NIGERIA: GEWALT von islamistischen BOKO HARAM ESKALIERT WEITER – Nigeria: escalation violences Boko Haram, troubles liés aux islamistes depuis 2009

Des habitants d'une ville du nord du Nigeria passent devant un bureau de police en feu, le 20 janvi
Foto (c) AFP: Bewohner einer Stadt in Nord-Nigeria passieren eine Polizeistation in Brand, 20. Januar 2012.
Des habitants d’une ville du nord du Nigeria passent devant un bureau de police en feu, le 20 janvier 2012.

1. Nigeria: anhaltende Gewalt im Norden, Besuch des Präsidenten in Kano
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.22 04.34
Präsident Goodluck Jonathan kam Sonntag in Kano an, der zweitgrößten Stadt Nigerias, die am Freitag von einer Reihe von Anschlägen und Schießereien mit etwa 166 Toten in einem der schlimmsten Attentate im muslimischen Norden getroffen wurde.
Carte de localisation des violences au Nigeria2. CHRONIK : Nigeria: Islamistische Ausschreitungen seit 2009
Abuja (AFP) – 2012.01.22 15.32
Erinnerung an die wichtigsten Attentate der islamistischen Gruppe Boko Haram in Nigeria seit 2009: …
3. Nigeria: Hunderte von Sprengfallen in Kano, im Norden, gefunden
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.23 16.47
Die Polizei sagte, sie entdeckte mehr als hundert versteckte Sprengladungen in drei Tagen in Kano, im Norden Nigerias, nach den mörderischen Anschlägen am Freitag, während der Nobelpreis für Literatur Wole Soyinka seine Landsleute aufgerufen hat, Zurückhaltung zu üben…
4. Nach der Belagerung von Kano erzählen Überlebende
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.24 13.43
Beim Klang der Explosion rannte der Polizist Asiayei Wellington. Er rief einen Kollegen, ihm zu folgen, aber der zog und hat ihn in die Brust getroffen. Es war ein verschleierter Täter, sagt er von seinem Krankenhausbett in Kano, im Norden Nigerias.
5. KURZMELDUNG : Nigeria: Polizeichef gefeuert als Reaktion auf die Attentate von Islamisten
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.25 07.18
Der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan, unter Druck, um den Zyklus von Anschlägen der islamistischen Boko Haram zu beenden, entließ Mittwoch den Chef der Polizei wenige Tage nach neuen Angriffen in Kano (Norden). Bislang insgesamt 185 Tote.
© 2012 AFP

6. KURZMELDUNG : Nigeria: Boko Haram sagt, nicht auf Zivilisten zu zielen, lehnt Dialog aber ab
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.29 16.48
Boko Haram sagte am Samstag in einem Flugblatt in Kano, der großen Metropole im Norden Nigerias, während seiner mörderischen Überfälle am 20. Januar nicht auf Zivilisten gezielt zu haben, nach Ablehnung eines Dialogs mit den Behörden, und hat neue Bedrohungen ausgestoßen.
© 2012 AFP

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> QUI EST – WER IST BOKO HARAM ? http://afri-russ-archiv.blog.de/2011/12/26/nigeria-islamistische-taliban-sekte-boko-haram-portrait-weihnachts-attentate-gegen-christen-chronik-der-gewalt-2009-2011-nigeria-boko-haram-la-se-12352870/
=> NIGERIA IN AFRIKANEWS ARCHIV: http://afri-russ-archiv.blog.de/tags/nigeria/fullposts/

1er ARTICLE SUR SIX : Nigeria: poursuite des violences dans le nord, le président visite Kano
KANO (Nigeria) (AFP) – 22.01.2012 16:34
Le Président Goodluck Jonathan est arrivé dimanche à Kano, la seconde ville du Nigeria touchée vendredi par une série d’attaques et de fusillades coordonnées qui ont fait jusqu’à présent 166 morts dans l’une des pires attaques qui ait touché le nord musulman.

Des hommes discutent devant la mosquée centrale de Kano, dans le nord du Nigeria, le 23 janvier 2012
Foto (c) AFP: Männer reden vor der zentralen Moschee in Kano, im Norden Nigerias, 23. Januar 2012
Des hommes discutent devant la mosquée centrale de Kano, dans le nord du Nigeria, le 23 janvier 2012

