Massive soziale Aufstände in MOSAMBIK – Mozambique: timide normalisation à Maputo après deux jours d’émeutes contre la vie chère

Mosambik: Mindestens 13 Tote bei Unruhen gegen die hohen Lebenshaltungskosten
Maputo (AFP) – 2010.09.06 14.16
Dreizehn Menschen starben und mehr als 400 wurden verletzt bei den Unruhen gegen die hohen Lebenshaltungskosten in Mosambik letzte Woche, korrigierte die Regierung die Zahlen am Montag nach oben.

Nach den Krawallen friert die mosambikanische Regierung den Brotpreis ein
Maputo (AFP) – 2010.07.09 04.25
INSGESAMT VIER REPORTAGEN, DEUTSCHE (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

DAZU AUCH: => Das Handy, neue Waffe der Armen – Krawalle gegen Preisexplosionen in Mosambik

=> “MOSAMBIK: NACH SOZIALEN UNRUHEN, 25 MIO FÜR LANDWIRTSCHAFT – Mozambique, émeutes: 25 millions de dollars pour la production agricole”

1er ARTICLE SUR CINQ: Mozambique: au moins 13 morts dans des émeutes contre la vie chère
MAPUTO (AFP) – 06.09.2010 14:16
Treize personnes sont mortes et plus de 400 ont été blessées dans les émeutes contre la vie chère la semaine dernière au Mozambique, a annoncé lundi le gouvernement en révisant à la hausse un précédent bilan…. CONZINUER EN DESSOUS DE LA PHOTO…

+ NOUVEAU: Après les émeutes, le gouvernement mozambicain gèle le prix du pain
MAPUTO (AFP) – 07.09.2010 16:25
Le Mozambique a bloqué les textos après les émeutes
MAPUTO (AFP) – 10.09.2010 14:58

Une policière dans les rues de Maputo, le 2 septembre 2010Foto (c) AFP: Une policière dans les rues de Maputo, le 2 septembre 2010
Polizistin in Maputo, Mosambik, 2. September

“Je suis désolé d’annoncer que le total des décès est passé de dix à treize”, a déclaré le ministre de la Santé Ivo Garrido lors d’une conférence de presse.
“Vendredi, deux cadavres supplémentaires ont été transportés dans un hôpital de Maputo. Et un autre patient est mort la nuit dernière à l’hôpital central de Maputo”, a-t-il ajouté.
Au total, 403 personnes ont été blessées dans les affrontements, dont six dans la ville de Chimoio (centre), a précisé le ministre. Les derniers blessés ont été transférés à l’hôpital samedi matin et aucune nouvelle victime n’a été comptabilisée depuis.
Les quartiers périphériques de la capitale Maputo s’étaient embrasés le 1er septembre à l’annonce d’une nouvelle hausse du prix du pain, consécutive à plusieurs augmentations du coût du pétrole, de l’eau et de l’électricité.
La police avait riposté en tirant à balles réelles sur les manifestants. Les affrontements s’étaient poursuivis pendant trois jours et étendus à d’autres villes, avant le retour d’un calme relatif ce week-end.
Lundi la police était déployée en masse dans les faubourgs pauvres de Maputo pour éviter toute reprise des émeutes.
Les prix ont flambé ces derniers mois au Mozambique, notamment en raison de la dépréciation de la devise nationale dans un pays très dépendant des importations.
65% des 23 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté, en dépit de la solide croissance que connaît le Mozambique depuis la fin de la guerre civile (1976-1992) qui a suivi l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise.
© 2010 AFP

Des manifestants et des policiers dans une rue de Maputo, le 1er septembre 2010Foto (c) AFP: Des manifestants et des policiers dans une rue de Maputo, le 1er septembre 2010

