NIGERIA: 1 JAHR PRÄSIDENTSCHAFT JONATHAN – 3 JAHRE BLUTIGSTER TERROR DER ISLAMISTEN v. BOKO HARAM (Portrait) – Nigeria: une année de présidence Jonathan ensanglantée par les islamistes

Artikel 2: Wer / was ist Boko Haram? Herkunft, Ziele, Taten, Verbündete.
Article 2: Qui / qu’ est Boko Haram? Origines, buts, actions, affiliations.

1. Nigeria: ein Jahr Präsidentschaft von Goodluck Jonathan, in Blut getaucht von Islamisten
Maiduguri (Nigeria) (AFP) – 2012.05.20 07.37 – Von Michael Smith und Aminu Abubakar
Von Maiduguri aus, wo sie ihre Basis haben, haben die nigerianischen Islamisten seit der Wahl von Präsident Goodluck Jonathan vor einem Jahr ihre Gewalt intensiviert, ihr Operationsgebiet erweitert und ihre Ziele auf dramatische Weise diversifiziert. In seinem Haus in dieser Stadt der äußersten Nordosten, wo ganze Stadtteile von der Aufstandsbewegung Boko Haram verwüstet wurden, nimmt der pensionierte General Mohammed Shuwa Platz auf einem Sofa und zieht einen Revolver aus der Tasche, so dass er auf den Tisch vor ihm liegt. Fürchtet er sich vor Angriffen? “Alle haben Angst. Wir wissen nicht, was deren nächstes Ziel sein wird”, erwidert der Veteran aus dem Biafra-Bürgerkrieg (1967-1970).
2. Nigeria: Boko Haram, eine gewalttätige islamistische Gruppe, die sich weiter radikalisiert
Maiduguri (Nigeria) (AFP) – 20/05/2012 07.37 Uhr
Die nigerianische islamistische Gruppe Boko Haram ist eine unscharf konturierte Organisation, deren Gewalt seit Mitte 2009 über 1.000 Menschen im bevölkerungsreichsten Land Afrikas und dem ersten Ölproduzent des Kontinents tötete.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM 3. FOTO

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1er ARTICLE SUR DEUX: Nigeria: une année de présidence Jonathan ensanglantée par les islamistes
MAIDUGURI (Nigeria) (AFP) – 20.05.2012 07:37 – Par Michael SMITH et Aminu ABUBAKAR
Depuis Maiduguri, où ils ont leur base, les islamistes nigérians n’ont cessé, depuis l’élection du président Goodluck Jonathan il y a un an, d’intensifier la violence, élargissant leur théâtre d’opération et diversifiant leurs cibles de façon spectaculaire. Dans son domicile de cette ville de l’extrême nord-est, dont des quartiers entiers ont été ravagés par l’insurrection du mouvement Boko Haram, le général à la retraite Mohammed Shuwa prend place dans un canapé et retire de sa poche un revolver qu’il pose sur la table devant lui. Craint-il d’être visé? “Tout le monde le craint. Nous ne savons pas quelle sera la prochaine cible”, répond ce vétéran de la guerre civile du Biafra (1967-1970).

La carcasse d'un bus après l'explosion d'une bombe à Rumuokoro au Nigeria le 17 mai 2012
Bus nach einem Attentat in Rumuokoro, Nigeria, 17. mai 2012
La carcasse d’un bus après l’explosion d’une bombe à Rumuokoro au Nigeria le 17 mai 2012; (c) AFP –

