NIGERIA: BAU DER LUXUS MEGACITY EKO ATLANTIC – vitrine du potentiel et symbole des inégalités persistantes

Nigeria: Eko Atlantic, Schaufenster des Potenzials und Symbol der bestehenden Ungleichheiten
LAGOS (AFP) – 2013.03.14 11.39 – By Cecile DER COMARMOND
Vor der Mondlandschaft, die die riesige Sandfläche noch darstellt, ist es schwierig, sich eine Hauptstraße in den Dimensionen der Champs Elysees, Paris, vorzustellen, Wolkenkratzer wie in Manhattan, Yachthäfen und luxuriöse Apartments mit Blick auf den Atlantischen Ozean .
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Nigeria: Eko Atlantic, vitrine du potentiel et symbole des inégalités persistantes
LAGOS (AFP) – 14.03.2013 11:39 – Par Cecile DE COMARMOND
Devant le paysage lunaire qu’offre la gigantesque étendue de sable, il est difficile d’imaginer une avenue principale aux dimensions des Champs Elysées, à Paris, des grattes-ciels dignes de Manhattan, des marinas et des appartements somptueux surplombant l’Océan Atlantique.

Des travaux sur le futur emplacement d'Eko Atlantic, un quartier d'affaires et luxueux en construc
Die Arbeiten am künftigen Standort des Eko Atlantic, ein Geschäftsviertel und des Luxus, in Lagos, Nigeria, 31. Januar 2013
Des travaux sur le futur emplacement d’Eko Atlantic, un quartier d’affaires et luxueux en construction à Lagos au Nigeria, le 31 janvier 2013
Foto (c) AFP/Archives – by Pius Utomi Ekpei

Le plus grand chantier immobilier en cours sur le continent africain est pourtant censé devenir “la Dubaï de l’Afrique” d’ici 15 ou 20 ans.
La ville d’Eko Atlantic va s’étendre sur 10 km² le long de l’île Victoria, à Lagos, et pourra, à terme, accueillir 250.000 habitants, et 150.000 travailleurs qui chaque jour rejoindront les bureaux du centre des affaires et les centres commerciaux et restaurants de bord de mer.
Les images de synthèse des tours modernes et des avenues aux trottoirs immaculés contrastent cependant nettement avec les ruelles chaotiques des quartiers populaires de Lagos, où s’entasse la grande majorité des quelques 15 millions d’habitants.
Entièrement construit sur des tonnes de sable dragué au fond de l’océan, le projet avait pour but initial de contrer les agressions de l’Atlantique, qui a grignoté des centaines de mètres de littoral, à cet endroit.
Les travaux ont commencé en 2008 et aujourd’hui, cinq km2 de terrain abandonné à la mer au fil des décennies ont déjà été récupérés.
Des blocs de béton de plusieurs tonnes assemblés selon une technique savamment étudiée au Danemark forment déjà une partie du “grand mur de Lagos”, censé protéger la nouvelle ville et le reste de la mégalopole de l’océan, pour les siècles à venir.
Ce sont Ronald et Gilbert Chagoury, deux frères d’origine libanaise, incontournables du milieu des affaires nigérian, qui gèrent ce projet de plusieurs milliards de dollars, à travers la société South Energyx, une des filiales de leur groupe.
“Vous vous êtes dit, protégeons-nous et construisons quelque chose de beau, quelque chose de durable, qui va créer des opportunités, de l’emploi, et de nouvelles aspirations (…) et faire de cette nation une nation du 21ème siècle”, s’est enthousiasmé l’ancien président américain Bill Clinton, qui s’est déplacé spécialement à Lagos en février pour venir soutenir le projet.
Gilbert Chagoury figure en haut de la liste des donateurs de la fondation Clinton, à laquelle il a contribué à hauteur d’un à cinq millions de dollars, selon les données publiées sur le site Internet de l’organisation.
La nouvelle ville a pour vocation de devenir un carrefour des affaires à l’échelle du continent, et les promoteurs espèrent attirer des hommes d’affaires du monde entier et une élite locale fortunée, dans la capitale économique de la plus grosse puissance pétrolière africaine.
Selon David Frame, le directeur de South Energyx, cette ville sera gérée de façon entièrement privée et même sa sécurité sera privatisée, afin de répondre aux standards internationaux.
Ses heureux occupants auront donc de l’électricité 24 heures sur 24 et de l’eau potable, un luxe au Nigeria, où les coupures de courant sont quotidiennes et où beaucoup n’ont pas l’eau courante.
Des acteurs de la société civile se demandent si ce projet ne va pas devenir un symbole du fossé qui se creuse entre une élite corrompue et des millions de pauvres, dans un pays de 160 millions d’habitants où une grande partie de la population vit encore avec moins de deux dollars par jour.
“On ne peut pas laisser le développement du Nigeria entre les mains d’individus et d’acteurs privés”, estime Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani, le Directeur général de l’organisation nigériane Civil Society Legislative Advocacy Centre.
Attablé dans un des boui-bouis le long de la plage publique de Bar Beach, Shopitan Babatunde, chauffeur de taxi, qui sirote un soda avec des amis, observe les grues du chantier Eko Atantic qui s’élèvent à l’horizon.
M. Babatunde sait qu’une fois le projet immobilier géant terminé, Bar Beach aura disparu. Et les cafés qui borderont les luxueuses marinas de la nouvelle ville ne seront pas pour lui. “Ce sont des zones réglementées”, dit-il, tout le monde n’y aura pas accès…”
© 2013 AFP

