen wird Amazigh (die Berbersprache) eine offizielle Sprache, gemäß der Präambel des neuen Projektes und wie von der Zivilgesellschaft gefordert wurde. Ein Großteil der marokkanischen Bevölkerung spricht in einer der drei Dialekte der Amazigh Sprache.
Der König von Marokko bleibt aber “Befehlshaber der Gläubigen (Commandeur des Croyants) und Staatschef” und seine Person bleibt “unantastbar”, sagte Mohammed VI am Freitag.
Das Verfassungsprojekt garantiert “die freie Ausübung der Religionen,” sagte der König.
Sein Status als Befehlshaber der Gläubigen wird also erhalten und so ist er die einzige religiöse Autorität im Reich.
Der neue Verfassungsentwurf sieht auch die Garantie der Unabhängigkeit der Justiz vis-à-vis der Legislative und Judikative vor, sagte der König in seiner Rede.
Die neue Verfassung sieht ausserdem vor, dass der Islam die Religion des Staates bleibt und die Freiheit der Religionen durch den König gewährleistet ist.
Der König bleibt auch der Chef der Armee und hat die Macht, Botschafter und Diplomaten zu akkreditieren.
© 2011 AFP

2. PORTRAIT: König Mohammed VI von Marokko, zwischen Tradition und Reform
RABAT (AFP) – 17.06.2011 21.47 Uhr
Mohammed VI von Marokko, der seinem Vater Hassan II. im Jahre 1999 folgte, versprach anfangs viele Reformen, aber seine Bemühungen waren langsam und 12 Jahre später beschloss er, seinem Reich eine neue Verfassung zu geben.
Der König, im August 1963 geboren, übernahm die Zügel der Macht mit 35, am 23 Juli 1999, nach dem Tod seines Vaters, einem der Architekten der Unabhängigkeit des Landes im Jahr 1956, welcher unangefochten über 38 Jahre lang regierte.
Mohammed kumulierte die Mächte des Staatschefs, des Chefs der Armee und des “Befehlshabers der Gläubigen”, ein Titel, der ihn zur letzten Instanz macht in Angelegenheiten der Religion und ihm ermöglicht, einen toleranten Islam zu predigen .
Nach seiner Thronbesteigung war der Souverän, ein Absolvent der Rechts- und Politikwissenschaften, bereit, ein Reich zu reformieren, wo Tradition und Religion eine wichtige Rolle spielen.
Selbst ein Nachkomme der Alawiten-Dynastie, die Marokko seit dem 17. Jahrhundert regierte, will er das Bild eines modernen Monarchen schaffen und ist entschlossen, wirtschaftliche Ungerechtigkeit in einem sehr ungleichen Land zu reduzieren.
Er illustriert dies durch Heirat 21. März 2002 einer Frau der Mittelklasse, Salma Bennani, und bricht mit der Geheimniskrämerei um das private Leben im Palast: Lalla Salma ist involviert in der Sozialen Arbeit, eine neue Rolle für die Frau vom König.
Schnell beginnt Mohammed VI Reformen – die symbolischste ist die Verabschiedung im Jahr 2004 eines neuen Familienrechts (Moudawana), das die Rechte der Frauen ähnlich denen von Männern festgelegt, Polygamie erschwert, und ein juristisches Verfahren für die Scheidung schafft und die Verstossung theoretiscg abschafft.
Er begegnet dem Widerstand der radikalen Islamisten, aber behält die Unterstützung seiner Untertanen, die eine höhere Geschwindigkeit bei der Reform der Nation von 32 Millionen fordern.
Mohammed VI startet viele Initiativen und kein Tag vergeht, an dem nicht offizielle Pressefotos des Königs zu sehen sind, in Kontakt mit dem Volk, beim Bau von Wohnungen oder eines Krankenhauses in einer abgelegenen Gegend des Landes.
Allerdings ist der erwartete Fortschritt langsam, vor allem in den Bereichen Bildung – über 40% der Bevölkerung sind weiterhin Analphabeten – und Gesundheit.
Die versprochene Reform des Justizwesens ist noch im Aufbau, wie von NGOs angeprangert wird, die die fehlende Unabhängigkeit und die Korruption der Justiz kritisieren. Und politische Reformen hinken hinterher.
Auf dem Gebiet der Meinungsfreiheit, nach einer Lockerung in den ersten Jahren der Regierungszeit, hat sich die Situation verschlechtert, und die unabhängige Presse hat mit rechtlichem und wirtschaftlichem Druck umzugehen.
Bestimmte Themen sind tabu: die Monarchie, der Islam und die territoriale Integrität (in anderen Worten die Westsahara, eingegliedert von Marokko in 1975).
Im Frühjehr 2011 wird Marokko der Szene der Unruhe und die “Bewegung des 20. Februar” entsteht und fordert Änderungen, ohne die Monarchie abschaffen zu wollen. Der König hört das Signal und am 9. März kündigt er wichtige Reformen an.
Doch Kritiker verurteilen auch die Beteiligung der Monarchie in der Geschäftswelt, die königliche Familie hat Anteile in privaten Unternehmen wie der mächtigen Attijariwafa Bank. “Es ist Zeit, dass der König kein Wirtschaftakteur mehr ist”, sagte kürzlich der NGO-Aktivist Noureddine Ayouch.
Das königliche Paar hat zwei Kinder, Kronprinz Moulay Hassan, geboren 8. Mai 2003, und Prinzessin Lalla Khadija, geboren 28. Februar 2007.
Seine Familie sagt, der König macht regelmäßig private Reisen, vor allem in Frankreich und den Vereinigten Staaten, um seine Lieblings-Sportarten wie Ski-und Jet-Ski zu praktizieren.
© 2011 AFP

