NIGERIA: SCHULE DER 2. CHANCE FÜR ARME FRAUEN – Tattali Free School – Une école de la deuxième chance au Nigeria pour femmes défavorisées

Eine Schule der zweiten Chance für benachteiligte Frauen in Nigeria
Kaduna (Nigeria) (AFP) – 2012.01.08 11.02 – Von Patricia HUON
schulebannerDer Lärm von Nähmaschinen hallt in einem kleinen schattigen Innenhof. Hier, in einer Gasse in Kaduna im Norden Nigerias, wurde die “Tattalli Free school”, eine freie Schule für benachteiligte junge Frauen und ihre Kinder, installiert. Sie sind etwa 150 Studentinnen, die im Nähen ausgebildet werden, im Färben, im Fertigen von Perlenaccessoires und anderen Praktiken. Die meisten wurden von ihren Männern verlassen oder haben sie als Folge von Missbrauch verlassen.
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Une école de la deuxième chance au Nigeria pour femmes défavorisées
KADUNA (Nigeria) (AFP) – 01.08.2012 11:02 – Par Patricia HUON
Le bruit de machines à coudre résonne dans une petite cour ombragée. C’est ici, dans une ruelle de Kaduna, grande ville du nord du Nigeria, que s’est installée la “Tattalli Free school”, une école gratuite pour jeunes femmes défavorisées et leurs enfants. Elles sont quelque 150 élèves à s’y former à la couture, la teinture, la fabrication d’accessoires en perles et d’autres métiers pratiques. La plupart ont été abandonnées par leur mari ou ont quitté ce dernier à la suite de maltraitances.

Une enseignante de la Tattali Free School avec ses élèves, le 26 juillet 2012 à Kaduna, au Nigeria
Lehrerin der “Tattali Free School”, Kaduna, Nigeria, Juli 2012
Une enseignante de la “Tattali Free School” avec ses élèves, le 26 juillet 2012 à Kaduna, au Nigeria
Foto (c) AFP – by Emilie Iob