Plus personne ne semble se sentir en sécurité à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, frontalier du Niger, du Tchad et du Cameroun.
Un sentiment d’insécurité qui se répand dans d’autres régions du pays le plus peuplé d’Afrique et premier producteur de pétrole du continent.
Le 29 mai marquera le premier anniversaire de l’investiture de Goodluck Jonathan, élu à l’issue d’un scrutin suivi de violences (plus de 800 morts) mais aussi salué comme le plus réussi des deux dernières décennies.
L’année écoulée a été marquée par l’intensification des attaques de Boko Haram, faisant naître des inquiétudes quant à l’avenir de la nation majoritairement musulmane dans le nord et à dominante chrétienne dans le sud.
Après avoir multiplié les assassinats de policiers et de responsables locaux dans leur fief du nord-est, les islamistes ont perpétré une série d’attentats suicide dans la capitale Abuja, visant le siège de l’ONU, le QG national de la police ou encore un journal influent.
Remarque par l’auteur du blog: Depuis le debut de l’année j’ai omis passer des reportages sur les attentats (et avant, rarement seulement), il y en aurait eu une par semaine, et toujours la meme “…”. J’ai attendu un résumé comme celui-ci. Merci
Les centaines de victimes de Boko Haram sont en majorité musulmanes mais le groupe a également pris pour cibles des chrétiens, dans des églises du centre et du nord.
Possibles liens avec Aqmi
Des diplomates affirment que des membres de Boko Haram ont été formés au Mali par la branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi), une collaboration qui inquiète et est surveillée de près par des nations occidentales.
Mais le groupe, qui compterait plusieurs factions aux objectifs divers, s’inscrit avant tout dans une problématique nigériane et est largement le fruit d’une société inégalitaire et corrompue, jugent des observateurs.
La majorité des Nigérians vit avec moins de deux dollars par jour et observe une petite élite dévorer les pétrodollars. A Lagos, la capitale économique, un magasin Porsche a récemment ouvert alors que la ville, comme le reste du pays, vit au rythme des coupures de courant.
Le sud, où se trouve la zone pétrolifère et dont provient le président, est plus riche et plus éduqué que le nord, dont beaucoup d’habitants étaient opposés à la candidature de Jonathan.
A Maiduguri, certains quartiers ressemblent à des zones de guerre. Voitures et maisons incendiées se succèdent dans des rues désolées où des soldats lourdement armés patrouillent.
L’armée a érigé d’innombrables points de contrôle mais cela n’a pas empêché les islamistes d’attaquer des écoles.

Le président nigérian Goodluck Jonathan le 3 mai 2012 à Dakar, au Sénégal
Nigerianischer Präsident Goodluck Jonathan in Dakar, Mai 2012
Le président nigérian Goodluck Jonathan le 3 mai 2012 à Dakar, au Sénégal
Foto (c) AFP/Archives – by Seyllou

“Je n’ai pas peur car je crois que le pire est passé”, dit une élève de 14 ans qui se tient à côté du toit partiellement effondré d’un établissement scolaire où les cours se poursuivent dans les salles épargnées.
“Il ne leur reste plus rien à attaquer”, poursuit la jeune fille en uniforme — voile jaune, tunique blanche et pantalon vert.
Les autorités assurent que la situation à Maiduguri s’améliore. L’important déploiement militaire a certes freiné les attaques de grande envergure mais les explosions et les tirs retentissent encore presque quotidiennement.
Des milliers d’habitants ont fui et un couvre-feu est en place de 19H00 à 06H00. Mais la journée, la ville retrouve son activité et la circulation sur les axes principaux bouchonne aux heures de pointe.
“Il est clair que la situation a été ramenée à un niveau gérable”, estime le lieutenant colonel Sagir Musa, porte-parole de la force spéciale déployée à Maiduguri.
Des revendications pas claires
Mais la violence s’est répandue à d’autres zones, comme l’Etat voisin de Yobe ou la grande métropole septentrionale Kano, où des centaines de personnes ont été tuées.
Des habitants de Maiduguri ont en outre dénoncé des abus commis par les soldats, décrivant des militaires mettant le feu à des maisons et abattant des civils accusés de collaborer avec les isamistes.
Le lieutenant colonel Musa assure que l’armée prend ces allégations au sérieux et tente de gagner la confiance des résidents.
Beaucoup estiment qu’un dialogue entre les autorités et les insurgés est indispensable, certains évoquant même une amnistie similaire à celle offerte en 2009 aux groupes armés du delta du Niger (sud), qui a permis d’apaiser la région pétrolifère troublée.
Le vice-président Namadi Sambo, originaire du nord, a lui-même appelé à dialoguer récemment.
Mais l’une des difficultés est d’identifier des interlocuteurs chez Boko Haram, une nébuleuse qui a montré des signes de division et dont les revendications ne sont pas claires.
En mars, une tentative de pourparlers indirects a échoué, un médiateur dénonçant des fuites à la presse et un porte-parole présumé des islamistes accusant le gouvernement de ne pas être fiable.
Selon une source sécuritaire, le problème des violences ne sera pas réglé tant que ses causes profondes, la pauvreté et le manque d’éducation, demeureront.
“Il faut une stratégie sécuritaire solide”, a recommandé récemment Johnnie Carson, secrétaire d’Etat américain adjoint pour les affaires africaines.
“Mais il faut aussi une stratégie socio-économique solide pour répondre à l’énorme pauvreté et à la misère qui existent dans le nord du Nigeria”, a-t-il estimé.
© 2012 AFP

Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur YouTube le 12 avril 2012 montrant le leader de Boko Haram
Boko Haram- Chef Abubakar Shekau, Foto von youtube Video
Capture d’écran d’une vidéo diffusée sur YouTube le 12 avril 2012 montrant le leader de Boko Haram Abubakar Shekau (C)
YouTube/AFP/Archives –

2. Nigeria: Boko Haram, un groupe islamiste violent qui continue de se radicaliser
MAIDUGURI (Nigeria) (AFP) – 20.05.2012 07:37
Le groupe islamiste nigérian Boko Haram, est une organisation aux contours mal définis dont les violences depuis la mi-2009 ont fait plus de 1.000 morts dans le pays le plus peuplé d’Afrique et premier producteur de pétrole du continent.
ETAT ACTUEL : A l’origine une secte qui ciblait responsables politiques et policiers dans son fief du nord-est, Boko Haram s’est mué en une organisation capable d’orchestrer des attentats-suicide dans la capitale Abuja notamment, visant le siège des Nations unies, le QG national de la police ou encore la rédaction d’un quotidien influent.
ORIGINES : La première apparition du groupe date de 2004. Boko Haram signifie en langue haoussa parlée dans le nord, “l’éducation occidentale est un péché”. Il existerait plusieurs factions aux objectifs différents, dont une qui aurait des liens avec des hommes politiques et une autre marquée par une idéologie islamiste radicale.
BUTS : Le groupe a affirmé à l’origine vouloir instaurer un Etat islamiste dans le nord mais ses revendications ont varié et il a entre autres demandé la remise en liberté de membres emprisonnés.
ACTIONS : Des gangs criminels sont également soupçonnés d’agir sous couvert des actions de Boko Haram. Les théories abondent, certains évoquant un complot des ennemis du président Goodluck Jonathan qui soutiendraient Boko Haram. Le chef de l’Etat, un chrétien du sud, fait face à une forte opposition dans le nord.
DIRECTION : Son premier dirigeant connu était le défunt Mohammed Yusuf, qui a rassemblé autour de lui des jeunes et connaissait lui même fort peu le Coran, selon un professeur qui a étudié le groupe. Son ancien adjoint, Abubakar Shekau, serait le dirigeant actuel de la principale cellule islamiste de Boko Haram qui a déclaré vouloir donner un nom différent au groupe pouvant se traduire par “Les adeptes des enseignements du Prophète pour la propagation et le jihad”.
INSURRECTION : Boko Haram a lancé une insurrection en 2009 et combattu l’armée pendant près d’une semaine. La répression a fait quelque 800 morts et rasé le quartier général du groupe à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est), frontalier du Niger, du Tchad et du Cameroun. L’armée a également capturé Mohammed Yusuf qui a été plus tard abattu par la police.
RENAISSANCE : Boko Haram est resté en sommeil pendant plus d’un an avant de réapparaître en 2010, élargissant son théâtre d’opération à d’autres zones du nord et à des régions du centre. Il a multiplié les attaques à l’explosif et les attentats suicides de plus en plus meurtriers.
AFFILIATIONS : Des diplomates affirment que des membres de Boko Haram ont été formés au Mali par la branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi), une collaboration qui inquiète et est surveillée de près par des nations occidentales.
© 2012 AFP

