MAROKKO WILL WICHTIGER AKTEUR IN AFRIKA WERDEN – Le Maroc affiche sa volonté d’être un acteur majeur au sud du Sahara

Marokko zeigt seine Entschlossenheit, zu einem wichtigen Akteur im Afrika südlich der Sahara zu werden
Libreville ( AFP) – 2014.03.08 08.37 – Von Celia LEBUR
Wirtschaftliche Partnerschaften, politische und sicherheitspolitische Allianzen: der König von Marokko, Mohammed VI , beendete in Gabun am Samstag eine lange afrikanische Tour, die seinen Wunsch markierte, das Land als einen der Hauptakteure in der Subsahara zu positionieren, gegen seinen langjährigen Rivalen Algerien.
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Le Maroc affiche sa volonté d’être un acteur majeur au sud du Sahara

Libreville (AFP) – 08.03.2014 20:37 – Par Celia LEBUR
Partenariats économiques, alliances politico-sécuritaires: le roi du Maroc, Mohammed VI, achève samedi au Gabon une longue tournée africaine qui a marqué sa volonté de positionner son pays comme un acteur clé au sud du Sahara, face à son rival historique, l’Algérie.

Le roi du Maroc Mohammed VI (D) et le président guinéen Alpha Condé (C) à Conakry le 5 mars 2014
Der König von Marokko Mohammed VI (r) und der guineische Präsident Alpha Condé (m) in Conakry 5. März 2014
Le roi du Maroc Mohammed VI (D) et le président guinéen Alpha Condé (C) à Conakry le 5 mars 2014
afp.com – Cellou Binani

Lors d’une tournée qui l’a mené au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Gabon, le souverain a su ménager ses hôtes, n’hésitant à faire de longues escales, passant en moyenne de 3 à 5 jours dans chaque pays.
“C’est une tournée très importante, qui concrétise et consolide les liens extrêmement important entre le Maroc et ces pays”, a déclaré à l’AFP le ministre le ministre marocain de l’Economie et du Commerce, Mohamed Boussaid, qui accompagnait Mohammed VI parmi une importante délégation de conseillers royaux, ministres et hommes d’affaires.
Au total, “nous allons probablement dépasser 90 accords économiques (conclus avec) les 4 pays, ce qui est énorme”, a-t-il ajouté.
Ces accords et conventions concernent des secteurs aussi variés que l’agriculture, le commerce, le tourisme, l’hydraulique, l’énergie ou les mines, dans des pays où les entreprises marocaines sont déjà bien implantées.
“Il y a d’importants enjeux économiques: la croissance au Maroc est faible et il y a besoin de relancer les exportations”, explique Pierre Vermeren, professeur d’histoire du Maghreb à Paris.
– La religion, un atout chérifien –
Mais au-delà des opportunités d’affaires, le royaume chérifien entend aussi faire entendre sa voix sur les questions sécuritaires dans la région sahélienne, où l’Algérie, joue un rôle majeur.
“Le Mali est très loin du Maroc. Pour des raisons culturelles, géographiques, culturelles, le Mali ça concerne beaucoup plus l’Algérie que le Maroc. Mais le Maroc a réussi à se positionner même si l’Algérie tente souvent de l’exclure de cette région”, commente M. Vermeren.
Ainsi le souverain s’est-il rendu au Mali pour la deuxième fois en six mois, réitérant sa volonté “de contribuer à une solution” au conflit dans le nord, disputant à l’Algérie le rôle de médiateur entre la rébellion touareg et Bamako.
Fin janvier, le roi avait déjà reçu Bilal Ag Achérif, secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), l’incitant au dialogue avec Bamako. Le MNLA venait alors de claquer la porte d’une réunion organisée à Alger avec les groupes armés du nord du Mali.
Pour arriver à ses fins, le Maroc sait qu’il peut compter sur un atout de taille, la religion, grâce aux liens profonds existant “entre la monarchie et l’islam africain qui est un islam confrérique”, notamment au Mali, où les autorités essaient de repousser l’islam wahhabite, estime Mustapha Naïmy, universitaire spécialiste du Sahara et du Sahel: “Cet atout-là fait défaut à l’Algérie”.
Depuis des années, le Maroc se fait d’ailleurs le hérault d’un islam modéré, à l’image du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Salah Eddine Mezouar: “les extrémismes religieux constituent de vraies menaces et il faut prendre le taureau par les cornes, agir de manière à préserver les sociétés africaines de ces dérives”.
Ainsi en septembre 2013, 500 Maliens se sont vus octroyer des bourses, invités à venir au Maroc étudier un “islam de tolérance” pour devenir imams et contrer l’influence des islamistes radicaux.. Au cours des dernières semaines, des accords similaires avec la Libye, la Tunisie, mais aussi la Côte d’Ivoire et la Guinée ont également été annoncés par Rabat.
– Soutiens sur le Sahara occidental –
L’autre dossier fondamental de la politique étrangère marocaine lors de cette tournée, également au coeur des tensions avec le voisin algérien: le Sahara occidental, territoire contrôlé par le Maroc depuis les années 1970, mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger.
“Chaque pays d’Afrique est une cible pour les deux pays pour reconnaître, ou non, la marocanité du Sahara occidental”, selon Pierre Vermeren.
Et sur ce point, la tournée est succès, selon Salah Eddine Mezouar, car “tous les pays que nous avons visité affirment leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc”.
“Tous ont affirmé encore une fois leur demande pour que le Maroc réintègre l’Union africaine”, dont il a claqué la porte il y a 30 ans, pour protester contre la reconnaissance par cette organisation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), affirme le ministre.
Rabat propose une autonomie sous sa souveraineté, mais le Polisario réclame lui un référendum d’autodétermination. Les négociations sont dans l’impasse, en dépit des efforts de médiation de l’ONU.
© 2014 AFP

