MODESCHAU in LAGOS, NIGERIA: AFRIKANISCHE MODE TROTZT STEREOTYPEN – La mode africaine se moque des clichés

Afrikanische Mode trotzt Stereotypen
LAGOS (AFP) – 2012.06.05 14.02 – Von Susan Njanji und Yomi Abiola
Afrikanische Mode auf bunte, traditionelle Kleider und Tuniken beschränkt? Die Schöpfer des Kontinents lachen die Stereotypen aus, mit Kreationen, die die Welt mehr und mehr ansprechen. Dieser Trend war klar bei der Arise Magazin Fashion Week im März in Lagos, der wirtschaftlichen Hauptstadt von Nigeria, wo Afrikas und ausländische Designer aus mehreren Kontinenten sich trafen.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

La mode africaine se moque des clichés
LAGOS (AFP) – 06.05.2012 14:02 – Par Susan NJANJI et Yomi ABIOLA
La mode africaine cantonnée aux boubous et aux robes traditionnelles de pagne? Les créateurs du continent tordent le cou à ces clichés dépassés, avec des créations qui parlent de plus en plus au reste du monde. Cette tendance était claire lors de l’Arise Magazine Fashion Week, une Semaine de la mode qui a réuni en mars à Lagos, la capitale économique du Nigeria, des stylistes africains et étrangers venus de plusieurs continents.

Déflié de mode pour la collection Jini lors de l'Arise Magazine Fashion Week à Lagos, le 3 mars 201
Defilee Collection Jini, Modewoche Lagos, Nigeria, März 2012
Défilé de mode pour la collection Jini lors de l’Arise Magazine Fashion Week à Lagos, le 3 mars 2012
Foto (c) AFP/Archives – by Emmanuel Arewa

Sans pour autant négliger leurs racines, les créateurs d’Afrique ont depuis longtemps ouvert leur répertoire à des idées innovantes, mélangeant les genres et étendant leur influence.
“Le designer africain et la mode africaine en général évoluent en s’ouvrant sur le monde”, souligne Tsemaye Binitie, Nigérian établi en Grande-Bretagne qui a lancé il y a deux ans la marque portant son nom.
“Nous faisons un travail plus contemporain (…) nous évoluons de façon de plus en plus mondiale”, estime-t-il.
En fusionnant les styles, les coupes et les matières, notamment. A la Fashion Week, cela donne par exemple des combinaisons près du corps ou des jupes courtes et moulantes taillées dans du pagne, ce tissu coloré aux motifs souvent très vivants.
Le pagne sert à la confection des tenues traditionnelles dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, notamment. Pour les femmes, il s’agit souvent de longues jupes droites assorties d’un haut du même motif et d’un fichu.
Pour sa collection automne-hiver 2011, Tsemaye Binitie s’était inspiré d’un voyage effectué par sa mère en France, dans les années 80.
“Elle allait se rendre à Paris et emballait des pièces dans lesquelles elles se sentirait clairement nigériane tout en lui permettant de se fondre facilement dans la société européenne”, raconte-t-il.
“Je me suis concentré sur mon héritage nigérian, m’inspirant de notre utilisation des couleurs éclatantes, du caractère et des motifs caractéristiques de nos vêtements”, poursuit le créateur sur son site internet.
Les collections africaines présentées lors de la Fashion Week de Lagos comptaient de nombreuses pièces mixant tradition et modernité, une approche qui a rencontré le succès sur le continent et aussi en dehors: robes de pagne ornées de perles ou de paillettes, costumes pour homme, élégants, aux cols imprimés d’animaux sauvages.
“Les créateurs que nous avons choisis ont tous fabriqué des modèles à la fois contemporains, portables et créatifs, qui sont suffisamment commerciaux pour l’international”, explique Penny McDonald, qui organise l’évènement annuel.
Maureen Ikem Okogwu-Ikokwu, créatrice nigériane basée en Thaïlande, affirme que l’engouement est croissant pour les stylistes africains.
“A Bangkok, les gens adorent ça parce que c’est différent, c’est nouveau, c’est éclatant”, dit la jeune femme derrière la marque de prêt-à-porter Sunny Rose.
“Nous sommes bien plus appréciés maintenant. Les gens se tournent vers nous, nous admirent”, poursuit-elle.
La styliste ivoirienne Loza Maleombho était l’une des seules à la Semaine de la mode à présenter une collection faite exclusivement à partir de tissus traditionnels africains, dont le très coloré kente ghanéen, mélange de soie et de coton.
Sur les podiums, ses mannequins ont défilé coiffées de turbans marrons, rappelant ceux des nomades touaregs. “Il s’agit d’Afrique de l’Ouest”, dit-elle au sujet de sa collection.
Maki Oh, une autre créatrice nigériane, a elle présenté une collection “street fashion”, sensuelle, avec des pantalons très amples taillés dans l’aso-oke, une toile traditionnelle du sud du Nigeria.
Selon le designer Sud-Africain Malcolm Kluk, l’Afrique apporte désormais un nouveau souffle à la mode internationale.
“L’Afrique est un centre de mode émergent. L’Europe et les Etats-Unis sont plutôt saturés côté mode. Si vous pensez à Prada et Gucci — il y en a un (magasin) à presque tous les coins de rue”, dit-il.
Tandis que l’intérêt pour les créateurs africains grandit, leurs conditions de travail sur le continent demeurent parfois difficiles. Infrastructures inadéquates, manque d’électricité ou encore reproductions illégales en l’absence de législations sur le droit d’auteur, en poussent certains à s’installer en dehors du continent.
Face aux plagiats, Nkwo Onwuka, styliste nigériane établie en Grande-Bretagne, a un conseil. “Vous devez simplement toujours avoir une longueur d’avance et créer votre propre look”.
© 2012 AFP

