SOMALIA: MOGADISCHU DAMALS UND HEUTE- HISTORISCHE FOTO-EXPO – Mogadiscio hier et aujourd’hui – Mogadishu Then and Now, photo-expo by Mohamud Diriye and Rasna Warah

Kenia: eine Foto-Ausstellung zeigt die frühere Schönheit der somalischen Hauptstadt Mogadischu
Kenya: une expo photo montre la beauté passée de la capitale somalienne Mogadiscio
ENGLISH AND PHOTOPART BELOW THE FRENCH ARTICLE

Kenia: eine Foto-Ausstellung zeigt die frühere Schönheit der somalischen Hauptstadt Mogadischu
NAIROBI (AFP) – 2012.06.05 13:20 – Von Peter Martell
expoEingeweiht 4. Juni 2012 im Französischen Kulturzentrum in der kenianischen Hauptstadt Nairobi, enthüllt die Ausstellung “Mogadischu gestern und heute, bildliche Hommage an die meisten verwüstete afrikanische Stadt”, seltene Aufnahmen der vergangenen Schönheit der somalischen Hauptstadt. Leidenschaftlicher Twist in einer Strandbar, Vespa-Roller auf eleganten, breiten Boulevards: die verblassten Bilder eines verlorenen Somalia und seiner alten Hauptstadt, im Widerspruch zu einem jetzt besser für Hunger und Krieg bekannten Ort.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITERLESEN GANZ UNTEN

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Kenya: une expo photo montre la beauté passée de la capitale somalienne Mogadiscio
NAIROBI (AFP) – 05.06.2012 13:20 – Par Peter MARTELL
Inaugurée le 4 juin 2012 au centre culturel français de la capitale kényane, Nairobi, l’exposition “Mogadiscio hier et aujourd’hui, hommage pictural à la plus meurtrie des villes africaines” dévoile les rares clichés de la beauté passée de la capitale somalienne. Un twist déchaîné dans un bar du front de mer, des vespas sur d’élégantes avenues: ces vieilles photographies d’une lointaine Somalie et de sa capitale Mogadiscio sont à des lieues de l’image qu’offre désormais le pays ravagé par la guerre.

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Mogadischu Strand, Beach, Plage, from: Africareview

A ceux qui s’y aventurent aujourd’hui, la capitale somalienne, considérée comme l’une des plus dangereuses au monde, ne livre que de rares clichés de sa beauté passée. Mais une exposition de photos, “Mogadiscio hier et aujourd’hui, hommage pictural à la plus meurtrie des villes africaines”, s’en veut le témoignage.
“Beaucoup de jeunes Somaliens sont nés dans des camps de réfugiés ou à travers le monde, ils ne connaissent pas Mogadiscio, ils ne savent pas ce qu’ils ont perdu,” raconte Mohamud Diriye, commissaire de l’exposition inaugurée lundi au centre culturel français de la capitale kényane Nairobi.
“Le souvenir du passé nous permet d’espérer pour l’avenir“, poursuit cet ancien directeur des musées de Mogadiscio, qui a réussi à sauver des boîtes entières de photographies historiques quand la guerre civile a éclaté dans le pays en 1991. Plus de 20 ans après, la capitale est encore le théâtre de réguliers attentats-suicides et attaques à la grenade.
“Il ne reste plus rien”, poursuit M. Diriye, en pointant, sur un cliché plus récent, des trous béants sur la façade d’un musée. “Tout a été pillé, tout.”

Le commissaire de l'exposition Mohamud Diriye montre des clichés de la Somalie, le 23 mai 2012 à Na
Kurator Mohamud Diriye
Le commissaire de l’exposition Mohamud Diriye montre des clichés de la Somalie, le 23 mai 2012 à Nairobi, au Kenya
foto (c) AFP/Archives – by Tony Karumba