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Le roi Mohammed VI en visite le 3 mars 2014 à ConakryMohammed VI in Guinea — afp.com

Marokko zeigt seine Entschlossenheit, zu einem wichtigen Akteur im Afrika südlich der Sahara zu werden
Libreville ( AFP) – 2014.03.08 08.37 – Von Celia LEBUR
Wirtschaftliche Partnerschaften, politische und sicherheitspolitische Allianzen: der König von Marokko, Mohammed VI , beendete in Gabun am Samstag eine lange afrikanische Tour, die seinen Wunsch markierte, das Land als einen der Hauptakteure in der Subsahara zu positionieren, gegen seinen langjährigen Rivalen Algerien.
Während einer Tour, die ihn nach Mali , Elfenbeinküste , Guinea und Gabun führte, hat der Souverän sein Gastgeber nicht geschont: lange Besichtigungsfahrten und ein Durchschnitt von 3 bis 5 Tagen in jedem Land.
“Dies ist eine sehr wichtige Reise, die äußerst wichtige Verbindungen zwischen Marokko und den Ländern formalisiert und stärkt”, sagte gegenüber AFP der marokkanische Minister für Wirtschaft und Handel, Mohamed Boussaid , der Mohammed VI mit einer großen Delegation von königlichen Beratern, Ministern und Geschäftsleuten begleitete .
Insgesamt “werden wir wahrscheinlich über 90 Wirtschaftsabkommen mit den vier Ländern gemacht haben, was enorm ist”, hat er gesagt.
Diese Vereinbarungen und Konventionen sind in vielfältigen Bereichen wie Landwirtschaft , Handel, Tourismus , Wasser, Energie und Bergbau, und in Ländern, in denen marokkanische Unternehmen bereits gut etabliert sind.
“Es gibt erhebliche wirtschaftliche Herausforderungen : das Wachstum in Marokko ist gering, und es ist notwendig , die Exporte anzukurbeln “, sagte Pierre Vermeren , Professor für Geschichte des Maghreb in Paris.
– Religion, ein scherifischer Trumpf –
Aber über Geschäftsmöglichkeiten hinaus will das Königreich Marokko auch seiner Stimme Gehör verschaffen zu Sicherheitsfragen in der Sahelzone , wo Algerien eine wichtige Rolle spielt.
“Mali ist weit weg von Marokko. Aus kulturellen Gründen , geografischen , geht Mali viel mehr Algerien an als Marokko. Doch Marokko hat sich auch dort zu positionieren , auch wenn Algerien oft versucht, uns in dieser Region auszuschließen”, sagte Herr Vermeren .
So ging der Souverän nach Mali zum zweiten Mal in sechs Monaten und zeigte erneut seinen Wunsch, im Konflikt im Norden” zu einer Lösung beitragen” und focht Algerien’s Rolle des Vermittlers zwischen der Tuareg-Rebellion und Bamako an.
