NIGERIA, SOZIALPROTESTE, DEMONSTRATIONEN: GENERALSTREIK AUSGESETZT UND ABGEWÜRGT – Nigeria , la grève générale : suspendue et etouffée

Des Nigérians manifestent le 13 janvier 2012 à Lagos contre la hausse des prix du carburantManifestation à Lagos (Nigeria) contre la hausse du prix des carburants, le 12 janvier 2012
Fotos (c) AFP: 1 -Nigeria – Demonstration in Lagos, 13. Januar 2011 “Kooruption abschaffen, nicht Subventionen”
Manifestation à Lagos, le 13 janvier 2011 “Stoppez corruption, non les subventions”
2- Demonstration in Lagos (Nigeria) gegen steigende Treibstoffpreise, 12. Januar 2012
Manifestation à Lagos (Nigeria) contre la hausse du prix des carburants, le 12 janvier 2012

1. Nigeria ist durch Generalstreik gelähmt, mindestens fünf Tote
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.09 11.08
photo_1326228779002-9-0Mindestens fünf Menschen wurden getötet Montag in Nigeria, darunter vier durch Schüsse bei Zusammenstößen zwischen Polizei und Demonstranten während des Generalstreiks gegen steigende Treibstoffpreise, sagte die Nationale Kommission für Menschenrechte…..
2. “Genug ist genug” Nigerianer gehen auf die Straßen und schreien ihren Frust hinaus
LAGOS (AFP) – 2012.09.01 06.31
Einige singen und wehen mit abgerissenen Ästen, während setzten andere Feuer an Reifen mit Austritt von dicken Säulen von Rauch. Tausende Bewohner von Lagos gingen auf die Straße, um ihre Ablehnung der Verdoppelung der Treibstoffpreise in Nigeria zu schreien. Und auch ihren Überdruss und Frustrationen in einer Kohlenwasserstoff-reichen Öl-Macht, deren Entwicklung weitgehend durch Korruption behindert wird. “Genug ist genug”, sagt eine Inschrift auf dem T-Shirt eines Demonstranten…..
3. KURZMELDUNG : Streik in Nigeria: Öl-Gewerkschaft droht die Produktion zu unterbrechen
LAGOS (AFP) – 2012.01.11 01.20
Eine Gewerkschaft der Ölarbeiter in Nigeria droht, ab Mittwoch die Ölförderung zu unterbrechen, während der Streik gegen das Ende der Subventionen für die Benzinpreise in den dritten Tag geht.
© 2012 AFP

4. Der Streik in Nigeria macht den Reichen Angst, aber trifft die Armen
LAGOS (AFP) – 2012.01.11 01.24
Grace Ojo, die Reis verkauft auf dem Markt in Lagos, der größten Stadt in Nigeria, hat genug. Über den Streik, der das Land lähmt, aber auch, weil der Präsident Treibstoffpreise in die Luft gesprengt hat…..
4b). Nigerianer, hungrig, lassen ihre Wut explodieren in einem Markt in Lagos
LAGOS (AFP) – 2012.01.14 16.39
Eher schlecht als recht machen viele Nigerianer nach fünf Tagen des Generalstreiks ihren Weg durch die holprigen Gassen zum wichtigsten Markt von Lagos, die sind meisten wütend auf steigende Preise und eine Regierung, die sie ihrer Meinung nach “verhungern” lässt.
5. KURZMELDUNG : Nigeria: Bedrohungen für die Öl-Produktion, Anfang des Dialogs
LAGOS (AFP) – 12.01.2012 22.12
Die Öl-Gewerkschaften in Nigeria haben gedroht, die Produktion zu stoppen ab Sonntag, zur Unterstützung des Generalstreiks gegen steigende Benzinpreise, die lähmen das Land seit dem Anfang der Woche. Gewerkschaftsvertreter sprechen aber mit Präsident Goodluck Jonathan und mehreren Regierungsbeamten, der erste Schritt in Richtung Dialog seit dem Beginn der Bewegung.
© 2012 AFP

KURZMELDUNG : Nigeria: Generalstreik suspendiert für ein Wochenende um zu verhandeln
Abuja (AFP) – 2012.01.13 15.53
Um eine Chance zu geben zu verhandeln, meldeten die Gewerkschaften in Nigeria die Aussetzung des Generalstreiks während des Wochenendes.
© 2012 AFP

7. Nigeria: Gewerkschaften unterbrechen den Streik, nach einer Konzession der Macht
Abuja (AFP) – 2012.01.16 18.15
Die Gewerkschaften meldeten Montag die “Aussetzung” des Generalstreiks, kurz nach einem Zugeständnis der Macht und einer massiven Intervention durch die Sicherheitskräfte.
8. + LAST: Nigeria: Kritik gegen den Einsatz der Armee, Rückkehr zur Normalität
LAGOS (AFP) – 2012.01.17 12:09
Die nigerianischen Behörden empfingen Dienstag heftige Kritik nach dem massiven Eingreifen der Armee gegen Demonstranten nach einer Woche Streik.
DEUTSCHE (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DER FOTOGALERIE IN DER MITTE (gelbes Feld)

1er ARTICLE SUR SEPT : Le Nigeria paralysé par la grève générale, au moins cinq morts
KANO (Nigeria) (AFP) – 09.01.2012 23:08
Au moins cinq personnes ont été tuées lundi au Nigeria, dont quatre par balles, dans des affrontements entre policiers et manifestants lors de la grève générale contre la hausse des prix des carburants, a indiqué la Commission nationale des droits de l’homme.

Un homme brandit une pancarte lors d'une manifestation contre la hausse des prix du carburant à Lag
Foto (c) AFP: Ein Mann hält ein Schild hoch, während einer Protestaktion gegen steigende Benzinpreise in Lagos, 9. Januar 2012
Un homme brandit une pancarte lors d’une manifestation contre la hausse des prix du carburant à Lagos, le 9 janvier 2012

Selon son secrétaire général, Chidi Odinkalu, trois personnes ont été abattues dans la capitale économique Lagos et une autre à Kano, la métropole du Nord.
Un enfant de 9 ans a également été tué à Kano, mais apparemment écrasé par la foule dans un mouvement de panique. “L’enfant semble avoir été piétiné dans ce qui parait être un mouvement de foule à Kano”, a-t-il dit à l’AFP. “Quatre autres personnes ont été tuées par balles selon ces informations”, a-t-il ajouté.
La police a pour sa part confirmé la mort d’un manifestant à Lagos, ajoutant qu’un policier soupçonné avait été arrêté.
A Kano, une source hospitalière a de son coté déclaré que deux manifestants touchés par balles avaient succombé à leurs blessures.
Selon un responsable de la Croix-Rouge de la ville, on y comptait une trentaine de blessés au total, dont 18 par balles.
Ce mouvement se produit dans un contexte de tension croissante entre chrétiens et musulmans dans le pays le plus peuplé d’Afrique, où des manifestants ont tenté lundi d’incendier une mosquée dans le Sud à majorité chrétienne.
Les heurts les plus violents se sont produits à Kano, la métropole du Nord à dominante musulmane, où deux personnes ont été tuées par balles et une trentaine blessées, selon un responsable hospitalier.
La police y a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l’air contre des milliers de manifestants qui tentaient d’envahir les bureaux du gouverneur de l’Etat, a constaté un journaliste de l’AFP.
Ils ont également tenté d’incendier le domicile du gouverneur de la Banque centrale et mis le feu au bureau du chef de l’administration régionale.
Jonathan Suite à ces incidents, les autorités locales ont décrété un couvre-feu nocturne dans la ville de 18H00 à 8H00.
A Abuja, la capitale fédérale, d’importantes manifestations ont eu lieu, rassemblant des milliers de personnes.
Le mot d’ordre de grève générale semblait suivi dans le pays. Mais, si l’activité était largement à l’arrêt dans les grandes villes, la production de pétrole, 2,4 millions de barils par jour, n’a pas été affectée par la grève, ont assuré des responsables du secteur.
Les syndicats exigent que le gouvernement rétablisse les subventions dont la suppression, le 1er janvier, a entraîné une brusque hausse des prix de l’essence qui affecte la plupart des Nigérians, tant pour les transports que pour l’alimentation des générateurs d’électricité.
Le pape dénonce une recrudescence des violences