la police nigériane sur les lieux de l'attentat à Abuja, le 26 avril 2012
Nigerianische Polizei am Attentatsort in Abuja, April 2012
la police nigériane sur les lieux de l’attentat à Abuja, le 26 avril 2012, (c) AFP

1. Nigeria: ein Jahr Präsidentschaft von Goodluck Jonathan, in Blut getaucht von Islamisten
Maiduguri (Nigeria) (AFP) – 2012.05.20 07.37 – Von Michael Smith und Aminu Abubakar
Von Maiduguri aus, wo sie ihre Basis haben, haben die nigerianischen Islamisten seit der Wahl von Präsident Goodluck Jonathan vor einem Jahr ihre Gewalt intensiviert, ihr Operationsgebiet erweitert und ihre Ziele auf dramatische Weise diversifiziert. In seinem Haus in dieser Stadt der äußersten Nordosten, wo ganze Stadtteile von der Aufstandsbewegung Boko Haram verwüstet wurden, nimmt der pensionierte General Mohammed Shuwa Platz auf einem Sofa und zieht einen Revolver aus der Tasche, so dass er auf den Tisch vor ihm liegt. Fürchtet er sich vor Angriffen? “Alle haben Angst. Wir wissen nicht, was deren nächstes Ziel sein wird”, erwidert der Veteran aus dem Biafra-Bürgerkrieg (1967-1970).
Niemand scheint sich sicher zu fühlen in Maiduguri, der Hauptstadt von Borno State, an der Grenze zu Niger, Tschad und Kamerun.
Ein Gefühl der Unsicherheit, das auch in anderen Teilen des bevölkerungsreichsten Landes in Afrika und dem ersten Ölproduzenten des Kontinents verbreitet ist.
Am 29. Mai jährt sich zum ersten Jahrestag die Amtseinführung von Goodluck Jonathan, gewählt nach einer Wahl, der Gewalt folgte (über 800 Tote), die auch als die erfolgreichste der letzten zwei Jahrzehnte gefeiert wurde.
Das vergangene Jahr war durch die Attentate der Boko Haram- Islamisten markiert, die Bedenken auslösen bezüglich der Zukunft des im Norden überwiegend muslimischen und im Süden überwiegend christlichen Landes.
Nach Multiplikation der Ermordungen von Polizisten und lokalen Beamte in ihrer Hochburg im Nordosten haben die Islamisten eine Reihe von Selbstmordanschlägen in der Hauptstadt Abuja durchgeführt, gegen das UN-Hauptquartier, das nationale Hauptquartier der Polizei oder eine einflussreiche Zeitung.
Anmerkung des Blogautoren: Seit Beginn 2012 habe ich Einzelberichte darüber hier fast nicht mehr aufgenommen (und vorher auch nicht alle), es wäre eine Reportage pro Woche gewesen, und immer dasselbe. Ich hatte auf eine Zusammenfasung wie diese gewartet.
Hunderte von Opfern der Boko Haram sind überwiegend muslimisch, aber die Gruppe hat auch Christen attackiert, Kirchen in Mittel- und Nordnigeria.
Mögliche Verbindungen zu AQIM
Diplomaten sagen, dass die Mitglieder der Boko Haram durch den Maghreb-Zweig der Al-Qaida (AQIM) in Mali ausgebildet wurden, eine Zusammenarbeit, die beunruhigt und von westlichen Nationen genau beobachtet wird.
Aber die Gruppe, zu der mehrere Fraktionen mit verschiedenen Zielen zählen, ist vor allem ein Problem in Nigeria und ist weitgehend das Ergebnis einer ungleichen und korrupten Gesellschaft, glauben Beobachter.
Die Mehrheit der Nigerianer leben von weniger als zwei Dollar pro Tag und beobachten eine kleine Elite die nationalen Petrodollars verschlingen. In Lagos, der wirtschaftlichen Hauptstadt, hat vor kurzem ein Porsche-Laden eröffnet, während die Stadt, wie der Rest des Landes, im Rhythmus der Stromausfälle lebt.