3. Marokko: die Bewegung 20. Februar demonstriert Sonntag trotz der Ankündigung von Reformen
RABAT (AFP) – 18.06.2011 24:54
Die Protestbewegung für politische Veränderungen in Marokko hat hat zu Demonstrationen am Sonntag aufgerufen; sie finden die von König Mohammed VI angekündigten Reformen der Verfassung unzureichend.
“Das Projekt wie vom König gestern vorgeschlagen entspricht nicht unseren Anforderungen für eine echte Gewaltenteilung. Wir werden friedlich protestieren Sonntag gegen das Projekt”, sagte gegenüber AFP am Samstag Najib Chaouki, einer führenden Mitglieder der Bewegung vom 20. Februar in Rabat. Diese Jugendbewegung fordert weitreichende politische Reformen und eine konstitutionelle Monarchie, und demonstriert regelmäßig auf der Straße seit diesem Datum.
“Die nationalen Koordinierungsstellen (der Bewegung) haben für Sonntag aufgerufen zu protestieren, für eine wirklich demokratische Verfassung und eine parlamentarische Monarchie”, fügte er hinzu.
Demonstrationen in Rabat, Casablanca, Tanger (Norden), Marrakesch (Süden) und Fez (Mitte) sind geplant, sagte die Facebook-Seite der Bewegung, mit über 60.000 Mitgliedern.
“Der Verfassungsentwurf sieht nicht viel Änederungen im Vergleich zum aktuellen Text vor”, sagte Mina Bouchkioua, Lehrerin und Mitglied der Bewegung in Rabat.
Die Islamisten im Parlament haben ihre Antwort reserviert, verweisen aber auf Fortschritte.
“Im Vergleich zu der aktuellen Verfassung ist dieses Projekt ein wichtiger Schritt vorwärts. Alles, was der König hat versprochen in seiner Rede vom 9. März, wurde aufgenommen”, sagte AFP Samstag Saad Eddine Othmani, MP und einer der Führer der islamistischen Partei für Gerechtigkeit und Entwicklung (PJD), der parlamentarischen Opposition.
“Aber ist dieser Fortschritt ausreichend? Das ist das, was wir diskutieren heute (Samstag) in unserer Partei”, sagte Othmani.
Die Mehrheitsparteien begrüßten die Thronrede, wie erwartet.
“Marokko ist am Beginn einer neuen verfassungsrechtlichen Phase. Dieses Projekt wird einen modernen demokratischen Staat aufbauen”, sagte Nabil Benabdallah, Generalsekretär der Partei des Fortschritts und des Sozialismus (PPS, Regierungskoalition).
“Dieser Text bietet Klärung und Trennung der Gewalten der religiösen Rolle (der König) von der politischen Rolle, was wichtig ist”, sagte Benabdallah.
Die Jugendbewegung behauptet, dass das Projekt nicht weit genug gehe, vor allem auf religiösem Gebiet.
© 2011 AFP

4. Marokko: Die Straße widersteht den Versprechungen
TV5-Monde 18.03.2011

Überall im Westen und besonders in Frankreich als ein Modell der Weisheit begrüßt, scheint doch die Überraschungsrede von König Mohamed VI. am 9.März, der diverse Verfassungsreformen versprach, die Straße Marokkos nicht zu beruhigen und auch nicht die Polizeireflexe des Regimes.

