NIGERIA, SOZIALREPORTAGE: DIE TÄGLICHE ANGST VOR DEN ISLAMISTEN – Nigeria: à Maiduguri, la peur quotidienne des habitants face aux islamistes

Nigeria: in Maiduguri, die tägliche Angst der Bewohner vor den Islamisten
Maiduguri (Nigeria) (AFP) – 2012.05.21 09.46 – Von Michael Smith und Aminu Abubakar
schulebannerDie Schule, von mutmaßlichen Islamisten im Nordosten Nigerias angegriffen, wurde teilweise verbrannt. Der Boden ist mit Trümmern übersät, aber Lehrer und Schüler sind wieder in die Klasse gegangen, in einem unberührten Raum . “Wir haben überlegt, ob wir schließen, aber die Eltern bestehen darauf, dass sie lernen kommen”, sagt ein Professor für Englisch in der Experimental School of Maiduguri.
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Nigeria: à Maiduguri, la peur quotidienne des habitants face aux islamistes
MAIDUGURI (Nigeria) (AFP) – 21.05.2012 09:46 – Par Michael SMITH et Aminu ABUBAKAR
L’école attaquée par des islamistes présumés, dans le nord-est du Nigeria, a en partie brûlé. Le sol est jonché de débris mais les enseignants et les élèves sont revenus y faire classe, dans une salle épargnée. “Nous avons envisagé de fermer, mais des parents insistent pour qu’ils viennent apprendre”, dit un professeur d’anglais de la Maiduguri Experimental School.

Une élève de la Maiduguri Experimental School, le 12 mai 2012 à Maiduguri, dans le nord-est du Niger
Schülerin in Maiduguri Experimental School, Nigeria
Une élève de la Maiduguri Experimental School, le 12 mai 2012 à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria
Foto (c)AFP – by Pius Utomi Ekpei

En uniforme jaune et vert, avec un voile pour les filles, des dizaines d’écoliers se fraient un chemin entre les murs calcinés de l’établissement, visé comme de nombreuses autres écoles de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno.
Le groupe islamiste Boko Haram a établi sa base dans cette ville où règne un climat de peur. Les extrémistes qui se radicalisent toujours plus ont multiplié attaques et attentats suicide dans le nord et le centre du Nigeria, et à Maiduguri, les violences sont récurrentes.
Des centaines de soldats y ont été déployés et surveillent, derrière des sacs de sable empilés, de nombreux points de contrôle routiers, tandis que les quartiers les plus touchés ont été désertés.
Les habitants qui sont restés tentent de vivre un semblant de quotidien. En dépit du danger, ils vont au marché, à la mosquée, à l’église, autant de lieux de rassemblements qui ont été visés.
“Nous ne nous sentons pas en sécurité”, dit une mère de famille rencontrée un dimanche à la messe. Elle est assise avec ses trois enfants sous un arbre, à l’extérieur d’une église bondée, cible d’un assaut en décembre.
Le mur de l’enceinte a depuis été surmonté de barbelés. Des soldats veillent à l’entrée et les fidèles sont contrôlés avec un détecteur de métaux. Les femmes sont priées de laisser leur sac à l’extérieur.