Ende Januar hatte der König bereits Bilal Ag Achérif getroffen, Generalsekretär der Nationalen Befreiungsbewegung von Azawad ( MNLA ) , und forderte ihn zum Dialog mit Bamako auf. Die MNLA hatte zuvor die Tür von einem Treffen in Algier mit bewaffneten Gruppen im Norden Malis zugeschlagen.
Um seine Ziele zu erreichen, kann Marokko auf einen riesigen Trumpf zählen, der Religion. Durch bestehende tiefe Verbindungen “zwischen der Monarchie und dem brüderlichen afrikanischen Islam” wie dem in Mali, wo Behörden versuchen, den wahhabitischen Islam zu verdrängen, sagt Mustapha Naimy , Forscher der Sahara und Sahel-Zone : “Diesen Trumpf hat Algerien nicht.”
Seit Jahren ist Marokko auch der Herold eines moderaten Islam, sagt der Minister für auswärtige Angelegenheiten und Zusammenarbeit Salah Eddine Mezouar: “Religiöser Extremismus sind reale Bedrohungen und wir sollten den Stier bei den Hörnern nehmen und die afrikanischen Gesellschaften vor diesen Ausschweifungen beschützen. ”
So hatte man im September 2013 500 Maliern Stipendien gewährt und sie eingeladen, nach Marokko zu kommen, um einen “toleranten Islam” zu studieren und Imame zu werden gegen den Einfluss der radikalen Islamisten. In den letzten Wochen wurden ähnliche Vereinbarungen mit Libyen, Tunesien , aber auch Côte d’Ivoire und Guinea von Rabat angekündigt.
– Unterstützung für Westsaharafrage –
Die andere grundlegende Frage der marokkanischen Außenpolitik während dieser Tour , die auch im Zentrum der Spannungen mit dem benachbarten Algerien liegt: die Westsahara , ein Gebiet, das von Marokko seit den 1970er Jahren kontrolliert, aber auch durch die separatistischen Frente Polisario, unterstützt von Algier, beansprucht wird.
“Jedes afrikanische Land ist ein Ziel für die beiden Länder, um die marokkanische Sahara anzuerkennen oder nicht”, so Pierre Vermeren .
Und an diesem Punkt ist die Tour erfolgreich, laut Salah Eddine Mezouar , denn ” alle Länder , die wir besucht haben, bekräftigen ihre Unterstützung für die territoriale Integrität Marokkos . ”
“Jeder hat noch einmal Marokko gebeten, der Afrikanischen Union wieder beizutreten”. Die Tür dort knallte man vor 30 Jahren zu, um gegen die AU-Anerkennung der Demokratischen Arabischen Republik Sahara (DARS) zu protestieren.
Rabat bietet Autonomie unter seiner Hoheit , aber der Polisario fordert ein Selbstbestimmungs- Referendum . Die Verhandlungen sind ins Stocken geraten, trotz der Vermittlungsbemühungen der Vereinten Nationen.
© 2014 AFP

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