NIGERIA: ÖLPEST IM OGONI-LAND – SOZIALREPORTAGE – En pays Ogoni, les Nigérians respirent, boivent et maudissent le pétrole

In Ogoni Land atmen, trinken und verfluchen die Nigerianer das Öl
BODO (Nigeria) (AFP) – 2011.08.16 10.26
Ein betäubender Geruch von Öl schwebt über der Mole. Kanus, Wasser, Sand und Mangroven sind mit einer bräunlichen viskosen Schicht bedeckt. Ein alltägliches Bild für die Menschen in Bodo, im südlichen Nigeria. Wie so viele andere Dörfer im Ogoni-Königreich sah Bodo seine Umwelt sich während der 50 Jahre von durch Lecks markierter Ölproduktion verschlechtern.
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En pays Ogoni, les Nigérians respirent, boivent et maudissent le pétrole
BODO (Nigeria) (AFP) – 16.08.2011 10:26
Une odeur de pétrole étourdissante flotte sur la jetée. Les pirogues, l’eau, le sable et les mangroves sont recouverts d’une couche brunâtre visqueuse. Un tableau quotidien pour les habitants de Bodo, dans le sud du Nigeria. Comme tant d’autres villages du royaume Ogoni, Bodo a vu son environnement se dégrader au cours de 50 années d’exploitation pétrolière marquées par des fuites.

Un habitant de Bodo, tente de retirer la couche de mazoute d'une barque, le 11 août 2011
Foto (c) AFP: Ein Bewohner von Bodo versucht, die Ölschicht von einem Boot aus zu entfernen, 11. August 2011
Un habitant de Bodo, tente de retirer la couche de mazoute d’une barque, le 11 août 2011

On est en plein coeur du delta du Niger, une région pauvre et volatile, richissime en hydrocarbures, où opèrent de nombreuses multinationales.
Dans un rapport sans précédent, l’ONU a récemment établi l’ampleur et l’impact de la pollution en pays Ogoni. La contamination est telle qu’elle exigerait la plus vaste opération de nettoyage jamais entreprise dans le monde, selon l’étude.
Il y a “urgence” en raison des menaces pour la santé des quelque un million d’Ogonis, selon Henrik Slotte, du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) qui a réalisé l’enquête.
A la jetée de Bodo, des villageois foulent pieds nus le sable souillé. Certains se couvrent le nez de la main ou avec un mouchoir.
Le pétrole a beaucoup rapporté au Nigeria, premier producteur d’Afrique. Il a coûté cher à de nombreux Ogonis qui vivaient de la pêche et de l’agriculture. Ils ont vu leurs moyens de subsistance détruits au rythme des fuites.
“Les habitants ici sont des pêcheurs et des agriculteurs, ils dépendent directement des ressources de la mer (…). Avec ces fuites, on ne peut plus rien faire”, résume Michael Kobah, enseignant de 49 ans.
Las d’attendre une éventuelle intervention extérieure pour décontaminer sa région, il s’est lancé dans la plantation d’arbres, dans l’espoir qu’ils purifient l’air.
“Nous devons maintenant aller à 50 milles, en haute mer, pour attraper le moindre petit poisson”, se lamente Friday Gimmogho, 31 ans, bredouille sur la jetée.
Patricia Boribor, 62 ans, dit avoir abandonné ses terres qui ne produisaient plus rien.

Des pirogues engluées sont abandonées à Bodo, le 11 août 2011
Foto (c) AFP: Verteerte, verlassene Kanus in Bodo, 11. August 2011
Des pirogues engluées sont abandonées à Bodo, le 11 août 2011