Le président a d’abord rencontré l’émir Ado Bayero, principal chef traditionnel musulman de la ville.
Dimanche, des explosions ont secoué deux lieux de culte, une église catholique et un temple évangélique à Bauchi, une ville du nord sans faire de victimes, a annoncé la police.
Les explosions ont touché les toits des deux lieux de culte et ceux des maisons voisines, a dit le porte-parole de la police de l’Etat, Mohammed Barau qui n’a pas spéculé sur ceux qui pourraient être derrière ces attaques.
Les attaques attribuées aux islamistes du mouvement Boko Haram et visant spécifiquement des chrétiens font redouter un conflit religieux plus important, les dirigeants chrétiens ayant averti qu’ils pourraient passer à l’auto-défense. Certains ont même évoqué la possibilité d’une guerre civile.
Le jour de Noël une attaque contre une église catholique proche de la capitale fédérale Abuja avait causé la mort de 44 fidèles.
Samedi soir, 10 personnes, dont un policier et un soldat ont été tués lors d’attaques dans la ville de Tafawa Balewa dans l’état de Bauchi. Cette ville est située sur la ligne de partage entre le nord majoritairement musulman et le sud chrétien. En 2011, des affrontements confessionnels y avaient fait au moins 35 morts, avec des mosquées et des habitations brûlées.
Ces nouvelles agressions visant des chrétiens interviennent moins de 48 heures après une spectaculaire série d’attaques coordonnées à Kano, la deuxième ville du pays, revendiquées par le groupe islamiste Boko Haram et qui ont fait au moins 166 tués et plus de 50 blessés, selon une organisation de secours. Selon un médecin d’un des principaux hopitaux de la ville, le bilan pourrait aller jusqu’à 250 morts.
A Kano, le couvre-feu imposé pendant toute la journée après les explosions qui s’y sont produites vendredi soir, a été allégé et fixée de la tombée de la nuit jusqu’au lever du jour. L’état d’urgence a été décrété depuis le 31 décembre dans la plupart du nord du pays mais la ville de Kano n’avait jusqu’à présent pas été incluse dans cette mesure.
Dimanche matin, les autorités ne disposaient pas encore d’un bilan définitif, après une journée de samedi passée pour les services d’urgence à récupérer les cadavres qui jonchaient les rues pour les rassembler dans les morgues de la ville.
Les rues de la ville restaient largement désertes dimanche, malgré cette levée partielle du couvre-feu. De nombreux policiers et militaires étaient déployés aux carrefours stratégiques et sur des barrages de contrôle installés sur les principales avenues.
Des habitants de Kano ont indiqué qu’une voiture piégée avait été découverte dimanche devant une station service publique.
Un porte-parole du Boko Haram a revendiqué les attaques de Kano auprès d’un journal local, expliquant que le groupe avait agi en représailles après le refus du gouvernement de libérer plusieurs de ses membres actuellement emprisonnés.
Au moins huit sites dans la ville ont été visés par ces assauts “coordonnés”, selon la police: des bureaux de la police et des services de l’immigration ainsi que la résidence d’un responsable de la police. Une vingtaine d’explosion ont également été entendues. Ce mode opératoire est relativement courant pour Boko Haram.
L’Union européenne, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France ont fermement condamné ces attaques.
Les attaques attribuées à Boko Haram, qui a notamment revendiqué des attentats meurtriers le jour de Noël ayant fait 49 morts, se sont multipliées ces dernières semaines dans le nord majoritairement musulman du pays, à la fois contre des chrétiens et les forces de l’ordre.
Elles font redouter un conflit religieux plus important, les dirigeants chrétiens ayant averti qu’ils pourraient passer à l’auto-défense.
Certains ont même évoqué la possibilité d’une guerre civile.
Le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique et le plus gros producteur de pétrole, est divisé entre un nord essentiellement musulman et un sud à majorité chrétienne.
© 2012 AFP

Des soldats nigérians à Kano, dans le nord du pays, le 22 janvier 2012
Foto (c) AFP: Nigerianische Soldaten in Kano im Norden, 22. Januar 2012
Des soldats nigérians à Kano, dans le nord du pays, le 22 janvier 2012

2. Nigeria: troubles liés aux islamistes depuis 2009
ABUJA (AFP) – 22.01.2012 15:32
Rappel des principaux troubles liés aux islamistes du groupe Boko Haram depuis 2009 au Nigeria:
– 26 juil 2009: Début de violents affrontements dans le Nord entre forces de l’ordre et islamistes membres de la secte Boko Haram, se réclamant des talibans. Les violences touchent cinq Etats: plus de 800 tués en cinq jours.

– 7 oct 2010: Le vice-président du parti All Nigeria Peoples Party à Maiduguri (Etat de Borno, nord-est) est tué par des hommes soupçonnés d’appartenir à Boko Haram. Plusieurs assassinats ont été commis dans la région et les autorités ont accusé le groupe.

– 24 et 27 déc: Une série d’attentats ainsi que leurs représailles font au moins 86 morts à Jos (centre) et à Maiduguri où trois églises sont attaquées. Les violences sont revendiquées par la secte.

– 7 juin 2011: Au moins 14 tués dans des attentats visant une église et deux postes de police à Maiduguri. Le 26, au moins 25 morts dans un bar, également attribués à la secte.

– 3 juil: Une vingtaine de morts dans des violences attribuées au groupe dans le Nord-Est.

– 9 juil: Au moins 25 morts à Maiduguri lors d’une opération militaire lancée après un attentat attribué aux islamistes. De nombreuses personnes portées disparues (Amnesty).

– 26 août: Attentat suicide contre le siège de l’ONU à Abuja, revendiqué par Boko Haram: 25 morts.

– 4 nov: Au moins 150 tués et une centaine de blessés à Damaturu (nord-est) au cours d’attaques revendiquées par la secte contre des postes de police et des églises.

– 22-23 déc: Des attaques revendiquées par Boko Haram à Damaturu, Potiskum, Maiduguri, suivies d’affrontements avec les forces de l’ordre auraient fait jusqu’à 100 morts.

