NIGERIA : OFFENSIVE GEGEN BOKO HARAM ISLAMISTEN – Guerre contre les islamistes

Nigeria startet Offensive gegen Islamisten
15. Mai 2013, 18:32 http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach Notstands-Ausrufung im Nordosten – “Territoriale Integrität durchsetzen”
AUF DEUTSCH WEITER UNTER DEM FRZ ARTIKEL

Nigeria: l’armée verrouille Maiduguri, les habitants inquiets pour le ravitaillement
MAIDUGURI (Nigeria) (AFP) – 19.05.2013 18:42 – Par Timothy Kolajo
L’armée nigériane a verrouillé dimanche la ville de Maiduguri, imposant un couvre-feu total et traquant les insurgés islamistes de Boko Haram, et les habitants voient les prix des aliments grimper à cause du blocus imposé par les autorités.
Au Nigeria l’armée a verrouillé dimanche la ville de Maiduguri, imposant un couvre-feu total et traquant les insurgés islamistes de Boko Haram, et les habitants voient les prix des aliments grimper à cause du blocus imposé par les autorités.
Un couvre-feu permanent a été instauré dans douze quartiers de la ville, considérés comme des fiefs du groupe islamiste, en vue d'”opérations spéciales” de l’armée. Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, est considérée comme le berceau de Boko Haram.
Toutes les rues menant aux églises étaient bouclées dimanche, et même dans les quartiers où le couvre-feu n’était pas en vigueur, les artères, quadrillées par des chars, étaient désertes.
“Le réseau de téléphone est totalement coupé, a indiqué sous couvert d’anonymat le responsable d’une organisation humanitaire, qui n’a pu joindre aucune de ses équipes dans les Etats de Borno et Yobe.
Le Nigeria mène depuis mercredi une offensive d’envergure contre Boko Haram. Des milliers de soldats ont été déployés dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa, dans le nord-est du pays, où l’état d’urgence a été décrété pour reconquérir les zones passées sous contrôle des insurgés. L’armée a même opéré des frappes aériennes avec avions de chasse et hélicoptères de combat.
Dans son dernier bilan, l’armée a annoncé dimanche la mort de quatorze insurgés islamistes et de trois soldats.
“Quatorze terroristes sont morts et vingt ont été arrêtés alors qu’ils fuyaient. Trois soldats ont été tués, sept ont été blessés et un est porté disparu”, a déclaré le général Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane, dans un communiqué.
“Les forces spéciales poursuivent leur offensive contre les bases terroristes”, et “des patrouilles sécurisent villes et villages contre des infiltrations”, selon le communiqué.
Début de pénuries
Pour couper toute possibilité de ravitaillement des islamistes, l’armée impose un blocus de la région. Conséquence, le prix des denrées a déjà commencé à grimper à Maiduguri et dans les localités du nord de Borno, les camions de marchandises ne pouvant circuler librement à l’entrée et à la sortie de la ville.
“Il y a une énorme file de camions remplis de produits de première nécessité (…) le long de Baga road, en direction du nord,” a déclaré Ibrahim Yahaya, un habitant de Maiduguri, joint par courrier électronique. “Il y en a au moins 30 (…) et des chauffeurs disent avoir été empêchés de partir vers le nord, craignant que certains des produits n’atterrissent dans les mains de Boko Haram”, a-t-il ajouté.
Les pénuries ont commencé à toucher notamment la ville nigériane de Gomburu Ngala, à la frontière du Cameroun, où des déplacés, redoutant des raids aériens, continuaient d’affluer dimanche.
“Les camions de marchandises ont cessé d’arriver de Maiduguri depuis la semaine dernière”, a rapporté Grema Babagoni, un habitant joint par l’AFP via une ligne téléphonique camerounaise.
Les pénuries, selon cet habitant, ont déjà fait grimper les prix de 25% “et si le blocus continue, on pourrait venir à bout des réserves”.
Gomburu Ngala accueille un flux incessant d’habitants du district de Marte, une des localités tombées au mains de Boko Haram avant le début de l’offensive.
Risques de bavures
Outre les problèmes de ravitaillement, les habitants craignent aussi des exactions de l’armée nigériane.
“Je dois rester chez moi avec ma famille parce que j’ai peur de la façon dont les soldats mènent leur mission”, a raconté Ezekiel Adamu, un marchand de Maiduguri au correspondant de l’AFP. “Ils ont l’air d’avoir plus de pouvoir, avec l’état d’urgence, et ils deviennent très désagréables avec les civils”.
Les forces de l’ordre nigérianes ont souvent été accusées de violation des droits de l’homme et d’abus envers les civils dans leur répression de l’insurrection islamiste.
Selon l’ONG Human Rights Watch, les attaques de Boko Haram et la répression de l’insurrection par les forces de sécurité ont fait 3.600 morts depuis 2009.
En 2009, l’armée avait pilonné plusieurs quartiers de Maiduguri lors d’une vaste opération contre les islamistes, qui avait fait plus de 800 morts dans toute la région.
Le chef charismatique de Boko Haram à l’époque, Mohamed Yusuf, avait été tué au cours de cette offensive, et le groupe avait cessé toute activité pendant presque un an.
Depuis sa réapparition en 2010, le groupe islamiste a mené de nombreux attentats contre les forces de l’ordre, des symboles de l’Etat, des églises et contre le siège des Nations unies à Abuja.
De nombreux experts craignent que cette nouvelle offensive de l’armée ne parvienne pas à venir à bout de Boko Haram, qui risquerait alors de s’enfoncer d’autant plus dans la clandestinité.
Des voix se sont élevées pour demander aux dirigeants nigérians de résoudre les problèmes sociaux qui alimentent l’insurrection, notamment la pauvreté et la corruption des élites.
Le Nigeria est le premier producteur de pétrole d’Afrique mais la majorité de ses 160 millions d’habitants vit avec moins de deux dollars par jour, ce qui, selon certains experts, nourrit les frustrations d’une jeunesse qui s’est radicalisée au point de rejoindre les insurgés islamistes.
© 2013 AFP

