NIGERIA; GEWALT NACH WAHLEN: URSACHE ARMUT, NICHT RELIGION – Nigeria: la pauvreté est à l’origine des violences, pas la religion

Nigeria: Armut ist die Ursache von Gewalt, nicht die Religion
LAGOS (AFP) – 2011.04.25 10.58
Die neue Gewalt in Nigeria seit der Präsidentschaftswahl April zwischen Christen und Muslimen im Norden ist nicht von Religion verursacht, sondern von Armut unter den Menschen in diesem Öl-Riesen von Afrika, nach Meinung der Analysten.
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Nigeria: la pauvreté est à l’origine des violences, pas la religion
LAGOS (AFP) – 25.04.2011 10:58
Les nouvelles violences au Nigeria depuis la présidentielle d’avril, entre chrétiens et musulmans dans le Nord, n’ont pas pour origine la religion mais la pauvreté dont souffre continuellement la population de ce géant pétrolier d’Afrique, selon des analystes.

Une famille du village de Dyamburuk, près de Jos, au Nigeria
Foto (c) AFP: Eine Familie von Dyamburuk Dorf, nahe Jos, Nigeria, durch Gewalt nach den Wahlen betroffen, 19 April 2011
Une famille du village de Dyamburuk, près de Jos, au Nigeria, touché par des violences post-électorales, le 19 avril 2011

“Je pense que le plus grand problème est la pauvreté, qui existe d’une manière encore plus prononcée dans le nord que dans le sud” du pays, le plus peuplé d’Afrique avec près de 160 millions d’habitants, affirme à l’AFP Clément Nwankwo, directeur du centre d’analyse Policy and Legal Advocacy Centre.
Les violences post-électorales traduisent “le désespoir et la frustration de certains” Nigérians ne voyant pas d’exutoire. “Ils en sont arrivés à un point tel qu’ils se disent que leurs dirigeants font partie du problème”, dit-il.
=> Les émeutes, qui ont affecté le Nord et fait plus de 500 morts selon une ONG nigériane de défense des droits civiques, ont éclaté après l’élection présidentielle du 16 avril remportée (à 57% des voix) par le chef de l’Etat Goodluck Jonathan, chrétien du Sud, face à plusieurs adversaires dont le principal était le général Muhammadu Buhari, musulman du Nord.
Le général Buhari, crédité de 31% des suffrages, conteste les résultats du scrutin.
Pour Clément Nwankwo comme pour d’autres analystes interrogés par l’AFP, attribuer une origine religieuse à ces émeutes serait toutefois une mauvaise interprétation.
D’après eux, plusieurs facteurs sont susceptibles d’avoir mis le feu aux poudres: soupçons de fraudes, litiges entre militants du même bord ou de camps politiques différents…. mais strictement aucun n’a de lien avec la religion.
Dans un pays aussi turbulent que le Nigeria, aux quelque 250 groupes ethniques, avec de fabuleuses richesses en pétrole et gaz mais dont 70% de la population est pauvre, de réelles disparités existent entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, à dominante chrétienne. Le Nord a longtemps été économiquement marginalisé par rapport au Sud, pétrolifère, ce qui alimente les animosités.
Les églises et mosquées incendiées courant avril dans le Nord ne l’ont pas été par des extrémistes religieux mais par des foules visant les symboles du camp adverse, estiment les analystes.
Ainsi, notent-ils, des chefs musulmans du Nord soupçonnés de corruption ont été pris à partie par les émeutiers, excédés par un système de prévarication d’ampleur gigantesque, exacerbant le ressentiment dans des régions qui souffrant d’un taux élevé de chômage parmi les jeunes.
“C’est une communauté impressionnante de jeunes, et aucun effort n’a été fait pour sortir les gens de ce profond désespoir”, déclare Chidi Odinkalu, de Open Society Justice Initiative.
Beaucoup dans le Nord fondaient leurs espoirs sur Muhammadu Buhari même si, selon certains, il n’avait pas de véritable programme alternatif. Des pro-Buhari ont fait partie des manifestants descendus dans la rue après la présidentielle.
Pour Jibrin Ibrahim, chef du Centre pour la démocratie et le développement, le président Jonathan doit s’attaquer au développement du Nord durant son mandat, afin que le pays puisse sortir du cycle de violences.
La semaine dernière, M. Jonathan avait affirmé que les dernières violences rappelaient les événements ayant conduit à la guerre du Biafra (sud-est), qui a duré trente mois (1967-1970) et fait selon les estimations un à deux millions de morts.
Il n’a pas tort, affirme Jibrin Ibrahim, en avertissant: “Ce genre de choses se déclenche facilement mais s’arrête difficilement. Ca pourrait continuer comme ça et avant qu’on ne le sache, tout le pays pourrait s’embraser”.
© 2011 AFP

