NIGERIA: THEATER IN DER TIEFGARAGE – Le théâtre nigérian se réinvente dans des lieux incongrus

Das nigerianische Theater erfindet sich an unpassenden Orten neu
LAGOS (AFP) – 2013.04.15 19.12 – Von Benjamin SIMON
Die nigerianischen Theaterschauspieler, Erben einer reichen Tradition vor allem durch den Nobelpreis für Literatur Wole Soyinka veranschaulicht, könnten nun auftreten … in Tiefgaragen.
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Le théâtre nigérian se réinvente dans des lieux incongrus
LAGOS (AFP) – 15.04.2013 19:12 – Par Benjamin SIMON
Les comédiens de théâtre nigérian, héritiers d’une riche tradition illustrée notamment par le prix Nobel de littérature Wole Soyinka, pourraient désormais se produire… dans des parkings souterrains.

Des acteurs jouent une scène de +Grip Am+ le 17 février 2013 à Lagos
Des acteurs jouent une scène de “Grip Am” le 17 février 2013 à Lagos
Schauspieler spielen in Lagos eine Szene aus dem Stück “Grip Am”
AFP/Archives – Pius Utomi Ekpei

S’il a joué un rôle central dans l’histoire contemporaine du pays le plus peuplé d’Afrique, notamment la lutte pour l’indépendance, le théâtre est aujourd’hui en perte de vitesse.
“Il y a une génération incroyable de gens de théâtre enthousiastes et dotés d’un esprit d’entreprise. (…) Mais ils font face à d’énormes défis en termes d’infrastructures”, dont le manque de salles disponibles, explique Ben Evans, un consultant venu de Londres pour aider à l’organisation du premier festival de théâtre de Lagos en février.
Plusieurs salles de spectacle de Lagos ont été converties en églises, avec la hausse de fréquentation des églises évangélistes, relève Ojoma Ochai, directrice adjointe du British Council de Lagos, à l’initiative de ce festival.
Les rares salles qui perdurent demandent des sommes astronomiques qui ne sont pas à la portée des petites compagnies de théâtre.
Le concept de ce premier festival était donc de montrer qu’on peut jouer n’importe où, et pas seulement dans un théâtre, dans l’espoir d’inciter des metteurs en scène inventifs à utiliser des lieux alternatifs.
Les pièces sélectionnées ont été jouées dans l’enceinte du très chic hôtel Eko, fréquenté par l’élite politique et économique, sur l’île Victoria, à Lagos. Chacune d’entre elles a investi un lieu atypique.
Terrain de pétanque
Dans le parking sombre de l’hôtel, les personnages impitoyables de “La salle d’attente” complotaient sur le meurtre de leurs proches pour toucher une assurance-vie.
Pour “Anéantie”, où il est question du viol d’une adolescente par un père de famille influent, les acteurs et le public passaient ensemble du salon à la chambre de la suite présidentielle.
“Grip Am”, un classique nigérian en pidgin écrit en 1973 par le grand dramaturge Ola Rotimi, était joué à l’ombre des arbres, sur le terrain de pétanque qui jouxte la piscine de l’hôtel.
Des scènes bien différentes de celle du prestigieux Shakespeare’s Globe, à Londres, où une troupe nigériane a joué une version en yoruba du “Conte d’hiver” en 2012.
Deleke Gbolade, le metteur en scène de “Grip Am”, aimerait que son travail soit vu par la classe moyenne et les plus modestes, mais cela n’est pas viable financièrement, regrette-t-il.
“Les troupes de théâtre plient bagage ou bien elles se battent pour joindre le deux bouts”, a-t-il confié à l’AFP.
L’enjeu est la perte d’une forme de création artistique qui a été “plus que du divertissement” dans l’histoire du Nigeria, estime le professeur Duro Oni, historien spécialiste de théâtre à l’Université de Lagos.
La naissance du théâtre moderne au Nigeria date de la fin de la deuxième Guerre mondiale, quand les pièces sont sorties des églises et des marchés, dans les villages, pour investir de vrais lieux dédiés.
C’est à Glover Hall, dans un des plus vieux quartiers de Lagos, que le flamboyant Herbert Ogunde a monté la première troupe professionnelle de théâtre, avec un public mêlant l’élite locale et la classe ouvrière.
“Il voyait le théâtre comme une arme politique”, raconte M. Oni, à une époque où des pièces étaient jouées dans tout le pays pour soutenir la lutte pour la décolonisation.
La “Danse des forêts”, de Wole Soyinka, qui a été jouée pour la première fois à l’indépendance, en 1960, dénonçait déjà les signes avant-coureurs des maux de la jeune nation, dont la corruption, toujours endémique au Nigeria aujourd’hui.
“Ca n’est pas très bien passé auprès du gouvernement”, relate M. Oni, notant que les artistes ont été persécutés autant par les régimes militaires que civils qui se sont succédé.
M.Soyinka, nobélisé en 1986, a été emprisonné pendant la guerre civile, entre 1967 et 1970, accusé d’espionnage après un voyage dans la région indépendantiste du Biafra alors qu’il cherchait à négocier un traité de paix.
De jeunes artistes talentueux continuent à soulever des problèmes de société, mais leur impact est limité, alors que le théâtre “est presque en train de mourir”, selon les mots alarmistes de la dramaturge Bose Afolayan, professeur à l’Université de Lagos.
L’une des raisons à cela est l’explosion de “Nollywood”, l’industrie du cinéma nigériane, dont les films à sensation, faits avec très peu de moyens, séduisent le public avec des scénarios pleins de scandales… et pauvres en débat d’idées.
“Nollywood a tué le théâtre”, estime Mme Afolayan, avec son usage excessif du “sexe, du glamour et de phénomènes surnaturels”.
Selon M. Oni, cependant, des pièces de théâtre stimulantes sont encore produites dans plusieurs universités du pays. Les organisateurs du festival de Lagos pensent que les troupes prêtes à repenser le lieu et la façon de jouer ont un avenir.
Comme le rappelle M. Evans, certaines grandes troupes de théâtre “ont commencé dans une chambre à coucher, sans un sou”.
© 2013 AFP