Une photo du début des années 80 montre un hôtel blanchi à la chaux, frappé par les vagues, qui abritait sur son toit un bar et une discothèque courus. Aujourd’hui n’en demeurent que des piliers qui soutiennent à peine la structure.
“A une époque, il y avait plus de discothèques que de mosquées à Mogadiscio, croyez-moi,” poursuit M. Diriye, devant une photo de femmes vêtues de courtes robes à fleurs, dansant aux côtés d’hommes en pantalons à pattes d’éléphant.
“Rock’n roll, cha-cha-cha, reggae, twist… on dansait tout,” ajoute-t-il. “Mon rêve était d’être musicien.”
Sur un autre cliché, une rue étroite à l’architecture mauresque, évocatrice du film “Casablanca”, mène à un porche lui aussi blanchi à la chaux. Dans le fond, le bleu intense de l’océan Indien scintille.
“J’espère que les gens regarderont ces images et diront, +On avait tout ça!+ Alors on peut se mettre d’accord sur quelque chose,” renchérit Ismail Osman, l’un des organisateurs de l’exposition, qui a grandi en Somalie avant de se réfugier aux Etats-Unis en 1991.
Une photo montre encore une affiche de promotion du tourisme avec plages de sable blanc, rues jalonnées de palmiers, un enfant sourire aux lèvres en toile de fond et cette légende en anglais: +Beautiful Somalia+. “Les gens venaient en Somalie pour les vacances,” poursuit M. Osman.
Les combats ont commencé à frapper la Somalie à la fin des années 80, pour tourner à la guerre civile à la chute du président Siad Barre en 1991. Depuis, le pays vit sans autorité centrale, livré à des batailles de clans, milices et groupes de pirates, qui luttent pour le contrôle de plus ou moins grandes parties du territoire.
“une ville magique”
“Il y a un Mogadiscio stéréotypé — tout ce que vous voyez normalement, ce sont des images de pirates, terroristes ou de mères et enfants qui meurent de faim,” déplore la Kényane Rasna Warah, qui a pris les photos du Mogadiscio contemporain pour l’exposition.
“Alors quand je suis arrivée à Mogadiscio, je ne pouvais pas croire qu’il y avait encore de beaux bâtiments ici — même s’ils sont criblés de balle,” poursuit-elle.
Mogadiscio a été fondée au Xe siècle par des commerçants perses et arabes. Des navires chargés d’étoffes, épices et autres biens traversaient l’océan Indien pour échanger ici leur cargaison contre ivoire, esclaves, dromadaires, encens, myrrhe. Un peu plus tard, Mogadiscio allait passer sous le contrôle d’Oman et de Zanzibar, avant l’arrivée des colonisateurs italiens en 1891.
“C’est une ville ancienne, une ville magique, avec certaines des plus vieilles mosquées d’Afrique”, dit encore M. Diriye.
L’exposition de photos a déjà été montrée en Turquie. Et ses organisateurs espèrent qu’elle ira aussi dans la capitale somalienne.
“Notre principal objectif est de ramener ces photos chez elles, pour les montrer à la population là-bas,” poursuit Mme Warah. “Il nous faudra simplement trouver un bâtiment épargné par les balles pour les accueillir.”
© 2012 AFP

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A collage of archival photos show how Mogadishu once proudly boasted buildings in Arabic, Italianate and modern styles all coming together in one urban landscape. Photos: Mohamud Diriye
Extract – Mogadishu Then and Now: the rise and fall of a historic city
In this extract from their forthcoming book Mogadishu Then and Now: a pictorial tribute to Africa’s most wounded city, Rasna Warah and Mohamud Diriye recount the history of Mogadishu from its origins in Arab and Persian trade to the outbreak of civil war in 1991.

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The Somali Parliament before and after the devastation of civil war. Before: Mohamud Diriye. After: Rasna Warah
Restoring the splendour of Mogadishu in our collective memory