Violences à Kano, dans le nord du Nigeria, le 18 avril 2011
Foto (c) AFP: Gewalt in Kano, im Norden Nigerias, 18. April 2011
Violences à Kano, dans le nord du Nigeria, le 18 avril 2011

Nigeria: Armut ist die Ursache von Gewalt, nicht die Religion
LAGOS (AFP) – 2011.04.25 10.58
Die neue Gewalt in Nigeria seit der Präsidentschaftswahl April zwischen Christen und Muslimen im Norden ist nicht von Religion verursacht, sondern von Armut unter den Menschen in diesem Öl-Riesen von Afrika, nach Meinung der Analysten.
“Ich denke, das größte Problem ist die Armut, die noch stärker im Norden besteht als im Süden” des bevölkerungsreichsten afrikanischen Landes mit fast 160 Millionen Menschen, so gegenüber AFP Clement Nwankwo, Direktor des Analyseinstitutes Policy and Legal Advocacy Centre.
Die Gewalt nach den Wahlen sei Ausdruck der “Verzweiflung und Frustration einiger” Nigerianer, die keinen Ausweg sehen. “Sie haben einen Punkt erreicht, wo sie sagen, ihre Führer sind Teil des Problems”, sagte er.
=> Die jüngsten Unruhen, die im Norden laut einer nigerianischen NGO der Menschenrechte mehr als 500 Todesopfer forderten, brachen aus nach der Präsidentschaftswahl am 16. April, gewonnen (57% der Stimmen) durch das Staatsoberhaupt Goodluck Jonathan (Christ aus dem Süden) gegen mehrere Gegner, unter ihnen General Muhammadu Buhari, einem Muslim aus dem Norden.
General Buhari, mit 31% der Stimmen, hat das Wahlergebnis angefochten.
Clement Nwankwo, wie andere Analysten befragt von AFP, sagt jedoch, eine religiöse Herkunft der Unruhen würde eine Fehlinterpretation sein.
Nach ihnen sind es mehrere Faktoren, die das Pulver in Brand gesteckt haben: Verdacht auf Betrug, Streitigkeiten zwischen Aktivisten auf der gleichen Seite oder verschiedenen politischen Lagern …. aber keiner hat streng mit Religion zu tun.
In einem Land so turbulent wie Nigeria, mit rund 250 ethnischen Gruppen, mit einem fabelhaften Reichtum an Öl und Gas, wo aber 70% der Bevölkerung arm ist, gibt es echte Unterschiede zwischen dem Norden, vor allem muslimisch und dem Süden, vor allem christlich. Der Norden ist seit langem wirtschaftlich gegenüber dem Süden, Ölregion, marginalisiert – eine Betankung der Feindseligkeit.
Kirchen und Moscheen brannten im April im Norden nicht durch religiöse Extremisten, sondern durch Massen, die Symbole der feindlichen Lager ins Visier nahmen, sagen diese Analysten.
So merken sie an, dass auch muslimische, der Korruption verdächtigte, Führer angegriffen wurden von durch ein System von Ausflüchten ungeheuren Ausmaßes verärgerten nördlichen Mobs, welches die Ressentiments in Gebieten mit hoher Arbeitslosigkeit unter der Jugend verschärft. “Es ist eine beeindruckende Community von jungen Menschen, und keine Anstrengungen wurden unternommen, um die Menschen aus der Verzweiflung zu heben”, sagte Chidi Odinkalu von der Open Society Justice Initiative.
Viele im Norden gründeten ihre Hoffnungen auf Muhammadu Buhari, obwohl, wie einige sagen, er kein wirklich alternatives Programm hatte. Pro-Buhari waren unter den Demonstranten, die auf die Straße gingen nach der Präsidentschaftswahl.
Für Jibrin Ibrahim, Leiter des Zentrums für Demokratie und Entwicklung, muss der Präsident Jonathan die nördliche Entwicklung während seiner Amtszeit angehen, nur so kann das Land den Kreislauf der Gewalt durchbrechen.
Letzte Woche hatte Herr Jonathan gesagt, dass die jüngste Gewalt an die Ereignisse erinnert, die zum Biafra-Krieg (Südosten)führte, der 30 Monate (1967-1970) dauerte und schätzungsweise ein bis zwei Millionen Todesopfer forderte.
Er hat nicht unrecht, sagt Jibrin Ibrahim, aber warnt: “Diese Dinge gehen einfach los, sind aber schwer zu stoppen. Es könnte so weitergehen und bevor wir es erkennen, ist das ganze Land angezündet.” .
© 2011 AFP

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