Rassemblement à Lagos contre la hausse du prix des carburants, le 9 janvier 2012 au Nigeria
Foto (c) AFP: Versammlung in Lagos gegen steigende Treibstoffpreise, 9. Januar 2012 in Nigeria
Rassemblement à Lagos contre la hausse du prix des carburants, le 9 janvier 2012 au Nigeria

Cette grogne sociale intervient sur fond de tensions politico-religieuses qui font craindre une escalade des violences entre musulmans et chrétiens qui peuplent à parts égales le Nigeria.
Lundi, des manifestants protestant contre la hausse des prix du carburant ont attaqué une mosquée de Benin City, dans le sud, et un bureau de change tenu par un musulman, faisant plusieurs blessés légers, selon la police.
Depuis les sanglants attentats du jour de Noël qui avaient fait au moins 49 morts, six nouvelles attaques contre des chrétiens dans le Nord majoritairement musulman ont fait plus de 80 morts.
La majorité de ces raids ont été revendiqués par Boko Haram, un groupe islamiste qui réclame l’application de la charia (loi islamique) dans l’ensemble du pays.
Le pape a déploré lundi que l’objectif de la réconciliation et du respect de “toutes les ethnies et religions” soit encore lointain en Afrique. Benoît XVI a évoqué “en particulier la recrudescence des violences qui touche le Nigeria”.
A Washington, les Etats-Unis ont “vivement” condamné lundi les actes de violence attribués au groupe islamiste Boko Haram, et pressé les autorités nigérianes de poursuivre les responsables.
Dimanche, le président Goodluck Jonathan avait admis pour la première fois que Boko Haram, un groupe assez mystérieux, disposait de soutiens et de sympathisants au sein du parlement, de la justice et des services de sécurité.
Selon lui, les violences antichrétiennes actuelles sont “pires” par leur caractère aveugle et imprévisible que la guerre civile des années 60.
© 2012 AFP

Un homme durant une manifestantion contre la hausse du prix des carburants à lagos le 9 janvier 2012
Foto (c) AFP: Ein Mann in einer Demonstration gegen steigende Treibstoffpreise in Lagos 9. Januar 2012
Un homme durant une manifestantion contre la hausse du prix des carburants à lagos le 9 janvier 2012

2. “Trop c’est trop”: les Nigérians battent le pavé et crient leur frustration
LAGOS (AFP) – 09.01.2012 18:31
Certains chantent et brandissent des branches arrachées, d’autres mettent le feu à des pneus dont s’échappent d’épaisses colonnes de fumée. Par milliers, les habitants de Lagos sont descendus dans la rue pour crier leur rejet du doublement du prix de l’essence au Nigeria.
Et dire aussi leur ras-le-bol et leurs frustrations dans une puissance pétrolière richissime en hydrocarbures mais dont le développement est largement entravé par la corruption.
“Trop, c’est trop”, résume une inscription sur le t-shirt d’un manifestant.
Le 1er janvier, le président Goodluck Jonathan a annoncé à la surprise générale la suppression immédiate des subventions sur les prix des carburants. Les tarifs à la pompe ont plus que doublé dès le lendemain, amenant les syndicats à annoncer une grève générale illimitée à compter de ce lundi.
“Nous disons non! Les Nigérians sont fatigués”, lance un jeune homme en maillot de foot. “Vous savez, nos législateurs à Abuja, ils prennent trop ce qui appartient au public. Nous voulons qu’ils partent”.
“Démissionne ou meurs comme Kadhafi maintenant”, menace une pancarte destinée au chef de l’Etat. “Rends-moi mon vote”, peut-on lire sur une autre.
“Nos dirigeants sont tellement corrompus qu’ils s’attendent même à ce que le peuple paie pour leurs péchés”, dénonce une représentante syndicale, vite entourée par une petite foule qui l’écoute.
“Il y a tellement de frustration, tellement de colère. Je pense que ça n’est que le début des problèmes que nous avons vus dans les pays arabes. C’est comme ça que ça a démarré en Tunisie. Il y avait de la colère, un homme s’est immolé par le feu et c’est à cause de ça que nous avons eu le Printemps arabe”.
“Les Nigérians sont prêts à payer de leur vie, à affronter leurs dirigeants”, dit-elle en haussant la voix. “Yeah!!”, lui répondent ses auditeurs.
La marche a démarré peu après 08H00 du matin et des heures durant, dans une chaleur moite, étudiants, avocats, chômeurs, professeurs, ont chanté et hurlé leur ras-le-bol.
L’ambiance est confraternelle, solidaire, mais électrique aussi. Et volatile. Des pierres et des bouteilles de verre cassées volent au-dessus des têtes, les esprits s’échauffent mais les organisateurs sont déterminés à éviter les dérapages.
Ils appellent les manifestants à avancer. La marche et les chants reprennent, laissant derrière les “casseurs” et la police.
Organisés par cortèges, les syndicalistes emmènent la foule qui gonfle et s’étale désormais sur plus d’un kilomètre. Les routes sont barrées et tous convergent vers une place de la capitale économique, où des haut-parleurs crachent musique et discours.
“Dites non à la corruption! Dites non à Badluck Jonathan! (Jonathan la malchance)”, scandent en choeur des jeunes filles, se moquant du prénom du président Goodluck (bonne chance) Jonathan.
Fatigué d’avoir battu le pavé, un médecin en blouse blanche, stéthoscope autour du cou, s’est assis sur un trottoir.
“Nous ne survivons pas actuellement”, dit-il.
Et d’énumérer les maux auxquels font face quotidiennement les quelque 160 millions d’habitants du Nigeria. “A cause de l’état des routes, il y a des accidents chaque jour. Les prix alimentaires grimpent. Nous n’avons pas d’électricité, pas d’eau, pas de sécurité. Nous ne survivons pas”.
© 2012 AFP

Des manifestants bloquent une rue dans la ville nigériane de Kano pour protester contre la hausse de
Foto (c) AFP: Demonstranten blockieren eine Straße in der nigerianischen Stadt Kano, um gegen die steigenden Kraftstoffpreise zu protestieren 9. Januar 2012
Des manifestants bloquent une rue dans la ville nigériane de Kano pour protester contre la hausse des carburants le 9 janvier 2012