Mozambique: le téléphone portable, la nouvelle arme des pauvres
MAPUTO (AFP) – 06.09.2010 17:11
Le téléphone portable est devenu la nouvelle arme des pauvres au Mozambique, où un texto s’est répandu comme une flamme la semaine dernière dans les quartiers déshérités pour mobiliser contre la vie chère.
“Mozambicain: prépare-toi pour le grand jour de grève. Manifeste contre la hausse des prix de l’électricité, de l’eau, des transports et du pain. Fais suivre ce message.”
Ces quelques lignes ont suffi à embraser les faubourgs de Maputo, où des milliers de personnes sont descendues dans les rues mercredi. Débordée, la police a ouvert le feu à balles réelles et treize personnes sont mortes au cours des trois jours d’émeutes qui ont suivi.
“Le message a fait le tour du monde”, assure Samira, une commerçante de 35 ans qui vit dans le bidonville de Mafalala, en périphérie de Maputo, où les violences ont été particulièrement fortes.
“Même moi, quand je l’ai reçu, je l’ai envoyé à mes amis, à ma soeur avec cette phrase: + je vous demande SVP de lire ce message.”
Pour le militant Joao Pereira, qui dirige le Mécanisme de soutien à la société civile du Mozambique, “cette technologie est un nouveau moyen de donner une voix, un pouvoir, un moyen d’expression aux pauvres”.
Les pauvres “ne sont jamais représentés, ils constituent le groupe qui vote le moins”, souligne-t-il. Le téléphone portable “est pour eux une source d’émancipation. C’est un moyen d’augmenter la participation des populations les plus marginalisées.”
Seul un quart des 20 millions de Mozambicains est équipé de téléphones portables, mais c’est deux fois plus que ceux reliés au réseau électrique et ce chiffre a augmenté d’environ 50% par an depuis 2004, selon l’Union internationale pour les télécommunications.
“Il y a déjà eu des manifestations avant, mais elles n’avaient jamais été organisées par SMS”, souligne Hares Serafim Mulango, un lycéen de 18 ans également originaire de Mafalala. “Les SMS sont pratiques parce qu’ils informent de situations qui peuvent se dérouler très loin”, dit-il.
Ils permettent également de contourner la bureaucratie mozambicaine, particulièrement lente quand il s’agit de délivrer les permis de manifester. Ils servent aussi à faire entendre les voix critiques malgré la domination des médias d’Etat et la faiblesse de l’opposition.
La semaine dernière, les textos ont porté la contestation contre le président Armando Guebuza et son parti, le Front de libération du Mozambique (Frelimo) au pouvoir depuis l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise en 1975.
Le chef de l’Etat, un millionnaire souvent présenté comme l’homme le plus riche du pays, a emporté plus de trois quarts des suffrages aux dernières élections, en novembre dernier.
Mais son gouvernement a été incapable d’enrayer la chute de la devise nationale, le metical, qui a perdu 43% en un an face au rand sud-africain. Cette dépréciation a renchéri le prix des denrées de base dans un pays très dépendant des importations.
Après un conseil de crise, le gouvernement a appelé jeudi au calme mais répété que la hausse des prix était “irréversible”. Immédiatement de nouveaux textos ont vu le jour:
“Mozambicains: le gouvernement semble s’être réunijuste pour prendre un café ou un verre de whiskey mais pas pour résoudre les problèmes du peuple”, disait l’un d’eux. Plus sévère, un autre tranchait: “Guebuza est dans les vapes!”
© 2010 AFP

Le Mozambique a bloqué les textos après les émeutes
MAPUTO (AFP) – 10.09.2010 14:58
Les autorités du Mozambique ont ordonné aux opérateurs de téléphonie mobile de bloquer tous les textos après que des manifestations organisées la semaine dernière par SMS eurent dégénéré en émeutes meurtrières, a rapporté vendredi un journal indépendant.
L’Institut national des télécommunications du Mozambique a envoyé lundi soir un courrier à l’opérateur publique mCel et à l’entreprise privée Vodacom pour leur ordonner de suspendre les textos, selon Mediafax.
Un porte-parole du ministère des Communications a nié que les autorités aient envoyé un tel courrier.
Mais le quotidien assure que “les deux opérateurs ont obéi aux instructions parce qu’elles ont été présentées comme un ordre donné par le gouvernement pour des motifs de sécurité nationale”.
Un texto largement distribué a appelé le 1er septembre les Mozambicains à descendre dans la rue pour protester contre une nouvelle hausse du prix du pain. Débordée par la foule, la police a ouvert le feu à balles réelles. Treize personnes sont mortes dans les trois jours d’émeutes.
De nombreux utilisateurs de portable s’étaient plaints, à partir de lundi, de ne plus recevoir de SMS. Le phénomène a duré jusqu’à jeudi. mCel et Vodacom ont tous les deux évoqué des pannes techniques pour expliquer le problème.
Seul un quart des 20 millions de Mozambicains disposent d’un téléphone portable mais leur nombre a augmenté de 50% par an depuis 2004, selon l’Onu.
© 2010 AFP

Des manifestants retournent une voiture incendiée, le 3 septembre 2010 dans une rue de Maputo, au MoFoto (c) AFP: Des manifestants retournent une voiture incendiée, le 3 septembre 2010 dans une rue de Maputo

