MOSAMBIK, CO2-SPAREN: MANIOK STATT KOHLE IM OFEN – Mozambique: quand le manioc remplace le charbon dans les réchauds

Mosambik: Maniok als Brennstoff statt Kohle
Maputo (AFP) – 2012.08.06 10.35 – Von Jinty Jackson
In der Regel endet Maniok auf dem Teller, aber bei Maria in Mosambik dient es als als Brennstoff im neuen Herd, unter den glänzenden Augen der dänischen und amerikanischen Promotoren dieses Projekts der Bio-Innovation. Während viele afrikanische Länder bestrebt sind, die Berge von Feuerholz, die zum Kochen verschlungen werden, zu reduzieren, hat dieser Ofen einen Vorteil: der Benutzer braucht keine Kohle und seine Verkäufer können wertvolle Kohlenstoff-Credits erzeugen.
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Mozambique: quand le manioc remplace le charbon dans les réchauds
MAPUTO (AFP) – 08.06.2012 10:35 – Par Jinty JACKSON
D’ordinaire, le manioc finit dans l’assiette, mais chez Maria Douca au Mozambique, il sert de carburant dans son nouveau réchaud, couvé des yeux par les promoteurs danois et américain de ce projet bio-innovant. Alors que de nombreux pays africains s’évertuent à réduire les montagnes de bois de chauffe englouti pour la cuisson des aliments, ce poêle a un avantage: il est sans charbon pour l’utilisateur et, pour ses vendeurs, il peut générer de précieux crédits carbone hautement monnayables.

Maria Douca cuisine sur un réchaud fonctionnant avec un carburant à base de manioc, le 19 mai 2012 à
Maria Douca kocht auf Maniokofen, Mosambik
Maria Douca cuisine sur un réchaud fonctionnant avec un carburant à base de manioc, le 19 mai 2012 à Maputo, au Mozambique
AFP – Jinty Jackson

Le mécanisme est simple: une entreprise d’un pays industrialisé investit dans un projet réduisant les émissions de CO2 dans un pays en développement.
En échange, elle obtient des crédits carbone revendus à des industriels ayant besoin de réduire leur bilan carbone. Ici, le trio qui opère est le groupe danois Novozymes, la banque Bank of America Merrill Lynch et une société américaine de capital-risque Cleanstar.
A Maputo, 200 réchauds ont été écoulés en avril-mai. Mais Joseph Hanlon, fin connaisseur de l’économie locale, reste sceptique. “Les pays en développement croulent sous les centaines, voire les milliers de tentatives d’améliorer les poêles. Ça marche à petite échelle mais n’est jamais largement adopté. Et il y a beaucoup de raisons à ça. Changer les méthodes de cuisson est difficile. Les appareils trop techniques marchent rarement”, dit-il.
Mais “celui-ci est le premier vraiment complet. Du point de vue de l’environnement, il apporte une vraie réduction des gaz à effet de serre”, affirme Abyd Karmali, directeur pour le marché carbone chez BoA Merrill Lynch.
Même enthousiasme chez Novozymes, qui produit l’éthanol de manioc dans une raffinerie du port de Beira où les agriculteurs sont invités à vendre leur surplus.
Son président Steen Riisgaard compte essaimer ailleurs, au Kenya, Tanzanie et Ouganda. Pour que ça marche, dit-il à l’AFP, “il faut que chaque maillon de la chaîne soit gagnant économiquement sinon ça s’effondre”.
Au Mozambique, environ 85% de l’énergie vient du bois.
Pour cuisiner, les habitants utilisent un poêle à charbon posé à même le sol dehors. C’est une source de maladie respiratoire, mais aussi un gouffre financier pour les ménages, le prix du charbon ayant doublé en trois ans.
“J’avais des problèmes avec mes yeux quand je cuisinais par terre. Mes yeux se mettaient à pleurer et j’avais des problèmes d’asthme”, dit Maria, qui approche de la soixantaine.
Désormais, pour faire le thé, cuire des oeufs ou préparer un légume, elle peut cuisiner à l’intérieur de ses quatre murs. Le nouvel appareil en inox ressemble à un réchaud de camping. Il est alimenté avec des bouteilles d’un à cinq litres d’éthanol de manioc, en vente dans un seul magasin de Maputo à l’enseigne Cleanstar.
Conquise, Maria a acheté un deuxième réchaud malgré son coût d’environ 20 euros, une somme qui suffit pour faire vivre huit personnes pendant une semaine.
Bien que subventionné, le prix reste trois à cinq fois plus cher qu’un poêle à charbon ordinaire.
Au départ, le gouvernement du Mozambique était hésitant face au projet.
Les biocarburants, comme l’éthanol de manioc, sont considérés comme un facteur aggravant de la crise alimentaire à l’origine de troubles violents dans plusieurs pays.
Le Mozambique, pays dont les surfaces boisées couvrent la moitié de la superficie totale (800.000 km2), utilise moins de 10% de ses terres arables, le plus faible taux d’occupation agricole de toute l’Afrique australe.
Résultat, en dépit de l’importance de l’agriculture vivrière qui occupe 80% de la main d’oeuvre, le pays doit importer de la nourriture, et la malnutrition reste répandue.
Les autorités se sont finalement laissées convaincre estimant qu'”il n’y a pas de contradiction entre produire de la nourriture et produire pour l’agro-industrie”, selon le ministre de l’Agriculture, Jose Pacheco. “Notre pays est vaste”, dit-il.
De son côté, Maria a réduit de moitié sa consommation de charbon. Elle continue de l’utiliser pour griller la viande ou les gros plats mijotés. “Question d’habitude, dit-elle. On a toujours utilisé le charbon”.
© 2012 AFP

