NIGERIA: Im NIGER-DELTA EXPLOSIVER COCKTAIL aus GELD, MACHT und GEWALT – Argent, pouvoir et violence: cocktail explosif dans le Delta du Niger

Geld, Macht und Gewalt : explosiver Cocktail im Niger-Delta
Lagos ( AFP) – 2014.01.18 06.34 – Von Aderogba Obisesan
Korruptionsvorwürfe und Tränengas zur Sicherung im Niger -Delta, wo der Gouverneur von Rivers State Präsident Goodluck Jonathan entgegentritt. Als Auftakt zu dem, was die Präsidentschaftswahl von 2015 in Nigeria sein kann: beunruhigend.
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Argent, pouvoir et violence: cocktail explosif dans le Delta du Niger
Lagos (AFP) – 18.01.2014 18:34 – Par Aderogba OBISESAN
Les accusations de corruption et les gaz lacrymogènes fusent dans le Delta du Niger, où le gouverneur de l’Etat de Rivers s’oppose au président Goodluck Jonathan. Comme un prélude à ce que risque d’être l’élection présidentielle de 2015 au Nigeria: troublée.

Des fonctionnaires retraités manifestent à Lagos le 10 octobre 2012 contre le non-paiement de leur p
Pensionierte Beamte demonstrieren in Lagos, 10. Oktober 2012, gegen die Nichtzahlung ihrer Rente
Des fonctionnaires retraités manifestent à Lagos le 10 octobre 2012 contre le non-paiement de leur pension
afp.com – Pius Utomi Ekpe
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Il fut un temps où le Delta du Niger faisait la une de la presse à cause des attentats de militants armés et des enlèvements d’expatriés du pétrole. Aujourd’hui, c’est le bras de fer engagé entre le gouverneur local et le président du Nigeria qui monopolise l’actualité de la région.
Rotimi Amaechi, à la tête de l’Etat de Rivers, est un des cinq gouverneurs influents à avoir claqué la porte du Parti démocratique populaire (PDP) du président Jonathan, en novembre dernier, pour rallier le Congrès des progressistes (APC), principal parti d’opposition.
Trente-sept députés du PDP les ont imités le mois suivant, faisant perdre au parti présidentiel sa majorité absolue au parlement.
Les dissidents reprochent notamment à M. Jonathan, qui continue à laisser planer le doute sur ses intentions pour l’élection de 2015, de ne pas respecter la règle tacite de son parti, selon laquelle un musulman du Nord doit succéder à un chrétien du Sud (ce qu’il est) comme candidat à la présidentielle.
Mais ce qui oppose réellement M. Amaechi, 48 ans, réputé pour son franc-parler, et le président Jonathan depuis plusieurs mois, ce sont des querelles financières.
“Il y a des choses qui sont faites par le gouvernement fédéral qui ne sont pas dans l’intérêt du peuple de l’Etat de Rivers”, estime David Iyofor, le porte-parole de M. Amaechi.
“Parmi ces choses, il y a le fait que le gouvernement fédéral a cédé le puits de pétrole Soku, qui appartient à l’Etat de Rivers, et l’a cédé à l’Etat de Bayelsa”, Etat d’origine du président Jonathan, développe M. Iyofor.
“L’absence de l’Etat fédéral dans (notre) Etat et le fait que (Rivers) n’ait pas été remboursé pour les 105 milliards de nairas (482 millions d’euros) dépensés pour la construction de routes fédérales est un autre sujet de discorde récurrent”, a-t-il ajouté.
Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a extrait en moyenne deux millions de barils d’or noir par jour en 2013, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Les revenus du pétrole sont censés être partagés entre les Etats, mais M. Amaechi accuse le gouvernement fédéral de détourner des dizaines de milliards de dollars.
Le président Jonathan s’est très peu exprimé à propos de l’Etat de Rivers, mais son épouse, Patience, originaire de cet Etat, a été accusée de critiquer M. Amaechi publiquement.
Des rassemblements pro-Amaechi tenus par des militants de l’APC à Port-Harcourt, capitale de l’Etat, ont plusieurs fois été dispersés par la police à coup de gaz lacrymogènes.
Le week-end dernier, un sénateur proche du gouverneur a même été blessé par balle alors que les forces de l’ordre tentaient de disperser un nouveau meeting pro-Amaechi.
La police reconnaît avoir utilisé des gaz lacrymogènes ce jour-là mais nie avoir eu recours à des balles réelles contre les militants et avoir blessé le sénateur.
Le chef de la police locale, Joseph Mbu, s’est retrouvé au coeur des polémiques, accusé de prendre ses ordres à la présidence.
“Toute cette irrationalité a été trop loin dans l’Etat de Rivers et ce n’est pas compatible avec l’Etat de droit”, grogne un avocat défenseur des droits de l’homme, Jiti Ogunye.
“On dirait que Jonathan joue son va-tout. Et nous n’allons pas vers un transfert de pouvoir pacifique en 2015 à ce rythme-là”, s’inquiète-t-il.
Pour Eze Onyekpere, directeur du Centre pour la justice sociale à Abuja, tout cela est “une aberration” fondée “sur l’impunité à grande échelle”.
“Cela est de très mauvais augure pour les élections de 2015. Les gens sont blessés par balle, harcelés, victimes de gaz lacrymogène, c’est effrayant”.
© 2014 AFP

