NIGERIA, ENTFÜHRUNGEN: ARMEE WAR INFORMIERT – Rapt des lycéennes: l’armée nigériane prévenue de l’attaque

Nigerianische Behörden ignorierten Warnung von Boko Haram
9. Mai 2014, 21:13 http://derstandard.at/r652/Afrika
Ausländische Experten unterstützen Suche nach verschleppten Mädchen
Lagos – Im Fall der fast 300 entführten Schülerinnen in Nigeria wirft die Menschenrechtsorganisation Amnesty International den Behörden vor, eine Warnung der radikalislamischen Gruppierung Boko Haram ignoriert zu haben. Es gebe “ausreichend Beweise” dafür, dass “die nigerianischen Sicherheitskräfte es versäumten, auf Warnungen von Boko Haram zu reagieren”, teilte Amnesty am Freitag mit.

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Rapt des lycéennes: l’armée nigériane prévenue de l’attaque n’a pas réagi, accuse Amnesty
Lagos (AFP) – 09.05.2014 17:58 – Par Cecile DE COMARMOND
L’armée nigériane avait été informée de l’imminence d’une attaque de Boko Haram contre le lycée des plus de 200 adolescentes enlevées le 14 avril mais n’a pas réagi, a accusé vendredi Amnesty International, le jour de l’arrivée d’experts américains et britanniques pour aider à retrouver les captives du groupe islamiste.

Des manifestants appellent à la libération immédiate des lycéennes enlevées au Nigeria, devant la ma
Demonstration in London für die Befreiung der nigerianischen Mädchen
Des manifestants appellent à la libération immédiate des lycéennes enlevées au Nigeria, devant la maison du Nigeria à Londres le 9 mai 2014
afp.com – Leon Neal