– 25 déc: Une vague d’attaques revendiquées par la secte, visant notamment des églises, font 49 morts dont un kamikaze. L’attentat le plus meurtrier (44 morts) se produit à l’extérieur d’une église en périphérie d’Abuja.

– 31 déc: Le président Goodluck Jonathan décrète l’état d’urgence dans quatre Etats (Borno, Yobe, Plateau et Niger) et décide la fermeture d’une partie de ses frontières.

– 6 jan 2012: Des hommes ouvrent le feu sur un rassemblement de chrétiens en deuil, tuant 17 personnes à Mubi (Etat d’Adamawa, nord-est). Une autre attaque dans une église de Yola, capitale du même Etat, fait au moins 10 morts.

– 8 jan: Jonathan affirme que Boko Haram dispose de soutiens et de sympathisants au sein de tout l’appareil d’Etat. Depuis les attentats du jour de Noël, des attaques contre des chrétiens ont fait plus de 88 morts.

– 20 jan: Au moins 166 personnes sont tuées à Kano (nord) dans une spectaculaire série d’attaques coordonnées, revendiquées par Boko Haram.

– 22 jan: Nouvelle attaque contre des chrétiens dans le nord: au moins neuf morts à Tafawa Balewa.
© 2012 AFP

Des musulmans prient dans la mosquée centrale de Kano, dans le nord du Nigeria, le 23 janvier 2012
Foto (c) AFP: Muslime beten in der zentralen Moschee in Kano, im Norden Nigerias, 23. Januar 2012
Des musulmans prient dans la mosquée centrale de Kano, dans le nord du Nigeria, le 23 janvier 2012

3. Nigeria: une centaine d’engins piégés retrouvés à Kano, dans le nord
KANO (Nigeria) (AFP) – 23.01.2012 16:47
La police a affirmé avoir découvert plus d’une centaine d’engins piégés en trois jours à Kano, dans le nord du Nigeria, après les attaques meurtrières de vendredi, alors que le prix Nobel de littérature Wole Soyinka a appelé ses compatriotes à la retenue.
“Nous avons découvert jusqu’à présent plus d’une centaine d’engins piégés au cours de l’opération de recherche que nous avons lancé dans la ville”, a indiqué à l’AFP un haut responsable de la police sous couvert de l’anonymat.
“Beaucoup de bombes non-explosées ont été retrouvées autour du quartier général de la police” de Kano, l’une des principales cibles des assauts coordonnées de vendredi, a-t-il ajouté sans donner d’autres précisions.
Il a également cité la présence de huit voitures chargées d’explosifs retrouvées dans des contre-allées dans plusieurs secteurs de Kano.
Vendredi soir, plusieurs bombes avaient explosé et des affrontements à l’arme à feu avaient eu lieu pendant plusieurs heures lors d’attaques coordonnées lancées après la prière du soir dans Kano, seconde ville du Nigeria avec 4,5 millions d’habitants.
Un quartier général de la police, des commissariats, ainsi qu’un immeuble de la police secrète et des bureaux de l’immigration avaient été visés.
Selon des témoins, plusieurs assaillants portaient des uniformes de la police, ajoutant davantage de confusion lors des attaques.
“J’ai vu quelqu’un portant un uniforme de policier avec une AK 47”, a expliqué le commissaire Wellington Asiayei.
Il venait d’entendre une explosion quand il a vu un homme lui disant: +Venez Monsieur, allons au quartier général, quelque chose est en train de se produire+ puis, explique-t-il, “je l’ai vu pointer son arme sur moi”. Touché à la colonne vertébrale, il ne marchera plus jamais.
Selon une organisation de secours, le bilan est d’au moins 166 morts. Les autorités se contentent de dire que le nombre de morts dépasse la centaine. Selon un médecin sur place, le bilan pourrait atteindre 250 morts.
Un porte-parole du groupe islamiste Boko Haram a revendiqué ces attaques dans un journal local, expliquant que le groupe avait agi en représailles après le refus du gouvernement de libérer plusieurs de ses membres emprisonnés.
Le président nigérian Goodluck Jonathan s’est rendu sur place dimanche et a promis que la sécurité allait être “renforcée” dans la ville ainsi que dans d’autres parties du pays, affirmant que plusieurs suspects ont été arrêtés.
Kano a été frappé au terme d’une interminable série d’attaques contre des chrétiens dans le nord majoritairement musulman du pays, après de meurtriers attentats du même genre perpétrés le 25 décembre près d’Abuja et qui avaient fait 49 morts.
“Protégez vos voisins!”
“Ne lancez pas de représailles, ne cédez pas à la vengeance, protégez vos voisins!”, a imploré à ce propos l’écrivain Wole Soyinka lors d’un rassemblement lundi à Lagos.
“Nous ne devons pas accepter d’être soumis au bon vouloir de Boko Haram. Ils veulent vous pousser à bout. Ils veulent vous entraîner dans une spirale infernale où chaque voisin se retournera contre son voisin”, a-t-il mis en garde, critiquant violemment le “système présidentiel” en vigueur au Nigeria.
Le président Jonathan est confronté à la pire crise qu’il ait connue depuis son accession au pouvoir en avril. Les violences font en effet craindre jusqu’à une guerre civile dans le pays le plus peuplé et premier producteur de pétrole d’Afrique, également touché par un fort mécontentement social.
Toujours à Kano, responsables politiques et dignitaires musulmans locaux se sont rassemblés pour prier en faveur de la paix.
Pour le sultan de Sokoto Sa’ad Abubakar, figure de l’islam national, les violences à Kano “sont peut-être les pires en termes de pertes de vie et de biens”.
Le Nigeria est divisé entre un Nord essentiellement musulman et un Sud à majorité chrétienne.
Le président Jonathan a promis que les personnes soutenant Boko Haram seraient traduites en justice. Selon lui, des membres du groupe ont infiltré les instances de gouvernement, des agences de sécurité (police et armée) jusqu’au parlement et à l’exécutif.
© 2012 AFP

