MAROKKO: WIEDER MASSENANSTÜRME AFRIKANISCHER MIGRANTEN AUF SPANISCHE ENKLAVEN – L’Espagne redoute une immigration africaine massive

Afrikanische Flüchtlinge – Ansturm auf Grenze von Melilla
17.02.2014 http://www.nzz.ch/aktuell/international/auslandnachrichten/
Am Montagmorgen haben 200 afrikanische Flüchtlinge gemeinsam versucht, von Marokko aus die spanische Exklave Melilla zu erreichen; etwa 50 von ihnen gelang es, die Absperrungen zu überwinden. In Marokko leben etwa 30000 Flüchtlinge, die auf eine Gelegenheit warten, in die EU zu gelangen.
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1. L’Espagne redoute une immigration africaine massive
Par Jacques Hubert-Rodier | 18/02 | 06:00 http://www.lesechos.fr/
Quelque 30.000 personnes venues d’Afrique subsaharienne se sont regroupées au Maroc avec l’espoir de pouvoir entrer clandestinement en Europe, en grande partie à travers les enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla, selon « El Pais ». D’après des documents des services de renseignements, les enclaves situées sur la côte septentrionale de l’Afrique font face à « une énorme pression migratoire », qui a provoqué la mort de 15 Africains le 6 février dernier sur l’une des plages de Ceuta.

© AFP FADEL SENNA . La frontière entre le Marco et l'enclave espagnole de Ceuta, le 6 février 2014
Grenze zwischen Marokko und der spanischen Enklave Ceuta
© AFP FADEL SENNA . La frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, le 6 février 2014

Au Maroc, des « organisations criminelles bien structurées » s’occupent du transport de milliers de personnes qui fuient leur pays. Les plus aisées d’entre elles peuvent choisir « les services de réseaux mafieux » qui assurent des transports en bateau à moteur ou bien dans une voiture munie de double fond pour les cacher. Les moins fortunées prennent le risque de passer au-dessus des clôtures grillagées. D’après le journal, ces derniers passages ne sont pas organisés par des mafias mais sont coordonnés par des groupes installés dans des camps voisins de la frontière, comme le 6 février dernier. Ainsi, les dates pour les départs des groupes sont fixées plusieurs jours à l’avance et sont connues non seulement des candidats au départ près de la frontière, mais aussi d’autres immigrés qui attendent dans les pays voisins comme en Mauritanie ou au Cameroun.
Pour les forces de l’ordre, les départs groupés à travers Ceuta et Melilla sont les plus inquiétants car ils créent des risques de déstabilisation sociale et de violence entre clandestins et forces de l’ordre. Sans oublier un autre risque : les voitures fonçant à grande allure pour passer les postes-frontières

2. Droits des migrants: des ONG au Maroc interpellent l’ambassadeur d’Espagne
Vendredi, 14 Février 2014 10:09 afp
RABAT, 14 février 2014 (AFP) – Des ONG actives au Maroc ont annoncé vendredi avoir écrit à l’ambassadeur d’Espagne à Rabat afin de l’interpeller sur “les violences et violations des droits” des migrants aux frontières avec les enclaves de Ceuta et Melilla, en pleine polémique sur le sujet à Madrid.
Cette correspondance intervient dans la foulée du nouveau drame de l’immigration clandestine qui a fait au moins 12 morts le 6 février près de Ceuta. Ces décès par noyade ont entraîné un vif émoi en Espagne quant à l’attitude de la Garde civile, contraignant le gouvernement à s’expliquer devant le Parlement.
“Nous nous joignons aux protestations de la société civile espagnole ces jours-ci contre les pratiques de la Guardia civil pour le contrôle des frontières de Ceuta et Melilla”, indiquent huit ONG actives au Maroc dans une lettre datée de jeudi.
“Plus largement, nous estimons que la responsabilité du gouvernement espagnol est engagée face à l’ampleur des violations de droit à l’encontre des migrants de part et d’autres de ces frontières”, ajoutent-elles.
Evoquant de nombreux témoignages recueillis au cours des dernières semaines, ces ONG reprochent notamment aux autorités espagnoles d’avoir remis aux forces de sécurité marocaines des clandestins qui étaient parvenus à rejoindre les deux enclaves, seules frontières terrestres entre l’Europe et l’Afrique.
“Plusieurs présentaient des blessures qu’ils attribuent clairement aux violences exercées par la Garde civile”, notent-elles.
S’agissant du récent drame de Ceuta, elles signalent avoir soigné “plusieurs dizaines de personnes qui faisaient partie du groupe” de migrants –de 200 à 400– ayant tenté d’entrer illégalement dans l’enclave.
“Ceux qui sont entrés par la mer témoignent que les forces de l’ordre espagnoles ont visé leurs embarcations et les personnes elles-mêmes –ce que Madrid réfute– avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes alors même qu’ils appelaient au secours”, clament-elles.
– Premières cartes de séjour –
Dans leur lettre, les ONG fustigent aussi la poursuite de violences côté marocain, en dépit de la nouvelle politique migratoire mise en oeuvre depuis l’automne par Rabat, qui prévoit notamment une mesure de “régularisations exceptionnelle” parmi les 30.000 clandestins présents sur son sol.
Les arrestations ont cessé dans le royaume, à l’exception du nord, où elles se sont au contraire “intensifiées”, avancent-elles, affirmant que les migrants sont ensuite “déplacés par bus (…) vers l’intérieur du pays”.
Parmi ces “centaines” de personnes, “un nombre significatif présente des fractures et divers traumatismes”, ajoutent les ONG.
Elles demandent en conclusion au diplomate espagnol d’intervenir “en urgence” auprès de son gouvernement.
Dans un rapport publié lundi, l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) exhorte également Rabat et Madrid à cesser les violences contre les clandestins, tout en notant “quelques améliorations” côté marocain.
Ce document “n’est pas équitable à l’égard de la nouvelle politique migratoire” du royaume et “pas objectif” en se “focalisant essentiellement sur la responsabilité du Maroc”, a réagi le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Khalfi.
D’après lui, plus de 10.000 demandes de régularisation ont déjà été déposées auprès des autorités, alors que l’opération s’étale sur l’ensemble de 2014.
Vendredi, les premiers bénéficiaires se sont vu remettre des cartes de séjour lors d’une cérémonie officielle à Rabat, a rapporté l’agence marocaine MAP.