BREVE : Grève au Nigeria: un syndicat du pétrole menace d’interrompre la production
LAGOS (AFP) – 11.01.2012 13:20
Un syndicat des ouvriers du pétrole du Nigeria, le premier producteur de pétrole d’Afrique, a menacé mercredi d’interrompre la production de brut, alors que la grève contre la fin des subventions aux prix de l’essence se poursuit pour une troisième journée.
© 2012 AFP

3. La grève au Nigeria fait peur aux riches mais touche les pauvres
LAGOS (AFP) – 11.01.2012 13:24
Grace Ojo, qui vend du riz sur le marché de Lagos, la plus grande ville du Nigeria, en a marre. A la fois de cette grève qui paralyse le pays mais aussi parce que le président a fait exploser les prix du carburant.
Interrogée sur la probabilité que la grève générale fasse revenir le président Goodluck Jonathan sur la supression des subventions – qui a doublé les prix à la pompe-, cette femme de 53 ans, mère de trois enfants, répond : “arrêtez le mouvement. Mais dites à Goodluck d’avoir pitié de nous !”.
C’est la dure réalité de la grève et de la vie en général dans le pays le plus peuplé d’Afrique (160 millions) et premier producteur de pétrole du continent, miné par la corruption : de pauvres familles affrontent des choix très difficiles.
Si la grève se poursuit, les gens qui travaillent dans le commerce informel et subsistent avec moins de 2 dollars US (1,6 euro) par jour vont être encore plus frappés par la disparition de leurs ressources.
Si elle est levée, l’espoir s’envole de voir le gouvernement rétablir des subventions. Or jusqu’à présent les autorités n’ont montré aucun signe de reddition.
Selon responsables officiels et économistes, la politique sur les carburants est la bonne: elle devrait améliorer le développement en consacrant les 8 milliards de dollars (6,3 mrds euros) économisés à des projets d’infrastructures.
La grève qui a débuté lundi s’est étendue à tout le Nigeria, fermant les commerces et mettant des dizaines de milliers de manifestants dans les rues.
La production de pétrole, vitale pour le pays car elle rapporte des deux tiers des ressources publiques, représente 90 % de ses revenus d’exportations, et n’a jusqu’à présent pas été touchée.
Cependant un des deux syndicats des ouvriers du pétrole, le NUPENG, a menacé mercredi d’interrompre la production de brut, “faute d’accord les confédérations syndicales et le gouvernement aujourd’hui”.
“La seule façon de forcer le gouvernement, serait de toucher aux exportations de pétrole brut”, dit Kayode Akindele, membre d’un cabinet d’investissements. Selon lui et d’autres responsables économiques la production s’est poursuivie notamment car elle se fait en grande majorité en mer (off shore) et qu’elle est en grande partie automatisée.
Mais de nombreux travailleurs du secteur sont réservés cette arme de dernier recours, car il faudrait des jours voire plus pour reprendre ensuite une production normale.
La majorité pauvre des Nigérians sont donc devant un dilemme : ils veulent que les prix de l’essence baissent et que la grève s’arrête.
“Je pense que la grève devrait s’arrêter car rien ne marche, pas moyen de travailler ni de gagner de l’argent”, estime Ben Korchioga, 26 ans, conducteur de taxi-moto qui avec 150 confrères attend devant une station service afin de s’approvisionner en carburant.
Mais selon lui, “ce n’est pas le bon moment” de mettre un terme aux subventions”.
Certains ont vu dans ce mouvement de protestation une version nigériane du Printemps arabe, ou une variante de protestations globales, lançant sur Twitter un mouvement “Occupy nigeria” du genre “Occupy wallstreet”.
M. Akindele souligne pour autant que la police à évité d’être trop violente comme beaucoup le craignaient. Un officier a été accusé d’avoir tué une personne à Lagos et deux personnes ont été tuées à Kano au nord du pays lors d’affrontements entre police et manifestants.
Il y a eu certes quelque 10.000 personnes dans la rue à Lagos, la gigantesque capitale économique. Mais “si vous commenciez à avoir 100.000 ou 150.000 personnes dans les rues car pourrait avoir un impact” dit Akindele.
Au marché central de Lagos en tout cas, il y a beaucoup moins d’acheteurs que d’habitude. Mais l’offre est là: les quartiers de boeufs sont accrochés aux étals, la viande est toujours cuite sur du charbon de bois. Sur le mur voisin figure l’annonce “s’il vous plait n’urinez pas partout”.
© 2012 AFP

3b). Des Nigérians, la faim au ventre, laissent exploser leur colère dans un marché de Lagos

LAGOS (AFP) – 14.01.2012 16:39
Tant bien que mal, une foule de Nigérians trace son chemin dans les allées défoncées du principal marché de Lagos pour se ravitailler après cinq jours de grève générale, la plupart en colère devant la flambée vertigineuse des prix et un gouvernement qui, selon eux, les “affame”.
Armée d’un gros sac en plastique, Funke Kayode, une mère de famille, s’arrête devant un étal d’ignames, interpelle le vendeur sur leur prix, puis fait mine de partir avant de revenir en acheter, mais une très petite quantité.
“Je dois en acheter. Nous devons manger”, lance-t-elle furieuse, car, dit-elle, le prix des ignames a plus que triplé en cinq jours.
Ses maigres emplettes disparaissent au fond de son sac dans ce marché baptisé “Mile 12” où une multitude de vendeurs crient leur “désespoir” face au prix de leurs marchandises, en hausse à cause de l’augmentation du prix du transport, et qui ne se “vendent pas”.
Un marché à Lagos, le 14 janvier 2012Nigeria, Markt in Lagos, Un marché à Lagos, 14.01.2012
A proximité, sous une chaleur moite, des vendeuses aspergent d’eau tomates et poivrons sous le regard fatigué de dizaines de passagers agglutinés dans des bus et des véhicules bondés circulant toutes fenêtres et portes ouvertes.
“Je suis venue ici aujourd’hui car j’ai faim (…) Mes enfants ont beaucoup souffert durant la grève générale”, explique Abiola Ayansanya, une Nigériane de 58 ans, mère de trois enfants.
“Mes plus jeunes enfants ont pleuré en réclamant de la nourriture, le plus âgé d’entre eux a compris la situation”, explique cette Nigériane qui considère que le gouvernement doit faire marche arrière sur le prix du carburant qui se répercute inexorablement sur le prix de toutes les marchandises.
Très remonté, un Nigérian, Musa Adekunle Adeyemi, crie être “prêt” à reprendre les manifestations anti-gouvernementales” dès lundi contre l’augmentation du prix du carburant.
“Nous ne sommes pas fatigués de manifester”, dit-il en levant les bras, aussitôt entouré d’une dizaine d’hommes affichant la même détermination.
“Nous avons voté pour Jonathan”
Selon un chauffeur nigérian, Muda Ogunniyi, “tout le monde est en colère et tout le monde a faim. Nous avons voté pour (le président nigérian Goodluck) Jonathan pour qu’il améliore nos conditions de vie”.
“Le gouvernement, selon lui, doit combattre le groupe de conspirateurs qui profitent de la situation et qui nous oppressent”.
Sur la route menant au marché situé face à la baie de Lagos, où le ciel et la mer se confondent dans des eaux teintées de gris, de longues files d’attente se forment devant des stations-service. De nombreux Nigérians en guenilles font la mendicité au passage de puissants 4X4 sur la route de Lagos, une des villes les plus peuplées au monde.
Les syndicats du Nigeria ont annoncé la suspension pendant le week-end de la grève générale qui paralyse le pays depuis une semaine et menace de s’étendre au secteur-clé du pétrole.
Près du marché “Miles 12”, un groupe d’hommes rassemblés devant un étal lisent les gros titres des principaux quotidiens.
Le ton monte vite: “Tout le monde a faim, tout le monde est en colère contre ce gouvernement. Nous sommes plus que des survivants maintenant, nous sommes des combattants”, lance l’un d’entre eux.
© 2012 AFP