Vier Tage später wurden neue Demonstrationen in verschiedenen Teilen des Landes brutal unterdrückt. Die “Bewegung des 20. Februar” (so nennt sie sich), die dazu aufgerufen hatte, verlangt nach neuen Versammlungen Sonntag 20. März, und eine gewisse Radikalisierung scheint sich abzuzeichnen.

Ali Amar, marokkanischer Journalist mit wenig Respekt für Konventionen und Kompromisse in den Medien des Königreichs, liefert hier seine Wahrnehmung der Ereignisse und einiger königlicher Mehrdeutigkeiten.

„Heute spürt man eine Art von Radikalität in dem, was die Leute sagen…“

Interview mit Pascal Priestley, TV5-Monde

Sie gehören zu denen, die die Rede König Mohameds VI. vom 9. März und seine Reformversprechen wohlwollend aufgenommen haben. Bleiben Sie nach reiflicher Überlegung dabei?

Nein, die Dinge ändern sich. Wir waren alle überrascht von der Entscheidung des Mohamed VI., endlich auf den Tisch zu legen die verfassungsrechtliche Frage. Dies gab den Menschen Schwung, eine Form der Hoffnung, nach Jahren der Trägheit bei Reformen, bei Vorschlägen in der Politik, aber man muss einen klaren Kopf behalten. Bei der Analyse des Textes der Rede, zuerst, und dann im Lichte der Ereignisse, die in dieser Woche geschahen, besonders der Entscheidung des Innenministeriums, jede Form von Protest nach der königlichen Rede zu kontern. Wir befinden uns nun in einer Phasenverschiebung in Bezug auf eine mögliche Ernsthaftigkeit, in Bezug auf ein Engagement für freie Meinungsäußerung und Demokratisierung. Es besteht eine Ungleichzeitigkeit. Die Rede war zunächst als sehr mutig empfunden worden, ein Versprechen der Hoffnung. Wir sagten, “gut, es ist ein echter Wunsch, sich vorwärts zu bewegen”, aber jetzt wir glauben, es gibt einen Trick, vielleicht auch eine Lüge, dass der König vielleicht will jetzt Zeit gewinnen und in Bezug auf das Wesentliche nicht nachgibt.

Dies gab den Menschen Schwung, eine Form der Hoffnung, nach Jahren der Trägheit bei Reformen, bei Vorschlägen in der Politik, aber man muss einen klaren Kopf behalten. Bei der Analyse des Textes der Rede, zuerst, und dann im Lichte der Ereignisse, die in dieser Woche geschahen, besonders der Entscheidung des Innenministeriums, jede Form von Protest nach der königlichen Rede zu kontern. Wir befinden uns nun in einer Phasenverschiebung in Bezug auf eine mögliche Ernsthaftigkeit, in Bezug auf ein Engagement für freie Meinungsäußerung und Demokratisierung. Es besteht eine Ungleichzeitigkeit. Die Rede war zunächst als sehr mutig empfunden worden, ein Versprechen der Hoffnung. Wir sagten, “gut, es ist ein echter Wunsch, sich vorwärts zu bewegen”, aber jetzt wir glauben, es gibt einen Trick, vielleicht auch eine Lüge, dass der König vielleicht will jetzt Zeit gewinnen und in Bezug auf das Wesentliche nicht nachgibt.