Der Süden, wo die Öl-Zone ist und aus dem der Präsident stammt, ist reicher und gebildeter als der Norden, wo viele Menschen gegen die Kandidatur von Jonathan waren.
In Maiduguri sehen einige Nachbarschaften aus wie Kriegsgebiete. Niedergebrannte Autos und Häuser, desolate Straßen, in denen schwer bewaffnete Soldaten patrouillierten.
Die Armee hat zahlreiche Checkpoints errichtet, aber das hinderte die Islamisten nicht an einem Angriff auf Schulen.
“Ich habe keine Angst, weil ich denke, das Schlimmste ist vorbei”, sagte eine 14-jährige Studentin, die neben dem teilweise eingestürzten Dach einer Schule, in der die Klassen in Hallen unterrichtet werden, steht.
“Es gibt für sie ja nichts mehr zu attackieren”, sagt das Mädchen in Uniform – gelber Schleier, weiße Tunika und grüne Hose.
Die Behörden versichern, dass sich die Situation in Maiduguri verbessert. Der enorme militärische Einsatz hat sicherlich groß angelegte Angriffe erschwert, aber Explosionen und Gewehrfeuer sind noch fast täglich zu hören.
Tausende Einwohner flohen und eine Ausgangssperre ist verhängt von 19.00 bis 06.00 Uhr. Tagsüber allerdings hat die Stadt ihre Tätigkeit wider aufgenommen und der Verkehr staut sich auf größeren Straßen zu Stoßzeiten.
“Ganz klar ist die Situation auf ein erträgliches Maß reduziert worden”, sagte Oberstleutnant Sagir Musa, Sprecher der in Maiduguri eingesetzten Sondertruppe.
Unklare Ansprüche.
Aber die Gewalt wurde auf andere Regionen ausgebreitet, wie den benachbarten Bundesstaat Yobe oder die nördliche Metropole Kano, wo Hunderte von Menschen getötet wurden.
Bewohner von Maiduguri haben auch von Soldaten begangene Übergriffe denunziert, beschreiben Soldaten, die Häuser in Brand stecken und die Zivilisten abschlachten, denen Zusammenarbeit mit Islamisten vorgeworfen wird.
Oberstleutnant Musa stellt sicher, dass das Militär diese Vorwürfe ernst nimmt und versucht, das Vertrauen der Bewohner zu gewinnen.
Viele glauben, dass ein Dialog zwischen den Behörden und den Aufständischen unerlässlich ist, einige empfehlen sogar eine Amnestie, ähnlich wie die im Jahr 2009 für die bewaffneten Gruppen im Niger-Delta (Süden) angeboten, welche diese unruhige Öl-Region zu beruhigen geholfen hatte.
Vizepräsident Namadi Sambo, aus dem Norden, hat vor kurzem für den Dialog aufgerufen.
Aber eine Herausforderung ist es, Kontakte zu Boko Haram herzustellen, ein Nebel, der Zeichen der Spaltung gezeigt hat und deren Forderungen nicht eindeutig zu identifizieren sind.
Im März scheiterte ein Versuch der indirekten Gespräche, ein Mittler monierte Indiskretionen gegenüber der Presse und ein angeblicher Sprecher der Islamisten warf der Regierung vor, nicht verlässlich zu sein.
Nach Angaben aus Sicherheitskreisen wird das Problem der Gewalt nicht gelöst werden, solange wie ihre Ursachen, Armut und fehlende Bildung, bleiben.
“Wir brauchen eine solide Sicherheitsstrategie”, hat vor kurzem Johnnie Carson, US Assistant Secretary of State für afrikanische Angelegenheiten empfohlen.
“Aber wir brauchen auch eine starke sozioökonomischen Strategie, um der enormen Armut und dem Elend, die in Nord-Nigeria existieren, gerecht zu werden”, sagte er.
© 2012 AFP