“Des témoignages accablants recueillis par Amnesty International révèlent que les forces de l’ordre nigérianes n’ont pas réagi aux avertissements qu’elles ont reçus à propos d’une possible attaque armée de Boko Haram contre le pensionnat du lycée public de Chibok qui a mené à cet enlèvement”, a déclaré l’organisation dans un communiqué, faisant état de “sources crédibles”.
“Amnesty International a eu la confirmation (…) que le quartier général de l’armée à Maiduguri a été prévenu d’une attaque imminente peu après 19H (18H00 GMT) le 14 avril, soit près de quatre heures avant que Boko Haram ne lance son attaque” dans la ville de Chibok, dans l’Etat de Borno (nord-est).
Mais l’armée n’a pu rassembler les troupes nécessaires pour stopper cette attaque, “à cause des faibles ressources dont elle dispose et de peur d’affronter les groupes armés (islamistes) souvent mieux équipés”, selon Amnesty.
Les 17 soldats basés à Chibok ont été dépassés par les assaillants et ont dû battre en retraite
“Le fait que les forces de l’ordre nigérianes étaient au courant de l’attaque imminente de Boko Haram mais qu’elles n’ont pas été en mesure de réagir immédiatement pour l’empêcher ne va faire qu’amplifier l’indignation nationale et internationale face à ce crime odieux”, a déclaré Netsanet Belay, responsable de la section Afrique d’Amnesty International.
Cet enlèvement sans précédent continue de susciter l’émotion et la solidarité internationales.
– Arrivée d’experts américains et britanniques, matériel satellitaire français –
Des experts américains et britanniques sont arrivés dans le pays pour participer aux recherches des captives de Boko Haram. “Ils sont arrivés (…), l’équipe est au Nigeria”, a déclaré à l’AFP Rhonda Ferguson-Augustus, porte-parole de l’ambassade US.
Des responsables américains avaient annoncé l’envoi d’une équipe composée de moins de 10 militaires, de spécialistes du département américain de la Justice et de membres du FBI.
“Une équipe d’experts britanniques qui va conseiller et aider les autorités nigérianes pour répondre à l’enlèvement de plus de 200 lycéennes est arrivée ce matin à Abuja”, a annoncé le Forein office britannique dans un communiqué.
L’équipe britannique comprend des diplomates et des experts du ministère de la Défense. Elle “ne va pas seulement prendre en compte les récents incidents mais aussi les solutions anti-terroristes à long terme, afin d’empêcher de telles attaques dans le futur, et pour vaincre Boko Haram”, poursuit le communiqué.
La Chine et la France ont aussi proposé leur aide, à travers notamment le partage d’informations recueillies par les services de renseignements et les satellites, et l’envoi de spécialistes.
La France a commencé vendredi à envoyer du matériel au Nigeria, notamment d’imagerie satellitaire, selon une source diplomatique. Le ministre de Affaires étrangères Laurent Fabius avait parlé jeudi avec son homologue nigérian pour déterminer ce dont avait besoin le Nigeria.
S’exprimant vendredi au Forum économique mondial pour l’Afrique, le président nigérian Goodluck Jonathan a répété que son pays était “totalement engagé à retrouver ces jeunes filles”.
L’absence de réaction des autorités nigérianes à cet enlèvement a été très critiquée, le président n’ayant fait aucun commentaire sur cette attaque, la plus choquante perpétrée par le groupe islamiste, pendant plusieurs jours après le 14 avril.
La mobilisation internationale, largement répercutée sur les réseaux sociaux, avec le soutien de célébrités mondiales telles que la première dame des Etats-Unis Michèle Obama et l’actrice américaine Angelina Jolie, a poussé les responsables nigérians à s’engager plus fermement pour tenter de retrouver les lycéennes.
Le conseiller spécial à la sécurité Sambo Dasuki et Mohammed Abubakar, le chef de la police nigériane, se sont notamment rendus ensemble jeudi à Chibok pour illustrer cet engagement des autorités.
– Prières et jeûne du gouverneur local –
Localement, le mouvement de protestation contre le gouvernement et de solidarité envers les captives se poursuivait vendredi.
Une manifestation a eu lieu dans la matinée dans le centre de Lagos, organisée par le collectif “Women for peace and justice”.
Une autre manifestation, réunissant plusieurs centaines de personnes, dont des parents de lycéennes enlevées venus de Chibok, s’est produite à Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, devant le bureau du gouverneur, pour y déposer une lettre de protestation adressée au président Jonathan.
“Nous avons organisé cette manifestation pour exprimer notre insatisfaction de l’indifférence avec laquelle le gouvernement nigérian a géré l’enlèvement des lycéennes” a déclaré à l’AFP par téléphone depuis Maiduguri, Manaseh Allan, originaire de Chibok.
Le gouverneur de l’Etat de Borno, Kashim Shettima, a annoncé entamer trois jours de prières et de jeûne, en soutien aux otages.
Une manifestation a eu aussi lieu à Londres vendredi matin en soutien aux lycéennes.
Mais les Etats-Unis et des responsables locaux, à Chibok, se sont inquiétés d’un possible transfèrement, à travers des frontières poreuses qui connaissent toutes sortes de trafic, des 200 adolescentes vers le Tchad et le Cameroun voisins pour y être vendues.
© 2014 AFP