Die Rede des Königs ist ziemlich eloquent über die zukünftigen Befugnisse des Ministerpräsidenten, sagt aber ziemlich wenig über seine eigenen …

Die Frage ist verschleiert. Die Stelle des Königs wird nicht angesprochen, man sagt uns nichts über die neuen Befugnisse des Königs. Es scheint, er will die gleichen behalten, indem er eine Terminologie der “Stärkung der Macht” – und nicht Anerkennung der Macht – des Ministerpräsidenten in der Exekutive benutzt. Freiheiten werden in Form von Konzessionen behandelt. Es gibt kein definitives Versprechen von Veränderungen im Einklang mit ihrer universellen Bedeutung. Man spricht von “einer Ausweitung des Anwendungsbereichs der individuellen Freiheiten”, aber was bedeutet das? Wir machen einen Schritt nach vorne, aber wir werden nicht die Charta der Menschenrechte in ihrer Gesamtheit annehmen? All dies mit der Erhaltung der Heiligkeit des Königs und schließlich seines Gefolges? Die Monarchie wird ihre Vorrechte in der Exekutive behalten? Das ist alles sehr vage jetzt. Und die Tatsache, nicht durch das Stadium der Verfassunggebenden Versammlung zu gehen, macht es wahrscheinlich zu einem “Fortschritt”, aber das ist nicht das, was die Leute hier erwarten.


Nach dieser Eröffnungsrede gab es von neuem Repressionen von Demonstrationen. Wie soll man diese scheinbaren Widersprüche zu verstehen?

Es war nicht auf der Tagesordnung des Königs, eine Verfassungsreform vorzuschlagen. So klar es ist, dass es unter dem Druck der Straße kam, in der Folge der arabischen Revolutionen, es war nicht geplant, weil wir wissen, dass seit 1999 der König heftig verteidigt das Prinzip der Exekutiv- Monarchie. Die Konzessionen verdanken wir dem Druck, das ist sicher, es gibt keine andere Erklärung. Nun, warum verhält er sich so widersprüchlich? Das System der Makhzen [die königliche Macht und ihr Umfeld, Ed] hängt nicht allein vom König ab. Es gibt dort Leute, die absolut ablehnen, dass man den Kern dieses Systems angreift. Man merkt das deutlich in der Rede des Königs. Ich denke, er will irgendwie die Sicherheitsdienste, das Militär, die realen Säulen des marokkanischen Regimes unantastbar machen. Es muss sehr starke Spannungen innerhalb der Macht geben.


Doch man hört in den Demonstrationen nicht “M6, hau ab! “wie man woanders gehört hat ” Ben Ali, hau ab! ” Bedeutet das, dass Marokko, sogar im Aufstand, immer noch legitimistisch bleibt?

“M6 hau ab!” ist heute ein unwahrscheinlicher Slogan, es bedeutet nicht, dass man ihn nicht hören wird, wenn die Situation sich nicht ändert… Sie wissen,bei den jüngsten Ereignissen, besonders in Casablanca, sagten die Leute: “Aha! Das also sind die Versprechungen des Königs: zu kommen und uns auf der Straße niederzuschlagen …. “ Es gibt eine Fokussierung auf die Person des Königs. Er hat sich verpflichtet, wenn auch halbherzig, die Dinge weiterzubringen. Wenn die Kopie, die man ihm im Juni geben wird und die er übernimmt, völlig aus dem Tritt mit den Bestrebungen der Marokkaner ist, denke ich, wird es eine Veränderung auch auf dieser Ebene sein. Es ist sehr wahrscheinlich, dass es eine starke Beschleunigung der Geschichte hier gibt und die Leute sagen: “Schließlich um voran zu kommen, muss man verändern, das Regime ganz platt machen”. Wir sind ausgegangen von einer Situation, wo “M6 hau ab!” unmöglich war, wo mehr von Evolution als von Revolution gesprochen wurde. Aber heute spürt man eine Art von Radikalität in dem, was die Leute sagen.


Ist es möglich, die Heiligkeit des Königs als Befehlshaber der Gläubigen seiner politischen Macht zu trennen?

In der Logik der Politikwissenschaft kann getrennt werden. Sie müssen die Kräfte trennen, wenn Sie wollen, dass der Grundsatz der Rechenschaftspflicht gegenüber jedermann angewendet wird. Dies ist notwendig, damit, wie der König zu wollen behauptet, die Justiz in den Rang einer Gewalt zu erheben etc … Es muss diese Trennung sein. Sie ist anwendbar. Die einzige Sorge ist, dass das Regime selbst es verweigert. Und wenn Mohamed VI. sagt, „die Konstanten der Nation müssen bleiben wie sie sind, das heißt, der Islam Staatsreligion und die Heiligkeit meiner Person durch die Legitimation der Befehlserteilung an die Gläubigen”, stellt dies das Schloss dar, das er nicht sprengen will. Und von da sehe ich absolut nicht, wie man sich eine Verfassung vorstellen kann, die demokratisch ist und die zu einem System des Gleichgewichts und der Gewaltenteilung führen kann.