Au Nigeria, pourtant premier producteur de pétrole du continent africain, 60% de la population vit avec moins de deux dollars par jour.
L’éducation publique est censée être gratuite. Mais entre les livres à acheter et des professeurs sous-payés qui demandent un “extra” pour faire passer un examen, la réalité est autre. Ainsi, dans le nord du pays, environ 50% des fillettes ne vont pas à l’école, selon le réseau associatif Campagne mondiale pour l’éducation.
Dans une société très patriarcale, l’éducation reste donc leur meilleure arme pour éviter les abus et assurer l’avenir de leurs enfants.
A 17 ans, Bilkisou est mère d’une petite fille et a fui un mari violent.
“J’étais mariée, enceinte, et mon mari ne faisait rien chez nous. Parfois il me battait ou me criait dessus”, raconte-t-elle. “Quand j’allais voir mon père pour le mettre au courant de la situation, il me renvoyait auprès de lui”.
Bilkisou a fini par quitter le domicile conjugal, son bébé sur le dos, et s’est réfugiée à Tattali.
Ce centre d’apprentissage a été fondé il y a cinq ans par Saratu Aliyu, une femme d’affaires nigériane, qui le finance sur ses propres fonds.
Mme Aliyu a cependant fait le déplacement depuis la capitale fédérale pour faire connaître son école aux journalistes et pouvoir lever des fonds.
Sauver de la rue les adolescentes maltraitées ou divorcées
Elle veut ainsi offrir une seconde chance à ces filles mariées trop jeunes et leur éviter de tomber entre de mauvaises mains.
“Il y a tellement de mauvaises choses qui pourraient leur arriver”, dit la fondatrice. “Elles pourraient être embarquées dans la prostitution (…) Parce qu’elles n’ont aucun moyen de s’en sortir. Et quelqu’un qui a besoin d’argent est prêt à n’importe quoi “.
Dans le nord du Nigeria, au sein de l’ethnie Haoussa majoritaire, la tradition veut que les filles se marient jeunes, dès 12 ou 14 ans, parfois plus tôt encore. La plupart sont promises à des hommes plus âgés. Et la pression sociale est forte sur ces jeunes femmes dont le rôle principal, dans une société patriarcale et musulmane traditionnelle, est d’enfanter.
Avec la pauvreté extrême qui ronge les campagnes, la situation ne semble pas sur le point de changer.
“Les familles n’ont pas d’argent pour nourrir leurs enfants ou les envoyer à l’école. Une fille mariée, c’est une bouche de moins à nourrir “, déplore Rukayyat Adamu, la directrice de l’école. Mais dans les Etats du nord musulman, où la charia est appliquée, il est facile pour un homme de répudier une épouse dont il n’est pas satisfait.
Des femmes, victimes de trop nombreuses violences conjugales, décident aussi de prendre la fuite. “C’est la pauvreté qui est à l’origine de tout ça, affirme Rukayyat Adamu. Les hommes sont frustrés car ils n’ont pas les moyens d’entretenir leur famille. Alors, lorsque la femme se plaint, les coups partent “. Le taux de divorce au nord du Nigeria semble très élevé, selon diverses sources, et des mariages collectifs y sont organisés pour aider les femmes.
Des adolescentes, parfois mères, se retrouvent ainsi à la rue, leur famille n’ayant pas les moyens de les reprendre.
A 10 ans à peine, Mansoura Sani a été donnée en mariage à un homme plus âgé, qui avait déjà deux épouses.
bannerwomen“Ses premiers enfants se battaient et ses épouses se moquaient souvent de moi”, se souvient-elle. Maltraitée, elle finit par prendre la fuite pour se réfugier chez une cousine qui habite Kaduna.
La jeune femme suit des cours de couture depuis deux ans et rêve aujourd’hui d’une vie meilleure.
“Cela fera une différence, affirme-t-elle. Parce que les hommes apprécient les femmes éduquées, ils leur accordent plus de respect. Et je pourrai être indépendante.”
La cousine de Mansoura, qui l’a recueillie, pense que la formation que suit la jeune fille lui permettra d’acquérir une nouvelle autonomie: “Je veux qu’elle devienne quelqu’un de bien… ”
© 2012 AFP

Une jeune femme montre aux élèves
Nähunterricht “Tattali Free School”, Kaduna, Nigeria, Juli 2012
Une jeune femme montre aux élèves de la “Tattalli Free School” comment se servir d’une machine à coudre, le 26 juillet 2012 à Kaduna, au Nigeria
Foto (c) AFP – by Emilie Iob

