NIGER, Getreidebanken: VERSUCHE, DEN ZYKLUS DER NAHRUNGSMITTELKRISEN ZU DURCHBRECHEN – Au Niger, des tentatives pour casser le cycle des crises alimentaires

In Niger versucht man, den Zyklus von Ernährungskrisen zu brechen
TIBIRI (Niger) (AFP) – 2012.08.06 11:30 – von Quentin Leboucher
Schaufel in der Hand, barfuß, gräbt Hanatou Löcher in die Erde, um Regenwasser zu halten. In ihrem Dorf Tibiri im Südwesten Nigers versucht man alles Erdenkliche, um den Zyklus der Ernährungskrisen zu brechen, deren neueste in diesem Jahr wieder das Land schlägt.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM 2. FOTO

Au Niger, des tentatives pour casser le cycle des crises alimentaires
TIBIRI (Niger) (AFP) – 08.06.2012 11:30 – Par Quentin LEBOUCHER
Pelle en main, pieds nus, Hanatou creuse la terre pour conserver l’eau de pluie. Dans son village de Tibiri, dans le sud-ouest du Niger, on tente comme on peut de casser le cycle des crises alimentaires, qui frappe encore une fois cette année le pays.

Une femme creuse la terre pour collecter l'eau de pluie, près du village de Tibiri, le 28 mai 2012
Bäuerin in Tibiri, Niger
Une femme creuse la terre pour collecter l’eau de pluie, près du village de Tibiri, le 28 mai 2012 dans le sud-ouest du Niger
Foto (c) AFP – by Issouf Sanogo

Sous un soleil de plomb et dans le vent charriant la poussière, la jeune femme, comme des dizaines d’autres villageois, travaille le sol rocailleux pour y creuser des demi-lunes de trois mètres de large et 50 centimètres de profondeur.
Sur ce plateau aride, près de son village isolé aux maisons de terre séchée, l’objectif est de retenir l’eau de pluie et de régénérer la terre en plantant des acacias, un projet de l’ONG Oxfam financé par le Programme alimentaire mondial (PAM).
Alors qu’au Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, 6 millions de personnes sont menacées cette année par une nouvelle crise alimentaire, sur 18 millions dans tout le Sahel selon l’ONU, cette initiative “a changé nos vies”, raconte timidement à l’AFP la jeune paysanne aux joues marquées de scarifications.
C’est qu’à Tibiri on a mis en place un programme “argent contre travail”. Oxfam paie les agriculteurs pour ces travaux utiles à la communauté, à hauteur de 32.000 FCFA (environ 45 euros) par mois. De quoi “subvenir aux besoins d’un ménage pendant une période d’un mois”, explique Patrick Andrey, un responsable d’Oxfam Grande-Bretagne.
L’argent est distribué pendant la période de soudure, la plus délicate, entre la fin des réserves de vivres de la campagne précédente et le début de la nouvelle récolte, en septembre-octobre. “Le cash est généralement utilisé pour que les populations puissent s’approvisionner sur les marchés locaux”, ajoute M. Andrey.
Mais avec les premières – et encore bien modestes – pluies, le programme entre dans une nouvelle phase. Le soutien financier va continuer, mais chaque paysan s’occupera de semer dans son champ.
Récoltes sinistrées
L’enjeu est de taille: dans la région de Tibiri, 80% des 75.000 agriculteurs ont eu leurs récoltes sinistrées lors de la dernière campagne à cause de l’insuffisance des précipitations.
A plusieurs centaines de kilomètres au nord-est, dans la région de Tanout, Oumarou, lui, profite déjà des premières pluies pour planter ses semences de mil.
Les trois dernières années “n’ont pas répondu à nos besoins, parce que la production n’a pas été bonne”, souligne ce paysan, large turban clair sur le crâne, devant son grenier vide depuis plusieurs semaines.
Oumarou vit seul avec sa femme, leur fils est parti chercher du travail en Libye voisine. Cette année, Oumarou a pu rester dans son village d’Assakaram, grâce à un autre programme.
Une des 6.000 banques céréalières que compte le Niger a été créée ici il y a deux ans. Le premier stock avait été financé par le PAM, et la Croix-Rouge irlandaise supervise à présent la gestion des réserves.
“On achète les céréales en période de récolte, lorsque le prix sur le marché est abordable”, indique Moutari Aboubacar, coordinateur du programme. Les céréales sont stockées puis revendues aux villageois durant les périodes les plus difficiles, à un prix qui ne subit qu’une “infime augmentation”, ajoute-t-il. Certains commerçants, à l’inverse, emmagasinent des vivres pour les vendre plus tard à des prix exorbitants.
Les distributions sont organisées par les villageois eux-mêmes, réunis en conseil. Une façon d’éviter que la faim ne fasse fuir les habitants.
Hanouta et les habitants de Tibiri ont également choisi de créer une banque alimentaire avec leurs économies. En attendant que le gouvernement nigérien, qui mobilise ses faibles moyens pour endiguer la faim et – contrairement à de vieilles habitudes – joue la transparence dans cette crise, puisse engager des réformes structurelles qui éloigneront enfin le spectre des disettes.
© 2012 AFP