4 BREVE: Nigeria: menaces sur la production du pétrole, début de dialogue
LAGOS (AFP) – 12.01.2012 22:12
Les syndicats du pétrole du Nigeria ont menacé jeudi d’arrêter la production à partir de dimanche, en soutien à la grève générale contre la hausse des prix des carburants qui paralyse le pays depuis le début de la semaine. Les représentants des syndicats ont cependant obtenu de rencontrer le président Goodluck Jonathan et plusieurs responsables gouvernementaux, première amorce de dialogue depuis le début du mouvement.
© 2012 AFP

5. Nigeria: les syndicats interrompent la grève après une concession du pouvoir
ABUJA (AFP) – 16.01.2012 18:15
Les syndicats ont annoncé lundi la “suspension” d’une grève générale qui a paralysé le Nigeria pendant huit jours peu après une concession du pouvoir et une intervention massive des forces de sécurité.
“Les syndicats et leurs partenaires annoncent formellement la suspension de la grève, des rassemblements et des manifestations à travers le pays”, a déclaré à la presse à Abuja le chef de la puissante centrale Nigeria Labour Congress, Abdulwahed Omar. Il n’a pas fixé de durée à cette suspension.
La grève avait commencé lundi 9 janvier, après la suppression des subventions aux carburants qui avait provoqué une flambée des prix à la pompe dans le premier producteur de brut et pays le plus peuplé d’Afrique.
A Lagos, la métropole économique, quelque 300 manifestants ont protesté dans la rue, jugeant insuffisant le geste du président Goodluck Jonathan qui avait annoncé dans la matinée une baisse du nouveau prix de l’essence d’environ 30%.
Les forces de sécurité ont tiré en l’air et utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que les autorités prenaient des mesures pour empêcher les rassemblements dans le pays.
Toujours à Lagos, la police a effectué un raid d’une vingtaine de minutes dans les bureaux de la chaîne de télévision américaine CNN, sans qu’on sache si cette intrusion était liée au mouvement de protestation.
La police a averti lundi, quelques heures après la suspension de la grève, que tout manifestant serait arrêté et ceux appelant à un “changement de régime” seraient poursuivis pour trahison.
“Dorénavant, toute personne continuant à manifester sera arrêtée et déférée immédiatement au tribunal. Tout individu ou groupe d’individus appelant à un changement de régime avant la fin de la présente législature commet une trahison et sera arrêté et poursuivi en justice, peu importe qui il ou elle est”, selon un communiqué officiel.
Pour la première fois depuis le début du mouvement lancé le 9 janvier, des soldats armés avaient érigé lundi matin des barrages aux points stratégiques de la capitale économique du Nigeria.
Ils ont interdit notamment l’accès à un parc, principal lieu des grandes manifestations de la semaine dernière.
Le président Jonathan demande l’arrêt de la grève
Le dispositif militaire et policier a été mis en place alors que le président expliquait à la télévision que “compte tenu des difficultés rencontrées par les Nigérians (…), le gouvernement a approuvé une baisse du prix du carburant à 97 nairas le litre”.
La brusque suppression au 1er janvier des subventions des carburants a entraîné le doublement du prix de l’essence à la pompe, passé de 65 nairas le litre (0,40 dollars, 0,30 euros) à 140 nairas ou plus du jour au lendemain.
M. Jonathan a toutefois refusé de céder sur le fond, affirmant que “le gouvernement allait continuer de poursuivre une déréglementation complète du secteur pétrolier”.
Il avait demandé aux dirigeants syndicaux d’appeler à la fin de la grève et à la reprise du travail.
Des responsables syndicaux ont ajouté être toujours en désaccord avec le montant de la baisse annoncée du prix de l’essence mais qu’ils demeuraient prêts à de nouvelles négociations. Avant de suspendre la grève, ils avaient déjà renoncé aux manifestations à partir de lundi.
“Avec tout ce qui s’est passé durant les huit derniers jours, nous sommes certains que ni le gouvernement ni aucune institution ne pourra plus considérer qu’avec les Nigérians les choses sont acquises”, a ajouté M. Omar pour expliquer le recul des syndicats qui avaient exigé l’annulation complète de la hausse des prix de l’essence.
Le gouvernement a justifié l’arrêt de subventions aux carburants, quelque 8 milliards de dollars, pour financer la modernisation des infrastructures du pays. Mais le doublement du prix de l’essence frappe durement une population de 160 millions d’habitants dont la majorité vit avec moins de deux dollars par jour.
Le président a aussi affirmé que les manifestations avaient été “détournées” par des gens cherchant à semer “discorde, anarchie et insécurité”.
© 2012 AFP

6 + FIN : Nigeria: critiques contre le déploiement de l’armée, retour à la normale

LAGOS (AFP) – 17.01.2012 12:09
Les autorités nigérianes essuyaient mardi de virulentes critiques après l’intervention massive de l’armée contre des manifestations au terme d’une semaine de grève générale.
Le gouverneur de l’Etat de Lagos, où est située la capitale économique éponyme, a dénoncé l’important déploiement lundi de soldats et de policiers qui ont tiré en l’air, fait usage de gaz lacrymogènes et intimidé les manifestants avec des véhicules blindés.
La presse locale citait mardi un communiqué de l’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature, demandant “le retrait immédiat et inconditionnel de ces soldats”.
Mardi, une cinquantaine de soldats occupaient toujours le parc où s’étaient rassemblés des milliers de manifestants tous les jours la semaine dernière. Les points de contrôle sur les principaux axes routiers avaient cependant disparu.
Après une semaine de grève nationale, l’activité reprenait à Lagos. Bureaux et commerces avaient rouvert et la circulation était à nouveau dense.
Des journaux ont aussi dénoncé l’important dispositif de sécurité déployé la veille à Lagos mais aussi à Abuja, la capitale fédérale. Aucun blessé n’avait été rapporté suite à cette mesure.
Pour certains, “la vue de soldats armés sur tous les grands axes routiers de la ville (Lagos) ne pouvait signifier qu’une chose: un coup”, pouvait-on lire dans le quotidien Punch. “Ce que Lagos a connu, c’est une occupation militaire ordonnée par le président”.
© 2012 AFP

FOTOGALERIE GENERALSTREIK NIGERIA:

Manifestation à Port Harcourt, le 10 janvier 2011 contre l'augmentation du prix des carburants, au
Foto (c) AFP: Manifestation à Port Harcourt, le 10 janvier 2011
Un homme brandit une pancarte demandant le départ du président nigérian Goodluck Jonathan, à Lagos,
Foto (c) AFP: Ein Mann hält ein Schild fordern den Rücktritt von Präsident Goodluck Jonathan, Lagos, 11. Januar 2012
Un homme brandit une pancarte demandant le départ du président nigérian Goodluck Jonathan, à Lagos, le 11 janvier 2012

