Neues Leben für vergewaltigte junge Kongolesinnen – RD Congo: la nouvelle vie des adolescentes violées à l’hôpital de Panzi à Bukavu

DR Kongo: das neue Leben der vergewaltigten Mädchen im Panzikrankenhaus in Bukavu
RDC: la nouvelle vie des adolescentes violées à l’hôpital de Panzi à Bukavu,

BUKAVU (RD Congo) (AFP) by Adia Tshipuku– 15.11.2009 11:24
Deutsche Übersetzung diesmal nicht maschinell-Google und verbessert, sondern ganz vom Blogautoren, der diesen Artikel sehr mag.

Das Panzikrankenhaus in der Hauptstadt des Süd-Kivu Bukavi hat sich auf die Behandlung der Opfer von sexueller Gewalt spezialisiert
L’hôpital de Panzi à Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu a fait du traitement des victimes de violences sexuelles sa spécialité.

Mit 15 Jahren war Marthe von Rebellen gekidnappt worden, um sexuelle Sklavin zu werden. Vor zwei Wochen ist sie im Panzikrankenhaus im Osten der DR Kongo angekommen, um zu versuchen, wieder Gefallen am Leben zu bekommen. Marthe (Anm.d.R.: Namen wurden geändert) ist in der sechsten Woche schwanger aus dem Dschungel angekommen. Inre Schlächter, Hutu-Rebellen der “Demokratischen Befreiungskräfte Ruandas” FDLR, die den Osten der Demokratischen Republik Kongo seit einem Jahrzehnt angrasen, hatten sie im März während eines mörderischen Überfalls auf ihr Dorf entführt. Sechs Monate lang diente sie den zwei wichtigsten Chefs der Bande als sexuelle Sklavin. Ende Oktober nutzt sie einen Moment der Unaufmerksamkeit ihrer Bewacher und kann entkommen. Als Vergeltung haben die Rebellen dann ihr Dorf wieder überfallen und ihre Mutter getötet.
A 15 ans, Marthe a été kidnappée par des rebelles pour être esclave sexuelle. Depuis deux semaines, elle est arrivée à l’hôpital de Panzi à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où elle tente de reprendre goût à la vie. Marthe (ndlr: les prénoms ont été modifiés) est arrivée de la brousse enceinte de de six semaines. Ses bourreaux, des rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui écument l’est de la RDC depuis une décennie, l’avaient enlevée en mars lors d’un raid meurtrier dans son village.
Pendant six mois, elle a servi d’esclave sexuelle aux deux principaux chefs de la bande. Fin octobre, elle a profité d’un moment d’inattention de ses gardes pour s’échapper. En représailles, les rebelles sont repartis dans son village et ont tué sa mère.

12 novembre 2009 à l'hôpital de Panzi à Bukavu1 Fotos (c)AFP: Des femmes victimes de viols le 12 novembre 2009 à l’hôpital de Panzi à Bukavu
Vergewaltigungsopfer im Panzi Krankenhaus, 12.11.2009

Im Panzikrankenhaus wurde Marthe dann aufgenommen, wie etwa hundert andere Patientinnen mit ähnlichen Geschichten. Dieses Zentrum war 1999 von Dr. Denis Mugweke gegründet worden, einem in der Region für seine Spezialisierung auf Opfer sexueller Gewalt bekannt gewordenen Gynekologen. 2008 und 2009 war er als möglicher Friedensnobelpreisträger im Gespräch.
A l’hôpital de Panzi à Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, Marthe a été recueillie, comme une centaine d’autres pensionnaires aux histoires similaires. Ce centre a été fondé en 1999 par le docteur Denis Mugweke, gynécologue devenu célèbre dans la région pour avoir fait du traitement des victimes de violences sexuelles sa spécialité. Son nom a circulé en 2008 et 2009 comme possible prix Nobel de la paix.

Hinweis: Dr. Mugweke nahm auch im Juli dieses Jahres an einem runden Tisch von kongolesischen Opfer- und Nichtregierungsorganisationen mit Hillary Clinton in Goma teil. Das gesamte Gesprächsprotokoll, in deutscher Übersetzung, ist Bestandteil meines am grossen Dossiers zum Thema und zur Clintonvisite. »»» hier lesen.
Une traduction francaise de la table ronde de Hillary Clinton avec des femmes victimes congolaises (Goma, juillet 2009), ou parlait egalement Dr. Mugweke, fera partie de mon noveau grand dossier au sujet, a paraitre en fin de ce mois. Vous en trouverez le lien »»» ici.

bannerwomenIm Hinterhof seines den Opfern sexueller Gewalt reservierten Opfern – jährlich durchschnittlich 5000 – wartet Marthe seitdem auf die Geburt ihres ersten Kindes, dessen Vater sie sicherlich niemals kennen wird. “Ich bin hier sehr gut aufgenommen worden. Man gibt mir Medikamente und meine Niederkunft wird kostenlos”, sagt sie mit gesenktem Kopf und kaum hörbarer Stimme.
Dans l’arrière-cour de son hôpital réservée aux femmes victimes de violences sexuelles – 5.000 en moyenne chaque année – Marthe attend désormais la naissance de son premier enfant, dont elle ne connaîtra certainement jamais le père. “J’ai été bien accueillie ici. On me donne des médicaments et je vais accoucher gratuitement”, dit-elle, la tête basse, d’une voix à peine audible.