Mozambique: timide normalisation à Maputo après deux jours d’émeutes contre la vie chère
MAPUTO (AFP) – 03.09.2010 10:54
L’activité reprenait timidement vendredi à Maputo où de longues files d’attente se formaient devant les magasins fermés pendant deux jours d’émeutes contre la vie chère qui ont fait au moins sept morts et 288 blessés.
Après deux jours de heurts, la nuit a été calme dans la capitale mozambicaine, a constaté le directeur des services d’urgence de l’hôpital central de Maputo, Antonio Assis da Costa.
“A partir de 21h00 (19h00 GMT jeudi), les choses se sont calmées”, a déclaré M. da Costa à l’AFP, soulignant que les derniers patients blessés dans les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre avaient été admis vers minuit.
“Maintenant (vendredi matin), je ne vois plus que des cas normaux, plus personne venant des émeutes”, a-t-il ajouté.
L’annonce d’une hausse de 17% (bien 17%) du prix du pain la semaine prochaine avait embrasé mercredi les quartiers pauvres de Maputo, jetant des milliers de personnes dans les rues.
La journée de jeudi a été encore émaillée d’incidents. Entre 7h00 et 19h00 jeudi, les services d’urgence ont admis une quarantaine de patients, dont 32 blessés par des balles de caoutchouc, a précisé M. da Costa.
Au plus fort des émeutes mercredi, la police avait tiré à balles réelles sur la foule, selon les témoignages concordants de manifestants et personnels de santé, ce que démentent les forces de l’ordre.
Selon le dernier bilan officiel, publié à la mi-journée jeudi, sept personnes ont été tuées et 288 blessées dans les affrontements.
Malgré un retour apparent à la normale, la colère était toujours perceptible vendredi matin. “Les gens n’ont pas d’argent pour acheter de la nourriture”, s’emportait Elisa Aldino, 48 ans, interrogée par l’AFP alors qu’elle faisait la queue devant une boulangerie.
“Quand on n’a pas d’argent, on dort sans manger”, ajoutait cette femme de ménage, venue du quartier pauvre de Maxaquene où les magasins n’ont pas rouvert.
Devant les stations-service du centre-ville, les automobilistes patientaient des heures pour faire le plein. Les grandes artères, bloquées depuis deux jours par des barricades de pneus enflammés, avaient été dégagées.
Les vendeurs de rue réinstallaient leurs étalages sur les trottoirs de la capitale, les bus avaient repris leur service. Mais les taxis collectifs, dont dépend la masse des plus pauvres pour se déplacer, étaient toujours absents et des patrouilles de police lourdement armées quadrillaient encore la ville.
“Je ne suis pas sûr que la vie ait repris normalement”, soulignait un habitant de Xiquelene, un des bidonvilles de Maputo où les émeutes ont été les plus violentes, sur la télévision privée STV.
Selon le gouvernement, le mouvement a coûté 122 millions de meticals (3,33 millions de dollars) à l’économie du pays.
Le Mozambique, dévasté par la longue guerre civile (1976-1992) qui a suivi le conflit armé pour l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise, connaît une misère alarmante. 65% de ses 20 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Les prix ont flambé ces derniers mois en raison de la dépréciation de la devise nationale par rapport au rand sud-africain, qui a grimpé de 43% depuis le début de l’année. Le pays dépend étroitement des importations venues de son grand voisin.
En 2008 déjà, six personnes avaient été tuées dans des émeutes contre la hausse des prix des taxis collectifs.
© 2010 AFP

Des pneus enflammés dans une rue de Maputo, le 1er septembre 2010Foto (c) AFP: Des pneus enflammés dans une rue de Maputo, le 1er septembre 2010