Des policiers parmi les manifestants à Lagos, au Nigeria, le 11 janvier 2012
Des policiers parmi les manifestants à Lagos, au Nigeria, le 11 janvier 2012
Polizisten inmitten der Demonstranten
Manifestation à Lagos contre la hausse des carburants, le 11 janvier 2012 au Nigeria
Manifestation à Lagos contre la hausse des carburants, le 11 janvier 2012 au Nigeria
2-Manifestation à Lagos contre la hausse des carburants, le 11 janvier 2012 au Nigeria
Manifestation à Lagos contre la hausse des carburants, le 11 janvier 2012 au Nigeria

1. Nigeria ist durch Generalstreik gelähmt, mindestens fünf Tote
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.09 11.08
Mindestens fünf Menschen wurden getötet Montag in Nigeria, darunter vier durch Schüsse bei Zusammenstößen zwischen Polizei und Demonstranten während des Generalstreiks gegen steigende Treibstoffpreise, sagte die Nationale Kommission für Menschenrechte.
Nach ihrem Generalsekretär Chidi Odinkalu wurden drei Personen in der wirtschaftlichen Hauptstadt Lagos und ein weiterer in Kano, der Metropole des Nordens, erschossen.
Ein 9-Jähriger war auch in Kano getötet, aber offenbar durch die Menge in Panik erdrückt. “Das Kind scheint in, was scheint eine Massenpanik in Kano, mit Füßen totgetrampelt worden zu sein”, sagte er AFP.
Die Polizei seinerseits bestätigte den Tod eines Demonstranten in Lagos, fügte hinzu, dass der verdächtige Polizist verhaftet wurde.
In Kano sagte ein Krankenhaus-Quelle auf seiner Seite, zwei Demonstranten durch Schüsse getroffen erlagen ihren Verletzungen.
Laut einem Beamten des Roten Kreuzes in der Stadt gab es etwa dreißig Verletzte insgesamt, darunter 18 durch Schüsse.
Diese Bewegung erfolgt in einem Kontext der wachsenden Spannungen zwischen Christen und Muslimen im bevölkerungsreichsten Land in Afrika, wo Demonstranten versuchten das Niederbrennen einer Moschee am Montag in dem überwiegend christlichen Süden.
Die gewaltsamen Auseinandersetzungen in Kano: zwei Menschen erschossen und dreißig verwundet wurden, nach einem Krankenhaus offiziell.
Die Polizei hat Tränengas beschossen und feuerte in die Luft gegen Tausende von Demonstranten, die zu den Büros des Gouverneurs einzudringen versuchten, sagte ein Journalist aus AFP.
Sie versuchten auch, die Residenz des Gouverneurs der Zentralbank zu verbrennen und haben in Brand gesteckt das Amt des Chef der regionalen Verwaltung.
Nach diesen Vorfällen führte die lokalen Behörden eine nächtliche Ausgangssperre in der Stadt von 18.00 bis 08.00 Uhr ein.
In Abuja, der Bundeshauptstadt, große Demonstrationen abgehalten wurden, besucht von Tausenden von Menschen.
Der Aufruf zum Generalstreik schien in dem Land befolgt zu sein. Aber wenn die Aktivität wurde vor allem in den großen Städten gestoppt, Ölförderung, 2,4 Millionen Barrel pro Tag, war nicht von dem Streik, so versicherten Branchenführer, betroffen.
Die Gewerkschaften fordern Wiedereinführung von staatlichen Subventionen – deren Löschung am 1. Januar führte zu einem starken Anstieg der Benzinpreise für die meisten Nigerianer, sowohl für den Transport und für Strom.
Papst prangert eine Zunahme der Gewalt an
Diese sozialen Unruhen kommen vor dem Hintergrund der politischen und religiösen Spannungen, die ausgelöst haben Ängste einer Eskalation der Gewalt zwischen Muslimen und Christen, die gleichermaßen bevölkern Nigeria.
Montag, Demonstranten die protestieren gegen steigende Benzinpreise, haben eine Moschee in Benin City im Süden, und eine Wechselstube eines Moslems angegriffen, was zu mehreren kleineren Verletzungen führte, teilte die Polizei mit.
Seit den blutigen Ereignissen von Weihnachten mit mindestens 49 Toten, sechs neue Angriffe gegen Christen in dem überwiegend muslimischen Norden gemacht, haben mehr als 80 Tote gefordert.
Die meisten dieser Angriffe wurden von Boko Haram, einer islamistischen Gruppe, die für die Umsetzung der Scharia (islamisches Recht) im ganzen Land kämpft, beansprucht.
Der Papst beklagte am Montag, dass das Ziel der Versöhnung und Respekt für “alle ethnischen Gruppen und Religionen” ist noch weit weg in Afrika. Benedikt besprach “insbesondere das Wiederaufleben der Gewalt, die Nigeria trifft.”
In Washington, die Vereinigten Staaten “stark” verurteilten Montag die Gewalt zugeschrieben der islamischen Gruppe Boko Haram, und forderten die nigerianischen Behörden auf, die Verantwortlichen strafrechtlich zu verfolgen.
Sonntag gab Präsident Goodluck Jonathan zum ersten Mal zu, dass Boko Haram, eine eher geheimnisvolle Gruppe, hat Unterstützung und Unterstützer im Parlament, Justiz und Sicherheitsdiensten
Er sagte, die aktuelle Gewalt gegen Christen ist “schlechter”, wegen ihrer willkürlichen und unberechenbaren Natur, als der Bürgerkrieg in den 60er Jahren.
© 2012 AFP