A quelques kilomètres de Bodo, dans le village de Nisisioken Ogale, les habitants ont été sommés par le PNUE de ne plus utiliser l’eau de leurs puits.
Les prélèvements ont montré qu’elle contenait 900 fois plus de benzène, un hydrocarbure cancérigène, que la limite recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Une eau que les villageois boivent et avec laquelle ils cuisinent et se lavent depuis des années.
Nisisioken est traversé par un oléoduc de la compagnie nationale nigériane NNPC, dont les fuites ont contaminé les nappes phréatiques.
“L’oléoduc est très mal entretenu. Ils ne prêtent pas attention à notre communauté”, dénonce Austin Kpalap, 31 ans.
Le jeune homme affirme qu’aucune fuite n’a jamais été nettoyée à Nisisioken. Impuissant, il laisse éclater sa colère contre l’indutrie pétrolière.
“Ils ne nettoient pas (…) ils ne s’intéressent qu’à ce qu’ils se mettent dans les poches. Ils ne font pas face. La plupart vivent à Abuja, à Lagos, ils ne sont pas ici, ils ne ressentent pas” la pollution environnante.
Encore quelques kilomètres plus loin, à B-Dere, un chemin de terre étroit débouche sur une marre entourée de verdure. Les oiseaux chantent, mais l’air est irrespirable. Le site est recouvert de brut.
Le géant anglo-néerlandais Shell, premier opérateur au Nigeria, a été particulièrement implanté en pays Ogoni, dont il s’est retiré en 1993. Mais la zone est encore traversée par deux oléoducs que le groupe possède dans le cadre de la SPDC, une co-entreprise avec la NNPC, et compte de nombreux puits désormais inactifs.
Le rapport du PNUE critique la SPDC pour le manque de surveillance et d’entretien de ses infrastructures, ce qui a “conduit à des problèmes de santé publique et de sécurité”.
L’étude note aussi que la décontamination, par la SPDC, de sites pollués a été largement insuffisante.
Shell, qui assure prendre très au sérieux le rapport et les recommandations de l’ONU, soutient que le sabotage, le vol et le raffinage clandestin de brut obtenu en perforant les oléoducs sont les principales causes de pollution.
“70% des fuites dans le delta sont dues au sabotage”, affirme à l’AFP Mutiu Sunmonu, patron du groupe au Nigeria.
Le raffinage illégal et les attaques d’oléoducs par des groupes armés contribuent à la pollution et posent un véritable problème, selon tous les observateurs. Mais ce sont des phénomènes récents, soulignent Henrik Slotte du PNUE, Amnesty International et les activistes locaux.
Le rapport du PNUE a aussi épinglé le gouvernement nigérian, appelé à davantage réglementer la protection environnementale.
Pour Ledum Mitee, président du Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (Mosop), “le gouvernement devrait retirer la licence de Shell” et la décontamination devrait démarrer “immédiatement”.
Une opération que les Ogonis attendent avec impatience. Beaucoup, au chômage, espèrent être embauchés pour restaurer leur environnement.
© 2011 AFP

Un Ogoni prélève un peu d'eau polluée à B-Dere, le 11 août 2011
Foto (c) AFP: Ein Ogoni nimmt ein wenig belastetes Wasser in B-Dere, 11 August 2011
Un Ogoni prélève un peu d’eau polluée à B-Dere, le 11 août 2011