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Geld, Macht und Gewalt : explosiver Cocktail im Niger-Delta
Lagos ( AFP) – 2014.01.18 06.34 – Von Aderogba Obisesan
Korruptionsvorwürfe und Tränengas zur Sicherung im Niger -Delta, wo der Gouverneur von Rivers State Präsident Goodluck Jonathan entgegentritt. Als Auftakt zu dem, was die Präsidentschaftswahl von 2015 in Nigeria sein kann: beunruhigend.
Es gab eine Zeit , wo das Niger-Delta Schlagzeilen machte wegen der Angriffe von bewaffneten Militanten und Entführungen von ausländischen Öl-Angestellten. Heute ist es der anhaltende Streit zwischen dem örtlichen Gouverneur und dem Präsidenten von Nigeria , der die Nachrichten der Region monopolisiert .
Rotimi Amaechi , an der Spitze des Bundesstaates Rivers , ist einer von den fünf einflussreichen , aus der Demokratischen Volkspartei ( PDP) Präsident Jonathans im vergangenen November ausgetretenen Gouverneure , um dem Kongress der Progressiven APC , der Haupt- Oppositionspartei, beizutreten .
37 Mitglieder der PDP verließen im folgenden Monat die regierende Parte, und die imitiert verloren ihre absolute Mehrheit im Parlament.
Die Dissidenten werfen insbesondere Herrn Jonathan vor, einige Zweifel über seine Absichten für die Wahl 2015 zu lassen und sich weiterhin nicht an die ungeschriebene Regel auch seiner Partei zu halten, dass ein Muslim aus dem Norden und ein Christ aus dem Süden sich als Präsident ablösen sollten.
Aber was wirklich Amaechi, 48 und für seine Offenheit bekannt, und Präsident Jonathan seit mehreren Monaten gegeneinander stellt, sind finanzielle Streitigkeiten.
“Es gibt Dinge , die von der Bundesregierung im Interesse der Menschen in Rivers State nicht gemacht werden”, sagte David Iyofor , Sprecher von Amaechi .
“Unter diesen Dingen ist die Tatsache, dass die Bundesregierung die Soku Ölquellen , die zu Rivers State gehören , dem Bayelsa State gaben” , dem Herkunftsstaat des Präsidenten Jonathan.
“Die Abwesenheit der Zentralgewalt und die Tatsache, dass Rivers nicht für die 105 Mrd. Naira (482 Mio. Euro) für den Bau von Bundesstraßen entschädigt wurde, ist ein weiteres wiederkehrendes Thema” der Zwietracht, meint David Iyofor.
Nigeria, größter Ölproduzent in Afrika, extrahierte durchschnittlich zwei Millionen Barrel des schwarzen Goldes pro Tag im Jahr 2013, nach Angaben der Organisation Erdöl exportierender Länder (OPEC) .
Die Öleinnahmen sollten zwischen den Staaten geteilt werden , aber Amaechi wirft der Bundesregierung vor, Dutzende von Milliarden von Dollar abzulenken.
Pro- Amaechi Versammlungen von militanten CPA in Port Harcourt, der Landeshauptstadt, wurden wiederholt von der Polizei mit Tränengas zerstreut.
“All diese Irrationalität ist zu weit in Rivers State gegangen und ist nicht mit dem Rechtsstaat vereinbar”, knurrt Menschenrechtsanwalt Jiti Ogunye .
“Sieht so aus, als ob Jonathan seine Trümpfe spielt. Und wir uns nicht auf eine friedliche Machtübergabe im Jahr 2015 einrichten können”, ist er besorgt .
Für Eze Onyekpere , Direktor des Zentrums für Soziale Gerechtigkeit in Abuja , ist all dies “ein Irrlauf auf der Grundlage der Straflosigkeit im großen Maßstab . ”
“Das ist eine sehr schlechte Nachricht für die Wahlen 2015 . Menschen werden angeschossen und verwundet , schikaniert, Tränengas, es ist beängstigend. ”
© 2014 AFP

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