Des actrices jouent une scène de +Grip Am+ le 17 février 2013 à LagosLa dramaturge Bose Afolayan, professeur à l'Université de Lagos, le 13 mars 2013
Des actrices jouent une scène de “Grip Am” le 17 février 2013 à Lagos
Schauspielerinnen spielen in Lagos eine Szene aus “Grip Am”
La dramaturge Bose Afolayan, professeur à l’Université de Lagos, le 13 mars 2013
Die Dramatikerin Afolayan Bose, Professorin an der University of Lagos
AFP – Pius Utomi Ekpei

Das nigerianische Theater erfindet sich an unpassenden Orten neu
LAGOS (AFP) – 2013.04.15 19.12 – Von Benjamin SIMON
Die nigerianischen Theaterschauspieler, Erben einer reichen Tradition vor allem durch den Nobelpreis für Literatur Wole Soyinka veranschaulicht, könnten nun auftreten … in Tiefgaragen.
Wenn es auch eine zentrale Rolle in der zeitgenössischen Geschichte des bevölkerungsreichsten Landes in Afrika gespielt hat, einschließlich des Kampfes für die Unabhängigkeit, ist das Theater jetzt doch im Niedergang.
“Es ist eine unglaubliche Generation von begeisterten Theaterleuten mit einem scharfen unternehmerischen Geist. (…) Aber sie stehen vor enormen Herausforderungen im Bereich der Infrastruktur”, einschließlich der wenigen verfügbaren Aufführungsorte, erklärt Ben Evans, ein Berater aus London, der mithilft bei der Organisation des ersten Theaterfestivals von Lagos im Februar.
Viele Theater in Lagos wurden in Kirchen umgewandelt, als sich die Besucherzahlen der evangelistischen Kirchen erhöhten, sagt Ojoma Ochai, stellvertretende Direktorin des British Council in Lagos, zur Initiative dieses Festivals.
Die wenigen verbliebenen Theater verlangen astronomische Summen an Miete, die nicht in der Reichweite von kleinen Theatergruppen sind.
Das Konzept dieses ersten Festivals war es zu zeigen, dass man überall spielen kann, nicht nur in einem Theater, in der Hoffnung, kreative Regisseure anzuspornen, alternative Veranstaltungsorte zu verwenden.
Die ausgewählten Stücke wurden im schicken Hotel Eko gespielt, das von der politischen und wirtschaftlichen Elite frequentiert wird, auf der Victoriainsel in Lagos. Jedes Stück lief an einem ungewöhnlichen Ort.
– Boules-Platz –
Im dunklen Parking des Hotels schmieden die rücksichtslosen Personen aus dem Stück “Der Wartesaal” ein Komplott um den Mord ihrer Angehörigen, um sich eine Lebensversicherung auszahlen zu lassen.
Für das Stück “Ausgelöscht”, wo es um die Vergewaltigung eines Mädchens durch einen einflussreichen Familienvater geht, gingen Schauspieler und Publikum gemeinsam vom Salon in die Präsidentensuite.
“Grip Am”, ein nigerianischer Klassiker im Jahr 1973 in Pidginenglisch von dem großen Dramaturgen Ola Rotimi verfasst, wurde im Schatten der Bäume auf dem Boules-Platz neben dem Swimming-Pool des Hotels gespielt.
Szenen, die ganz anders waren als die im renommierten Shakespeares Globe in London, wo 2012 eine Theatergruppe eine Yoruba-Version des “Wintermärchen” aufführte.