Mogadishu now and then in photo exhibition
Snapshot memories of Somalia’s war-scarred capital offer proof of its forgotten past alongside recent images of its destruction.
Middle East Online , 29.05.2012 By Peter Martell – NAIROBI
Funky dancing in a seaside bar, Vespa scooters on elegant, broad boulevards: the faded images of a lost Somalia and its ancient capital are at odds with a place now better known for famine and war.
Those who dare to visit contemporary Mogadishu, often dubbed the world’s most dangerous capital, catch only a glimpse of its vanished beauty in the bullet-scarred wasteland devastated by more than two decades of civil war.
But a new photo exhibition, entitled a “Pictorial Tribute to Africa’s Most Wounded City”, offers proof of Mogadishu’s forgotten past alongside recent — and more recognisable — images of the ruin so much of it has become.
“Many of the young people of Somalia were born in refugee camps or around the world, so they don’t know Mogadishu, they don’t know what they lost,” said the show’s curator Mohamud Diriye, former head of Mogadishu’s museums.
Its organisers hope the pre-1990s images, to be displayed in the Alliance Française in the Kenyan capital Nairobi in June, recall what Mogadishu once was and, perhaps, what it could be again.
“The memory of the past offers hope for the future,” said Diriye. He managed to rescue boxes of historical photographs when brutal civil war broke out in 1991 — battles that continue today as Islamist fighters attack the weak Western-backed government and African Union forces in Mogadishu.
“Nothing was left,” he said, shaking his head at a photograph showing gaping holes smashed in a museum wall. “It was all looted, everything.”
One photograph from the early 1980s shows a white-washed hotel against crashing waves, a once popular nightclub and bar on its rooftop. Today only the grey concrete pillars that barely hold up the crumbling structure remain.
“There used to be more nightclubs than mosques in Mogadishu, believe me,” said Diriye wistfully, pointing to another shot from the same years of women in flowery minidresses grooving alongside men in tight white flares.
“Rock’n roll, cha-cha-cha, reggae, the twist, Soul Train, we’d dance them all,” he added, lingering over a shot of his younger self, where he sported a fine afro haircut and moustache. “My dream was to be a musician.”
Outside a cathedral from the Italian colonial era — now a roofless ruin once used as target practice by Islamist fighters — schoolgirls smile for the camera in front of a bride in a flowing white wedding dress.
Female police officers in caps and tight blouses pose in another shot from the 1980s, an image unthinkable today in the restive capital even though the Al-Qaeda affiliated Islamist Shebab insurgents were driven out last year.
In another shot, a narrow street with Moorish architecture like that in the film classic Casablanca leads to a white-washed stone archway, beyond which the deep blue waters of the Indian Ocean glitter in the distance.
— ‘A magic city’ —
“Instead of looking at our differences, the photographs help to show what we all have in common — our history,” said co-curator Ismail Osman, who grew up in Somalia but fled to the US in 1991.
“I hope people look at the images and say, ‘We had all this! Then we can agree on something.'”
Another shot shows a tourism poster of white sand beaches and palm-lined streets with a smiling child in the foreground and the capital “Beautiful Somalia”.
“People used to come to Mogadishu for holidays,” said Osman. “As a teenager in the 1980s, I used to remember that I could choose from 11 different cinemas.”
Fighting erupted in Somalia in the late 1980s and escalated into civil war after a 1991 coup, with rival militias, warlords and Islamist fighters battling ever since for control of the lawless nation.
“There is a stereotype of Mogadishu — all you see normally are images of a pirate, terrorist or a starving mother and child,” said photographer Rasna Warah, a Kenyan of Indian origin who took the contemporary shots in the show.
“So when I arrived in Mogadishu, I couldn’t believe that there are still buildings of beauty there, even if they are full of bullet holes,” said Warah, whose visit to the city last year gave her the idea for the show.
Mogadishu — from the Arabic Maq’adul Shah or “seat of the sovereign” — was founded in the 10th century by Arab and Persian traders.
Ships loaded with cloth, spices and other goods would cross the Indian Ocean to trade at Mogadishu’s port for ivory, slaves, camels, frankincense and myrrh.
“It is an ancient city, a magic city, and some of the mosques are the oldest in Africa,” Diriye said.
Later, rulers from Oman and the East African spice island of Zanzibar took control before Italian colonisers arrived in 1891, transforming much of the city with wide boulevards and Roman-style triumphal arches.
Today, hundreds of thousands of displaced people live in and around Mogadishu, many in rag-and-plastic shelters, some in the roofless ruins of hotels, churches and villas.
But despite the violence, Mogadishu retains its unique character: Arab-style coral stone houses and a centuries-old lighthouse are crumbling but still line the seafront, while the national theatre is pockmarked with bullets and lost its roof but reopened earlier this year.
The exhibition — partly funded by a Turkish company — has also been shown in Turkey and organisers hope it will one day make it to Mogadishu.
“Our main goal is to take the photos home to show people there,” Warah said. “We will just have to find a building without bullet holes to put it in.”
END