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Afrikanische Flüchtlinge – Ansturm auf Grenze von Melilla
17.02.2014 http://www.nzz.ch/aktuell/international/auslandnachrichten/
Am Montagmorgen haben 200 afrikanische Flüchtlinge gemeinsam versucht, von Marokko aus die spanische Exklave Melilla zu erreichen; etwa 50 von ihnen gelang es, die Absperrungen zu überwinden. In Marokko leben etwa 30000 Flüchtlinge, die auf eine Gelegenheit warten, in die EU zu gelangen.
(dpa/afp) In Marokko warten nach Informationen der spanischen Zeitung «El País» etwa 30000 afrikanische Flüchtlinge auf eine Gelegenheit, in die Europäische Union zu gelangen. Die meisten von ihnen wollten über die spanischen Nordafrika-Exklaven Ceuta und Melilla das Territorium der EU erreichen, berichtete das Blatt am Montag unter Berufung auf spanische Polizei- und Geheimdienstkreise.
In Polizeiberichten sei von einem «enormen Migrationsdruck» auf die beiden spanischen Städte die Rede. In Marokko bringen nach diesen Informationen gut organisierte Schieberbanden die Afrikaner aus Staaten südlich der Sahara bis in die Nähe der spanischen Exklaven. Flüchtlinge, die über genügend Geld verfügten, gelangten mit deren Hilfe in präparierten Fahrzeugen oder Booten auf spanisches Gebiet.
Mittellose Afrikaner versuchten dagegen, in einem Massenansturm von marokkanischem Gebiet aus die Grenzbefestigungen bei Ceuta und Melilla zu durchbrechen. Am Montag gelangten nach Angaben der spanischen Behörden auf diese Weise mehr als 50 Flüchtlinge nach Melilla. Am 6. Februar waren bei Ceuta wenigstens 15 Afrikaner bei dem Versuch, die spanische Exklave schwimmend zu erreichen, im Meer ertrunken.
Am Montagmorgen hätten etwa 200 Flüchtlinge gemeinsam versucht, die Absperrungen entlang der Grenze zu überwinden, teilte die Verwaltung der Küstenstadt mit.
50 von ihnen seien tatsächlich auf das Gebiet von Melilla gelangt. Melilla ist ebenso wie die Stadt Ceuta eine spanische Exklave an der marokkanischen Mittelmeerküste. Sie gehören damit zum Schengen-Raum der EU. Nach dem Überqueren der Grenze können die Einwanderungswilligen einen Asylantrag bei den spanischen Behörden stellen.
Die beiden Gebiete sind daher ein begehrtes Ziel afrikanischer Migranten. Während sie in Melilla versuchen, über den sieben Meter hohen Zaun zu gelangen, richten sich in Ceuta die dort ebenfalls regelmässig organisierten Massenanstürme auf den Grenzübergang und den Strand.
Bei einer dieser Aktionen waren am 6. Februar mindestens 15 Flüchtlinge im Meer ertrunken. In der Folge entbrannte in Spanien eine heftige Debatte über das Verhalten der Sicherheitskräfte, die die Flüchtlinge mit ihren marokkanischen Kollegen zurückgedrängt hatten.
Die Regierung in Madrid gab inzwischen zu, dass Gummigeschosse eingesetzt wurden, um die Flüchtlinge abzuwehren. Laut ihren Angaben wurde aber nicht direkt auf die Flüchtlinge geschossen.
Die Überlebenden berichteten dagegen in den Medien und gegenüber Menschenrechtlern, es sei gezielt auf die Flüchtlinge und die Schwimmringe geschossen worden, die sie benutzten, da viele von ihnen nicht schwimmen konnten.

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