Des fermiers à l'intérieur de la banque de céréales, le 31 mai 2012 à Tanout, au NigerBauern in einer Getreidebank, in Tanout, Niger
Des fermiers à l’intérieur de la banque de céréales, le 31 mai 2012 à Tanout, au Niger
Foto (c) AFP – Issouf Sanogo

In Niger versucht man, den Zyklus von Ernährungskrisen zu brechen
TIBIRI (Niger) (AFP) – 2012.08.06 11:30 – von Quentin Leboucher
Schaufel in der Hand, barfuß, gräbt Hanatou Löcher in die Erde, um Regenwasser zu halten. In ihrem Dorf Tibiri im Südwesten Nigers versucht man alles Erdenkliche, um den Zyklus der Ernährungskrisen zu brechen, deren neueste in diesem Jahr wieder das Land schlägt.
Unter einer sengenden Sonne und dem Staub fegenden Wind arbeitet die junge Frau, wie Dutzende anderer Dorfbewohner, um den steinigen Boden zu Halbmonden, drei Meter breit und 50 Zentimeter tief, umzugraben.
Auf dieser trockenen Hochebene in der Nähe ihres abgelegenen Dorfes von Lehmhäusern, ist es das Ziel, Regenwasser zurückzuhalten und den Boden zu regenerieren durch das Pflanzen von Akazien, ein Projekt von Oxfam und finanziert vom World Food Programme (WFP).
In Niger, einem der ärmsten Länder der Welt, sind 6 Millionen Menschen in diesem Jahr durch eine neue Nahrungsmittelkrise bedroht, 18 Millionen in der gesamten Sahelzone, nach Angaben der Vereinten Nationen.
Die Initiative “hat aber unser Leben verändert “, gesteht scheu gegenüber AFP die junge Bäuerin mit vernarbten Wangen.
In Tibiri wird ein Programm “Geld gegen Arbeit” umgesetzt. Oxfam zahlt Bauern für diese Arbeit, nützlich für die Gemeinschaft, in Höhe von 32.000 CFA (ca. 45 €) pro Monat. Was “die Bedürfnisse eines Haushalts für einen Zeitraum von einem Monat deckt”, sagte Patrick Andrey, ein Kopf von Oxfam Großbritannien.
Das Geld wird während der mageren Jahreszeit verteilt, die heikelste, zwischen dem Ende der Lebensmittelvorräte aus der Vorsaison und dem Beginn der neuen Ernte im September-Oktober. “Der Cash wird normalerweise verwendet für Vorratskäufe auf lokalen Märkten”, sagt Andrej.
Aber mit dem ersten – und noch bescheidenen – Regen tritt das Programm in eine neue Phase. Die finanzielle Unterstützung wird fortgesetzt, aber jeder Bauer geht daran, in seinem Feld zu säen.
Die Einsätze sind hoch: in der Region Tibiri hatten 80% der 75.000 Bauern ihre Ernte in der letzten Kampagne aufgrund der unzureichenden Niederschläge am Boden zerstört gesehen.
Mehrere hundert Kilometer nordöstlich, in der Nähe von Tanout, Oumarou profitiert bereits von den ersten Regenfällen, um seine Samen der Hirse zu pflanzen.
Die letzten drei Jahre “haben nicht unsere Bedürfnisse erfüllt, weil die Produktion war nicht gut”, sagte der Bauer, großen Turban auf dem Kopf, außerhalb seiner seit mehreren Wochen leeren Scheune.
Oumarou lebt allein mit seiner Frau, ihr Sohn ging um Arbeit im benachbarten Libyen zu suchen. In diesem Jahr konnte Oumarou in seinem Dorf Assakaram bleiben, durch ein anderes Programm:
Eine der 6000 Getreide-Banken des Niger wurde hier vor zwei Jahren gegründet. Der erste Stock wurde von WFP finanziert, und das irische Rote Kreuz hat nun die Aufsicht über die Verwaltung der Reserven.
“Die Getreidebank kauft Getreide zur Erntezeit, wenn der Marktpreis erschwinglich ist”, sagte Abubakar Moutari, Programm-Koordinator. Das Getreide wird gelagert und dann an Dorfbewohner verkauft in den schwierigsten Zeiten, zu einem “nur minimalst” höheren Preis, fügt er hinzu. Einige private Händler dagegen speichern, um später zu horrenden Preisen zu verkaufen.
Verteilungen werden von den in einem Rat versammelten Dorfbewohnern selbst organisiert. Ein Weg, um diesen Hunger zu vermeiden, der die Bewohner fliehen lässt.
Hanouta in Tibiri und die anderen Bewohner haben auch entschieden, eine Food-Bank mit ihren Ersparnissen zu schaffen. Bis dass die nigerische Regierung ihre begrenzten Ressourcen mobilisiert, um Hunger zu bekämpfen und – im Gegensatz zu alten Gewohnheiten – Transparenz walten lässt in dieser Krise sowie Strukturreformen einleitet, die schließlich das Gespenst der Nahrungsmittelknappheit verjagen.
© 2012 AFP

Leave a Reply