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24.01.2012 | Deutsche Welle world, red francophone Afrique
Aqmi et Boko Haram, une coalition qui inquiète
Les ministres des Affaires étrangères de six pays africains sont réunis à Nouakchott pour débattre de la sécurité régionale, notamment des activités d’Al-Qaïda au Sahel et du groupe islamiste nigérian Boko Haram.
Cette rencontre regroupe les ministres des Affaires étrangères de la Mauritanie, du Mali, du Niger et de l’Algérie – dits “pays du champ” – ainsi que du Nigeria et du Burkina Faso. Le Nigeria est l’invité spécial à cette rencontre semestrielle sur le terrorisme. Et ce n’est pas un hasard. Les pays de la bande sahélo-saharienne ne cachent plus, en effet, leurs inquiétudes face aux liens présumés entre Aqmi et les islamistes nigérians de Boko Haram. La réunion de Nouakchott va aussi permettre d’évaluer les conséquences de la crise en Libye sur les pays de la région.
Ecoutez ci-dessous, les explications de Jean-Charles Brisard spécialiste du terrorisme. Il explique les liens entre Boko Haram et Aqmi au micro de Georges Ibrahim Tounkara.
Meme source:
Quels liens entre Aqmi et Boko Haram ?
Le groupe de réflexion sur le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme au Sahel est réuni à Alger depuis mercredi. Au menu des discussions : le probable rapprochement entre Aqmi et Boko Harram. (17.11.2011)
Des ONG organisent la résistance contre AQMI
L’organisation terroriste a sa base arrière dans le nord du Mali et du Niger. Le Réseau Plaidoyer pour la paix, la sécurité et le développement va à la rencontre des populations pour parler des dangers. (11.10.2011)

Le prix Nobel de littérature Wole Soyinka à Lagos, le 25 septembre 2010
Foto (c) AFP: Der Nobelpreis für Literatur Wole Soyinka in Lagos, 25. September 2010
Le prix Nobel de littérature Wole Soyinka à Lagos, le 25 septembre 2010