Manifestations contre la vie chère à Maputo: quatre morts, 27 blessés
MAPUTO (AFP) – 01.09.2010 18:50
Quatre personnes ont été tuées par balles et 27 ont été blessées au cours d’émeutes contre la vie chère mercredi à Maputo, selon la police mozambicaine qui dément de nombreux témoignages affirmant qu’elle a fait feu sur les manifestants.
“Quatre personnes ont été tuées, 142 ont été arrêtées et 27 blessées, dont deux policiers”, a indiqué devant la presse le porte-parole de la police nationale, Pedro Cossa, précisant qu’il s’agissait d’un bilan encore provisoire.
Les victimes ont été tuées par balles, a confirmé M. Cossa. Mais il a laissé entendre qu’il ne pouvait s’agir de munitions de la police, qui utilise selon lui “toujours des balles en caoutchouc”.
La Croix-rouge nationale comme le directeur des services d’urgences à l’hôpital central de Maputo, Antonio Assis da Costa, ont constaté de nombreuses blessures par balles.
Selon des témoignages concordants, la police a d’abord eu recours aux balles en caoutchouc pour disperser les foules, avant de passer aux munitions réelles.
Le correspondant de l’AFP a constaté la mort d’un garçon de 12 ans, le crâne fracassé par un tir. L’enfant gisait dans une mare de sang, son sac d’école ouvert laissant apparaître un livre de classe.
Le garçon regardait la foule, des milliers de personnes en train de manifester en chantant et dansant, lorsqu’il a été atteint par une balle derrière la tête, a raconté un témoin, Eunici Antonia Kiove, 18 ans.
“Nous l’avons tous vu”, a-t-il ajouté. “Nous voulons que justice soit faite!”
Les violences ont éclaté lorsque des milliers de personnes sont descendues dans les rues des faubourgs pauvres de la capitale pour protester contre la hausse des prix du pétrole, du blé, du pain, de l’eau et de l’électricité.
“Nous protestons contre le coût de la vie. Ce n’est même plus élevé, c’est insupportable!, s’emportait Sousa Langa, 53 ans.
Des manifestants avaient bloqué, à l’aide de pneus enflammés, les routes principales conduisant à l’aéroport et à la plus grande banlieue de Maputo, Matola. Parmi eux figuraient de nombreux adolescents vêtus de leurs uniformes d’écolier.
Des dizaines de magasins et stations-service de Maputo, où vivent un million d’habitants, ont été attaqués par des pillards tandis que les manifestants mettaient le feu à des voitures.
Dans la soirée, des coups de feu continuaient de retentir dans les quartiers pauvres, dont les émeutiers avaient barricadé les grands axes, a cnstaté l’AFP.
La police a indiqué qu’elle maintenait ses patrouilles.
L’ambassade d’Afrique du Sud à Maputo a préféré fermer ses portes provisoirement, a indiqué à Pretoria le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saul Molobi. “Nous réévaluerons la situation demain (jeudi)”, a-t-il précisé.
Le ministre mozambicain de l’Intérieur, Jose Pacheco, s’est élevé à la télévision nationale contre les “criminels et hors-la-loi”, qui ont manifesté à la suite d’appels relayés par SMS.
Tout en condamnant les pillages, le porte-parole de la Renamo, Fernando Mazanga, a dénoncé un “gouvernement qui ne sait répondre aux manifestations que par la violence.”
Le Mozambique, dévasté par la longue guerre civile (1976-1992) qui a suivi le conflit armé pour l’indépendance, connaît une misère alarmante. 65% de ses 20 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Les prix ont flambé ces derniers mois avec la dépréciation du metical, la monnaie nationale, par rapport au rand sud-africain. Le Mozambique dépend étroitement des importations venues de son grand voisin.
En 2008, six personnes avaient été tuées dans des émeutes contre la hausse des prix des taxis collectifs, qu’empruntent les plus pauvres pour se rendre au travail.
© 2010 AFP

Un blessé lors des affrontements entre la police et les manifestants, le 1er septembre 2010 à MaputoFoto (c) AFP: Un blessé lors des affrontements entre la police et les manifestants, le 1er septembre 2010 à Maputo