Mosambik: Maniok als Brennstoff statt Kohle
Maputo (AFP) – 2012.08.06 10.35 – Von Jinty Jackson
In der Regel endet Maniok auf dem Teller, aber bei Maria in Mosambik dient es als als Brennstoff im neuen Herd, unter den glänzenden Augen der dänischen und amerikanischen Promotoren dieses Projekts der Bio-Innovation. Während viele afrikanische Länder bestrebt sind, die Berge von Feuerholz, die zum Kochen verschlungen werden, zu reduzieren, hat dieser Ofen einen Vorteil: der Benutzer braucht keine Kohle und seine Verkäufer können wertvolle Kohlenstoff-Credits erzeugen.
Der Mechanismus ist einfach: ein Unternehmen aus einem Industrieland investiert in ein Projekt der CO2-Reduktion in einem Entwicklungsland.
Im Gegenzug bekommt es Emissionsgutschriften, die an Hersteller verkauft werden, die ihren Kohlendioxid-Ausstoß reduzieren müssen. Hier ist das betreibende Trio die Gruppe von: die dänische Novozymes, die Bank Bank of America Merrill Lynch und einer US-Risikokapitalfirma, die Cleanstar.
In Maputo wurden 200 Öfen im April-Mai verkauft. Aber Joseph Hanlon, ein Kenner der lokalen Wirtschaft, bleibt skeptisch. “Die Entwicklungsländer ertrinken in Hunderten oder Tausenden von Versuchen, die Öfen zu verbessern. Es funktioniert im kleinen Maßstab, wurde aber nie weithin angenommen. Und es gibt viele Gründe dafür. Die Garmethoden ändern, das ist schwierig . Zu technische Apparate funktionieren selten”, sagte er.
Aber “dies ist der erste wirklich umfassende. Aus der Sicht der Umwelt, führt er zu einer realen Reduktion von Treibhausgas-Emissionen”, sagte Abyd Karmali, Direktor für den Kohlenstoffmarkt bei BoA Merrill Lynch.
Gleiche Begeisterung bei Novozymes, die Ethanol aus Maniok produziert in einer Raffinerie im Hafen von Beira, wo die Bauern aufgefordert werden, ihre Überschüsse zu verkaufen.
Ihr Präsident Steen Riisgaard Konto will weiter hinaus, nach Kenia, Tansania und Uganda. Damit es funktioniert, sagte er AFP, “muss jedes Glied in der Kette wirtschaftlich Sieger sein, oder es kollabiert”.
In Mosambik kommt etwa 85% der Energie aus Holz.
Um zu kochen, verwenden die Menschen einen Kohleofen, auf den Boden außerhalb platziert. Es ist eine Quelle der Erkrankung der Atemwege, aber auch ein finanzielles Desaster für Haushalte, denn der Preis für Kohle hat sich in drei Jahren verdoppelt.
“Ich hatte Probleme mit meinen Augen, wenn ich kochte auf dem Boden. Meine Augen fingen an zu weinen und ich hatte Probleme mit Asthma”, sagte Maria, fast 60.
Jetzt, um Tee zu machen, zu kochen, Eier oder Gemüse zu bereiten, kann sie innerhalb ihrer vier Wände kochen. Das neue Gerät sieht aus wie ein Edelstahl-Gaskocher. Es wird mit Flaschen von 4.59 Liter Ethanol aus Maniok gefüttert – Verkauf in einem einzigen Geschäft in Maputo mit Schild Cleanstar.
Überzeugt, kaufte Maria einen zweiten Herd trotz seiner Kosten von rund 20 Euro, eine Summe, die ausreicht, um acht Personen für eine Woche aufrecht zu erhalten.
Obwohl subventioniert, der Preis ist noch drei-bis fünfmal teurer als für normale Kohleöfen.
Ursprünglich war die mosambikanische Regierung zögerlich über das Projekt.
Biokraftstoffe wie Ethanol aus Maniok, gelten als ein erschwerender Faktor der Nahrungsmittelkrise, die an der Wurzel der gewalttätigen Unruhen in mehreren Ländern steht.
Mosambik, wo Wald bedeckt die Hälfte der Gesamtfläche (800.000 km2), nutzt weniger als 10% seiner Anbauflächen, die niedrigste Auslastung der Landwirtschaft im südlichen Afrika.
Ergebnis, trotz der Bedeutung der Subsistenz-Landwirtschaft mit 80% der arbeitenden Bevölkerung, muss das Land Lebensmittel importieren und Unterernährung ist weit verbreitet.
Die Behörden liessen sich schließlich überzeugen mit dem Argument, dass “es keinen Widerspruch zwischen der Herstellung von Lebensmitteln und produzieren für Agro-Industrie geben muss”, so der Minister für Landwirtschaft, Jose Pacheco. “Unser Land ist groß”, sagte er.
Für ihren Teil hat Maria ihren Kohleverbrauch halbiert. Sie fährt fort, um sie für Grillfleisch oder große Aufläufe zu verwenden. “Sache der Gewohnheit”, sagte sie. “Wir haben dafür immer Kohle genommen.”
© 2012 AFP

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