2. “Genug ist genug” Nigerianer gehen auf die Straßen und schreien ihren Frust hinaus
LAGOS (AFP) – 2012.09.01 06.31
Einige singen und wehen mit abgerissenen Ästen, während setzten andere Feuer an Reifen mit Austritt von dicken Säulen von Rauch. Tausende Bewohner von Lagos gingen auf die Straße, um ihre Ablehnung der Verdoppelung der Treibstoffpreise in Nigeria zu schreien. Und auch ihren Überdruss und Frustrationen in einer Kohlenwasserstoff-reichen Öl-Macht, deren Entwicklung weitgehend durch Korruption behindert wird. “Genug ist genug”, sagt eine Inschrift auf dem T-Shirt eines Demonstranten.
Am 1. Januar kündigte Präsident Goodluck Jonathan zur Überraschung aller den unmittelbaren Abbau von Subventionen auf Treibstoffpreise an. Die Preise an der Zapfsäule mehr als verdoppelten den nächsten Tag, woraufhin die Gewerkschaften zu einem unbefristeten Generalstreik ab Montag aufriefen.
“Wir sagen nein! Nigerianer sind müde”, so ein junger Mann in einem Fußball-Trikot. “Wissen Sie, unsere Gesetzgeber in Abuja, sie nehmen zu viel, was gehört der Öffentlichkeit. Wir wollen, dass sie verschwinden.”
“Aufgeben oder sterben, wie Gaddafi” droht ein Schild der Spitze des Staates. “Gib mir meine Stimme zurück”, hieß es auf einem anderen.
“Unsere Führer sind so korrupt, dass sie erwarten, dass die kleinen Leute zahlen für ihre Sünden”, klagt eine Gewerkschaftsvertreterin, schnell von einer kleinen Menge umgeben.
“Wir sind so frustriert, so wütend. Ich denke, es ist nur der Anfang der Probleme, was wir in den arabischen Ländern gesehen haben. So ist es in Tunesien gestartet. Es gab Ärger: Ein Mann hat sich selbst angezündet und aus diesem Grund hatten wir den arabischen Frühling “.
“Nigerianer sind bereit, mit ihrem Leben zu bezahlen, ihre Führer zu konfrontieren”, sagte sie mit erhobener Stimme. “Yeah!”, Antworteten seine Zuhörer.
Der Marsch begann kurz nach 08.00 Uhr und für Stunden in einer feuchte Hitze, Studenten, Anwälte, Arbeitslose, Lehrer, sangen und schrien ihre Schnauze-Voll.
Die Atmosphäre ist brüderliche Solidarität, aber auch elektrisch. Und volatil. Steine und zerbrochene Glasflaschen fliegen, die Gemüter kochen, aber die Organisatoren sind entschlossen, Abdriften zu verhindern.
Sie fordern die Demonstranten auf, voranzukommen. Wandern und Singen werden wieder aufgenommen, “Schläger” und Polizei bleiben hinten.
Die Prozession durch die Vereinigung der Menge schwillt an und erstreckt sich nun über einen Kilometer. Die Straßen sind gesperrt und alle gehen zusammen auf einen Platz in der wirtschaftlichen Hauptstadt, wo die Lautsprecher spucken Musik und Sprache.
“Sag Nein zu Korruption! Say no to Badluck Jonathan! (Jonathan Pech)”, skandierten im Chor Mädchen, spöttisch den Namen des Präsidenten Goodluck (viel Glück) Jonathan verändernd.
Müde saß ein Arzt in weißem Kittel, Stethoskop um den Hals, auf einem Bürgersteig.
“Wir wissen derzeit nicht, wie überleben”, sagte er.
Und seine Aufzählung der täglichen Missstände von rund 160 Millionen Menschen in Nigeria. “Aufgrund der Straßenverhältnisse, es gibt Unfälle jeden Tag. Die Preise für Nahrungsmittel steigen. Wir haben keinen Strom, kein Wasser, keine Sicherheit. Wir wissen nicht wie wir überleben sollen.”
© 2012 AFP

3. KURZMELDUNG : Streik in Nigeria: Öl-Gewerkschaft droht die Produktion zu unterbrechen
LAGOS (AFP) – 2012.01.11 01.20
Eine Gewerkschaft der Ölarbeiter in Nigeria droht, ab Mittwoch die Ölförderung zu unterbrechen, während der Streik gegen das Ende der Subventionen für die Benzinpreise in den dritten Tag geht.
© 2012 AFP

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Nigeria | 10.01.2012 | Deutsche Welle World
“Das Geld wird von den Eliten gestohlen”
In Nigeria dauern die Proteste gegen die Streichung der Treibstoffsubventionen an. Erhöhte Benzinpreise sind nicht der einzige Grund der Massenproteste, meint Thomas Mättig von der Friedrich-Ebert-Stiftung in Abuja.

4. Der Streik in Nigeria macht den Reichen Angst, aber trifft die Armen
LAGOS (AFP) – 2012.01.11 01.24
Grace Ojo, die Reis verkauft auf dem Markt in Lagos, der größten Stadt in Nigeria, hat genug. Über den Streik, der das Land lähmt, aber auch, weil der Präsident Treibstoffpreise in die Luft gesprengt hat.
Auf die Frage nach der Wahrscheinlichkeit, dass der Streik Präsident Goodluck Jonathan die Unterdrückung von Subventionen revidieren lassen wird, diese Frau von 53 Jahren, Mutter von drei Kindern, sagt: “Stoppt die Bewegung – Aber sag Goodluck zu erbarme dich unser. ”
Das ist die harte Realität des Streiks und das Leben im Allgemeinen in Nigeria: arme Familien stehen vor sehr schwierigen Entscheidungen.
Wenn der Streik weitergeht, werden die Menschen, die im informellen Handel arbeiten und leben von weniger als $ 2 (1,6 Euro) pro Tag sogar noch stärker betroffen durch den Verlust ihrer Ressourcen.
Wenn er abgebrochen wird, ist das der Verlust der Hoffnung, dass die staatlichen Subventionen wiederherzustellen sind. Doch bislang haben die Behörden keine Zeichen der Kapitulation gezeigt.
Laut Offiziellen und Ökonomen ist die Kraftstoff-Politik richtig: sie wird 8 Mrd Dollar Einsparungen in Infrastrukturprojekte lenken.
Der Streik, der Montag begann, hat sich in ganz Nigeria verbreitet, nun schließen Geschäfte und Zehntausende von Demonstranten sind in den Straßen.
Die Ölförderung, von entscheidender Bedeutung für das Land, weil sie zwei Drittel der öffentlichen Mittel, 90% seiner Exporteinnahmen, erwirtschaftet, war bisher nicht betroffen.
Doch eine der beiden Öl-Gewerkschaften, NUPENG, droht ab Mittwoch mit Stopp der Ölproduktion, falls es “keine Einigung der Gewerkschaften und die Regierung heute gibt”
“Der einzige Weg, der die Regierung zwingen würde, wäre, die Rohölexporte zu berühren”, sagte Kayode Akindele, ein Mitglied eines Unternehmens von Investitionen. Nach ihm und anderen Beamten ging die Produktion weiter, weil sie meistens auf See (offshore) stattfindet und es ist weitgehend automatisiert.
Aber viele Arbeitnehmer sind für diese Waffe als letztes Mittel, weil es dauern würde Tage oder länger, um danach die normale Produktion wieder aufzunehmen.
Die arme Mehrheit der Nigerianer sind in einem Dilemma: Sie wollen die Gaspreise sinken sehen und dass der Streik endet.
“Ich denke, der Streik enden soll, weil nichts funktioniert, kein Weg zur Arbeit oder Geld verdienen”, sagte Ben Korchioga, 26, ein Motorrad-Taxi-Fahrer, der mit 150 Kollegen draußen wartet an einer Tankstelle.
Aber er sagte, “das ist nicht der richtige Zeitpunkt, um ein Ende der Subventionen setzen. ”
Einige haben in diesem Protest eine nigerianische Version von Arabischem Frühling oder eine Variation der globalen Proteste gesehen: “occupy nigeria” wie “occupy wallstreet”.
Mr. Akindele betont, die Polizei hat vermieden, zu heftig zu reagieren, wie viele befürchteten. Ein Offizier wurde wegen der Tötung einer Person in Lagos beschuldigt und zwei Menschen wurden in Kano im Norden bei Zusammenstößen zwischen Polizei und Demonstranten getötet.
Es gab sicherlich einige 10.000 Menschen auf der Straße in Lagos. Aber “wenn Sie beginnen, 100.000 oder 150.000 Menschen in den Straßen zu haben, das könnte Auswirkungen haben”, Akindele sagte.
Der zentrale Markt in Lagos: in jedem Fall gibt es weit weniger Käufer als üblich. Aber das Angebot ist da: das Viertel von Rindfleisch auf den Ständen hing, und Fleisch wird noch auf Holzkohle gegart. An der Wand in der Nähe die Ansage “Bitte nicht überall urinieren.”
© 2012 AFP