Après les émeutes, le gouvernement mozambicain gèle le prix du pain
MAPUTO (AFP) – 07.09.2010 16:25
Le gouvernement mozambicain a renoncé mardi à augmenter le prix du pain après la mort de 13 personnes dans des émeutes contre la vie chère la semaine dernière, a annoncé le ministre du Plan, Aiuba Cuereneia.
Le gouvernement mozambicain a effectué un virage à 180 degrés mardi, renonçant à certaines augmentations des prix du pain, de l’eau et de l’électricité, pourtant jugées “irréversibles” la semaine dernière pendant les émeutes meurtrières contre la vie chère.
Lors d’une réunion de crise, le Conseil des ministres a décidé de “maintenir le prix du pain à son niveau précédent grâce à une subvention”, selon un communiqué final lu par le ministre du Plan, Aiuba Cuereneia.
L’annonce d’une hausse de 17 à 33% du prix du pain (selon le poids de la miche) avait enflammé les quartiers pauvres de Maputo mercredi avant de se répandre à d’autres grandes villes de cette ancienne colonie portugaise.
Des manifestations spontanées, organisées par textos, avaient tourné à l’émeute quand la police avait ouvert le feu à balles réelles sur la foule. Les trois jours d’affrontements se sont soldés par la mort de 13 personnes et 403 blessés.
Au plus fort de la crise, le gouvernement s’était déjà réuni en conseil extraordinaire mais avait alors jugé l’augmentation du prix du pain “irréversible”, tout comme les hausses récentes des tarifs de l’eau et de l’électricité.
Ces déclarations avaient suscité une nouvelle vague de SMS très virulents envers le président Armando Guebuza et la poursuite des émeutes jusqu’à un relatif retour au calme ce week-end.
Mardi, le gouvernement a changé de cap. Outre le gel du prix du pain, il a décidé d’annuler une partie des augmentations récentes des prix de l’eau et de l’électricité, particulièrement douloureuses pour les 65% de la population vivant sous le seuil de pauvreté.
Les ministres se sont également engagés à “diminuer les dépenses publiques pour dégager des fonds et subventionner les prix des produits de base”, selon leur communiqué.
Autre geste d’apaisement: ils ont gelé jusqu’à la fin de l’année les salaires des hauts fonctionnaires et des directeurs de compagnies publiques, dont les déplacements en avion devront être réduits.
Interrogé par la presse, le ministre du Plan a également promis une enquête sur la réaction des forces de l’ordre. “A chaque fois qu’il y a le sentiment que la police a fait un usage excessif de la force, le gouvernement a mené l’enquête appropriée”, a-t-il assuré.
La police a jusqu’à présent refusé de commenter l’usage de balles réelles, se contentant d’évoquer les violences des manifestants. Mardi, elle a notamment annoncé l’arrestation de 286 personnes pendant les trois jours d’émeutes.
Soixante-six magasins ont été pillés et trois banques vandalisées dans ces violences, a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Le président Guebuza, un millionnaire souvent présenté comme l’homme le plus riche du pays, a remporté plus de trois quarts des suffrages lors des élections de l’an dernier face à une opposition divisée.
Depuis, les prix ont flambé, notamment en raison de la dépréciation de la devise nationale, le metical, par rapport au rand sud-africain dans un pays très dépendant des importations en provenance de son voisin.
“La légitimité politique ne vient pas seulement des élections, elle se construit avec des résultats”, a estimé Martyn Davies, économiste pour le cabinet de conseil Frontier Advisory.
“La stabilité politique dépend de la sécurité alimentaire”, a-t-il dit. Le revirement du gouvernement mozambicain prouve, selon lui, que les autorités ont pris conscience de cette réalité.
Mais la stabilisation des prix ne suffira peut-être pas à reconquérir le coeur des Mozambicains. “Cela ne sert à rien. Ce qu’il nous faut c’est du travail”, lançait mardi Nortencia Manica, une vendeuse de rue de 33 ans, à l’annonce de cette décision.
© 2010 AFP

Maputo, le 4 septembre 2010 après des jours d'émeutes
Foto (c) AFP: Des passants dans les rues de Maputo, le 4 septembre 2010 après des jours d’émeutes,
Passanten in Maputo, nach den Unruhen

Mosambik: Mindestens 13 Tote bei Unruhen gegen die hohen Lebenshaltungskosten
Maputo (AFP) – 2010.09.06 14.16
Dreizehn Menschen starben und mehr als 400 wurden verletzt bei den Unruhen gegen die hohen Lebenshaltungskosten in Mosambik letzte Woche, korrigierte die Regierung die Zahlen am Montag nach oben.
“Es tut mir leid Ihnen mitzuteilen, dass die Gesamtzahl der Todesfälle stieg von zehn bis dreizehn”, sagte Gesundheitsminister Ivo Garrido in einer Pressekonferenz.
“Am Freitag, zwei weitere Leichen in ein Krankenhaus in Maputo transportiert wurden. Und ein anderer Patient starb letzte Nacht im Zentralkrankenhaus von Maputo,” fügte er hinzu.
Insgesamt wurden 403 Menschen in den Auseinandersetzungen verletzt, darunter sechs in der Stadt Chimoio (Mitte), sagte der Minister. Die letzten Opfer wurden ins Krankenhaus verlegt Samstag Morgen und keine neuen Opfer sind seitdem aufgezeichnet.
Die Vororte der Hauptstadt Maputo hatten sich am 1. September bei der Ankündigung eines weiteren Anstieg der Brotpreise entzündet, nach mehreren Erhöhungen der Kosten für Öl, Wasser und Strom.
Die Polizei reagierte mit scharfer Munition schießen auf die Demonstranten. Die Kämpfe waren für drei Tage fortgesetzt und ausgeweitet auf andere Städte, vor der Rückkehr der relativen Ruhe an diesem Wochenende.
Montag Polizei wurden en masse in den armen Vororten von Maputo eingesetzt, um eine Wiederholung der Ausschreitungen zu verhindern.
Die Preise stiegen in den letzten Monaten in Mosambik, vor allem wegen der Abwertung der Währung eines Landes, das stark von Einfuhren abhängig ist.
65% der 23 Millionen Einwohner leben unterhalb der Armutsgrenze, trotz des starken Wachstums in Mosambik seit Ende des Bürgerkrieges (1976-1992), nach der Unabhängigkeit von der ehemaligen portugiesischen Kolonie.
© 2010 AFP

