NIGERIA, BILANZ: PRÄSIDENT GOODLUCK JONATHAN HATTE EIN SCHWERES ERSTES JAHR – Nigeria: une première année difficile pour le président Jonathan

Nigeria: ein schwieriges erstes Jahr für Präsident Jonathan
LAGOS (AFP) – 2012.05.29 06.29 – Von Sophie MONGALVY
Präsident Goodluck Jonathan, investiert vor genau einem Jahr, steht nach einem blutigen Jahr seitens der Islamisten vor enormen Herausforderungen in Sicherheit, Wirtschaft und Korruption.
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Nigeria: une première année difficile pour le président Jonathan
LAGOS (AFP) – 29.05.2012 06:29 – Par Sophie MONGALVY
Le président nigérian Goodluck Jonathan, investi il y a exactement un an mardi, fait face à des défis énormes en matière de sécurité, d’économie et de corruption après une année ensanglantée par des islamistes.
Les attentats du groupe Boko Haram, basé dans le nord, ont fait des centaines de morts et leur menace a en partie éclipsé des dossiers pressants dans le pays le plus peuplé et premier producteur de pétrole d’Afrique.
Agé de 54 ans, M. Jonathan dirige en réalité le Nigeria depuis plus de deux ans. Alors vice-président, il avait pris en 2010 les rênes du pouvoir après le décès en cours de mandat du dirigeant Umaru Yar’Adua, puis avait été élu en avril 2011.
Un an plus tard, beaucoup s’interrogent sur sa capacité et sa volonté réelle de faire face aux défis, même si peu doutent de ses bonnes intentions.
“Il y a une absence totale de volonté politique pour faire face aux problèmes que connaît le pays”, juge Femi Falana, avocat et activiste influent.
“Quelle que soit la manière dont vous regardez les choses, il n’y a rien à célébrer” pour ce premier anniversaire dit-il, affirmant que la corruption a atteint “un niveau sans précédent”.
Ce fléau dévore les ressources du pays richissime en hydrocarbures et la majorité des Nigérians vit avec moins de deux dollars par jour.
Pour l’économiste Opeyemi Agbaje, l’année écoulée a révélé “les limites” du président mais force est d’admettre “que tout n’a pas été de sa faute”.
La violence qui a secoué en particulier le nord trouve ses racines dans des facteurs multiples comme la religion, les rivalités politiques et les inégalités socio-économiques. Le nord, majoritairement musulman, est moins développé que le sud à dominante chrétienne et beaucoup, dans le nord, s’étaient opposés à la candidature de M. Jonathan, chrétien du sud.
La réponse du dirigeant face à la radicalisation des islamistes qui ont multiplié les attentats meurtriers contre des églises, des commissariats de police ou encore un quotidien influent, a été insatisfaisante pour beaucoup.
Le chef de l’Etat a au départ semblé “impuissant”, “faible”, selon M. Agbaje. “Mais il a compris ce qu’il fallait faire (…), la réponse est maintenant plus forte”, estime-t-il, soulignant des progrès faits par les services de renseignement qui ont notamment arrêté des extrémistes.
Pas assez charismatique pour ses détracteurs, Jonathan est un homme calme et persévérant, selon ses partisans.
Dimanche, le dirigeant a assuré: “Nous travaillons très dur (…) Les attaques terroristes sont arrivées comme un voleur dans la nuit. Nous avons été pris par surprise. Mais maintenant (…) nous allons surmonter cela”.
L’année a aussi été marquée par une crise sociale, en janvier, suite à la suppression de la subvention des prix du carburant.
Les prix à la pompe ont plus que doublé du jour au lendemain et par dizaines de milliers, les Nigérians sont descendus dans la rue.

Après une semaine de grève générale, Jonathan a dû accepter le compromis en maintenant les subventions mais à un niveau moins élevé.
La réforme est un mal nécessaire qui doit permettre des économies colossales, selon de nombreux observateurs. Mais la colère des Nigérians était largement justifiée, estiment-ils.
“Clairement, pour que le gouvernement acquière la crédibilité qu’il lui faut pour supprimer les subventions, il faut qu’il y ait le sentiment qu’il a réglé la corruption dans ce secteur”, estime M. Agbaje.
Une enquête parlementaire a récemment conclu que 6,8 milliards de dollars avaient été détournés dans le cadre du programme de subvention entre 2009 et 2011.
Si certains doutent du président Jonathan, beaucoup sont encore portés par l’enthousiame qu’avait suscité l’élection de ce fils de fabricant de canoës et jugent qu’il faut lui laisser du temps.
“Le Nigeria a tant de problèmes, vous ne pouvez pas les résoudre en 24 heures”, dit Alagbi Oluache, un géologue de 35 ans.
© 2012 AFP