Nigeria startet Offensive gegen Islamisten
15. Mai 2013, 18:32 http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach Notstands-Ausrufung im Nordosten – “Territoriale Integrität durchsetzen”
Abuja – Nach der Ausrufung des Notstands in drei Bundesstaaten im Nordosten Nigerias hat das Militär am Mittwoch mit einer militärischen Offensive gegen die radikalislamische Sekte Boko Haram begonnen. Dazu wurden mehr Truppen in die Region entsandt, von der Teile bereits durch die Islamisten kontrolliert werden. “Die Operationen, die eine massive Stationierung von Soldaten und Ressourcen beinhalten wird, zielt darauf, die territoriale Integrität der Nation durchzusetzen”, teilte die Armee in einer Erklärung mit.
Am Dienstag hatte Präsident Goodluck Jonathan in einer im Fernsehen übertragenen Rede den Notstand für Yobe, Borno und Adamawa erklärt (siehe Grafik). “Wir stehen einer Rebellion und einem Aufstand von terroristischen Gruppen gegenüber, die eine sehr ernste Gefahr für unsere nationale Einheit darstellen”, sagte der Präsident in seiner Ansprache. Die betroffenen Bundesstaaten gehören zu den ärmsten Gegenden des Landes.
Boko Haram verbreitet seit 2009 vor allem im muslimisch geprägten Norden Nigerias blutigen Terror und verübt immer wieder Anschläge unter anderem auf Kirchen, Polizeistationen und Lokale mit Alkoholausschank. Erst vor rund einer Woche waren Dutzende Kämpfer der Sekte in Bussen und mit Maschinengewehren bestückten Lastwagen auf die Stadt Bama im Bundesstaat Borno vorgerückt und hatten aus einem Gefängnis laut Armeeangaben rund 100 Häftlinge befreit. Bei den Kämpfen starben 55 Menschen, die meisten davon Polizisten und Angehörige der Sicherheitskräfte.
Bei einen Angriff der Islamisten Mitte April in dem Fischerdorf Baga am Tschad-See wurden fast 200 Menschen getötet. Augenzeugen sprachen jedoch der Armee die Verantwortung für einen Großteil der Opfer zu. Sie soll Racheaktionen an der lokalen Bevölkerung nach einem Mord an einem Armeekommandanten verübt haben. Die Armee wies die Vorwürfe zurück.
Nach Angaben der Menschenrechtsorganisation Human Rights Watch sollen bei Angriffen von Boko Haram oder Splittergruppen der Sekte seit 2009 mehr als 3.600 Menschen getötet worden sein. (Reuters, dpa, AFP, red, DER STANDARD, 16.5.2013)


Offensive gegen Islamisten in Nigeria

18. Mai 2013, 19:38 http://derstandard.at/r652/Afrika
10 Boko-Haram-Mitglieder getötet, 65 festgenommen – US-Außenminister Kerry besorgt über Kämpfe
Kano/Washington – Nigerias Streitkräfte haben ihre Offensive gegen die islamistische Rebellenbewegung Boko Haram am Samstag fortgesetzt und in einer Hochburg der Aufständischen im Nordosten ein 24-stündiges Ausgehverbot verhängt. 10 mutmaßliche Boko-Haram Mitglieder wurden getötet, weitere 65 festgenommen, als sie vor Luftangriffen in die Stadt Maiduguri flüchten wollten, teilte das Militär mit. Zudem habe man große Bestände an Munition, Gewehren und raketengetriebenen Granaten beschlagnahmt. US-Außenminister John Kerry zeigte sich “zutiefst beunruhigt über die Kämpfe.”
Die Offensive gegen Boko Haram startete zu Wochenbeginn mit tausenden Soldaten, nachdem Präsident Goodluck Jonathan in drei Bundesstaaten den Ausnahmezustand ausgerufen hatte. Bei den Luftangriffen auf Rebellenlager wurden nach offiziellen Angaben seitdem dutzende Menschen getötet. Es ist die größte Militäroperation seit 2009, als ein Aufstand der Sekte blutig niedergeschlagen wurde.
Kerry verurteilt Boko Haram
Kerry verurteilte am Freitag einerseits die “Terrorkampagne von Boko Haram auf das Schärfste”, zugleich äußerte er aber auch Sorge über “glaubwürdige Vorwürfe, wonach die nigerianischen Streitkräfte die Menschenrechte verletzen”. Er rief das Militär zur Zurückhaltung auf.
Boko Haram kämpft seit Jahren im mehrheitlich muslimischen Norden Nigerias mit Gewalt für einen islamischen Staat. Die Gruppe verübte dabei zahlreiche blutige Anschläge gegen Sicherheitskräfte, Regierungsvertreter und Kirchen. Menschenrechtlern zufolge begehen aber auch die Regierungstruppen bei ihrem Vorgehen gegen die Rebellen zahlreiche Verstöße gegen die Menschenrechte. (APA, 18.5.2013)

Leave a Reply