4. Après le siège de Kano, les survivants racontent
KANO (Nigeria) (AFP) – 24.01.2012 13:43
Au son de l’explosion, l’officier de police Wellington Asiayei a couru. Il a appelé un collègue à le suivre mais celui-ci a dégainé et l’a atteint à la poitrine. C’était un assaillant déguisé, raconte-t-il depuis son lit d’hôpital de Kano, dans le nord du Nigeria.
Sa colonne vertébrale a été touchée et ce père de cinq enfants, âgé de 48 ans, ne peut pour l’instant plus bouger.
Il est l’un des nombreux blessés de la vague d’attaques coordonnées qui a déferlé vendredi sur la deuxième ville du pays, quand une vingtaine d’explosions ont retenti et des fusillades ont éclaté. Au moins 185 personnes ont été tuées.
Le groupe islamiste Boko Haram, responsable de nombreux attentats meurtriers depuis des mois, a revendiqué cet assaut spectaculaire. Son plus meurtrier depuis sa réapparition en 2010.
Parmi au moins huit sites ciblés à Kano figuraient plusieurs bureaux de police et deux antennes de l’immigration.
“Je l’ai vu pointer son arme sur moi”, raconte l’agent Asiayei. L’assaillant avait une vingtaine d’années, un uniforme de la police et une AK 47. Plusieurs témoins ont fait état de tueurs habillés en policier.
“J’ai su que j’étais atteint à la poitrine. Je me suis effondré. Il n’y avait personne pour me secourir”. La ville venait de plonger dans le chaos.
La première explosion a retenti vers 17H00. Un kamikaze venait de se faire sauter aux abords du QG régional de la police.
“Il y en a eu une deuxième, puis une troisième (…) je n’arrêtais pas d’entendre des explosions”, témoigne le docteur Aminu Zakari Mohammed, directeur médical de l’hôpital Aminu Kano.
Certains affirment avoir arrêté de compter tant il y avait de déflagrations. Les violences ont duré plusieurs heures. Pris de panique, des habitants ont fui. Des bâtiments étaient en flammes et d’épaisses colonnes de fumée s’élevaient de plusieurs quartiers de la principale ville du nord du Nigeria.
Le docteur Mohammed a vite alerté son personnel des urgences. Et petit à petit, les blessés et les morts ont commencé à affluer. Le samedi, des cadavres, par dizaines, jonchaient les rues désolées et désertes de Kano. Des équipes de secouristes ont passé la journée à les ramasser.
Cent dépouilles empilées à la morgue
Plus de cent dépouilles ont été empilées à la morgue du principal hôpital de la ville. Celle d’Aminu Kano était remplie.
D’après les témoins et la police, les assaillants, qui auraient été jusqu’à une centaine, se déplaçaient à pied, à moto et en voiture. Ils ont notamment jeté des bombes artisanales et ouvert le feu sur une antenne des services de l’immigration.
A quelques rues de là, ils ont entièrement détruit un commissariat. Le bâtiment a brûlé, son toit de tôle s’est effondré et des voitures calcinées sont encore visibles à l’extérieur.
Monday Joseph, 29 ans, a été pris dans cet assaut. En voiture avec quatre autres personnes, il rentrait chez lui quand il a entendu une explosion. Il est alors sorti du véhicule.
Blessé par balle à la jambe, il est soigné dans un hôpital. Il n’a pas vu qui tirait. Ses quatre compagnons sont morts.
Dans un autre hôpital, le caporal Muazzam Aminu, également blessé par balle, tente péniblement d’articuler quelques phrases. Il se trouvait au QG régional de la police quand une moto a forcé le portail d’entrée.
Ce survivant de 37 ans est visiblement épuisé et traumatisé. “Même le véhicule a explosé”, dit-il, dans un récit hachuré, sa femme à ses côtés.
L’une des attaques les plus violentes s’est déroulée dans le quartier où se situe le bureau de police où l’agent Wellington Asiayei a été blessé.
Des témoins ont affirmé qu’un kamikaze avait tenté d’attaquer un convoi de la police avant d’abandonner son véhicule et de se faire abattre. Sa voiture a explosé.
Quelques jours après ces attaques, personne, à Kano, ne semblait être en mesure de dire pourquoi tout cela s’était produit.
Depuis des mois, certains s’interrogent sur d’éventuels liens entre Boko Haram et la branche maghrébine d’Al Qaïda. Beaucoup estiment cependant que le groupe est davantage lié à des problématiques nigérianes, politiques notamment.
Le pays le plus peuplé d’Afrique, également premier producteur de pétrole du continent, est gangrené par une corruption qui entrave largement son développement.
“Nous ne savons même pas ce qu’ils veulent”, lance un vendeur de téléphones portables à Kano, rescapé. “Je ne crois pas que ces personnes luttent pour une religion”.
© 2012 AFP

5. BREVE : Nigeria: le chef de la police limogé en réponse aux attaques d’islamistes
KANO (Nigeria) (AFP) – 25.01.2012 19:18
Le président nigérian Goodluck Jonathan, sous forte pression pour mettre un terme au cycle d’attentats revendiqués par les islamistes de Boko Haram, a limogé mercredi le chef de la police quelques jours après de nouvelles attaques ayant fait 185 morts à Kano (nord).
© 2012 AFP

6. BREVE: Nigeria: Boko Haram assure ne pas viser les civils, rejette le dialogue
KANO (Nigeria) (AFP) – 29.01.2012 16:48
Le groupe islamiste Boko Haram a affirmé dans un tract distribué à Kano, la grande métropole du nord du Nigeria, ne pas avoir visé de civils lors de ses raids meurtriers du 20 janvier, après avoir rejeté samedi un dialogue avec les autorités et proféré de nouvelles menaces.
© 2012 AFP

Des habitants du quartier de Tsamiyar Boka, à Kano, le 24 janvier 2012
Foto (c) AFP: Bewohner des Stadtviertels Tsamiyar Boka in Kano, 24.01.2012
Des habitants du quartier de Tsamiyar Boka, à Kano, le 24 janvier 2012