Nigeria: ein schwieriges erstes Jahr für Präsident Jonathan
LAGOS (AFP) – 2012.05.29 06.29 – Von Sophie MONGALVY
Präsident Goodluck Jonathan, investiert vor genau einem Jahr, steht nach einem blutigen Jahr seitens der Islamisten vor enormen Herausforderungen in Sicherheit, Wirtschaft und Korruption.
Die Attentate der terroristischen Gruppe Boko Haram, im Norden basiert, haben Hunderten von Menschen das Leben gekostet und ihre Bedrohung hatte drängende Fragen im bevölkerungsreichsten Land und größtem Ölproduzenten Afrikas teilweise überschattet.
54 Jahre alt, regiert Herr Jonathan de facto seit mehr als zwei Jahren. Damals Vice President, übernahm er im Jahr 2010 die Zügel der Macht nach dem Tod im Amt des Präsidenten Umaru Yar’Adua, dann wurde er im April 2011 gewählt.
Ein Jahr später befragen sich viele über seine Fähigkeit und Bereitschaft, sich den wirklichen Herausforderungen zu stellen, obwohl nur wenige Zweifel an seinen guten Absichten haben.
“Es gibt insgesamt totalen Mangel an politischem Willen, die Probleme des Landes anzugehen”, meint Femi Falana, Rechtsanwalt und Aktivist mit Einfluss.
“Von wo aus Sie auch auf die Dinge schauen, es gibt nichts zu feiern” für diesen ersten Geburtstag, sagte er und behauptete, dass die Korruption “bisher unerreichtes Niveau” erreicht hat.
Diese Plage verschlingt die Ressourcen des Landes, reich an Kohlenwasserstoffen, und wo die Mehrheit der Nigerianer leben von weniger als zwei Dollar pro Tag.
Für den Wirtschaftswissenschaftler Opeyemi Agbaje zeigte das vergangene Jahr “die Grenzen” des Präsidenten, aber man müsse zugeben, “dass nicht alles seine Schuld war.”
Die Gewalt, die den Norden vor allem schüttelt, ist in mehreren Faktoren wie Religion, politische Rivalitäten und sozio-ökonomischen Ungleichheiten verwurzelt. Der Norden, überwiegend muslimisch, ist weniger entwickelt als der überwiegend christliche Süden und viele im Norden hatten sich gegen die Kandidatur von Herrn Jonathan, Christ aus dem Süden, gestellt.
Die Antwort des Führers gegenüber der Radikalisierung der Islamisten, die ihre tödlichen Anschläge gegen Kirchen, Polizeistationen oder einer einflussreichen Zeitung verstärkt haben, war unbefriedigend für viele.
Das Staatsoberhaupt schien “machtlos”, “schwach”, so Herr Agbaje. “Aber er verstand, was zu tun ist (…), die Antwort ist jetzt stärker”, sagte er und hob hervor, welche Fortschritte die Geheimdienste, die Extremisten festgenommen haben, machten.
Nicht charismatisch genug für seine Kritiker, ist Jonathan ein ruhiger Mann und ausdauernd, nach seinen Anhängern.
Sonntag versicherte der Präsident: “Wir arbeiten sehr hart (…) Die Terroranschläge waren wie ein Dieb in der Nacht gekommen und uns überrascht, aber jetzt (…) überwinden wir das…”
Das Jahr war auch durch eine soziale Krise markiert, im Januar, nach der Abschaffung der Subvention der Treibstoffpreise.
Der Benzinpreis hatte sich über Nacht mehr als verdoppelt und Zehntausende Nigerianer waren auf die Straße gegangen.

Nach einer Woche des Generalstreiks, hatte Jonathan den Kompromiss akzeptiert, die Subventionen zu erhalten, aber auf einem niedrigeren Niveau.
Die Reform ist ein notwendiges Übel für kolossale Einsparungen, nach Ansicht vieler Beobachter. Aber die Wut der Nigerianer war weitgehend gerechtfertigt, sagen sie.
“Es ist klar, dass die Regierung, um die Glaubwürdigkeit zu erwerben, die sie braucht, um Subventionen zu beseitigen, muss es das Gefühl geben, dass die Korruption in diesem Sektor abgestellt wird”, sagte Herr Agbaje.
Eine parlamentarische Untersuchung hat vor kurzem festgestellt, dass $ 6,8 Mrd aus dem Subventionsprogramm zwischen 2009 und 2011 abgezweigt worden waren.
Wenn mancher auch Präsident Jonathan bezweifelt, sind viele noch erregt von der Begeisterung durch die Wahl von diesem Sohn eines Fabrikanten von Kanus und empfinden, es sollte ihm genügend Zeit eingeräumt werden.
“Nigeria hat so viele Probleme, die kann man nicht innerhalb von 24 Stunden lösen”, sagte Alagbi Oluache, ein Geologe von 35 Jahren.
© 2012 AFP

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