Deleke Gbolade, der Regisseur von “Grip Am”, möchte, dass seine Arbeit von der Mittelschicht und den unteren Schichten gesehen wird aber das ist nicht finanzierbar, bedauert er.
“Die Theatergruppen packen ein oder sie kämpfen, um über die Runden zu kommen”, sagte er AFP.
Das Problem ist der Verlust einer Form des künstlerischen Schaffens in der Geschichte von Nigeria, die “mehr als nur Unterhaltung” war, sagte Professor Duro Oni, Theaterhistoriker an der Universität von Lagos.
Die Geburt des modernen Theaters in Nigeria stammt vom Ende des Zweiten Weltkriegs, als die Stücke aus den Kirchen und Märkten heraus und in die Dörfer gingen, um an realen gewidmeten Orten zu spielen.
Es ist in Glover Hall, einem der ältesten Viertel von Lagos, wo der extravagante Herbert Ogunde die erste professionelle Theatergruppe aufbaute, mit einem Publikum kombiniert aus der lokalen Elite und der Arbeiterklasse.
“Er sah das Theater als politische Waffe”, erzählt Herr Oni, zu einer Zeit, als die Stücke im ganzen Land gespielt wurden, um den Kampf für die Entkolonialisierung zu unterstützen.
Der “Tanz der Wälder”, von Wole Soyinka, das zum ersten Mal bei der Unabhängigkeit im Jahr 1960 gespielt wurde, prangerte bereits die Vorboten der Übel der jungen Nation an, darunter die Korruption, bis heute endemisch in Nigeria.
“Das ist nicht sehr gut mit der Regierung gelaufen”, sagt Mr. Oni und stellt fest, dass die Künstler von beiden, den militärischen und zivilen Regimes, verfolgt wurden.
Herr Soyinka, Nobelpreisträger 1986, wurde während des Bürgerkriegs inhaftiert, zwischen 1967 und 1970, der Spionage angeklagt nach einer Reise in die nach Unabhängigkeit strebende Region Biafra, während er versuchte, einen Friedensvertrag zu verhandeln.
Talentierte junge Künstler greifen weiterhin Probleme der Gesellschaft auf, doch ihre Wirkung ist begrenzt, während das Theater “fast im Sterben liegt”, nach den alarmierenden Worten der Bühnenautorin Afolayan Bose, Professorin an der University of Lagos.
Ein Grund dafür ist die Explosion von “Nollywood”, der nigerianischen Filmindustrie, deren Sensationsfilme, mit sehr wenig Mitteln gedreht, das Publikum mit Szenarien voller Skandale fesseln … aber kaum Ideen debattieren.
“Nollywood hat das Theater umgebracht”, meint Frau Afolayan, mit seinen übermäßigen Gebrauch von “Sex, Glamour und übernatürlichen Phänomenen.”
Laut Herrn Oni, jedoch werden noch anspornende Stücke an mehreren Universitäten des Landes produziert. Die Festivalorganisatoren von Lagos glauben, dass die Truppen, die bereit sind, die Spielorte und Spielweisen zu überdenken, eine Zukunft haben.
Wie Herr Evans erinnert, begannen einige große Theatertruppen “in einem Schlafzimmer ohne einen Pfennig.”
© 2013 AFP

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