Selon le pasteur Adamu Bello, des assaillants ont tiré et jeté des explosifs contre cette église la nuit du 24 décembre dernier. Elle était vide.
“A chaque fois que nous venons, nous avons le sentiment que tout peut arriver”, raconte la mère de famille qui dit s’en remettre à Dieu.
Boko Haram avait à Maiduguri son QG et sa mosquée, démolis en juillet 2009 par l’armée lors de la répression brutale d’un soulèvement de la secte. Les ruines de la mosquée sont toujours là, vestige des combats qui avaient fait plus de 800 morts.
Le groupe avait ensuite fait profil bas pendant un an avant de réapparaître et de mener des attaques de plus en plus sophistiquées et meurtrières. Leurs violences ont fait plus de 1.000 morts depuis la mi-2009.
Si Maiduguri semble toujours être leur base, les extrémistes ont élargi leur théâtre d’opération notamment à la capitale Abuja et à la grande métropole septentrionale, Kano.
Des membres auraient été entraînés au Mali par la branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi) et Boko Haram est le dossier le plus brûlant sur la table du président Goodluck Jonathan, investi il y a près d’un an, le 29 mai 2011.
Les habitants de Maiduguri vivent au rythme d’un couvre-feu de 19H00 à 06H00, qui oblige notamment les commerces à fermer tôt.
“Nous nous préparons à partir”, dit, résigné, un commerçant de 32 ans.
Contraint de fermer à 17H00 pour pouvoir rentrer chez lui à temps, il ne bénéficie plus de la visite des nombreux clients qui passaient à sa boutique en rentrant du travail. Il prévoit de s’installer dans le sud, dont sa famille est originaire.
L’armée assure que la violence a baissé ces derniers mois à Maiduguri, grâce à son déploiement en force. Les résidents confirment, même si explosions et tirs sont loin d’avoir cessé.
Des habitants ont aussi dénoncé des abus commis par les militaires, racontant des scènes où des soldats mettent le feu à des maisons et abattent des civils accusés de collaborer avec les islamistes. Des accusations que l’armée dit prendre au sérieux.
Muhammad Sa’ad Ngamdu, responsable dans l’Etat de Borno de l’organisation représentant les musulmans du Nigeria (Jama’atu Nasril Islam), affirme avoir reçu de tels témoignages.
“Depuis la fondation de Maiduguri (au début du XXe siècle), je pense que la ville n’avait jamais connu une telle catastrophe”, dit-il en référence aux violences attribuées aux islamistes et aux soldats. “Tant de morts, tant de tueries”.
Mohammed Shuwa, général retraité qui vit à Maiduguri, fait part de sa frustration face à l’escalade de la violence.
Comparant l’insurrection islamiste à la guerre civile du Biafra (1967-1970) dont il est un vétéran, il relève que la difficulté, cette fois-ci, c’est d’identifier l’ennemi. “Il viendra s’asseoir à votre table (…), nous ne savons pas qui il est”.
© 2012 AFP