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Nigerianische Behörden ignorierten Warnung von Boko Haram
9. Mai 2014, 21:13 http://derstandard.at/r652/Afrika
Ausländische Experten unterstützen Suche nach verschleppten Mädchen
Lagos – Im Fall der fast 300 entführten Schülerinnen in Nigeria wirft die Menschenrechtsorganisation Amnesty International den Behörden vor, eine Warnung der radikalislamischen Gruppierung Boko Haram ignoriert zu haben. Es gebe “ausreichend Beweise” dafür, dass “die nigerianischen Sicherheitskräfte es versäumten, auf Warnungen von Boko Haram zu reagieren”, teilte Amnesty am Freitag mit.
Unterdessen reisten Militärexperten aus den USA und Großbritannien zur Unterstützung der Suchaktion nach Nigeria.
Militär wurde gewarnt
Nach Amnesty-Angaben erhielt das Militär vier Stunden vor dem Überfall auf die Schule in der Stadt Chibok im nordöstlichen Bundesstaat Borno eine entsprechende Warnung. Der zuständige Kommandant sei aber nicht in der Lage gewesen, ausreichend Soldaten für einen Einsatz in der Stadt zu rekrutieren, berichtete die Menschenrechtsorganisation unter Berufung auf Aussagen hochrangiger Offiziere.
Amnestys Afrikadirektor Netsanet Belay sprach von einem “groben Verstoß Nigerias gegen seine Pflicht zum Schutz von Zivilisten”. Der Sprecher des Verteidigungsministeriums, Chris Olukolade, wies die Anschuldigungen hingegen zurück. “Der Bericht ist nur eine Ansammlung von Gerüchten”, sagte er.
Kämpfer der extremistischen Sekte hatten die Schule am 14. April überfallen und 273 Mädchen verschleppt. Nur einem kleinen Teil der Schülerinnen gelang die Flucht. Am Sonntag entführte die Gruppe elf weitere Mädchen. In einem Video kündigte Sektenführer Abubakar Mohammed Shekau die Versklavung und Zwangsverheiratung der Schülerinnen an.
Die Regierung in Abuja hatte zunächst zögerlich auf die Entführung reagiert. Erst nach einer weltweiten Mobilisierung und wütenden Protesten der Familien erklärte Präsident Goodluck Joathan am Freitag den “totalen Einsatz” seines Landes bei der Suche nach den Mädchen.
Expertenteam vor Ort
Daran sollen sich auch Militärexperten aus den USA und Großbritannien beteiligen. Das Expertenteam sei vor Ort, sagte eine Sprecherin der US-Botschaft in Abuja. Sie äußerte sich nicht zu der Zusammensetzung der Gruppe, doch war zuvor aus Washington verlautet, es würden Militärexperten sowie Fachleute aus dem Justizministerium und vom FBI entsandt.
Das britische Außenministerium schickte Diplomaten und Spezialisten des Verteidigungsministeriums nach Abuja. Das Team werde sich auch für “langfristige Anti-Terror-Lösungen einsetzen, um derartige Angriffe zu verhindern und Boko Haram zu besiegen”.
Die Witwe des verstorbenen südafrikanischen Nationalhelden Nelson Mandela, Graça Machel, appellierte an die Behörden in Nigeria sowie die internationale Gemeinschaft, die Suche nach den Mädchen zu verstärken. “Die nigerianische Regierung steht in der Pflicht, die Bürger zu schützen und ihre Sicherheit zu garantieren”, erklärte Machel.
IStGH erwägt Anklage
Derweil erwägt der Internationale Strafgerichtshof (IStGH) in Den Haag, sich mit dem Verbrechen zu befassen. Die Entführung könnte unter die Zuständigkeit des Tribunals fallen, sagte Anklägerin Fatou Bensouda. Schon 2012 war der Strafgerichtshof bei einer Vorprüfung zu dem Schluss gekommen, dass Boko Haram seit 2009 Verbrechen gegen die Menschlichkeit begeht.
US-Außenminister John Kerry hatte am Donnerstag an die internationale Gemeinschaft appelliert, konkrete Hilfen zur Verfügung zu stellen. “Die gesamte Welt sollte diese Schandtat nicht nur verdammen, sondern alles nur Mögliche tun, um Nigeria in den nächsten Tagen zu helfen”, sagte Kerry in Washington.
Nach einem CNN-Bericht sollte am Freitag ein siebenköpfiges US-Team in Nigeria eintreffen, um mehrere Dutzend Militärexperten zu unterstützen, die seit längerer Zeit vor Ort sind. (APA, 9.5.2014)

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