Eine Schule der zweiten Chance für benachteiligte Frauen in Nigeria
Kaduna (Nigeria) (AFP) – 2012.01.08 11.02 – Von Patricia HUON
Der Lärm von Nähmaschinen hallt in einem kleinen schattigen Innenhof. Hier, in einer Gasse in Kaduna im Norden Nigerias, wurde die “Tattalli Free school”, eine freie Schule für benachteiligte junge Frauen und ihre Kinder, installiert. Sie sind etwa 150 Studentinnen, die im Nähen ausgebildet werden, im Färben, im Fertigen von Perlenaccessoires und anderen Praktiken. Die meisten wurden von ihren Männern verlassen oder haben sie als Folge von Missbrauch verlassen.
In Nigeria, führender Ölproduzent in Afrika, lebt aber 60% der Bevölkerung von weniger als zwei Dollar pro Tag.
Öffentliche Bildung soll frei sein. Aber zwischen dem Kauf von Büchern und unterbezahlten Lehrern, die für ein “Extra” eine Prüfung abnehmen, sieht die Realität anders aus. So gehen im Norden etwa 50% der Mädchen nicht zur Schule, laut dem assoziativen Netzwerk Global Campaign for Education.
In einer sehr patriarchalischen Gesellschaft bleibt Bildung ihre beste Waffe, um Missbrauch zu verhindern und die Zukunft ihrer Kinder zu sichern.
Mit 17 ist Bilkisou die Mutter eines kleinen Mädchens und floh einen gewalttätigen Ehemann.
“Ich war verheiratet, schwanger, und mein Mann tat nichts bei uns. Manchmal hat er mich geschlagen oder zusammen geschrien,” sagt sie. “Als ich zu meinem Vater ging, damit er sich der Situation bewusst machte, verwies er mich an ihn.”
Bilkisou verließ schließlich die eheliche Wohnung, ihr Baby auf dem Rücken, und flüchtete in die Tattali-Schule.
Das Learning Center wurde vor fünf Jahren von Saratu Aliyu, einer nigerianischen Geschäftsfrau, gegründet, die sie aus Eigenmitteln finanziert.
Allerdings machte Frau Aliyu die Reise zur Bundeshauptstadt, um ihre Schule vor Journalisten bekannt zu machen und um Spenden zu sammeln.
Missbrauchte oder geschiedene Teenager von der Straße retten
Es will eine zweite Chance für diese zu jung verheirateteten Mädchen bieten und vermeiden, dass sie in die falschen Hände fallen.
“Es gibt so viele schlechte Dinge, was ihnen passieren könnte”, sagt sie. “Sie könnten in der Prostitution eingebettet werden (…) Weil sie keinen Ausweg haben. Und jemand, der Geld braucht, ist zu allem bereit.”
Im Norden Nigerias, ist es Tradition in der Hausa-Mehrheit, dass Mädchen früh heiraten, mit 12 oder 14 Jahren, manchmal sogar noch früher. Die meisten sind älteren Männern versprochen. Und der soziale Druck ist stark auf diesen jungen Frauen, deren Hauptaufgabe in einer patriarchalischen und traditionellen muslimischen Gesellschaft es ist, zu gebären.
Mit der extremen Armut auf dem Land scheint sich die Situation nicht zu verändern.
“Familien haben kein Geld, um ihre Kinder zu ernähren oder sie in die Schule zu schicken. Eine verheiratete Tochter ist ein Maul weniger zu füttern”, klagt Rukayyat Adamu, die Schulleiterin. Aber in den muslimischen nördlichen Staaten, wo die Scharia angewendet wird, ist es leicht für einen Mann, eine Frau, die er nicht mehr haben will, per Scheidung loszuwerden.
Frauen, zu viele sind Opfer von häuslicher Gewalt, beschließen auch, zu fliehen. “Die Armut verursacht dies alles”, sagt Rukayyat Adamu. “Männer sind frustriert, weil sie nicht in der Lage sind, ihre Familien zu unterstützen. Also, wenn die Frau sich beschwert, lassen Sie Prügel”. Die Scheidungsrate in Nord-Nigeria scheint sehr hoch, nach verschiedenen Quellen, und Massenhochzeiten werden abgehalten, um den Frauen zu helfen.
Jugendliche Mütter finden sich manchmal auch auf der Straße wieder, weil ihre Familien nicht über die Mittel verfügen, um sie zurückzunehmen.
Mit gerade einmal 10 Jahren wurde Mansoura Sani in die Ehe mit einem älteren Mann, der schon zwei Frauen hatte, gegeben.
“Seine ersten Kinder bekämpften und seine Frauen verspotteten mich oft”, erinnert sie sich. Missbraucht, wird sie schließlich fliehen, zu einer Kusine, die in Kaduna lebt.
Die junge Frau verfolgt Nähkurse seit zwei Jahren und träumt von einem besseren Leben.
“Es wird einen Unterschied machen”, sagt sie. “Weil Männer gebildeten Frauen mehr Respekt geben. Und ich unabhängig sein kann.”
Die Kusine vermutet, dass die Ausbildung dem Mädchen ein neues Selbstbewusstsein geben wird: “Ich will, dass sie ein guter Mensch wird …”
© 2012 AFP

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