2. Nigeria: Boko Haram, eine gewalttätige islamistische Gruppe, die sich weiter radikalisiert
Maiduguri (Nigeria) (AFP) – 20/05/2012 07.37 Uhr
Die nigerianische islamistische Gruppe Boko Haram ist eine unscharf konturierte Organisation, deren Gewalt seit Mitte 2009 über 1.000 Menschen im bevölkerungsreichsten Land Afrikas und dem ersten Ölproduzent des Kontinents tötete.
GEGENWÄRTIGER ZUSTAND: Ursprünglich eine Sekte, die Polizei und Politiker in ihrer Hochburg im Nordosten ins Visier nahm, hat Boko Haram sich zu einer Organisation entwickelt, die auch Selbstmordanschläge in der Hauptstadt Abuja orchestriert, wie gegen den Sitz der Vereinten Nationen, das nationale Hauptquartier der Polizei oder eine einflussreiche Zeitung.
URSPRUNG: Der erste Auftritt der Gruppe stammt aus dem Jahr 2004. Boko Haram bedeutet in Haussa-Sprache, im Norden gesprochen, “westliche Bildung ist Sünde”. Es gibt mehrere Fraktionen mit unterschiedlichen Zielen, von denen eine Verbindungen zu Politikern hat und andere von einer radikalen islamistischen Ideologie geprägt sind.
ZIELE: Die Gruppe hatte ursprünglich gesagt, einen islamistischen Staat im Norden schaffen zu wollen, aber ihre Forderungen variieren, kürzlich war es die Freilassung inhaftierter Mitglieder.
AKTION: Auch von kriminellen Banden wird angenommen, dass sie unter dem Deckmantel der Aktionen der Boko Haram handeln. Es wimmelt von Theorien: teilweise sei es eine Verschwörung der Feinde des Präsidenten Goodluck Jonathan, die Boko Haram unterstützen würden. Das Staatsoberhaupt, ein Christ aus dem Süden, trifft auf massive Widerstände im Norden.
MANAGEMENT: Der erste bekannte Anführer war der später verstorbene (erschossene) Mohammed Yusuf, der Jugendliche um sich versammelte, aber selber sehr wenig den Koran kannte, nach einem Professor, der die Gruppe studiert hat. Sein früherer Stellvertreter, Abubakar Shekau, ist der aktuelle Führer der größten islamistischen Zelle von Boko Haram. Er wollte einen anderen Namen für die Gruppe, übersetzt in etwa: “Die Anhänger der Lehren des Propheten für die Verbreitung und den Jihad (Gotteskrieg).”
REBELLION: Boko Haram startete einen Aufstand im Jahr 2009 und bekämpfte die Armee fast eine Woche lang. Deren Bestrafung forderte rund 800 Tote und zerstörte die Organisationszentrale in Maiduguri, der Hauptstadt von Borno State (Nordosten), angrenzend an Niger, Tschad und Kamerun. Die Armee hatte auch Mohammed Yusuf gefangen genommen, der später von der Polizei erschossen wurde.
RENAISSANCE: Boko Haram schlummerte über ein Jahr, ist wieder auftaucht im Jahr 2010, erweiterte dann ihr Einsatzgebiet auf andere Bereiche der nördlichen und zentralen Regionen. Sie vervielfachte immer tödlichere Sprengstoffanschläge und Selbstmordattentate.
VERBINDUNGEN: Diplomaten sagen, dass die Mitglieder der Boko Haram durch den Maghreb-Zweig der Al-Qaida (AQIM) in Mali ausgebildet wurden, eine Zusammenarbeit, die beunruhigt und von westlichen Nationen genau beobachtet wird.
© 2012 AFP

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