1. Nigeria: anhaltende Gewalt im Norden, Besuch des Präsidenten in Kano
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.22 04.34
Präsident Goodluck Jonathan kam Sonntag in Kano an, der zweitgrößten Stadt Nigerias, die am Freitag von einer Reihe von Anschlägen und Schießereien mit etwa 166 Toten in einem der schlimmsten Attentate im muslimischen Norden getroffen wurde.
Der Präsident traf in einer ersten Begegnung den Emir Ado Bayero, dem wichtigsten traditionellen Führer der muslimischen Stadt.
Sonntag: Explosionen in zwei Gotteshäusern, eine katholische Kirche und eine evangelische Kirche in Bauchi, einer Stadt im Norden, keine Verletzten, sagte die Polizei.
Die Explosionen haben getroffen die Dächer der beiden Häuser des Gottesdienstes und die der Nachbarhäuser, sagte der Sprecher des State Police, Mohammed Barau, der nicht spekulieren wollte, wer könnte hinter diesen Angriffen stehen.
Die Angriffe werden zugeschrieben der islamistischen Bewegung Boko Haram und seien gezielt auf Christen, die haben Angst vor einem religiösen Konflikt. Die wichtigsten christlichen Führern warnte davor, dass sie sich auf Notwehr zubewegen. Einige haben sogar die Möglichkeit eines Bürgerkrieges erwähnt.
… siehe Artikel 2 …
Diese neuen Angriffe gegen Christen treten innerhalb von 48 Stunden nach einer dramatischen Serie von koordinierten Angriffen in Kano seitens der islamistischen Gruppe Boko Haram auf, wo mindestens 166 getötet und mehr als 50 verletzt wurden, nach einer Hilfsorganisation. Laut einem Arzt in einem Krankenhaus in der Stadt, könnte die Maut gehen bis zu 250 Toten.
In Kano verhängte die Regierung eine Ausgangssperre während des Tages nach den Explosionen. Der Ausnahmezustand wurde am 31. Dezember in den meisten Regionen des Norden deklariert, aber die Stadt Kano war bislang nicht in diese Maßnahme einbezogen.
– zwei Absätze ohne Korrektur –
Sonntagmorgen, wenn die Behörden noch keine abschließende Beurteilung, nach einem Tag am vergangenen Samstag für die Rettungsdienste die Leichen, die Straßen übersät, um in den Leichenhallen der Stadt versammeln sich zu erholen.
Die Straßen blieben weitgehend verlassenen Sonntag, trotz der teilweisen Aufhebung der Ausgangssperre. Viele Polizei und Militär wurden an strategischen Scheideweg und Kontrollpunkte auf großen Alleen eingesetzt.
Einwohner von Kano, sagte eine Autobombe entdeckt war Sonntag vor einer öffentlichen Tankstelle.
Ein Sprecher des Boko Haram übernahm die Verantwortung für Anschläge in Kano in einer lokalen Zeitung und erklärte, dass die Gruppe als Vergeltung für die Weigerung der Regierung, um mehr von ihren Mitgliedern derzeit im Gefängnis zu befreuin.
Mindestens acht Standorte in der Stadt waren von diesen Angriffen “koordiniert” gezielt, so die Polizei, Büros der Polizei und den Einwanderungsbehörden und den Aufenthalt von ein Polizeibeamter. Zwanzig Explosionen war auch zu hören. Dieses Verfahren ist relativ häufig für Boko Haram.
Die Europäische Union, Deutschland, Großbritannien und Frankreich haben stark die Angriffe verurteilt.
=> ALL BOKO HARAM – VORGESCHICHTEN – HISTOIRE
© 2012 AFP

2. CHRONIK : Nigeria: Islamistische Ausschreitungen seit 2009
Abuja (AFP) – 2012.01.22 15.32
Erinnerung an die wichtigsten Attentate der islamistischen Gruppe Boko Haram in Nigeria seit 2009:
– 26. Juli 2009: Beginn der gewalttätigen Auseinandersetzungen im Norden zwischen Sicherheitskräften und islamistischen Mitgliedern der Sekte Boko Haram, die sich auf die Taliban beziehen. Gewalt gegen fünf Staaten mit über 800 in fünf Tagen getöteten Menschen.
AB HIER NUR SCHNELLSTE ÜBERSETZUNGSKORREKTUR-
– 7. Oktober 2010: Vize-Vorsitzender der All Nigeria Peoples Party in Maiduguri (Borno State, im Nordosten) wird von Männern der Zugehörigkeit zu Boko Haram Verdacht getötet. Mehrere Morde wurden in der Region verpflichtet und die Behörden beschuldigten die Gruppe.

– 24. und 27. Dezember: Eine Serie von Angriffen, und ihre Vergeltung erfordern mindestens 86 Toten in Jos (Mitte) und Maiduguri, wo drei Kirchen angegriffen werden. Gewalt wird von der Sekte verantwortet.

– 7. Juni 2011: Mindestens 14 Tote bei Anschlägen auf eine Kirche und zwei Polizeistationen in Maiduguri. Mindestens 25 Toten in einer Bar, auch zurückzuführen auf die Sekte.

– 3. Juli: 20 im Nordosten in Gewalt getötet, zugeschrieben der Gruppe.

– 9. Juli: Mindestens 25 Tote in Maiduguri bei einer militärischen Operation nach einem Angriff gestartet und zurückzuführen auf die Islamisten. Viele Menschen als vermisst gemeldet (Amnesty).

– 26. August: Selbstmordattentat gegen das UN-Hauptquartier in Abuja, beansprucht von Boko Haram: 25 Tote.

– 4. November: Mindestens 150 Tote und hundert Verletzte in Damaturu (Nordosten) in Angriff beansprucht von der Sekte, gegen Polizeistationen und Kirchen.

– 22. bis 23. Dezember: Angriffe, von Boko Haram beansprucht, in Damaturu, Potiskum, Maiduguri, von Auseinandersetzungen mit den Sicherheitskräften zufolge bis zu 100 getöteten gefolgt.

– 25. Dezember: Eine Welle von Angriffen behauptet durch den Kult, vor allem gegen Kirchen, wo 49 gestorben sind, darunter ein Selbstmordattentäter. Der tödlichste Angriff (44 Todesfälle) erfolgt außerhalb einer Kirche am Rande von Abuja.

– 31. Dezember: Präsident Goodluck Jonathan erklärte den Notstand in vier Staaten (Borno, Yobe, Plateau und Niger) und beschließt, einen Teil seiner Grenzen zu schließen.