Nigeria: Eko Atlantic, Schaufenster des Potenzials und Symbol der bestehenden Ungleichheiten
LAGOS (AFP) – 2013.03.14 11.39 – By Cecile DER COMARMOND
Vor der Mondlandschaft, die die riesige Sandfläche noch darstellt, ist es schwierig, sich eine Hauptstraße in den Dimensionen der Champs Elysees, Paris, vorzustellen, Wolkenkratzer wie in Manhattan, Yachthäfen und luxuriöse Apartments mit Blick auf den Atlantischen Ozean .
Das größte laufende Immobilienprojekt auf dem afrikanischen Kontinent wird voraussichtlich ​​in 15 oder 20 Jahren “the Dubai of Africa” werden..
Die Stadt Eko Atlantic wird sich über 10 km² erstrecken entlang der Victoria Island bei Lagos und wird schließlich 250.000 Einwohner beherbergen sowie 150.000 Berufstätige, die täglich die Büros, Business-Center, Einkaufszentren und Restaurants am Meer aufsuchen.
Die Bilder der Synthese von modernen Türmen und Alleen mit makellosen Bürgersteigen stehen aber im krassen Gegensatz zu den chaotischen Straßen der Viertel von Lagos, wo die überwiegende Mehrheit der rund 15 Millionen Menschen sich aufeinanderhäuft.
Ganz auf Tonnen von Sand gebaut, der aus dem Meeresboden gebaggert wurde, sollte das ursprüngliche Projekt den Angriffen des Atlantiks, der im Lauf der Jahrzehnte hier Hunderte von Metern Küste gegessen hat, begegnen.
Die Arbeiten begannen im Jahre 2008 und heute schon sind fünf km2 Land dem Meer zurückgewonnen.
Betonblöcke mit einem Gewicht von mehreren Tonnen, die mit einer sorgfältig in Dänemark untersuchten Technik zusammengefügt wurden wurden, sind bereits Teil des “Great Wall of Lagos” (Große Mauer von Lagos), der die neue Stadt und den Rest der Metropole für die kommenden Jahrhunderte vor dem Ozean schützen soll.
Es sind Ronald und Gilbert Chagoury, zwei Brüder libanesischer Herkunft und untrennbar von der nigerianischen Wirtschaft, die dieses Multi-Milliarden-Projekt managen, über South Energyx, eine Tochtergesellschaft ihrer Unternehmensgruppe.
“Sie haben gesagt, wir schützen und bauen etwas Schönes, etwas Bleibendes, das Chancen, Arbeitsplätze und neue Ziele (…) schafft und wir machen aus dieser Nation eine Nation des 21. Jahrhunderts “, sagt der ehemalige US-Präsident Bill Clinton, der nach Lagos kam im Februar, weil er das Projekt begeistert unterstützt.
Gilbert Chagoury steht an der Spitze der Liste der Spender der Clinton Stiftung, der er mehrfach zwischen einer und fünf Millionen US-Dollar gab, nach Daten auf der Website der Organisation.
Die neue Stadt soll ein Zentrum des Geschäfts auf dem ganzen Kontinent werden, und die Entwickler hoffen, Geschäftsleute aus der ganzen Welt und eine reiche lokale Elite der wirtschaftlichen Hauptstadt der größten afrikanischen Öl-Macht zu gewinnen.
Laut David Frame, Direktor von South Energyx, wird diese Stadt ganz privat verwaltet werden, und ihre Sicherheit wird privatisiert, um internationalen Standards (der Millionäre, Anm. des Blogautoren) zu entsprechen.
Seine glücklichen Bewohner werden Strom und Trinkwasser 24 Stunden auf 24 haben, ein Luxus in Nigeria, wo Stromausfälle an der Tagesordnung sind und wo viele kein fließendes Wasser haben.
Akteure der Zivilgesellschaft fragen sich, ob dieses Projekt nicht ein Symbol für die wachsende Kluft zwischen einer korrupten Elite und Millionen von armen Menschen ist in einem Land von 160 Millionen Menschen, wo der Großteil der Bevölkerung noch immer von weniger als zwei Dollar pro Tag lebt.
“Wir können nicht zulassen, dass die Entwicklung von Nigeria in den Händen von Einzelpersonen und privaten Akteuren liegt”, sagte Ibrahim Musa Rafsanjani Auwal, der Generaldirektor der nigerianischen Organisation „Civil Society Legislative Advocacy Centre“ (etwa: Legislatives Vertretungszentrum der Zivilgesellschaft).
Shopitan Babatunde, Taxifahrer, sitzt in einer der schmierigen Kneipen entlang des öffentlichen Strandes Bar Beach Bar, nippt ein Soda mit Freunden und schaut auf die Kräne des Eko Atantic am Horizont.
Mr. Babatunde weiß, dass, sobald das Projekt abgeschlossen ist, Bar Beach verschwunden sein wird. Und die Cafés am Ufer der luxuriösen Yachthäfen in der neuen Stadt werden nicht für ihn sein. “Diese Zonen sind beschränkt”, sagte er, „nicht jeder darf da rein… ”
© 2013 AFP

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