Kenia: eine Foto-Ausstellung zeigt die frühere Schönheit der somalischen Hauptstadt Mogadischu
NAIROBI (AFP) – 2012.06.05 13:20 – Von Peter Martell
Eingeweiht 4. Juni 2012 im Französischen Kulturzentrum in der kenianischen Hauptstadt Nairobi, enthüllt die Ausstellung “Mogadischu gestern und heute, bildliche Hommage an die meisten verwüstete afrikanische Stadt”, seltene Aufnahmen der vergangenen Schönheit der somalischen Hauptstadt. Leidenschaftlicher Twist in einer Strandbar, Vespa-Roller auf eleganten, breiten Boulevards: die verblassten Bilder eines verlorenen Somalia und seiner alten Hauptstadt, im Widerspruch zu einem jetzt besser für Hunger und Krieg bekannten Ort.
— GRUNDLAGE DER TEXTKORREKTUR IST DAS ETWAS LÄNGERE ENGLISCHE ORIGINAL; NICHT DAS FRANZÖSISCHE —
Diejenigen, die heute das zeitgenössische Mogadischu zu besuchen wagen, oft genannt die weltweit gefährlichste Hauptstadt, fangen nur einen Blick ihrer verschwundenen Schönheit in dem Ödland, das von mehr als zwei Jahrzehnten Bürgerkrieg verwüstet wurde.
Aber eine neue Fotoausstellung bietet Nachweis der vergessenen Vergangenheit Mogadischus neben den jüngsten – und mehr erkennbaren – Bildern der Ruine, die so viel davon geworden ist.
“Viele der jungen Menschen in Somalia wurden in Flüchtlingslagern oder auf der ganzen Welt geboren, so dass sie Mogadischu nicht kennen; sie wissen nicht, was sie verloren haben”, sagte Kurator der Ausstellung, Mohamud Diriye, ehemaliger Leiter von Mogadischu’s Museen.
Die Organisatoren hoffen, dass die Vor-1990er Jahren Bilder, die in der Alliance Française in der kenianischen Hauptstadt Nairobi im Juni gezeigt werden, daran erinnern, was Mogadischu einmal war, und, vielleicht, was es wieder sein könnte.
“Die Erinnerung an die Vergangenheit bietet Hoffnung für die Zukunft”, sagte Diriye. Er schaffte es, Kisten mit historischen Fotos zu retten, als der brutale Bürgerkrieg ausbrach im Jahr 1991 – Schlachten, die heute noch andauern, wo islamistische Kämpfer die schwache vom Westen unterstützte Regierung und die Kräfte der Afrikanischen Union in Mogadischu angreifen.
“Nichts ist übrig”, sagte er und schüttelte den Kopf über einer Fotografie, die die klaffenden Löcher in einer Museumswand zeigt. “Es wurde alles geplündert, alles.”
Ein Foto aus den frühen 1980er Jahren zeigt ein weiß getünchtes Hotel gegenüber brechenden Wellen, mit einer einst beliebten Diskothek und Bar auf der Dachterrasse. Heute sind nur noch die grauen Betonpfeiler da, die die bröckelnde Struktur kaum halten.
“Früher gab es mehr Nachtclubs als Moscheen in Mogadischu, glauben Sie mir”, sagte Diriye wehmütig, zeigt auf eine andere Einstellung aus den gleichen Jahren, ein Bild von Frauen in blumigen Minikleidern, die neben Männern in engen weißen Anzügen flanieren.
“Rock’n Roll, Cha-Cha-Cha, Reggae, der Twist, Soul Train, wir tanzten sie alle”, fügte er hinzu, verweilen bei einem Foto von seinem jüngeren Selbst, wo er eine feine Afro-Frisur und Schnurrbart trug. “Mein Traum war es, ein Musiker zu sein.”
Außerhalb einer Kathedrale aus der italienischen Kolonialzeit – heute eine Ruine ohne Dach, sie wurde von islamistischen Kämpfern als Schiessübungsplatz verwendet – lächeln Schülerinnen für die Kamera, vor einer Braut in einem wallenden weißen Brautkleid.
Weibliche Polizisten mit Kappen und engen Blusen posieren in einer anderen Einstellung aus den 1980er Jahren, ein Bild heute undenkbar in der unruhigen Hauptstadt, obwohl die der Al-Qaida verbundenen islamistischen Shebab Aufständischen im vergangenen Jahr aus der Stadt vertrieben wurden.