Proteste gegen die hohen Lebenshaltungskosten in Maputo: vier Tote, 27 Verletzte
Maputo (AFP) – 2010.01.09 06.50
Vier Menschen wurden erschossen und 27 wurden verwundet während der Unruhen gegen die hohen Lebenshaltungskosten am Mittwoch in Maputo in Mosambik, laut Polizei die leugnen viele Geschichten, dass sie das Feuer auf die Demonstranten eröffnete.
“Vier Menschen wurden getötet, 142 wurden festgenommen und 27 verletzt, darunter zwei Polizisten”, sagte auf einer Pressekonferenz Sprecher der nationalen Polizei, Pedro Cossa, sagte es sei noch eine Zwischenbilanz .
Die Opfer wurden durch Schüsse getötet, bestätigte Herr Cossa. Aber er deutete an, es könnte keine Munition für die Polizei sein, die verwendet “immer Gummigeschosse”.
Der nationale Rotkreuz-Direktor der Rettungsdienste im Zentralkrankenhaus von Maputo, Antonio da Costa Assis, sagt, man hat zahlreiche Schusswunden gefunden.
Laut Augenzeugenberichten, die Polizei verwendete zunächst Gummigeschosse, um die Menge zu zerstreuen, bevor sie zu scharfer Munition griff.
Der AFP-Korrespondent sah den Tod eines 12-jährigen Jungen, sein Schädel durch einen Schuss zerschmettert. Das Kind lag in einer Blutlache, offen seine Schultasche offenbart ein Lehrbuch.
Der Junge schaute auf die Menschenmenge, singende Tausende Menschen, protestieren und tanzen, als er von einer Kugel hinter dem Kopf getroffen wurde, sagte ein Zeuge, Antonia kiovi Eunice, 18.
“Wir haben es alle gesehen”, fügte er hinzu. “Wir wollen Gerechtigkeit!”
Die Gewalt brach aus, als Tausende von Menschen auf den Straßen der armen Vororten der Hauptstadt gingen, um gegen die steigenden Ölpreise, Weizen, Brot, Wasser und Strom zu protestieren.
“Wir protestieren gegen die Entwicklung der Lebenshaltungskosten. Das ist immer höher, es ist unerträglich!”, Wetterte Sousa Langa, 53.
Die Demonstranten hatten mit brennenden Reifen die wichtigsten Zufahrtsstraßen zum Flughafen und der größte Vorort von Maputo, Matola, blockiert. Unter ihnen waren viele Jugendliche, die tragen ihre Schuluniformen.
Dutzende von Geschäften und Tankstellen in Maputo, wo eine Million Menschen wohnen, wurden von Plünderern angegriffen, während die Demonstranten zündeten Autos an.
Am Abend Schüsse weiterhin in den Slums, wo die Randalierer den Hauptstraßen verbarrikadiert hatten, stellte AFP fest.
Die Polizei sagte, es gäbe weiterhin ihre Patrouillen.
Die südafrikanische Botschaft in Maputo hat es vorgezogen, seine Pforten vorübergehend schließen, sagte in Pretoria der Sprecher des Ministeriums für Auswärtige Angelegenheiten, Saul Molobi. “Wir werden die Situation neu bewerten morgen (Donnerstag)”, sagte er.
Der mosambikanische Innenminister, Jose Pacheco, stieg auf nationalen Fernsehen gegen den “Kriminellen und Gesetzlosen, die in Reaktion auf Aufrufe per SMS weitergeleitet marschierten”.
Während er Plünderung verurteilt, verurteilt der Sprecher der Renamo, Fernando Mazanga, eine “Regierung, die auf die Ereignisse mit Gewalt reagiert.”
Mosambik, verwüstet durch den langen Bürgerkrieg (1976-1992), der dem bewaffneten Kampf für Unabhängigkeit folgte, erlebt alarmierendes Elend . 65% der 20 Millionen Einwohner leben unterhalb der Armutsgrenze.
Die Preise stiegen in den letzten Monaten mit der Abwertung des Metical (die nationale Währung) gegen den Rand (Währung) in Südafrika, der 43% seit Anfang des Jahres geklettert war. Mosambik ist stark von Einfuhren abhängig von seinem großen Nachbarn.
Im Jahr 2008 wurden sechs Menschen bei Ausschreitungen gegen die steigenden Preise für Gruppen-Taxis, auf denen die armen Leute an die Arbeit gehen, getötet.
© 2010 AFP