Marie, eine andere, 13 Jahre alte Pensionärin – sie sieht aber wie 20 aus -, ist eine der “Dienstältesten” dieses Gesundheitszentrums. Sie war im Alter von acht Jahren hier afgenommen worden. “Bei ihrer Ankunft hier lag sie in den letzten Zügen. Ihr Dorf war gerade dem Erdboden gleichgemacht worden, und sie von zehn Männern vergewaltigt”, erzählt die Opferanwältin des Krankenhauses Frau Thérèse Kulungu der AFP. Hete ist sie von ihrem Trauma geheilt; um zu überleben, neben der sozialen nd ökonomischen Versorgung, die sie wie ihre Schicksalsschwestern bekommt, lernt sie zu stricken.
Marie, une autre pensionnaire de 13 ans, mais qui paraît en avoir 20, est l’une des “doyennes” de ce centre de santé. Elle y a été recueillie lorsqu’elle avait huit ans. “Elle était agonisante à son arrivée ici. Son village venait d’être rasé et elle-même avait été violée par une dizaine d’hommes”, raconte à l’AFP Me Thérèse Kulungu, avocate des victimes au sein de l’hôpital. Guérie aujourd’hui de son traumatisme, Marie apprend à tricoter pour survivre, en plus de la prise en charge sociale et économique dont elle bénéficie comme ses congénères.

In einem der zwei nachoperativen Säle liegt die zwölfjährige Grâce. Ihre Genital- und Analpartien hatten genäht werden müssen, nachdem die damals Siebenjährige nach ihrer Entführung mehrere Monate lang vergewaltigt und eingesperrt worden war. An Ort nd Stelle setzten ihr die Chirurgen einen Plastikbeutel auf den Bauch, um ihren Kot und ihr Urin aufzufangen. “Es gibt Glauben, nach denen Vergewaltigungen Minderjähriger zu Reichtum führen oder von Aids heilen”, erklärt Frau Kulungu. Paradoxerweise aber, führt sie fort, “wird, den Bräuchen gemäß, über eine Frau der Bann ausgesprochen, wenn sie vergewaltigt wird.”
Dans l’une des deux salles postopératoires, séjourne Grâce, une victime de 12 ans. Kidnappée à sept ans, séquestrée, violée pendant plusieurs mois, sa partie génitale et son orifice anal ont dû être recousus. En lieu et place, les chirurgiens lui ont mis une poche en plastique sur le ventre pour recueillir ses selles et son urine.
“Il y a des croyances selon lesquelles les viols de mineurs procurent la richesse ou guérissent du sida”, explique Me Kulungu. Mais paradoxalement, “lorsqu’une femme est violée, elle est bannie selon la coutume”, ajoute-elle.

Im Dank der Stifter existierenden Panzikrankenhaus können die Opfer entscheiden, juristische Schritte gegen ihre Schänder zu versuchen -jene Frauen jedenfalls, die sie identifizieren können. “Momentan haben wir 54 Akten vor Gericht” in Bukavu, bestätigt die Anwältin, die ebenfalls Mitglied der seit April existierenden Rechtsabteilung des Zentrums ist. Diese Rechtsabteilung begleitet die Klägerinnen über kostenlose Rechtsberatung hinaus bis zum Ende ihrer Prozesse.
A l’hôpital de Panzi – qui vit grâce à des donateurs – les victimes peuvent décider d’intenter des actions en justice contre leurs bourreaux, pour celles qui parviennent à les identifier. “A ce jour, nous avons 54 dossiers au niveau du parquet” de Bukavu, affirme l’avocate, également membre de la section juridique du centre qui existe depuis avril. En plus de l’assistance juridique gratuite, la section accompagne les plaignantes jusqu’à la fin du processus judiciaire.

Marie scheint aber eher mit der Geburt ihres Kindes in drei Monaten beschäftigt zu sein. Auch das Baby wird versorgt werden, im Kinderhort des Krankenhases, wo etwa zwanzig “FDLR-Kinder” fröhlich an der frischen Luft spielen.
Marie, elle, semble plutôt préoccupée par la naissance de son enfant dans trois mois. Lui aussi sera pris en charge dans la garderie de l’hôpital, où une vingtaines “d’enfants FDLR” s’amusent gaiement à l’air libre.
© 2009 AFP

12 novembre 2009 à l'hôpital de Panzi à Bukavu2

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