– 6. Januar 2012: Die Männer eröffneten das Feuer auf eine Versammlung von Christen in Trauer, töten 17 Menschen Mubi (Adamawa State, Nord-Ost). Ein weiterer Angriff in einer Kirche in Yola, der Hauptstadt des gleichen Staates, mindestens 10 Tote.

– 8. Januar: Jonathan sagt, Boko Haram hat Anhänger und Sympathisanten im gesamten Staatsapparat. Seit den Ereignissen des ersten Weihnachtsfeiertages haben Angriffe gegen Christen mehr als 88 Tote gefordert.

– 20 Januar: Mindestens 166 Menschen sind in Kano (Norden) in einer dramatischen Serie von koordinierten Angriffen getötet worden, beansprucht von Boko Haram.

– 22 Januar: Neuer Angriff gegen die Christen im Norden: mindestens neun Tote in Tafawa Balewa.
© 2012 AFP

3. Nigeria: Hunderte von Sprengfallen in Kano, im Norden, gefunden
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.23 16.47
Die Polizei sagte, sie entdeckte mehr als hundert versteckte Sprengladungen in drei Tagen in Kano, im Norden Nigerias, nach den mörderischen Anschlägen am Freitag, während der Nobelpreis für Literatur Wole Soyinka seine Landsleute aufgerufen hat, Zurückhaltung zu üben .
“Wir fanden weit mehr als hundert IEDs während der Suchaktion”, sagte der AFP ein hochrangiger Polizeibeamter unter dem Deckmantel der Anonymität.
In Kano, einem der wichtigsten Ziele der koordinierten Angriffe Friday wurden “eine Menge von Blindgängern um das Hauptquartier der Polizei gefunden”, fügte er hinzu, ohne weitere Details.
Er zitierte auch die Anwesenheit von acht Autos mit Sprengstoff in mehreren Bereichen von Kano gefunden.
Freitagabend explodierten mehrere Bomben und Zusammenstößen mit der Waffe gab es mehrere Stunden lang bei koordinierten Angriffen nach dem Abendgebet in der zweitgrößten Kano, Stadt mit 4,5 Millionen Einwohnern.
Ein Polizeipräsidium, Polizeistationen und ein Gebäude der Geheimpolizei und Ausländerbehörden wurden angezielt.
Augenzeugen berichteten, mehrere Angreifer trugen Polizeiuniformen, indem sie mehr Verwirrung in die Angriffe brachten.
“Ich sah das Tragen einer Polizeiuniform von Jemand mit einer AK 47”, erklärte Kommissar Asiayei Wellington.

Ein Sprecher der islamistischen Gruppierung Boko Haram hat die Angriffe in einer lokalen Zeitung verantwortet und erklärt, dass die Gruppe handelt als Vergeltung für die Weigerung der Regierung, mehr von ihren inhaftierten Mitgliedern zu befreien.

“Schützen Sie Ihre Nachbarn!”
“Starten Sie keine Repressalien, nicht Rache suchen, schützen Sie Ihre Nachbarn!”, plädierte in diesem Zusammenhang der Schriftsteller Wole Soyinka bei einer Kundgebung am Montag in Lagos.
“Wir sollten nicht damit einverstanden sein zu unterliegen dem Willen des Boko Haram. Sie wollen dich bis ans Ende schieben. Sie wollen dich in eine Abwärtsspirale ziehen, wo jeder Nachbar wendet sich gegen Nachbarn”, warnte er und kritisierte heftig das “Präsidialsystem” in Kraft in Nigeria.
Präsident Jonathan steht vor der schlimmsten Krise seit der Machtübernahme im April. Gewalt macht in der Tat Angst vor Bürgerkrieg in dem bevölkerungsreichsten Land und größtem Ölproduzent in Afrika, auch durch eine starke soziale Unzufriedenheit betroffen.
Auch in Kano, versammelten sich Politiker und lokale muslimische Führer, um für den Frieden zu beten.
Für den Sultan von Sokoto Sa’ad Abubakar, nationale Figur des Islam, die Gewalt in Kano “ist vielleicht das Schlimmste in Bezug auf den Verlust von Leben und Eigentum”.