In Ogoni Land atmen, trinken und verfluchen die Nigerianer das Öl
BODO (Nigeria) (AFP) – 2011.08.16 10.26
Ein betäubender Geruch von Öl schwebt über der Mole. Kanus, Wasser, Sand und Mangroven sind mit einer bräunlichen viskosen Schicht bedeckt. Ein alltägliches Bild für die Menschen in Bodo, im südlichen Nigeria. Wie so viele andere Dörfer im Ogoni-Königreich sah Bodo seine Umwelt sich während der 50 Jahre von durch Lecks markierter Ölproduktion verschlechtern.
Wir sind im Herzen des Niger-Deltas, eine arme und flüchtige Region, aber reich an Kohlenwasserstoffen, wo viele multinationale Unternehmen tätig sind.
In einem beispiellosen Bericht hat die UN vor kurzem das Ausmaß und die Auswirkungen der Umweltverschmutzung in Ogoni Land etabliert. Die Kontamination ist so, dass es die größte Reinigungsaktion der Welt brauchen würde, fand die Studie heraus.
Es gibt “Notstand” wegen der Gefahren für die Gesundheit von fast einer Million Ogoni, nach Henrik Slotte des United Nations Environment Programme (UNEP), der die Untersuchung durchgeführt hatte.
Am Pier von Bodo, Dorfbewohner barfuß im schmutzigen Sand. Einige decken ihre Nase mit der Hand oder Taschentuch zu.
Öl hat viel eingebracht für Nigeria, Afrikas größter Produzent. Es war teuer für viele Ogoni, die von Fischfang und Landwirtschaft lebten. Sie haben ihre Lebensgrundlagen im Rythmus der Leckagen kaputtgehen sehen.
“Die Leute hier sind Fischer und Bauern, sie sind direkt abhängig von Meeresressourcen (…). Mit diesen Lecks können wir nichts tun”, sagt Michael Kobah, Lehrer von 49 Jahren.
Müde vom Warten auf Eingriffe von außen um das Gebiet zu dekontaminieren, konzentrierte er sich auf das Pflanzen von Bäumen in der Hoffnung, sie reinigen die Luft.
“Wir müssen jetzt bis 50 Meilen vor die Küste gehen, um kleine Fische zu fangen”, klagt Friday Gimmogho, 31, mit leeren Händen auf dem Pier.
Boribor Patricia, 62, sagte, er verlasse jetzt sein Ackerland, das nichts produziert.
Ein paar Meilen von Bodo wurden in dem Dorf Nisisioken die Bewohner von UNEP gedrängt, auf die Verwendung von Wasser aus ihren Brunnen zu verzichten.
Die Proben zeigten, dass es 900-mal mehr Benzol enthält, ein krebserregender Kohlenwasserstoff, als die Grenze von der Weltgesundheitsorganisation empfohlen. Wasser, das die Dorfbewohner trinken, mit dem sie kochen und waschen seit Jahren.
Nisisioken wird durch eine Pipeline der Gesellschaft NNPC Nigerian National durchquert, deren Undichtigkeiten das Grundwasser verunreinigt haben.
“Die Pipeline ist sehr schlecht erhalten. Sie zahlen keine Aufmerksamkeit auf unsere Gemeinde”, klagt Kpalap Austin, 31.
Der junge Mann sagt, dass keine Leckage noch nie Nisisioken gereinigt worden war. Hilflos, gibt er seinem Zorn gegen die Ölindustrie freien Lauf.
“Sie säubern nicht (…) sie sind nur interessiert in was sie in ihren Taschen haben. Sie stellen sich dem nicht. Die meisten leben in Abuja, Lagos, sie sind nicht hier, sie haben nicht das Gefühl,” der Umweltverschmutzung.
Noch ein paar Meilen entfernt, der B-Dere, führt ein schmaler Feldweg zu einem Teich, umgeben von Grün. Vögel singen, aber die Luft ist stickig. Der Ort ist mit Rohöl abgedeckt.
Der britisch-niederländische Riese Shell, … weiterlesen hier: http://afri-russ-archiv.blog.de/2011/08/06/nigeria-oelpest-reinigung-laut-uno-weltgroesste-tat-nigeria-la-pollution-petroliere-exigerait-le-plus-vaste-nettoyage-au-monde-11619751/
Shell, die sehr ernst nehmen den Bericht und die Empfehlungen des UN, argumentiert, dass Sabotage, Diebstahl und illegale Raffination von Rohöl durch Anbohren von Pipelines sind die Hauptursachen für die Verschmutzung erhalten.
“70% der Lecks in den Delta sind wegen Sabotage”, sagte der Nachrichtenagentur AFP Mutiu Sunmonu, Chef der Gruppe in Nigeria.
Illegale Raffination von Öl und Angriffe bewaffneter Gruppen haben zu der Verschmutzung beitragen und sind zu einem echten Problem geworden, nach allen Beobachtern. Aber das sind neue Phänomene, unterstreichen Henrik Slotte von UNEP, Amnesty International und lokale Aktivisten.
Der UNEP-Bericht verwies auch auf die nigerianische Regierung, forderte mehr Regulierung des Umweltschutzes.
Für Ledum Mitee, Präsident der Bewegung für das Überleben des Ogoni-Volkes (MOSOP), “Die Regierung sollte die Konzession von Shell zurückziehen” und Dekontamination beginnen soll “sofort”.
Eine Operation, auf die die Ogoni fiebern. Viele, in Arbeitslosigkeit, sind in der Hoffnung, angeheuert zu werden, um ihre Umwelt wieder herzustellen.
© 2011 AFP

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