Afrikanische Mode trotzt Stereotypen
LAGOS (AFP) – 2012.06.05 14.02 – Von Susan Njanji und Yomi Abiola
Afrikanische Mode auf bunte, traditionelle Kleider und Tuniken beschränkt? Die Schöpfer des Kontinents lachen die Stereotypen aus, mit Kreationen, die die Welt mehr und mehr ansprechen. Dieser Trend war klar bei der Arise Magazin Fashion Week im März in Lagos, der wirtschaftlichen Hauptstadt von Nigeria, wo Afrikas und ausländische Designer aus mehreren Kontinenten sich trafen.
Ohne ihre Wurzeln zu vernachlässigen, haben die Macher von Afrika schon lange ihr Repertoire für innovativen Ideen und Misch-Genres geöffnet und ihren Einfluss ausgeweitet.
“Die Designer der afrikanischen und afrikanischen Designer von Mode im Allgemeinen öffnen sich der Welt”, sagte Tsemaye Binitie, Nigerianer in Großbritannien, der vor zwei Jahren die Marke mit seinem Namen gegründet hat.
“Wir machen Zeitgemäßeres (…) Wir entwickeln uns zunehmend global,” sagte er.
Durch die Verschmelzung der Stile, Schnitte und Materialien, unter anderem. Auf der Fashion Week gibt es solche Kombinationen dicht am Körper, kurze Röcke und Slinky Schnitte aus “pagne”, jenen bunten, oft lebhaften Stoffmustern.
Das Tuch pagne wird verwendet, um traditionelle Outfits in vielen Ländern vor allem Westafrikas zu machen. Für Frauen sind es oft lange, gerade Röcke, begleitet durch ein hohes Teil aus dem gleichen Muster und einem Schal .
Für seine Herbst-Winter-Kollektion 2011 wurde Tsemaye Binitie durch eine Reise von seiner Mutter nach Frankreich, in den 80er Jahren, inspiriert.
“Sie ging nach Paris mit Kleidern, in denen sie sich deutlich nigerianisch fühlen würde und es ihr trotzdem ermöglichten, sich auf einfache Weise in die europäische Gesellschaft zu mischen”, sagt er.
“Ich konzentrierte mich auf mein Vermächtnis von Nigeria und bin inspiriert durch unsere Verwendung von leuchtenden Farben, dem Charakter und den charakteristischen Mustern von unseren Kleidern”, so der Schöpfer auf seiner Website.
Afrikanische Kollektionen auf der Fashion Week in Lagos vorgestellt hatten viele Stücke, die mischen Tradition und Moderne, ein Ansatz, der Erfolg erzielt hat auf dem Kontinent und auch außerhalb: Tuch, Kleider mit Perlen oder Pailletten, Herrenanzüge, elegant dekoriert , die Kragen mit Aufdrucken wilder Tiere.
“Die von uns ausgewählten Designer haben alle Modelle präsentiert, auf einmal zeitgenössisch, kreativ und tragbar, also ausreichend für den internationalen Markt”, sagte Penny McDonald, der die jährliche Veranstaltung organisiert.
Maureen Ikem Okogwu-Ikokwu, nigerianische Designerin mit Sitz in Thailand, sagt, dass die Begeisterung für afrikanische Designer wächst.
“In Bangkok, die Menschen lieben es, weil es anders ist, es ist neu, es ist brillant”, sagte die junge Frau von der Prêt-à-porter-Marke Sunny Rose.
“Wir sind jetzt viel populärer. Die Menschen wenden sich uns zu, sie bewundern uns”, sagt sie.
Die ivorische Designerin Maleombho Loza war eine der wenigen, die auf Fashion Week eine Kollektion vorstellte, die ausschließlich aus traditionellen afrikanischen Stoffen besteht: dabei das bunte kente, eine ghanaische Mischung aus Seide und Baumwolle.
Auf dem Laufsteg präsentierten ihre Models das mit braunen Turbanen, die an Tuareg-Nomaden erinnern. “Dies ist Westafrika”, sagte sie über ihre Kollektion.
Maki Oh, eine andere nigerianische Designerin, hat eine Sammlung von “Street Fashion” vorgestellt, sinnlich, mit Baggy-Hose aus dem ASO-oke, einem traditionellen Stoff im südlichen Nigeria, geschnitten.
Laut dem südafrikanischen Designer Malcolm Kluk, Afrika bietet jetzt einen neuen Impuls zur internationalen Mode.
“Afrika ist ein aufstrebendes Modezentrum. Europa und die USA sind eher Modegesättigt. Wenn Sie an Prada und Gucci denken -.. Gibt es eine Laden an fast jeder Straßenecke” , sagte er.
Während das Interesse wächst für afrikanische Künstler, sind ihre Arbeitsbedingungen auf dem Kontinent immer noch manchmal schwierig. Unzureichende Infrastruktur, Mangel an Elektrizität oder illegales Kopieren in der Abwesenheit von Rechtsvorschriften über das Urheberrecht: viele Modemacher gehen daher außerhalb des Kontinents.
Im Umgang mit Plagiaten hat Nkwo Onwuka, nigerianische Stylistin in Großbritannien, einen Rat. “Du brauchst immer eine Nasenlänge Vorsprung und einen eigenen Look.”
© 2012 AFP

0 thoughts on “MODESCHAU in LAGOS, NIGERIA: AFRIKANISCHE MODE TROTZT STEREOTYPEN – La mode africaine se moque des clichés”

Leave a Reply