Mosambik: Maputo schüchtern Normalisierung nach zwei Tagen der Unruhen gegen die hohen Lebenshaltungskosten
Maputo (AFP) – 2010.09.03 10.54
Die Tätigkeit wurde wiederaufgenommen Freitag zaghaft in Maputo, wo sich lange Schlangen vor Geschäften bildeten, die geschlossen waren für zwei Tage der Unruhen gegen die hohen Preise, die mindestens sieben Tote und 288 Verletzte forderten.
Nach zwei Tagen der Auseinandersetzungen, die Nacht war in der mosambikanischen Hauptstadt beruhigt, stellte der Leiter der Rettungsdienste in der Central Hospital von Maputo, Antonio da Costa Assis, fest.
“Von 21:00 (1900 GMT Donnerstag), die Dinge haben sich beruhigt,” sagte Herr da Costa der AFP, mit der Feststellung, dass die letzten Patienten in Zusammenstößen zwischen Demonstranten und Sicherheitskräften verletzt, kamen Mitternacht.
“Momentan (Freitagmorgen) sehe ich nur den normalen Fällen, niemand von den Unruhen”, fügte er hinzu.
Die Ankündigung einer Steigerung von 17% (gut 17%) des Preis des Brotes nächste Woche Mittwoch brannte Slums von Maputo, warf Tausende von Menschen in die Straßen.
Der Tag Donnerstag war noch von Zwischenfällen überschattet. “Zwischen 7:00 und 19:00 Uhr am Donnerstag, den Rettungsdiensten haben vierzig Patienten zugelassen, darunter 32 durch Gummigeschosse verletzt”, sagte da Costa.
Auf dem Höhepunkt der Unruhen am Mittwoch, feuerte die Polizei mit scharfer Munition in die Menge, nach Augenzeugenberichten von Demonstranten und Sanitätern, denen die Polizei widerspricht.
Trotz einer scheinbaren Rückkehr zu einem normalen Leben, war der Ärger noch evident Freitagmorgen. “Die Leute haben kein Geld, um Essen zu kaufen”, wetterte Aldino Elisa, 48, gegenüber AFP, als sie in die Schlange vor einer Bäckerei stand.
“Wenn du kein Geld haben, wir schlafen, ohne zu essen”, fügte die Haushälterin aus dem Armenviertel von Maxaquene, wo Geschäfte haben wieder geöffnet, hinzu.
Vor der Service-Station von der Innenstadt, gab es für die Autofahrer Wartezeiten für das Betanken. Die großen Verkehrsachsen für zwei Tage durch Barrikaden von brennenden Reifen blockiert, wurden geräumt.
Straßenhändler haben ihre Stände wieder gesiedelt auf den Straßen der Hauptstadt, die Busse sind in der Pflicht zurück. Aber die Gruppen-Taxis, von denen die Masse der Armen abhängt, zur Arbeit zu fahren, wurden noch vermisst und Patrouillen durch schwer bewaffnete Polizisten patrouillierten die Stadt noch.
“Ich bin mir nicht sicher, dass das Leben wieder normal ist”, so ein Bewohner von Xiquelene, einem der Slums von Maputo, wo die Unruhen waren die heftigsten, gegenüber dem privaten Fernsehsender STV.
Die Regierung sagt, der Aufruhr hat 122 Millionen meticals (3,33 Millionen Dollar) für die Wirtschaft Verlust gebracht.
© 2010 AFP