Des femmes musulmanes étudient dans une école pour adultes, le 12 mai 2012 à Maiduguri, dans le nordDes habitants de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, assistent à la messe, le 13 mai 2012
Muslimische Frauen lernen in einer Erwachsenenschule, Nigeria
Einwohner von Maiduguri, Nigeria Nord-Ost, bei der Messe
Des femmes musulmanes étudient dans une école pour adultes, le 12 mai 2012 à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria
Des habitants de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, assistent à la messe, le 13 mai 2012
Fotos (c)AFP – by Pius Utomi Ekpei

Nigeria: in Maiduguri, die tägliche Angst der Bewohner vor den Islamisten
Maiduguri (Nigeria) (AFP) – 2012.05.21 09.46 – Von Michael Smith und Aminu Abubakar
Die Schule, von mutmaßlichen Islamisten im Nordosten Nigerias angegriffen, wurde teilweise verbrannt. Der Boden ist mit Trümmern übersät, aber Lehrer und Schüler sind wieder in die Klasse gegangen, in einem unberührten Raum . “Wir haben überlegt, ob wir schließen, aber die Eltern bestehen darauf, dass sie lernen kommen”, sagt ein Professor für Englisch in der Experimental School of Maiduguri.
In gelb und grüner Uniform, mit einem Schleier für Mädchen, machen Dutzende Schulkinder ihren Weg zwischen den verkohlten Mauern bis zur Institution, die wie viele andere Schulen in Maiduguri, der Hauptstadt von Borno State, von Gewalt gezeichnet ist.
Die islamistische Gruppe Boko Haram hat ihre Basis in der Stadt, wo das Klima der Angst herrscht. ….
=> BOKO HARAM
Hunderte von Soldaten waren im Einsatz und hinter Sandsäcken , haben zahlreiche Checkpoints beobachtet, während die am stärksten betroffenen Gebiete waren menschenleer.
Die Leute, die geblieben sind, versuchen, einen Anschein des täglichen Lebens zu leben. Trotz der Gefahr, gehen sie auf den Markt, in die Moschee, die Kirche.
“Wir können uns nicht sicher fühlen”, sagte eine Mutter in der Messe an einem Sonntag. Sie sitzt mit ihren drei Kindern unter einem Baum außerhalb einer überfüllten Kirche, das Ziel eines Angriffs im Dezember.
Die Umfassungsmauer ist seitdem mit Stacheldraht gekrönt. Soldaten sichern den Eingang und die Gläubigen werden mit einem Metalldetektor kontrolliert. Frauen werden gebeten, ihre Taschen draußen zu lassen.
Laut Pastor Adamu Bello warfen die Angreifer Sprengstoff und feuerten gegen die Kirche in der Nacht vom 24. Dezember. Die Kirche war leer.
“Jedes Mal wenn wir kommen, wir fühlen, dass alles passieren kann”, sagte eine Mutter, die sich auf Gott verlässt.
Boko Haram hatte ihr Hauptquartier in Maiduguri, und ihre Moschee wurde im Juli 2009 von der Armee zerstört während der brutalen Niederschlagung eines Aufstandes der Sekte. Die Ruinen der Moschee sind noch da, ein Überbleibsel der Kämpfe, die mehr als 800 Tote forderten.
Die Gruppe war danach still für ein Jahr, vor der Rückkehr und der Durchführung von immer ausgefeilteren und tödlicheren Attentaten.
Ihre Gewalt hat seit Mitte 2009 mehr als 1.000 Todesfälle behauptet.
Wenn auch Maiduguri immer noch ihre Basis zu sein scheint, haben die Extremisten doch ihr Operationsgebiet erweitert auf die Hauptstadt Abuja und die große nördliche Stadt, Kano.
Die Mitglieder wurden in Mali durch den Maghreb-Zweig der Al-Qaida (AQIM) geschult, und Boko Haram ist die brennende Frage auf dem Tisch des Präsidenten Goodluck Jonathan.
Die Bewohner von Maiduguri leben im Rhythmus einer Ausgangssperre von 19.00 Uhr bis 06.00 Uhr, die Händler schließen früh.
“Wir sind bereit zu gehen”, resigniert ein Händler von 32 Jahren.
Gezwungen, um 17.00 Uhr schließen, um in der Zeit nach Hause zu gehen, genießt er nicht mehr den Besuch der vielen Kunden, die zu seinem Geschäft gingen während der Rückkehr von der Arbeit. Er plant, sich im Süden niederzulassen, wo seine Familie herstammt.
Die Armee versichert, dass die Gewalt in den letzten Monaten in Maiduguri zurückgegangen ist, durch ihren kraftvollen Einsatz. Einwohner bestätigen das, obwohl Explosionen und Gewehrfeuer noch lange nicht vorbei sind.
Anwohner klagten auch über Misshandlungen durch das Militär und erzählten Szenen, in denen Soldaten Häuser anzündeten und Zivilisten töteten, denen Zusammenarbeit mit den Islamisten vorgeworfen wurde. Vorwürfe, die die Armee ernst nimmt, sagt sie.
Muhammad Saad Ngamdu, verantwortlich in Borno State für die Muslime von Nigeria (Jama’atu Nasril Islam), behauptet, solche Zeugnisse bekommen zu haben.
“Seit der Gründung von Maiduguri (frühes 20. Jahrhundert), ich denke, die Stadt hatte noch nie eine solche Katastrophe erlebt”, sagte er in Bezug auf die Islamisten und Soldaten zugschribene Gewalt. “So viele Tote, so viele Morde.”
Mohammed Shuwa, pensionierter General, der in Maiduguri lebt, äußerte seine Enttäuschung über die Eskalation der Gewalt.
Er, ein Veteran, vergleicht den islamistischen Aufstand mit dem Biafra-Bürgerkrieg (1967-1970) und stellt fest, dass die Schwierigkeit dieses Mal ist, den Feind zu identifizieren. “Er kommt und wird an Ihrem Tisch (…) sitzen, und Sie wissen nicht, wer er ist.”
© 2012 AFP

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