© 2012 AFP

4. Nach der Belagerung von Kano erzählen Überlebende
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.24 13.43
Beim Klang der Explosion rannte der Polizist Asiayei Wellington. Er rief einen Kollegen, ihm zu folgen, aber der zog und hat ihn in die Brust getroffen. Es war ein verschleierter Täter, sagt er von seinem Krankenhausbett in Kano, im Norden Nigerias.
Seine Wirbelsäule war betroffen, und der Vater von fünf Kindern im Alter von 48, kann sich noch nicht bewegen.
Er ist eines der vielen Opfer der Welle der koordinierten Angriffe an diesem Freitag in der zweitgrößten Stadt, wo zwanzig Explosionen zu hören waren und Schießereien ausbrachen. Mindestens 185 Menschen getötet wurden.
Boko Haram, islamistische Gruppe verantwortlich für viele tödliche Anschläge in Monaten, übernahm die Verantwortung für das dramatische Attentat. Sein tödlichstes seit seiner Wiederkehr im Jahr 2010.
An mindestens acht Standorten in Kano wurden mehrere Polizeistationen und zwei Einwanderungsbüros gezielt beschossen.
“Ich sah ihn richten seine Waffe auf mich”, sagte der Büroangestellte Asiayei. Der Angreifer war etwa 20 Jahre, trug eine Polizeiuniform und eine AK 47. Mehrere Zeugen berichteten von Bewaffneten, als Polizisten gekleidet.
“Ich wusste, dass ich in die Brust geschossen wurde. Ich brach zusammen. Es war niemand da, um mir zu helfen.” Die Stadt wurde ins Chaos gestürzt.
Die erste Explosion war um 17:00 zu hören. Ein Selbstmordattentäter hatte sich gleich beim regionalen Hauptquartier der Polizei gesprengt.
“Es gab eine zweite und eine dritte (…) Ich hörte Explosionen”, erinnert sich Dr. Aminu Zakari Mohammed, der medizinische Direktor des Krankenhauses Aminu Kano.
Manche sagen, sie haben aufgehört zu zählen, so viele Explosionen gab es. Die Gewalt dauerte mehrere Stunden. In Panik flohen die Bewohner. Gebäude standen in Flammen und dicke Rauchsäulen stiegen aus mehreren Teilen der wichtigsten Stadt im Norden von Nigeria.
Dr. Mohammed hatte schnell Rettungskräfte alarmiert. Und nach und nach kamen die Verwundeten und die Toten an. Am Samstag, übersäten sie Dutzende von Straßen öde und verlassen in Kano. Rettungskräfte verbrachten den Tag, um sie abzuholen.
Hundert Leichen in der Leichenhalle gestapelt
Mehr als hundert Leichen wurden in der Leichenhalle des größten Krankenhauses in der Stadt gestapelt. Das von Aminu Kano war voll.
Nach Angaben von Zeugen und der Polizei, die Angreifer, angeblich bis zu hundert, waren zu Fuß, mit Motorrad und Auto. Insbesondere warfen sie Bomben und eröffneten das Feuer auf eine Filiale der Einwanderung.
Ein paar Blocks entfernt, haben sie völlig eine Polizeistation zerstört. Das Gebäude brannte, sein Blechdach war zusammengebrochen und verkohlte Autos sind immer noch auf der Außenseite sichtbar.
Monday Joseph, 29, war mittendrin. Mit dem Auto mit vier anderen Leuten, kehrte er nach Hause zurück, als er eine Explosion hörte. Er verließ das Fahrzeug.
Schuss ins Bein, wird er in einem Krankenhaus behandelt. Er konnte nicht sehen, wer feuerte. Seine vier Begleiter starben.
In einem anderen Krankenhaus, Corporal Aminu Muazzam, auch angeschossen, schmerzlich versucht, ein paar Sätze zu artikulieren. Es war das regionale Hauptquartier der Polizei, wo ein Motorrad das Tor einrammte.
Der Überlebende, 37 Jahre, ist sichtlich erschöpft und traumatisiert. “Auch das Fahrzeug explodierte,” sagte er, seine Frau an seiner Seite.
Einer der heftigsten Angriffe hatte stattgefunden in dem Bezirk der Polizeistation, wo der Offizier Asiayei Wellington verletzt wurde.
Augenzeugen berichteten, ein Selbstmordattentäter versuchte, einen Konvoi von Polizeifahrzeugen anzugreifen, verliess dann sein Fahrzeug und liess sich erschiessen. Sein Auto explodierte.
Ein paar Tage nach den Anschlägen, niemand in Kano schien in der Lage zu sein zu sagen, warum das alles passiert ist.
Seit Monaten, einige wundern sich über mögliche Verbindungen zwischen Boko Haram und dem Maghreb-Zweig der Al Qaida. Viele glauben jedoch, dass die Gruppe mehr im Zusammenhang mit Problemen in Nigeria, vor allem politischen, ist.
Das bevölkerungsreichste Land in Afrika, auch die erste Ölproduzent des Kontinents wird durch die Korruption, die ihre Entwicklung stark behindert, geplagt.
“Wir wissen gar nicht, was sie wollen”, sagt ein Handy-Anbieter in Kano, ein Überlebender. “Ich glaube nicht, dass diese Menschen für eine Religion kämpfen.”
© 2012 AFP

5. KURZMELDUNG : Nigeria: Polizeichef gefeuert als Reaktion auf die Attentate von Islamisten
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.25 07.18
Der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan, unter Druck, um den Zyklus von Anschlägen der islamistischen Boko Haram zu beenden, entließ Mittwoch den Chef der Polizei wenige Tage nach neuen Angriffen in Kano (Norden). Bislang insgesamt 185 Tote.
© 2012 AFP

6. KURZMELDUNG : Nigeria: Boko Haram sagt, nicht auf Zivilisten zu zielen, lehnt Dialog aber ab
Kano (Nigeria) (AFP) – 2012.01.29 16.48
Boko Haram sagte am Samstag in einem Flugblatt in Kano, der großen Metropole im Norden Nigerias, während seiner mörderischen Überfälle am 20. Januar nicht auf Zivilisten gezielt zu haben, nach Ablehnung eines Dialogs mit den Behörden, und hat neue Bedrohungen ausgestoßen.
© 2012 AFP

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