4b). Nigerianer, hungrig, lassen ihre Wut explodieren in einem Markt in Lagos
LAGOS (AFP) – 2012.01.14 16.39
Eher schlecht als recht machen viele Nigerianer nach fünf Tagen des Generalstreiks ihren Weg durch die holprigen Gassen zum wichtigsten Markt von Lagos, die sind meisten wütend auf steigende Preise und eine Regierung, die sie ihrer Meinung nach “verhungern” lässt.
Bewaffnet mit einem großen Plastiksack stoppt Funke Kayode, eine Mutter, bei einem Stand von Yams, fragt den Verkäufer seinen Preis und macht dann den Eindruck, bei der Rückkehr hier zu kaufen gehen, aber nur eine sehr geringe Menge .
“Ich habe es zu kaufen. Wir müssen essen”, witzelt sie wütend, weil, sagt sie, der Preis der yam hat sich in fünf Tagen mehr als verdreifacht.
Ihre mageren Einkäufe verschwinden unten in der Tasche, auf dem Markt namens “Mile 12”, wo eine Vielzahl von Anbietern ihre “Verzweiflung” gegen den Preis für ihre Waren, die “nicht zu verkaufen” sind, ausschreien, ein Anstieg aufgrund der steigenden Kosten für den Transport.
In der Nähe, in eine feuchte Hitze, begießen Anbieter Tomaten und Paprika unter den Augen von Dutzenden müder Passagiere in überfüllten Bussen und Fahrzeugen, alle Fenster und Türen geöffnet.
“Ich kam heute hierher, weil ich hungrig bin (…) Meine Kinder haben stark während des Generalstreiks gelitten”, sagte Ayansanya Abiola, eine Nigerianerin, 58, Mutter von drei Kindern.
“Meine jüngere Kinder haben geweint und fragen nach Lebensmitteln, die älteste von ihnen verstand die Situation”, sagte sie, dass die Regierung den Preis des Kraftstoffs zurücknehmen soll, denn der wirkt unaufhaltsam auf alle Waren.
Sehr wütend schreit Adekunle Adeyemi Musa, “bereit” zu sein die Proteste gegen die Regierung wieder aufzunehmen “am Montag” gegen steigende Treibstoffpreise.
“Wir sind nicht müde, um zu protestieren”, sagte er, hob die Arme, unmittelbar gefolgt von einem Dutzend Männer mit gleicher Entschlossenheit.
“Wir haben für Jonathan gestimmt”
Laut einem nigerianischen Fahrer, Muda Ogunniyi, “jeder ist böse, und jeder ist hungrig. Wir haben für (Präsident Goodluck) Jonathan gestimmt, um unsere Lebensbedingungen zu verbessern.”
“Die Regierung”, sagte er, muss im Kampf sein gegen die Gruppe von Verschwörern, die Nutzen aus der Situation ziehen und uns unterdrücken.”
Auf dem Weg zum Markt, gelegen mit Blick auf die Bucht von Lagos, wo der Himmel und Meer verschmelzen im Wasser mit einer Spur von Grau, lange Warteschlangen an den Tankstellen. Viele Nigerianer sind in Lumpen und betteln entlang der Passage von dicken Autos auf dem Weg nach Lagos, eine der bevölkerungsreichsten Städte der Welt.

In der Nähe des Marktes “12 Miles” las eine Gruppe von Männern vor einem Stand versammelt die Schlagzeilen der großen Tageszeitungen.
Der Ton steigt schnell: “Jeder ist hungrig, jeder wütend gegen die Regierung. Wir sind mehr als Überlebende jetzt, jetzt wir sind Kämpfer”, meint einer von ihnen.
© 2012 AFP

KURZMELDUNG : Nigeria: Bedrohungen für die Öl-Produktion, Anfang des Dialogs
LAGOS (AFP) – 12.01.2012 22.12
Die Öl-Gewerkschaften in Nigeria haben gedroht, die Produktion zu stoppen ab Sonntag, zur Unterstützung des Generalstreiks gegen steigende Benzinpreise, die lähmen das Land seit dem Anfang der Woche. Gewerkschaftsvertreter sprechen aber mit Präsident Goodluck Jonathan und mehreren Regierungsbeamten, der erste Schritt in Richtung Dialog seit dem Beginn der Bewegung.
© 2012 AFP

6. KURZMELDUNG : Nigeria: Generalstreik suspendiert für ein Wochenende um zu verhandeln
Abuja (AFP) – 2012.01.13 15.53
Um eine Chance zu geben zu verhandeln, meldeten die Gewerkschaften in Nigeria die Aussetzung des Generalstreiks während des Wochenendes.
© 2012 AFP

7. Nigeria: Gewerkschaften unterbrechen den Streik, nach einer Konzession der Macht
Abuja (AFP) – 2012.01.16 18.15
Die Gewerkschaften meldeten Montag die “Aussetzung” des Generalstreiks, kurz nach einem Zugeständnis der Macht und einer massiven Intervention durch die Sicherheitskräfte.
“Die Gewerkschaften und ihre Partner bekannt geben formal die Aussetzung des Streiks, Kundgebungen und Demonstrationen im ganzen Land”, sagte vor Journalisten in Abuja der Chef der mächtigen Nigeria Labour Congress, Abdulwahed Omar. Er nannte keine Dauer der Aussetzung.