Nach den Krawallen friert die mosambikanische Regierung den Brotpreis ein
Maputo (AFP) – 2010.07.09 04.25
Die mosambikanischen Regierung hat Dienstag beschlossen, den Preis des Brotes nicht zu erhöhen, nachdem 13 Menschen starben bei Ausschreitungen gegen die hohen Preise der vergangenen Woche, sagte Minister Planung, Aiuba Cuereneia.
Die mosambikanischen Regierung hat einen 180 Grad Wende gemacht Dienstag, mit dem Aufgeben einiger Erhöhungen der Preise für Brot, Wasser und Strom, allerdings als “unumkehrbar” bezeichnet letzte Woche während der mörderischen Ausschreitungen gegen die hohen Lebenshaltungskosten.
Auf einer Krisensitzung, der Ministerrat hat auf “halten die Preise für Brot ihren jetzigen Stand durch einen Zuschuss entschieden”, sagte eine endgültige Kommuniqué des Minister Planning, Aiuba Cuereneia.
Die Ankündigung einer Steigerung von 17 bis 33% des Preises für Brot (je nach Gewicht des Brotes) hatte gezündet den Slums von Maputo am Mittwoch vor dem Übergreifen auf andere Großstädte in dieser ehemaligen portugiesischen Kolonie.
Spontane Demonstrationen, per SMS organisiert, wurden heftig, als die Polizei das Feuer eröffnete mit scharfer Munition in die Menge. Die drei Tage des Zusammenstöße führten in den Tod von 13 Menschen und 403 verletzt wurden.
Auf dem Höhepunkt der Krise hatte die Regierung bereits einen außerordentlichen Rat, dann aber hatte den Anstieg der Brotpreise gefunden “unumkehrbar”, wie die jüngsten Erhöhungen der Preise Wasser und Strom.
Diese Aussagen hatte eine neue Welle von SMS sehr virulent gegen Präsident Armando Guebuza ausgelöst und der Aufruhr ging wieder los, bis eine Rückkehr zu relativer Ruhe an diesem Wochenende.
Am Dienstag, änderte die Regierung natürlich. Neben dem Einfrieren der Preise für Brot, beschloss sie, einige der jüngsten Erhöhungen der Preise für Strom und Wasser zu kündigen, besonders schmerzhaft für die 65% der Bevölkerung leben unterhalb der Armutsgrenze.
Die Minister sagten ferner zu, “die öffentlichen Ausgaben zu senken, um Mittel zu generieren für die Subventionierung der Preise von Rohstoffen”, so ihre Erklärung.
Eine weitere Geste der Beschwichtigung, haben sie bis zum Ende des Jahres eingefroren die Gehälter der leitenden Beamten und Direktoren von öffentlichen Unternehmen, und die Reisen durch die Luft reduziert werden.
Befragt durch die Presse, hat der Minister für Planung auch eine Untersuchung der Reaktion der Strafverfolgungsbehörden versprochen. “Jedes Mal, es ist ein Gefühl, dass die Polizei übermäßige Gewalt angewandt hat, von der Regierung eine entsprechende Untersuchung durchgeführt werden wird”, sagte er.
Die Polizei hat sich bisher geweigert, über den Einsatz von scharfer Munition Kommentar zu geben. Am Dienstag verkündete sie insbesondere die Verhaftung von 286 Personen während drei Tagen der Ausschreitungen.
“Sechsundsechzig Läden wurden geplündert und verwüstet drei Banken in dem Gewaltausbruch “, sagte sie in einer Erklärung.
Präsident Guebuza, ein Millionär oft als der reichste Mann im Land beschrieben, verfügt über mehr als drei Viertel der Stimmen bei den Wahlen im vergangenen Jahr gewonnen gegen eine gespaltene Opposition.
“Die politische Legitimation kommt nicht nur durch Wahlen, sie wird mit den Ergebnissen gebaut,” sagte Martyn Davies, ein Ökonom bei der Beratungsgesellschaft Frontier Advisory.
“Politische Stabilität hängt von der Ernährungssicherheit ab”, sagte er. Die Wende der mosambikanischen Regierung beweist ihm, dass die Behörden Kenntnis von dieser Realität nahm.
Aber die Stabilisierung der Preise allein möglicherweise nicht erfassen die Herzen der Mosambikaner. “Es ist nutzlos. Was wir brauchen, ist Arbeit” hat gerufen Dienstag Nortencia Manica, einem Straßenhändler für 33 Jahre, nach der Bekanntgabe dieser Entscheidung.
© 2010 AFP

Leave a Reply