Glauben Sie, dass der König sich persönlich dagegen weigert?

Absolut. Es gibt wohl eine Form von Terror, eine ein wenig irrationale Angst zu sagen, “wenn ich hier versage, werde ich alles verlieren.” In Wirklichkeit aber, der Maghzen, das Regime verstehen nicht, dass gerade, um das Weiterbestehen der Krone zu gewährleisten, unabhängig von ihrem Status in der Zukunft, bei allem, was in der arabischen Welt geschieht, man den alawitischen Thron nur vergleichen kann mit dem von Spanien oder England. Wir können uns nicht vorstellen, dass er seine jupiterähnliche Macht in seiner jetzigen Form behalten kann. Sie verstehen nicht, dass gerade um zu halten das Weiterbestehen der Monarchie, sie ein für alle Mal von innen zu reformieren ist, und dass es diese wirkliche Trennung zwischen weltlicher und geistlicher Macht geben muss.


Der Makhzen ist nicht nur Macht, es ist eine fantastische Firma, die eine Menge Geld braut. Der König ist bereit, das aufzugeben?

Es gibt einen Druck der Straße. Ich denke, er wird Zugeständnisse machen und hat bereits begonnen, es zu tun. Es gibt Gründe, die nicht immer edel sind, weil einige Branchen nicht mehr rentabel sind und auch im Einklang mit Forderungen des Volkes. Aber ich denke tatsächlich, Geld ist der Nerv des Krieges. Maghzen, das Wort bedeutet “Laden”, das heißt, da wo der Schatz gefunden wird und daher ist es schwer vorstellbar, dass er völlig den Fuß aus dem Geschäft nimmt, aber er wird es müssen, weil ohnehin, gibt es nicht nur das Prinzip Räuber – Beute. Es bestehen auch die Kosten der Monarchie für den nationalen Haushalt, die sind absolut riesig im Hinblick auf das BIP pro Kopf. Dies ist wahrscheinlich eine der teuersten Mächte in vergleichbaren Volkswirtschaften. Wenn wir Marokko mit anderen vergleichen, ist es absolut riesig, aus dieser Sicht dann muss es akzeptieren, dass seine Pracht zu einem Budget für Repräsentation und für nicht mehr reduziert wird.


Wie entwickelt sich die Bewegung des “20. Februar”?

Sicher ist, dass es kein Zögern mehr gibt. Es gab ein kleines Schwanken nach der Rede des Königs, weil es notwendig war, die Parolen zu überdenken, auf welche künftigen Forderungen man sich konzentrieren wollte. Aber ich glaube, es wird am 20. März eine Mobilisierunggeben, die breiter sein wird als die am 20. Februar, mit vielleicht noch radikaleren Positionen auf der Straße. Es ist offensichtlich. Darüber hinaus sind sie jetzt mit den politischen Parteien, Gewerkschaften, NGOs … verbunden. Heute wird die Bewegung nicht bei den Facebook-Bloggern aufhören. Das ist vorbei. Es ist eine Bewegung, die jetzt in den Regionen verankert ist, vielfältig und national.


Die Behörden bezeichnen die Islamisten als Unruhestifter …

Es ist Propaganda, und es ist ein Beweis dafür, dass die Kommunikation des Palastes oder der Macht sich in dieser Hinsicht nicht geändert hat. Man versucht immer, eine Bewegung durch ein Schwenken der Fahne des Islamismus zu diskreditieren. Dies ist nicht die Wirklichkeit. Die Islamisten haben Gewicht in anderen Zusammenhängen. Wir sahen es, wenn sie auf die Straße gehen für Palästina und die Situation der Frauen, sind sie in der Lage, zu mobilisieren. Dort stehen sie nicht im Rampenlicht. Etwas Ähnliches passierte der Muslimbrüderschaft in Ägypten. Sie können nicht surfen auf der Bewegung, sie auch nicht für ihre Zwecke einspannen, denn sie ist sehr einvernehmlich und jenseits ihrer Ideologie, ihres Rahmens. Sie sind mehr Mitläufer denn aktive Teilnehmer.
Quelle: http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/maroc-protestation-fevrier-2011/p-15035-maroc-mouvement-du-20-fevrier.htm

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