NIGER: KINDERHANDEL AUFGEFLOGEN mit BABYS fur- trafic d’enfants

Mehr als 20 Festnahmen im Niger wegen Babyhandels
27.06.2014 http://www.tt.com/newsticker
Niamey (APA/AFP) – Wegen des Handels mit Babys sind im westafrikanischen Niger zahlreiche Verdächtige festgenommen worden, darunter die Ehefrauen zweier ranghoher Politiker.
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Niger: une vingtaine d’arrestations dans un présumé trafic
Niamey (AFP) – 26.06.2014 05:27 – Par Boureima HAMA
“Plus d’une vingtaine de personnes, en majorité des femmes, sont interpellées depuis lundi dans le cadre d’une enquête internationale relative à un trafic de bébés”, a indiqué une source policière à l’AFP.
Dix-huit d’entre elles ont été inculpées pour “supposition d’enfant” (un délit qui consiste à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui n’en a pas accouché, NDLR), “faux et usage de faux” et “déclaration mensongère”, a-t-on appris de source judiciaire.
Treize autres ont été relaxées, de même source, tandis que les auditions, débutées en début d’après midi, se poursuivaient encore à 23H00 locales (22H00 GMT), a constaté l’AFP.
“C’est un trafic triangulaire Nigeria-Bénin-Niger. L’enquête est menée depuis plusieurs mois par les polices de ces trois Etats voisins”, a souligné la source policière.
Parmi les personnes interpellées figurent une des épouses du président du Parlement, Hama Amadou, le principal opposant au président Mahamadou Issoufou, et celle de l’actuel ministre d’Etat à l’Agriculture, Abdou Labo, a-t-elle précisé.
Des agents de l’état-civil et des agents de santé sont également arrêtés, de même source.
“Le réseau concerne plutôt des femmes ou leurs épouses qui n’arrivent pas à avoir d’enfants et qui ont recours aux trafiquants”, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.
“Les bébés, dont des jumeaux”, viennent du Nigeria et transitent par le Bénin, a précisé cette source.
Certaines personnes soupçonnées ont commencé à être déférées mercredi matin devant le parquet, a indiqué la source policière.
L’affaire, révélée par le bi-hebdomadaire +L’évènement+, n’était jusqu’à présent qu’une “rumeur”, a commenté Mariama Moussa, présidente de l’ONG +SOS femmes et enfants victimes de violences+.
“Personne n’a vu où ces bébés ont été achetés. Maintenant que l’Etat a pris l’affaire en main, la vérité va certainement être révélée et la justice tranchera. Nul n’est au dessus de la loi”, a-t-elle réagi, proposant la mise en place de “tests ADN” pour “s’enquérir de la vérité”.
Ce scandale interpelle alors que le Niger fait face à la plus forte fécondité au monde. Avec 7,6 enfants par femme, ce pays très pauvre, dont la population croît de manière exponentielle, s’expose à une surpopulation à moyen terme qu’il ne pourra supporter.
– Esclavage –
“Nous avons plein d’enfants ici. Ceux qui en veulent peuvent en adopter. C’est plus honorable que d’entrer dans un trafic illicite”, a réagi Mohamed Anmansour, cadre de l’ONG Timidria, spécialisée dans la lutte contre l’esclavage.
Des “usines à bébés”, sortes de cliniques privées accueillant des femmes enceintes avant de vendre leurs bébés, sont régulièrement démantelées au Nigeria.
Des cas de viols ont déjà été rapportés, mais il s’agit le plus souvent de jeunes femmes confrontées à des grossesses non désirées, qui s’y rendent d’elles-mêmes ou suite à des pressions de leur entourage, selon les autorités du Nigeria.
Les nouveaux-nés sont vendus plusieurs milliers d’euros, les garçons valant plus cher que les filles. Les mamans, elles, reçoivent quelques centaines d’euros.
En avril 2012, la police nigériane avait découvert un faux orphelinat dont les bébés étaient destinés à la vente pour des rituels de magie noire, au cours desquels ils auraient pu être torturés ou sacrifiés.
Le trafic d’êtres humains est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la fraude et le trafic de drogue, selon les Nations unies.
Des jeunes filles arrivent également au Nigeria en provenance du Niger, d’où elles sont originaires.
“Celles qui sont considérées comme serviles sont prises pour servir des familles (nigérianes). Elles sont utilisées comme des esclaves. On abuse d’elles”, se désole M. Anmansour, de l’ONG Timidria, qui qualifie ce trafic de “monnaie courante”.
Des cas d’esclavage internes au Niger ont également été relevés, comme fin mai, lorsqu’un homme âgé de 63 ans, a été condamné à quatre ans de prison dans l’ouest du Niger, pour avoir pris “une femme esclave”, adulte à l’époque des faits, comme “cinquième épouse”.
© 2014 AFP

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Mehr als 20 Festnahmen im Niger wegen Babyhandels
27.06.2014 http://www.tt.com/newsticker
Niamey (APA/AFP) – Wegen des Handels mit Babys sind im westafrikanischen Niger zahlreiche Verdächtige festgenommen worden, darunter die Ehefrauen zweier ranghoher Politiker. Mehr als 20 Verdächtige, überwiegend Frauen, seien am Montag im Zuge internationaler Ermittlungen festgenommen worden, verlautete am Donnerstag vonseiten der Polizei in der Hauptstadt Niamey.
Unter den Festgenommenen sind demnach die Ehefrau des ehemaligen Premierministers des Niger und jetzigen Parlamentspräsidenten, Hama Amadou, der als möglicher Herausforderer von Staatschef Mahamadou Issoufoui bei der Präsidentschaftswahl 2016 gilt. Auch die Ehefrau von Landwirtschaftsminister Abdou Labo wurde demnach festgenommen. Unter den Festgenommenen seien zudem Mitarbeiter von Kliniken und von Behörden, die Geburten registrieren.
Den Angaben zufolge werden zahlreiche Verdächtige beschuldigt, Frauen als Mütter fremder Kinder deklariert zu haben. Die Babys sollen von Nigeria über Benin in den Niger verschleppt worden sein. „Das Netzwerk wird überwiegend von Paaren genutzt, die keine Kinder bekommen konnten“, hieß es in Ermittlerkreisen.
Im Nachbarland Nigeria, dem bevölkerungsreichsten Land Afrikas, werden regelmäßig „Baby-Fabriken“ aufgedeckt – Privatkliniken, in denen junge Mädchen oder Frauen ihre Babys zur Welt bringen und anschließend an kinderlose Paare verkaufen. Einige der Mütter sind durch Vergewaltigung schwanger geworden, meist handelt es sich aber um andere ungewollte Schwangerschaften. Während kinderlose Paare mehrere tausend Euro für ein Baby zahlen, bekommen die leiblichen Mütter lediglich rund 150 Euro.

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