In einem weiteren Foto führt eine schmale Straße mit maurischer Architektur wie in dem Filmklassiker Casablanca zu einem weiß getünchten steinernen Torbogen, hinter dem das tiefblaue Wasser des Indischen Ozeans in der Ferne funkelt.
– “Eine magische Stadt” –
“Anstatt unsere Unterschiede sollen die Fotos zeigen, was wir alle gemeinsam haben – unsere Geschichte”, sagte Co-Kurator Ismail Osman, der in Somalia aufwuchs, aber floh in die USA im Jahr 1991.
“Ich hoffe, die Menschen werden auf die Bilder schauen und sagen: ‘Wir hatten das alles! Dann können wir uns auf etwas einigen.'”
Ein weiteres Foto zeigt ein Tourismus-Plakat mit weißen Sandstränden und Palmen gesäumten Straßen, mit einem lächelnden Kind im Vordergrund und der Überschrift “Beautiful Somalia”.
“Die Menschen reisten nach Mogadischu für den Urlaub”, sagte Osman. “Als Teenager in den 1980er Jahren konnte aus 11 verschiedenen Kinos wählen.”
Die Kämpfe in Somalia waren in den späten 1980er Jahren ausgebrochen und eskalierten in einen Bürgerkrieg nach dem Putsch von 1991, mit rivalisierenden Milizen, Warlords und islamistischen Kämpfern, die seitdem um die Kontrolle des gesetzlosen Nation kämpfen.
“Es gibt ein Stereotyp von Mogadischu – alles was Sie in der Regel sehen sind Bilder von Piraten, Terroristen oder einer hungernden Mutter und ihrem Kind”, sagte Fotografin Rasna Warah, eine Kenianerin indischer Herkunft, die die zeitgenössischen Aufnahmen in der Expo aufnahm.
“Also, als ich in Mogadischu eingetroffen bin, konnte ich nicht glauben, dass es noch Gebäude von Schönheit gibt, auch wenn sie voller Einschusslöcher sind”, sagte Warah, deren Besuch in der Stadt im letzten Jahr ihr die Idee für die Expo gab.
Mogadischu – aus dem Arabischen ‘Maq’adul Shah’ oder “Sitz des Souveräns” – wurde im 10. Jahrhundert von arabischen und persischen Händlern gegründet.
Schiffe mit Tuch, Gewürzen und anderen Waren geladen überquerten den Indischen Ozean, um sie in Mogadischu’s Hafen gegen Elfenbein, Sklaven, Kamele, Weihrauch und Myrrhe zu handeln.
“Es ist eine alte Stadt, eine magische Stadt, und einige von den Moscheen sind die ältesten in Afrika”, sagte Diriye.
Später übernahm der Herrscher von Oman und der ostafrikanischen Gewürzinsel Sansibar die Kontrolle, bevor die italienischen Kolonisatoren im Jahr 1891 kamen und mit ihnen die Umwandlung der Stadt mit breiten Boulevards und Triumphbögen im römischen Stil.
Heute leben Hunderttausende von Vertriebenen in und um Mogadischu, viele davon in Zweig- und Kunststoff-Unterständen, manche in den Ruinen von Hotels ohne Dach, Kirchen und Villen.
Doch trotz der Gewalt behält Mogadischu seinen einzigartigen Charakter: im arabischen Stil gebaute Korallen-Steinhäuser und ein Jahrhunderte alter Leuchtturm bröckeln zwar, säumen aber immer noch die Strandpromenade, während das nationale Theater mit Kugeln durchsiebt wurde und sein Dach verlor, aber zu Beginn dieses Jahres wiedereröffnet hat.
Die Ausstellung – teilweise von einer türkischen Firma finanziert – ist auch in der Türkei gezeigt worden, und die Organisatoren hoffen, dass sie sie eines Tages nach Mogadischu bringen können.
“Unser Hauptziel ist es, die Fotos mit nach Hause zu nehmen, um sie den Menschen dort zu zeigen”, sagte Warah. “Wir werden nur noch ein Gebäude ohne Einschusslöcher zu finden haben.”
© 2012 AFP

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