In Lagos, der wirtschaftlichen Hauptstadt, protestierten rund 300 Demonstranten in den Straßen, gegen die “unzureichende” Geste von Präsident Goodluck Jonathan, der am Morgen die Senkung der Benzinpreise um etwa 30% angekündigt hatte.
Die Sicherheitskräfte haben in die Luft geschossen und Tränengas eingesetzt, um die Menge zu zerstreuen, während die Behörden Schritte unternehmen, um die Versammlungen im Land zu verhindern.
Auch in Lagos, durchsuchte die Polizei 20 Minuten das Amt des US-Fernsehsenders CNN – man weiss nicht, ob der Eingriff um die Protestbewegung zu tun hatte.
Die Polizei sagte am Montag, Stunden nach der Aussetzung des Streiks, dass alle verhaftet würden, die die Forderung nach “regime change” erheben, und wegen Hochverrats belangt werden.
“Jetzt wird jeder noch Demonstrierende sofort verhaftet und vor das Gericht gestellt. Jede Einzelperson oder Gruppe von Personen, die fordern Regimewechsel vor Ende des Mandats, begeht Hochverrat und wird verhaftet und verurteilt werden, egal, wer er oder sie ist “, sagte ein Beamter.
Zum ersten Mal seit dem Beginn der Bewegung am 9. Januar errichteten bewaffnete Soldaten Straßensperren Montagmorgen an strategischen Punkten in der wirtschaftlichen Hauptstadt von Nigeria.
Sie verbieten den Zugang auf einen Park, Sitz der wichtigsten Demonstrationen der vergangenen Woche.
Präsident Jonathan fordert ein Ende des Streiks
Der Präsident erklärte im Fernsehen, dass “angesichts der Schwierigkeiten, mit denen die Nigerianer konfrontiert sind (…), die Regierung einen niedrigeren Preis Treibstoff bei 97 Naira pro Liter” gesetzt hat.
Der plötzliche Abschaffung am 1. Januar des Kraftstoff-Subventionen hat zu einer Verdoppelung der Benzinpreise an der Zapfsäule geführt, es stieg von 65 Naira pro Liter (0,40 US-Dollar, 0,30 €) auf 140 Naira oder mehr.
Jonathan weigerte sich jedoch, in der Hauptsache nachzugeben und sagte, “die Regierung werde weiterhin die völlige Deregulierung der Ölbranche verfolgen.”
Er bat die Gewerkschaftsführer, für das Ende des Streiks aufzurufen und Rückkehr an den Arbeitsplatz.
Gewerkschaftsführer haben gesagt, sie seien mit der Menge des projizierten Rückgangs der Gaspreise nicht einverstanden, aber sie seien immer noch bereit für weitere Verhandlungen. Vor Aussetzung des Streiks hatten sie bereits die Demonstrationen vom Montag annuliert.
“Mit allem, was in den letzten acht Tagen geschehen ist, sind wir sicher, dass weder die Regierung oder Institutionen noch glauben, können, mit dem nigerinischen Volk sei alles von vornherein gelaufen”, sagte Omar, um das Zurückweichen zu erklären: Gewerkschaften hatten die komplette Streichung der steigenden Benzinpreise gefordert.
Die Regierung begründete die Einstellung der Subventionierung von Treibstoff, etwa $ 8000000000, damit, die Modernisierung der Infrastruktur finanzieren zu können. Aber die Verdoppelung der Gaspreise hatte hart getroffen eine Bevölkerung von 160 Millionen Menschen, von denen die meisten mit weniger als zwei Dollar am Tag leben.
Der Präsident sagte auch, dass die Proteste gewesen waren “missbraucht” von Menschen, die “Zwietracht, Anarchie und Unsicherheit säen wollen”
© 2012 AFP

8. + LAST: Nigeria: Kritik gegen den Einsatz der Armee, Rückkehr zur Normalität
LAGOS (AFP) – 2012.01.17 24:09
Die nigerianischen Behörden empfingen Dienstag heftige Kritik nach dem massiven Eingreifen der Armee gegen Demonstranten nach einer Woche Streik.
Der Gouverneur von Lagos State, wo die sich gleichnamige ökonomische Hauptstadt befindet, verurteilte die große Bereitstellung von Truppen Montag – Polizei hatte in die Luft geschossen, setzte Tränengas ein und hatte Demonstranten eingeschüchtert mit gepanzerten Fahrzeugen .
Die lokale Presse zitierte Dienstag eine Erklärung des nigerianischen Schriftstellers Wole Soyinka, Nobelpreisträger für Literatur, mit der Forderung für “den sofortigen und bedingungslosen Abzug der Soldaten.”
Dienstag waren etwa fünfzig Soldaten noch in dem Park, wo sich die Tausenden von Demonstranten jeden Tag versammelt hatten letzte Woche. Checkpoints auf den Hauptstraßen aber waren verschwunden.
Nach einer Woche landesweiten Streik nahm die Aktivität in Lagos wieder auf. Büros und Geschäfte hatten wieder geöffnet und der Verkehr wurde wieder dichter.
Zeitungen prangerten auch die schweren Sicherheitseinsätze am Vortag in Lagos an, aber auch in Abuja, der Bundeshauptstadt. Keine Verletzungen wurden allerdings gemeldet.
Für einige, “der Anblick von bewaffneten Soldaten auf allen wichtigen Straßen in der Stadt (Lagos) konnte nur eins bedeuten: ein Putsch” das konnte in der Tageszeitung Punsch gelesen werden. “Was ich sah in Lagos ist eine militärische Besetzung, durch den Präsidenten bestellt.”
© 2012 AFP

0 thoughts on “NIGERIA, SOZIALPROTESTE, DEMONSTRATIONEN: GENERALSTREIK AUSGESETZT UND ABGEWÜRGT – Nigeria , la grève générale : suspendue et etouffée”

  1. Kurzkommentar des Blogautoren am 5. Streiktag:

    Es gibt einige “Horrorländer” in Afrika, vorneweg die DR Kongo. Für mich kommt Nigeria gleich danach. Riesenländer, extrem reich an Ressourcen, extrem ausgebeutet von außen und von innerer Korruption, extrem betroffen von unkontrollierbarer Gewalt, deren Ausmaß im Kongo allerdings 1000fach höher ist.

    Zur Zeit zählt mein Blog nach 26 Monaten unter den tags “Kongo” und “Nigeria” jeweils etwa 170 Einträge (- sicherlich 300 Einzelartikel und 300 Fotos – ) , kaum einer davon positiv.

    Am ersten Streiktag in Nigeria gab es noch Gewalt beiderseits, und Tote.

    Seitdem nicht mehr, die Bewegung wächst, und wir werden sehen, ob oder nicht überraschenderweise ausgerechnet hier eine “schwarzafrikanische Variante des arabischen Frühlings” beginnt.

    Beginnt, mehr wohl momentan nicht.

    Es gibt da ein leidendes, aber multi-ethnisches und multi-religiöses und beidersinnig stets aufgeheiztes Volk,

    es gibt die korrupte Machtelite (obwohl ich Präsident Goodluck Jonathan schätze, der aber über sehr wenig demokratische Umsetzungsmöglichkeiten verfügt),

    es gibt Gewerkschaften, die aber normalerweise innerhalb der gesamten Korruption nur die pekuniären Interessen von Arbeiter-, Angestellteneliten im Ölsektor und im öffentlichen Dienst vertreten,

    es gibt status-quo-tragende neue urbane und alte provinzielle Mittelschichten,

    es gibt keine relevanten oppositionellen Programmparteien mit Visionen,

    es gibt, in Hauptstadt und Medien, eine relativ kleine, aber standfeste Zivilgesellschaft mit vielen NGOs, deren wenige Mitglieder sich aus dem progressiven Teil der urbanen Mittelschichten rekrutieren,

    es gibt viel, viel, viel Religion, und viel religiösen Fundamentalismus, von den islamistischen Boko Haram bis zu noch stärkeren, aber pazifistischen, evangelistischen Pfingstgemeinden.

    Letztendlich gibt es auch noch, es könnte zumindest so sein, Europa, USA, Russland, und die “Schwellenländer”, insbesondere China und Indien.

    Auf die, bzw. auf deren vernünftiges und solidarisches Verhalten, hofft in Nigeria momentan anscheinend niemand mehr.

    Meine Gedanken und meine Hoffnungen gelten heute diesen mittlerweile hunderttausenden kämpfenden Nigerianern und diesem wohl unregierbaren Staat, die beiderseits seit vier Tagen gewaltlos agieren.
    Das möchte bitte nicht vergessen werden.

    Sofort taucht die Frage auf: wenn in so einem Land sowohl Rebellionen wie auch Polizeireaktion anscheinend doch kontrollierbar sind, wieso geht es woanders nicht?

    Afrikanews Archiv wird so kontinuirlich wie mir möglich weiterberichten.

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